‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 217 sur 567 · CARO · texte numérisé non relu

CARO

ler recueil de ce» pièces en 1768-81 ; on * . lié après ta mort, en 1811 cl 1825, plusieurs de «es proverbes qui étaient restés inédits.

CARNAC, ville du dép. du Morbihan, k 10 UL S. 0. d'Auray : 2,600 hab. On voit aux environs d'immenses ruines de monuments celtiques. CAKNAK. Voy. karnae et thèbes.

CARNARVON, ville et comté d'Angleterre. Voy.

CARNAT1C, prov. de l'Inde. Voy. ïarnatic. CARNAVAL, temps de fêtes et de divertissement* qui précède le carême, comm. le 6 janv., jour de PBpiphanie,el Qnil le mercredi des Cendres. On fait dériver le mot Carnaval de carn (pour caro, chair) et avaler, parce que Ion mange beaucoup de chair pendant le Carnaval pour se dédommager de l'abstinence imposée pendant le Carême ; d'autre», avec plus de raison , font dériver ce mot de caro vaU, c'est-k-dlre , adieu la chair. Les travestissements de tous genres, les bals nocturnes et masqués, lus promenades du Dimanche-Gras et du Mardi-Gras sont en France les principaux amusements auxquels on se livre pendant le Carnaval. Le Carnaval de Veuise et tn général ceux des pays méridionaux sont les plus célèbres et les plus brillants. Cet uaagc si singulier doit être regardé comme une imitation ou un reste des fêtes populaires des anciens et de celles de nos pères, telles que les Bacchanale», les Lupcrcales, les Saturnales, \*Jite des Fous, de tAne, etc.

CARNÊADE, philosophe grec, fondateur de la i* Académie, était né à Cyrène vers l'an 215 avant J.-C.;il enseigna dans Athènes, et y vécut 90 ans. Il professait une espèce de scepticisme mitigé ; il ne disait pas, comme Arcésilas, que la vérité n'existe pas, mais que l'homme ne peut la connaître, et qu'il est réduit en tout à la vraisemblance ou à la probabilité. Il combattit les Stoïciens avec acharnement : il disait lui-même que s'il n'y avait pas eu deChry- •ippe, il n'y aurait pas eu de Carnéade. 11 fut député par les ÀUiéniens, avec deuxaulres philosophes, auprès du sénat de Rome pour faire une réclamation, et fit briller son éloquence aux yeux des jeunes Romains. Mais à la suite d'une séance ou il avait successivement parlé pour et contre la justice, Galon proposa de renvoyer au plus tôt un sophiste si dangereux.

CARNKRO, golfe de l'Adriatique. Voy. quarnero.

GARNI, peuple de l'Italie septent., dans la Vénélle, avaient pour ch.-l. Julium Carnicum (auj. Zuglio). Leur ancien territoire csl auj. représenté par la Carniole proprement dite cl le Frioul vénitien.

CARME, partie de l'Albanie ménd. ou B.-Alhanie, aux environs de l'Arta, n'était peutr-être que i'ancienne Acarnanie (auj. à l'état de Grèce).

CAR NIER ES, ch.-l. de c(Nord), arroud.et à SL fc;.deCainbr;iv;l,lHX)h.Sucredet>etlcrave,clistillrne.

cahmlhes, tille de Belgique fllainaut), k 16 kil.

0. de Chiirlemv: l,50o hab Houille; fer-blanc Vid. de Henri l'Aveugle, c. d^mnr. vurGodmroy. duede Rrab.int et Rniloin IV, c. de HairjaUi ( 1 1 70).

CARNIOLE, Kratn, ancienne province des Etals autrichiens, roy. d'Hlyrie, bornée au N. par la Carinthle. à l'E. |>ar ta Croatie, au S. par la Dalmatie et l'Adriatique; avait pour ch.-l. Laybaeh. Population actuelle. 525,000 hab. Superficie. I 90 kil. sur 95.

1. Je forme auj. les trois cercles de Laybaeh. Neuslffdtl, Adelsberg. Au N. sont les Alpes Cantique* et Juliennes; on y trouve des lacs, des grottes; elle e*l arrosée par la Save et ses affluent». Riches mines de fer, d'argent, de plomb el surtout de mercure (à Idria). Saline* sur les côtes. Au S. sol fertile en grains, fruits, bois, vins, huile. — La Carniole doit son nom à se* anciens habitants, les Garni; elle appartint surccMivement aux Romains, aux liérules, aux

Frioul et du roy. d'Itafle. Othon-le-Grand l'annexa à l'Allemagne et en fit une marche du duché de Cartnthie. Plus tard les 4 maisons de Gœn, de Méranie, de Garinthie et d'Autriche se la partagèrent; mais dès 1336 l'Autriche était devenue maîtresse de la Carniole tout entière. En 1809, elle fut forcée de la céder à la France , mais elle la recouvra en 1814. CARNIQUES (alpes). Voy. alpes.

CARNOT (Lazare-Nicolas-Marguerite), né k Nolay en Bourgogne en 1763, était capitaine de génie lorsqu'éclala la révolution. Il en adopta les principes, fut en 1791 député à l'Assemblée législative, et en 1792 à la Convention. Il déploya dans ces fonctions un caractère énergique et une fermeté inébranlable. Membre du comité militaire, il fit décréter l'armement d'une nombreuse garde nationale et le licenciement de la garde du roi. En 1793, envoyé comme inspecteur k l'armée du Nord, il destitua le général Gratien, accusé d'avoir reculé sur le champ de bataille, se mil lui-même k la tète des colonnes françaises, et défit l'ennemi k Wattignies. Élu, la même année, membre du Comité de salut public, il s'y occupa ':\rlu*ivem. des opérations milit. et eut la plus grande part aux succès de nos armes ; il mérita qu'on dit de lui qu'i/ avait organisé la victoire. En 1795, il fui nommé l'un des Directeurs; mais il se trouva bientôt en opposition avec Barras , fut proscrit et se retira en Allemagne. Rappelé en France par le premier Consul après le 18 brumaire, il reçut le portefeuille du ministère de la guerre, qu'il conserva jusqu'k la conclusion de la paix, après les batailles de Marengo et de Hohcnlinden. En 1802 il fut appelé au tribunal, et y vota avec énergie contre le consulat k vie et contre la création d'un empereur. Il resta sans emploi jusqu'k la désastreuse campagne de Russie, époque où il offrit généreusement son épée k Napoléon. La défense d'Anvers lui fut confiée : il s'y maintint longtemps, el ne consentit k remettre la place aux alliés que lorsque les ordres du comte d'Artois lui en imposèrent l'obligation. Pendant le* Cent-Jours il fut ministre de I intérieur; et après la seconde abdication de Napoléon, il fit partie du gouvernement provisoire. Exilé k la Restauration, fi se retira k Varsovie puis k Magdebourg, où il mena une vie consacrée k l'étude el où il mourut en 1823. On lui doit plusieur* écrits remarquables, entre autres un Ejogt de Yauban, couronné par l'Académie de Dijon, 1784, in-8 ; Géométrie dt position, 1803, in-8 ; De la défense des places fortes, 1812, ln-4, 3* édition: Mémoire adretné au roi en juillet 1814, in-8; l'auteur v censure la marche suivie par le ministère du roi.

CARNUNTUM. Hamtotrg ou Dent* h-Attenburg. tille de la Panuonie supérieure, sur la rivclroitc-iu Danube, I 6 kil. E. «le la ville actuelle de Vienne.

CARNUTES,p. uplede la Gaule (Lyonnaise 4«), entre le* Aureliani, les Senones, les Perim et les fenc- »ion/,- ch.-l. Autncum ou Cumules, auj. Chartres.

CARO (Annibal), l'un des plus célèbres littérateurs italiens du xvi* siècle, né en 1507 k Citta- Nova, dans la marche d Ancône, mort à Rome en 1566, fut secrétaire de P.-L. Famèse. duc de Parme et de Plaisance, puis des cardinaux Ranuccio et Alexandre, frères du duc, qui le comblèrent de bienfaits. On lui doit une traduction en vers de iknéidt, regardée comme un des chefs-d'œuvre de la langue italienne, Venise, 1581 et 1592, i rt-4 : un Recueil de poésies , ibid.. 1669, 1572, in-4 : des trad. de la Hhét. d'Aristotc, ib.y 1570 ; db la Pastorale d« Longus, Panne, 1786, etc. Ses Œuves ont été pub!, a Venise, 1757,6 v. in-8,et ses Lettres à Mil m, 1829. CAROUCNCM, nom latin de craCovie.

CAROLINA (la), ville d'Espagne, ch.-l. des colonies établies en 1767 par Olavldès dans la Sierra-

Ostrogolhs. aux Lombard*, aux Venèdes. à Charlema- Morena, k 35 kil. N. E. d'Andujar ; gin : elle faisaix. aous ce dernier, partie du duché de i CAROLINA (lh) , loi de 1 emp

3,000 liab

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