CARM
CÀBM
blanc), Tille de Transylvanie, ch.-l. du eomltat de Weissenbourg, iur le Maros; 6,600 hab. Ville petite, mais Importante comme place forte, comme siège de l'évêché catholique de Transylvanie et comme entourée des minet d'or les» plus riches de la Transylvanie (celles d'Abmdhanya, Zalathna, etc.). — Il ne faut pas confondre Carlsbourg avec Sztkes- Fejervar ou Stuhlweissenbourg , dite aussi Fejenar et Weissenbourg , celte dernière est en Hongrie.
CARLSCRONA, ville de Suède, à 400 kll. S. 0. de Stockholm, sur la mer Baltique, est en grande partie construite sur de petites lies qui touchent à la eôte : 12,000 hab. Port militaire, le premier du roy..forts, bassins, chantier et autres établissement* pour la marine; chantier pour les navires marchands. Fondée par Charles IX, augmentée par Charles XI. Détruite en partie par un incendie, 1790.
CARLSHAFKN, ville de- Hcsse-Casscl, à 32 Ml. N. de Casse 1, sur le Weser et la Dimel : 1,100 hab. Canal, port. Elle est bâtie à l'italienne. Slburg était son 1** nom; le landgrave Charles, qui la rebâtit au XYlil* siècle, lui donna celui qu'elle porte auj.
CARLSHAMN, ville de Suède, sur la mer Baltique, à 44 kll. N. Ë. de Christianslad : 3.600 hab. Port, quelques fortifications. Pèche très active.
CARLSRIJHE, capit. du grand-duché de Bade, à 7 kll. du Rhin, à 67 Vil. N. E. de Strasbourg: ?0.o00 hab. Très jolie ville; beau château: monuments divers, églises, caserne, théâtre, porte d'EttlIngcn, etc. Académie , biblioth. , beaucoup d'établissements d'instruction. Industrie : soieries, bijouterie, carrosserie, meubles, amidon, etc. Cette ville fut fondée ea 1716 par Ch.-Gtiill., margrave de Bade-Dourlirh, qui en fit sa résidence et lui donna le nom de Car/truhe , c.-a-d. repot de Charles ce n'était auparavant qu'un simple rendez-vous de chasse.
CARLSTAD, ville de Suède, sur le lac Wener, eh.-l. du gouvernement de Carlstad, â 256 kil. 0. de Stocknolm; 2,000 hab. Cathédrale. Commerce assez actif. Dans la prov. de Carlstad sont de riches mines de fer qui donnent 300,000 quintauxpar an.
CARLSTADT, ville des États autrichiens (Trieste), à 164 kll. E. de Trieste; 4,200 hab. Evêché grecchâteau, chantiers de construction.
CARLstadt, ville de Bavlère(Ba»-Meln),dans l'anc. Franconie, à 24 kll. N. 0. de Wurtxbourg ; 2,000 hab. Patrie de Carlos lad.
Carlst a dt- v a r a son* (généralat de], gouvernement des Etats autrichiens qui, réuni au banat de Croatie, forme une des quatre divisions du gouvernement des Confins militaires. Le gouverneur habite Agram, dans la Croatie civile, et commande â huit régiments.
CARLUX, ch.-l. de cant. (Dordogne), sur la Dordogne, a 1 1 kil. E. de Sarlat : 700 hab.
CARMAGNOLE, ville des Élats sardes, dans le Piémont, à 26 kil. S. E. de Turin: 12,000 hab. Belle place. Patrie de François Bossone, dit Carmagnole. Prise en 1691 par Câlinât, et au commencement de la révolution française. — A l'occasion de cette dernière victoire, on donna le nom de Carmagnole à une chanson républicaine injurieuse à la cour, puis au costume qu'adoptèrent les Jacobins en 1793.
CARMAGNOLE (François bossons, dit), général italien, né à Carmagnole en Piémont, en 1390, de parents obscurs, fut d abord gardeur de pourceaux, puis valet d'armée. Entré comme simple soldat en 1413 dans les troupes de Philippe-Marie VlsconU , duc de Milan, Il se distingua sous les yeux de ce prince, fut bientôt élevé par lui au commandement de toute ses armées, et fut le libérateur du Milanais. Mais devenu odieux â Visconti. qui craignait sa puissance, il s'enfuit à Venise en 1424. Les Vénitiens lui confièrent la direction de leurs forces. Il vainquit à Macalo les quatre généraux les plus habile* de l'Italie, FranxMskforza, Picdnino, Ange de la
Pergola et Guldo Torello : mais sa générosité envers 1rs prisonniers le rendit suspect au Conseil des dix ; quelques revers ayant paru confirmer les soupçons, il fut rappelé â Venise en 1432; il y fit une entrée triomphale, mais le lendemain deson retour il fut Jeté dans les fers, et périt bientôt sur l'échafaud.
CARMAN1E, Carmania, auj. Laristan, Kerman, et partie S. 0. du Kaboul; prov. de l'Asie ancienne, entre le golfe Persique au S., la Parthie au N., la Perside à 10., l'Arie, laGédrosie, la Drangianeâ l'E.; se divisait en Carmanie maritime au S.; ch.-l., Carmana ; fertile en blé, vins et fruits exquis: et Carmanie intérieure ou déserte, au N. ; Immenses plaines de sable, incultes, salées, presque solitaires, mais où l'on élevait des moutons renommés.
CARM ARTHEN. Voy. cakrmartmen.
CAKMATH, CARMATHES. Voy. karmath, ear-
MATHES.
CARMEL (mont) , Carmelu», montagne de Syrie (Acre), entre la mer à 10. et le Cison à l'E., s'étend depuis Césarée au S. jusqu'à la baie d'Acre au N., où il forme un cap, par 32* 61» lat. N., 32° 39' long. E. ; il est haut de 1 ,000 mètres. Ce mont pusse pour avoir été la demeure du prophète Elle. On voit encore les ruines de l'ancien couvent des Carmes qui, ainsi que les Carmélites, ont pris leur nom de cette montagne.
CARMEL (religieux du mont-), ermites institués en 400 sur le mont Carmel, par Jean, patriarche de Jérusalem, en l'honneur du prophète Elle ; ce sont eux qui ont donné naissance a l'ordre des Carmes.
carmel (chevaliersdu mont-), ordremilitaired'hot»
Sitalicrs, fondé par Henri IV, 1608, uni dep. à l'or> re des chevaliers de Saint-Lazare.
CARMELITES, congrégation de religieuses qni suivaient la règle des Carmes. Cette congrégation fut réformée par sainte Thérèse en 1662. C'est dans un couvent de Carmélites à Paris que se retira mademoiselle de La Valllère.
CARMENTA, prophétesse d'Arcadle, ainsi nommée parce qu'elle rendait ses oracles en vers (carmen), fut aimée de Mercure, et en eut Évandre, avec lequel elle passa en Italie. Après sa mort, elle fut mise au nombre des divinités, et les Romains lui élevèrent un autel près d une des portes de la ville, qui fut nommée d'elle Carmentale; elle était située entre le Tibre et le mont Capitolin. Cette porte prit plus tard le nom de Porfc Scélérate. CARMENTALE (porte), une des portes de Rome.
Voy. CARMENTA et SCÉLÉRATE.
CARMES, ordre religieux, originaire du mont Carmel en Syrie, d'où il tire son nom, fut formé au xn* siècle, reçut une règle d'Albert, patriarche de Jérusalem (1205), et fut confirmé en 1227 par le
Cpe Honorius; il fut introduit en Europe par saint iu'is en 1238. Les Carmes portaient un vêtement blanc avec des barres d'une autre couleur, d'où le nom de Barrés qu'on leur donnait aussi.
carmes mitigés ou bille ttes, religieux Institués en 1432, et qui suivaient la règle des Carmes adoucie par Eugène IV.
carmes déchaussés, congrégation religieuse établie dans le xvi» siècle, n'était qu'une réforme des Cannes. Cette réforme fut d'abord appliquée à des couvents de femmes par sainte Thérèse. 1662 (Voy. carmélites^ : puis cette sainte, aidée de S- Jean de la Croix, l'inlrod. dans les couv. d'hommes. Lee Carmes déchaussé* marchaient pieds nus (d'où leur nom).
CARMONA, Carmonio, ville d'Espagne (Séville}. à 28 kil. E. de Séville, sur le Carboné» : 20.700 hab. Château en ruines. Prise en 7 1 î par Mousa.
CARMONTELLE (N.), auteur dramatique, né à Paris en 1717, mort en 1806, fut lecteur du due d Orléans. Il est le créateur de ces petites comédies le nom de Proverbe dramatiques, et en dans ce genre léger. 11 pubUa qd
CARIS