CATO
toria (Êtrurie) dans un dernier combat que lui livra PeHréius, lieutenant d'Antonius, collègue de Cicéron. L'histoire de cette conjuration a été écrite par Salluate; ce morceau trop court est un chef-d'œuvre.
~ CATINAT (Nicolas), maréchal de France, né à Paris en 1G37, mort en 1712. 11 quitta dans sa jeunesse le barreau pour les armes, devint lieuten. gén. en 1 688, et vainquit le duc de Savoie en 1 690 à Si.iffarde. en 1693 à Marseille. Le bâton de maréchal fut le prix de ces exploits. Placé une seconde fols à la tète des troupes françaises en Italie, il eut à combattre le prince Eugène; mais le mauvais état de l'armée, le manque d'argent et de subsistances paralyseront ses efforts , et il éprouva quelques échecs qui amener. unedisgràce, 1701. Il subit en philosophe cet injuste traitement, et vécut depuis dans ta retraite, fuyant la cour et pratiquant toutes les vertus. Catinat avait écrit des Mémoires qui ont été publié à Paris, 1819. 8 vol. in -S. Son Éloge a été composé par La Harpe, 1775, in-8.
CATMANTMHJ, ville de l'Inde, dans le Népal, par 27* 42' Ut. N., 82» 34' long. E.: 6,000 maisons (22,000 jadis). Elle est remarquable par le nombre de ses temples et par ses manufactures de coton. Les Anglais y ont un représentant. On la nomme aussi Khatypour.
CATON (M. Porcius), surnommé T Ancien ou le Censeur, Romain célèbre par ses vertus, né 4 Tuseulum, l'an 234 avant J .4,. . d'une famille obscure; servit d'abord sous Fabius Maxlmus pendant la seconde guerre punique. Nommé préteur en Sardaigne, il acheva de soumettre ce pays aux Romains. Envoyé avec le titre de consul en Espagne et en Grèce (196), 11 mérita, par sa valeur et sa prudence, les honneurs du triomphe. Censeur huit ans après. Il exerça ses fonctions avec une sévérité qui passa en proverbe, et mérita qu'on lui élevât une statue avec cette inscription : À Caton, qui a corrigé les nuxurt. Dans ses dernières années, craignant la rivalité de
S Carthage , il terminait tous ses discours en disant '11 fallait la détruire: Delenda Carthago. Il mourut d 149 avant J.-C.. à 85 ans. Caton s'appliqua aus sciences et aui lettres; il étudia jusque dans sa vieillesse et apprit, dit-on, le grec à près de 80 ans. Cependant il regardait comme dangereux certains arts de la Grèce, et 11 en empêcha 1 introduction à Rome. (Foy. cashkade.) 11 laissa en mourant un grand nombre de lettres, des harangues, un ouvrage Intitulé : Origines romaines , et quelques écrits aeoondaires. Il ne reste de lui qu'un petit traité, intitulé *• De re rustica, trad. par Saboureox de la Bonneterie, 1771, et quelques fragm. M. Léon a réuni le tout sous le titre de Caienuwa. Gœtt., 1826. Plutarque a écrit la Vit de Caton. On reproche à ce sage païen son goût pour le vin et son avarice.
Caton (M. Porcius), surnommé d" Vaque, arrière pet.-flls du précédent, montra de bonne heure une âme ferme et courageuse. Amené â quatorze ans ao palais de Sylla, et apercevant les têtes sanglantes des proscrits, il demanda un poignard, afin, dit-il, d affranchir Rome de son tyran. Tout en se défiant de Pompée, il s'opposa de tout son pouvoir à l'ambition de César, et vota contre la mesure qui donnait à ce dernier le commandement des Gaules pour cinq ans. disant aux sénateurs qu'ils se décrétaient on tyran pour l'avenir. Pendant la guerre civile, Il es prononça pour Pompée, et remporta quelques | avantage» sur les troupes de César à Dyrrachium. A la nouvelle de la défaite de Pharsale, et peu après 1 a»sa,vi n.it de Pompée, Il rassembla les débris de Tannée républicaine et se rendit en Afrique, où Q. Métellus Scipion, à la tête de quelques troupes, se préparait à résister â César ; mais Mélellus ayant été battu, Caton s'enferma dans Ulique et s'y perça de son épée, l'an 46 srvant J.-C. On dit qu'avant de se
CÀTU
frapper U lut et médita le Phédon, dialogue ou Platon traite de l'immortalité de l'âme.
Caton (Dionysius), auteur latin, qui vivait vers le m* siècle de notre ère, a laissé 4 livres de Distiques moraux qui ont eu une grande vogue au moven âge et qui ont été traduits dans toutes les langues de l'Europe. L'édition la plus estimée des Distiques est celle d'Othon Arntxenius, eum nous voriorum, Amsterdam, 1754 ; Ils ont été traduits en français en 1533 sous ce titre: Les Mou et sentences dorés de maître de sa<j>. »«e Caton, etc., et réimprimés en 1798 far M. Boulard.»M. J. Chenu les a ir.i.luits iu 1S4.1 , tlaiiMa cuiiecl. Pauckoucke. — Il ne faut pas confondre ce Dionysiu* Catonaver Valeriu* Calo, qui vivait vers le temps de Sylla, et dont il reste un poëmo intitulé Dirar(trad. par M. Cabaret, 1812), où il maudit ceux qui Pont dépouillé de ses biens.
CATORCE, la plus riche mine d'argent du Mexique, dans l'intendance de San-Lusy-Potosl; elle pro duit par an près de 20.000,000 de francs.
CATROU (le Père), jésuite, né â Paris en 1659. mort en 1737, s'est fait un nom comme critique. Il fonda en 1701 le Journal de Trévoux, où il rendait compte des ouvrages nouveaux, et 11 en fut ptndaLt doute ans le principal rédacteur. On lui doit en outre plusieurs ouvrages historiques : Histoire du Mogot, 1705; Histoire du fanatisme protestant, 1733; Histoire romaine, en 21 vol. in-4, 1725-37. Ses histoires ont le tort de n'être guère que des gazettes. U a aussi traduit Virgile.
CATS, poète hollandais. Foy. catz.
CATTARO ville et port des Etats autrichiens fDalmatle), à fi 1 kil. S. E. de Raguse, par 16* 20' long. E., 42* 26' lat. N.; 3,000 hab. Très beau port sur Te golfe de Cattaro : château sur le roc inaccessible de la Pc lia. Évêché. Commerce actif. Cattaro est entourée de montagnes si hautes qu'en hiver â peine voit-on le soleil dans cette ville. — Fondée au ¥!• siècle, souvent ruinée par les tremblements de terre, notamment en 1563 et 1667. Longtemps république indépendante, puis prov. vénitienne; elle passa entre les mains de l'Autriche en 1797 , appartint à la France de 1807 â 1814; auj. elle est â l'Autriche.
cattaro (cercle de), Dabnatie ménd. desane,, partie de la prov. autrichienne de Dalmatie, entre la Turquie d Europe et l'Adriatique ; 88 kil. sur 22; 80,000 hab. Ch.-I., Cattaro. Ce cercle est coupé en deux par les bouches du Cattaro ; Il est montueux. boisé, et très fertile; il produit des vins excellents.
cattaro (golfe et bouches du), petit golfe de l'Adriatique sur la côte de Dalmatie : 130 kil. de tour; deux éeueils le divisent en trois parties ou entrées qu'on nomme bouches : le fond du golfe en arrière des bouches est dit canal de Cattaro. — Les bouches do Cattaro formaient au S. E. la limite des possessions directes de Napoléon.
C ATT EG AT , bras de mer qui unit la mer do Nord â la Baltique par le détroit du Sund et les deux Belt, entre le Jutland â 10., et la Suède a 1*1.1 220 kil. sur 110. Navigation dangereuse. Penh e du hareng.
CATTENOsî, eh.-l. de canton (Moselle), â 9 kil. N. E. de Thionville; 1,000 hab.
GATT ES, Caai, peuple de la Germanie, an S. des Chérusquee, au N. E. des Mattiaci, habitait la liesse électorale actuelle, ainsi qu'une partie du duché de Nassau et de la Westphalie, et avait pour ville principale Castetlum Cattorum (Cassel). Ils furent battus, mais non soumis par les Romains. Au iim sièclo Os s'absorbèrent dans la confédération des Francs.
CATTS-HILL. Foy. blevx* (montagnes).
CATULLE. C. Valerius CatuUus, poète laUn, ne l'an Stiav.J.-C. à Veroneouàî>irmio(auJ. Sermione), sur le lac Benaeus, réussit surtout dans lépigramme et dans le genre érotique,- 11 est â regretter qu'il S'ait pas toujours respecté la décence. On a aussi do
CALC