CA
loin». Ui ont été publiés pour la première foie à Pari*, 1621, in-4; réimprimés avec des additions de Le Laboureur, en 1669, 2 vol. in-fol., et i tir nielle» en 1731 , 3 vol. in-fol., avec de nouvelles additions par J. Godefroy. — Un de ses descendants, Jacques, marquis de Castelnau, se distingua à la bataille des Dunes (1668), où il commandait l'aile fauche, et mourut la même année de ses blessures après avoir reçu le bâton de maréchal.
CASTELN AU D A R Y , Sostomagus, ch.-l. d'arr.
S Aude), à 33 kil. N . 0. de Carcaiwonne. sur le canal le Languedoc; 10,186 bab. Draps, toiles peintes. Commerce de grains et de melons. Collège. — Détruite par les Goths ariens au v siècle, elle Tut rebâtie •oui le nom de Caitrum ou Castellum Novum ArianoTum , d'où dérive, par corruption, son nom moderne. Elle devint ensuite capitale du comté de Lauraguais et fut possédée par les comtes de Toulouse. En 1229. saint Louis Ht raser ses fortifications ; en 1356. elle fut prise et brûlée par le prince de Galles. Le maréchal de Scbombcrg y battit et y prit Montmorency, qui commandait les troupes de Gaston d'Orléans. 1632. Patrie d'Alex. Soumet.— L'arr. a6cant. (Belpech, Fanjcaux, Salle*, plus Castelnaudary qui compte pour deux), 74 communes et 63,903 hab. CASTELNOVO, CASTELN UOVO. Voy. CASTEL.
CASTELREAGH. Voy. castlereagb.
CASTETS, ch.-l. de cent. (landes), â 22 kiLN. 0. de Dax; 1,100 hab. Usines.
CASTI (l'abbé J.-B.), poète Italien, né â Monteflascone en 1721, fut d'abord professeur dans sa patrie, puis fut appelé â Vienne par son ami, le duc de Roeenberg, gouverneur du grand-duc (depuis l'empereur Joseph H), et y obtint le titre de poite de V empereur. il visita les cour» de Russie, de Prusse, et vint passer ses derniers jours â Paris (1798). 11 mourut dans cette ville en 1803, â 82 ans. Il était doué d'un esprit vif et gai, qu'il conserva jusqu'à la fin de sa vie. Ses deux principales productions sont les Nouvelles galante», Londres (Paris), 1798, contes dans le genre de Boccace, et les Animaux partants, poème hérol-comique en 26 chants, Paris, 1802. Ces ou m . sont écrits avec un talent qui a fait placer l'auteur au rang des meilleurs poètes de sa nation ; mais V. y règne, dans le premier surtout, une coupable lieence qui les a fait justement condamner à Rome. Les Animaux parlants ont été trad. par Paganel, Liège, 1813, et misen vers par Maréchal, Paris, 1819 CASTIFAO, ch.-l. de cant. (Corse), â 22 kil. N. de Corte; 600 hab.
CASTIGLIONE, ville du roy. Lombard - Vénitien, près de l'Adda, â 7 kil. N. E. de Pusterlengo , 2,346 hab. *
CASTIGLIftNE-DELLE— STWERE , Tille du TOy. Lombard-Vénitien, â 26 kil. S. E. de Brescia; 6,300 hab. Lee Autrichiens t Turent battus par les Français en 1706 et en 1796. C'est en mémoire de cette dernière bataille (1796) qu'Augereeu, qui avait le plus contribué â la rictoire, reçut plus tard le titre de due de Castiglione.
c*sticlione-fiorentino ou aretino, Arretium Fuient, ville du grand-duché de Toscane, â IS kil. S. d'Arexio : 2,000 hab. Patrie de J. Fr. CaBtillon.
CASTIGLIONE (Balthatar), écrivain italien, né dans le duché de Mantoue en 1478, fut successivement ambassadeur du duc d'Urbin auprès de Henri VIII, roi d Angleterre, et du pape Clément Ml aunres de Charles-Quint. Il fut comblé de faveurs par ce dernier prince, fut (ait évèque d'Avila, et mourut â Tolède en 1629. Castiglione a laissé plusieurs écrits où l'on trouve du goût et un style étalant ; le plus remarquable est intitulé : // Cortegiano Ue Cour tu an,. Il publia, en 1628, TArx de réussir à la cour. i\ m aussj laissé des poésies italiennes et alinéa qui sont estimées. Le Courtisan a été traduit français par Jean Chaperon, 1637, io-8.
castiglione, peintre italien. Vou. bkmedetti.
castiglione (Geoffroy). Voy. célestih rr.
castiglione (duc de). Voy. aucereau.
CASTI LHON (Jean), né â Toulouse en 1718, le lycée de cette ville, fut l'un des auteurs du Journal Encyclopédique , et l'un des collaborateuri du Journal de Trévoux. 11 a écrit : Amusements philosophiques et littéraires de deux amis; Bibliothèque bleue; Anecdotes chinoises, ete.; le Spectateur français ; Précis historique de la vie de Marie-Thérese. — 11 eut un frère qui composa aussi quelques ouvrages de littérature.
CASTI lhon (J.-Fr.). Voy. castillon.
CASTILLE, contrée d Espagne, située entre les Asturies et la Riscaye au N., les royaumes d'Aragon et de Valence âl'E., les roy.deMurcie et l'Andalousie au S. , l'Estramadure et le roy. de Léon à 10. Elle se divise en deux parties, la Vieille et la Nouv.-Caslille :
TIEILLE-CASTILLE (Casnlla-la-Vieja) , au N., entra 39* 48' et 43* 32' Ut. N., et entre 4* 6 et 7* 60' long. 0. Sa plus grande longueur du N. au S. est de 420 kil.; sa plus grande largeur de l'E.âl'O. est de 200; 1.200,000 hab.: chef-lieu, Burgos. La Vieille-Caatille est très montagneuse; elle est traversée dans sa partir septentr. par la chaîne des monts Cantabres. Le Duero, l'Ebre, le Pi»uerga, etc., y prennent leur source. En général l'air y est sain et le sol fertile, mais il est mal cultivé. La VleiUe-Castille fait partie de la capitainerie-générale de Vieille-Castilleet-Léon, et forme 7 intendances (Burgos , Soria, Scgovie, Avila, Logrono, Palencia, Santander).
nouvelle -CASTILLE (Castilla-la-Nueva), au S. de la précédente et au centre de l'Espagne, par 38* 15' et 31» 20' lat. N., et par 3» 20' et 7» 40' long.O.; 370 kil. sur 360; 1,300,000 hab. ; ch.-l.. Madrid. Parmi Ici chaînes de montagnes qui la traversent, on distingue le Sierra-de-Guadarrama au N., et la Sierra- Morena au S. 0., renfermant toutes deux des miner riches et nombreuses. Le Tage , le Xucar, le Maneanarès, la Guadiana arrosent la Nouveile-Castille. Son sol fertile pourrait produire du vin, do froment , des fruits, de l'huile en abondance; mais on en tire à peine parti. De vastes et beaux pâturage? y nourrissent un grand nombre de moutons mérinos. Aujourd'hui la Nouveile-Castille forme une capitaine rienrérérale et se subdivise en S ' ces civiles (Madrid, Tolède, Ciudadréal ou la Manche).
La Caslille avait jadis |*nir habitants les Arevaa, les Carpeumi, une partie des Oretani et des Celtaberi. La célèbre Numance était dans la Vieille-Ca*tille. Le nom de Caatille ne date que des première* invasions arabes; il prit naissance au ix* siècle, lorsque toute celte contrée était hérissée d'une foule de châteaux-forts [castella), construits par les seigneur* chrétiens pour se défendre contre les courses des Infidèles. Au commencement du xi» siècle, Sanchele-Grand, roi de Navarre, proûtant des dissension.^ qui s'étaient élevées entre les seigneurs de ces châ teaux , soumit tout le nord de la contrée et l'érigé» en royaume, sous le nom de Castille. en faveur de son flls Ferdinand 1 (1034). Une guerre heureuse '1037) contre Bermude 111. roi de Léon-et-Aaturiee e de Galice, joignit ce nouveau royaume â la Vieille-Cas tille. En 1086, toute la Nouveile-Castille était soumise. Le trône- de Castille avait été occupé par la maison de Navarre pendant près d'un siècle , \orvque la mariage d Urraque avec Raymond de Bourgogne donna naissance â une nouvelle dynastie (1 126). Après plusieurs partages temporaires qui retardèrent l'accroissement de la puissance casUllar-f les couronnes de Cautille et Léon se trouvèrent d nouveau réunies sur la tète de Ferdinand 111 (1230 Les brillantes conquête* de ce prince et de ses «ucorsleurs acquirent à la Castille 1 Eslramadure et 1 Andalousie. 1260-1300. et i
CAST
tov. de Grenade. Mais les distension! crals'i entre les grands vassanx sous le règne d'Alphonse (1312), la tyrannie de Pierre-le-Crael (1350), plongèrent le royaume dans une funeste anarchie dont il ne sortit qu i l'avènement de Henri II de Transtamare (1369), cher de la 3* dynastie des rois de Castille. Us règnes de Jean I, Henri III. Jean II, Turent orageux ; enlin Henri IV se vi t déposer par •es vassaux turbulents qui mirent à sa place Isabelle, sa sœur et son héritière (1466). Le mariage de cette princesse avec Ferdinand , roi d'Aragon
&I69), et la conquête du royaume de Grenade, qui sortir les Maures de l'Espagne, soumirent toute la Péninsule au même sceptre. Ici finit l'histoire séparée de la Castille qui depuis se confond avec celle du royaume d Espagne. IVoy. Espagne.)
Souverain* de la Castille.
Mauon de Navarre. Ferdinand III .1217-J252 Ferdinand I, Qls de San- Alphonse X, 1284 chc-le-Crand , roi de Sanche IV. 1295 Navarre, 1034-1065 Ferdinand IV, 1312 Sanche II, 1072 Alphonse XI M.sn
Alph. VI de Léon, 1109 Picrre-le-Cruel, 1369 Urraquc et Alpto. (VII) Maison de Transtamare.
d'Aragon, U26 Henri II, 1369-1379
Maison de Bourgogne. Jetai. 1390 Alphonse VIII,fiisd*Urra- Henri III, 1406 que et de Raymond de Jean H, 1453 Boulogne, 1120-1157 Henri IV, 1474 SancheIIIetFerd.11,1158 Isabelle I, 1504 Alphonse IX, 1214 Jeanne la Folle, 1506 Henri I. 1217 Ferdinand V, 1516
CASriLLON, ch.-L de cant. (Gironde), sur la Dordogue, à 17 kil. 8. E. de Libourne, 2,960 hab. Vtct. de Charles VU sur l'angl. Talbot, qui y périt.
casullun, eh.-l. deeant. (Ariége), à 12 ail. S. O* 4e Saint-CIrons : 850 hab.
CASTILLON (J.-Kr. salvehini de), savant, né en 1709 4 Ca*liglione en Toscane (d'où ion nom), mort •n 1791 , enœigna la philosophie et les malhémali-
nà L'trechl (1751), puis fut nommé professeur nathématiques à l'école d'artillerie de Berlin ; devint membre de l'Académie de cette ville, et succéda à Lagrunge dans la place de directeur de la classe mathématique de cette compagnie. Parmi ses ouvrages on distingue: Discours sur l'origine de iinéyatitf des conditions parmi Us hommes ( contre celui deJ.-J. Rousseau) , 1756, ln-8; Vie d'Apollonius ds Tuant, par Phitostrale , trad. de l'anglais , Berlin, 1774, 4 vol in 12; ks Académiques de Ci~ eéron , traduites en français avec des notes et les commentaires de Valentia, Berlin, 1779, 2 vol. in-8; Paris. 1796, in-12. On lui doit aussi plusieurs traductions de l'anglais et de l'Italien. — 11 ne faut pas te con:ui. uicivcc J. l l-lhIimu m avecU. Cusliulione.
CARILLONNEZ, ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne), à 10 k\\. N. E. de Lauxun; 1,700 hab.
CAST LK BAR , ville d'Irlande, dans le Connaught (Mayo), a 65 kil. N. de Gai way ; 1 2.000 h. Les Français opérèrent un débarquement sur ce point en 1798 ; mais ils furent bientôt obligée de s'éloigner. CASTLLREAGH ( Robert stewart, marquis de vicomte!, ministre d'état, né en Iri en 1769, entra de bonne heure au parlement et se rangea du parti du pouvoir. Il fut nommé gouverneur de l'Irlande, sa terre natale, et exerça dans ee pays la plus odieuse dictature. Devenu ministre en 1811, il enleva à l'Irlande toute eilstenee politique. Dans les années 1813 et 1814, il contribua puissamment à soulever l'Europe contre la France, et lorsque Napoléon eut succombe, il fut envoyé en qualité d'ambassadeur auprès des puissances alliées pour traiter de la paii générale. Après cette époque Casllereagh Tut rappelé au ministère : il y soucour et se montra l'ennemi dé- Sn 1822 il mit
— 3ÎI7 —
CAST
tint le parti de la daré des idées lib
ntl fin & ses jours par l'effet d'un dérangement du cer XI | veao, ou, selon d'autres, par suite du chagrin qne lui causait le fâcheux état des affaires. Il eut poin principal adversaire Canning , qui te remplaça.
CAàTLETON , ville d'Angleterre ( Lancastre , t 1 kil. S. de Rochdale ; 8,000 liab. Très commerçante. — Il y a beaucoup d'autres lieux du même nom dans la Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, entre autres un village situé au pied d'un rocher de plus de 300 mètres de haut , sur la pointe duquel est un château nommé Ptak-Castle , que l'on croit bâti par W. Peveril, fils naturel de Guillaume le-Conquérant. On y voit aussi une immense caverne.
CASTLETOWN ou SODOR , sur la côte de lUe de Man dont elle est le ch.-l. ; 2.0o0 hab. Château fort snr un roc. On l'appelle austû Catitl-Hushin.
CASTOR, héros grec. Qls de Léda et de Tyndare, cl frère jumeau de Pollux. Ia fable raconte qu*. Jupiter, amoureux de Léda , s étant transformé en cygne pour la séduire, cette princes eut deux œufs, dont 1 un , de son mari Tyndare , produisit Castor et Clytemnestre, tous deux mortels; l'autre, de Jupiter, produisit Hélène et Pollux , qui tenaient l'immortalité de leur céleste orijrjne. Le* deux frères tireot r*-tie de l'expéd. des Argonautes. Castor fut tuépar Lyncéedansunequerdle. Pollux. affligé de la mort de son frère , pria Jupiter de le rendre immortel. Cette prière ne pouvant être entièrement exaucée, l'immortalité fut partagée entre eux, de «orte qu'Us vivaient et mouraient alternativement. Ils furent métamorphosés en aMres et transportés au ciel où Ils forment la constellation des Gémeaux. On sait que les deux étoiles nommées Castor et Pollux ne se montrent nue sucre»! VL-mcnt : c'est suis doute ce qui a donné lieu a la fable. Quoi qu'il en soit, on regardait les deux frères comme des divinités favorables aux navigateurs, et on les invoquait sous le nom de Dioscurcs, c'est-à-dire enfants de Jupiter.
CASTRA, c'est-à-dire camp, nom commun à ut grand nombre de villes anciennes, qui sans douh s'étaient formées autour d'un camp romain. castra, nom latin de castres.
Castra alata, ville deCalédonie, auj. édkbourc. Castra GMSUA, ville d'Hispanic, auj. caceres. castra corn eli a , ville d'Afrique (Zeugitane), à l'embouchure du Bagradas, vis à-vis d Utique; elle doit son nom à un camp de Scipion-1 Africain.
CASTRA EXPLORA TORUR, auj. V1ECX-CARL1SUE.
CASTRA RAMDA, auj . COLÉAB.
CASTRA TRAJANI, auj. RIDNIE.
CASTRACANI. Voy. castroccto.
CASTREMOMUM , ville du Latium, auj. CASTRO. CASTRES, Ctwlra . ch.-l. d'arr. (Tarn), surl'Agout, à 37 kil. S. d'Alby; 17,602 hab. Ville mal bâtie. Collège. C'est à C. qu'ont été fabriquées pour la première fois les étoffes dites casiorines et cuirs de laine. — Castres n'était jadis qu'une station romaine. La ville date de l'an 647 après J.-C. Elle embrassa le calvinisme , servit longtemps de résidence à Henri IV , joua un assez grand rôle dans nos guerres religieuses , et finit par être prise et démantelée sons Louis XIII. Rapin de Thoyras, André Darier, Sabaticr y sont nés. — L'arr. de Castres à 14 cant. (Saint-Amans, Anglès , Brassac, LaBruguière, La Caune, Dourgne, Uutrec, Mazamet, Montredon, Mural, Roquecourbe, Vabre, Vlelmur, plusCastres), 1 08 corn m . e 1 1 80 . 1 88 h . — Ane. é vêc hé créé en 1 3 17.
CASTRI , l'ancienne Delphes, village de la Grèce actuelle, à 70 Ut. 0 de Négrepont. Ruines. • CASTRICUM.v. de Iloll. . au S. d'Alkmaêr. Prise en 1 799 par les anglo-russes, rep. aussitôt par Brune.
CASTRIES, ch.-l. de cant. (Hérault), à 11 Uk N. E. de Montpellier; 800 bal). Château gothique ; aqueduc.
CAàT