‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 237 sur 567 · CERI · texte numérisé non relu

CERI

des Ceretani qui l'habitaient jadis. La Cerdagne française n'appartient à la France que depuis 1659.

CERBIC, roi saxon, envahit la Lrande-Bretagne dans la première année du vi* siècle et y fonds vers 516 le royaume de Weséex. A sa mort (534) il possédait l Ile de Wight et les provinces actuelles de Hamp, Dorset, Wllts et Berks. H eut pour successeur son fils Chenrich ou Cynrie.

CERDO.Y gnostique syrien, hérésiarque du n* siècle, admettait deux principes, rejetait la plus grande partie des Ecritures, et soutenait que J.-C. n'avait qu'un corps fantastique. Le pape Hygin l'excommunia. Il eut Marcion pour disciple.

CEREA, bourg du roy. Lombard- Vénitien , à 33 kit. S. E. de Vérone : 2,800 hab. Bataille entre les Français et les Autrichiens, 1798.

CEREALIS (Petilius), général romain sous le règne de Vespasien, fut chnrpé de marcher contre Civilis et Classlcus. chefs des Gaulois et des Bataves révoltés , les battit (71), et o.ula leur camp. Il fut ensuite nommé gouverneur de la Bretagne, et soumit aussi les Bretons qui s'étaient révoltés. Dans celte campagne, Il eut Agricola sous ses ordres.

CERES, déesse des blés et des moissons, fille de Saturne et de Cybèle . enseigna ( agriculture aux hommes. Cette déesse avait eu de Jupiter une III ie, Proserpine, qui lui fut enlevée par Pluton ; elle parcourut toute la terre pour la chercher, eut dans ses courses maintes aventures merveilleuses, et apprit enfin de la nymphe Aréthuse le sort de sa fille ( Voy . prose h i m ). Cérès était surtout honorée en Sicile et dans l'Attique. On institua en son honneur à Eleusis des mystères ou fêles mystérieuses devenues célèbres (réf. Eleusis*. On la représente couronnée d'épis et une faucille à la main.

CERESTE. Voy. cevkeste.

CEBET, Ceretum,rU.-\. d'air. (Pyr.-Oricnt.). sur la r.dr. du Tech, à 26 k. S. 0. «le Perpignan; 3,100 b. Pont hardi , murailles flanquées de tours. Collège. Li go. LesFrdiiç. y battirent ksEspagii. en 1794.— 4 ca.nl.: Cérct,Argclès-s. -mer Arles, Prats-de-Mollo.

CERETANI. peuple de l llispanie (Tarracunaise), entre les Indujeiet et les Jacceiani, séjiarés des Sardone* (de la Gaule; par les Pyrénées, occupaient le pays appelé depuis la Cerdayne.

CERIGNOLE, ville du roy. de Naples (Capitanate), à 37 kil. S. E. de Foggia. Gonxalve de Cordoue v battit le duc de Nemours (1503) ; celte défaite fit perdre à Louis XII ses possessions dans le roy. de Naples.

CERIGO, Cythère, une des îles Ioniennes, dans la Méditerranée, au S. de la Morée , par 20» 38' long. E., 36» 16' lat. N. ; 28 kil. sur 13; 10,000 hab. très pauvres. Ch.-l., Cérigo, nommé aussi Captait ou Kupteti, sur la côte 0. ; 1,2(>0 hab. L'Ile est montagneuse, aride , elle nourrit beaucoup de chèvres. Les Vénitiens s'en emparèrent au xv siècle, et depuM elle a toujours suivi le sort des autres lies Ioniennes. Voy. cvthêre.

CERIGOTTO, «£</i/ia, une des Res Ioniennes, par 21' 5' long. E., 36» 2' lat. N. Souvent pillée par les pirates. Voisine de Cérigo, dont elle suiv it le sort.

CÊRILLY, ch.-l. de cant. (Allier), à 36 kil. N. E. de Moolluçpn; 2,450 hab. Papeteries, étanlnes.

CERINTHE, Cerinthut, iuj. Zéro, petite Ile de la Grèce, près de celle d Eu bée au N. E. de Chalcis.

CERINTHE, gnostique juif, hérésiarque du i" siècle, disciple de Siiuon-le-Magicien, niait la divinité de J.-C. C est pour le réfuter que saint Jean écrivit son Êvanaile.

CERISAY, ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres), à 13 kil. 0. de Breftxuire; 1,000 hab.

CERISIERS, ch.-l. de cant. (Yonne), à 13 kil. S. E. de Sens ; 1,200 hab.

CER1SOL&S, Cer**ote, ville des Etats sardes, à

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7 kit. E. de Carmagnole; 1.660 hab. Victoire écla- UnteducomtoFr.d'Eughiensurlemarq.du Guasl et lee Espagnol* (1544) : les Impériaux y perdirent 16.000 homme». La prtae de Carignan fut le résultat de cette victoire.

CER1SY, ville de France (Manche), à 14 Ifl. N. E. deSt-Lô: 2.100 hah.

cf.ri la-salle, ch.-l. de cant. (Manche), à 11 LU. E. de Coulances; 2,400 hab. Calicot*.

CERNA Y, ch.-l. de cant. (Haut-Rhin), tur la Thann, à 28 kil. N. E. de Béfort ; 3,600 hab. Filature*, blanchisseries, drape, caliooU; fonderie».

CERNÉ. Ile que les anciens plaçaient à l'extréraité occidentale du monde et que les savaols modernes ont voulu reconnaître, les uns dans Plie d'vlrgutn, sur la cote de la Nigritie, les autres dans celle de Corée, de Madère, et même de Madagascar.

CERNETLM, auj. Cerreto, Tille de Campanie. près de laquelle Pyrrhus fut défait par Curius Dentatus, l'an 277 av. J.-C.

CERRETO, Cerneium, ville du rov. de Naples (Terre de Labour), à 31 kil. N. E. de Caserte ; 4,600 hab. Evêché.

CERRO-DO-FRIO, chaîne de montagnes du Brésil (Minas-Gcracs) . renferme de riches mines de diamant*. Elle donne son nom à une co marque. CERS, tlot de la Manche, Vou. sabk.

CKRTALDO, bourg de Toscane, à 25 kil. S. 0. de Florence, sur l'Eisa, pasac à tort pour la patrie de Rnceace, qui est né à Paris.

CERULARIUS. patriarche de Constantinople en 1043, ferma Ips églises latines et consomma ainsi le schisme d'Orient. Léon IX l'excommunia, 1054.

CÉRUTTI (Jos.-Ant.-Joachim), jésuite, né à Turin «n 1738, professa d'abord avec distinction a Lvon. II avait rédigé en 1762 une Apolwjie des Jésuites ; il consentit néanmoins bientôt après à abjurer les rincipes de la société quand elle fut proscrite par es tribunaux. Il embrassa en 1789 les idées nouvelles, se lia étroitement avec Mirabeau, prononça l'oraison funèbre de ce grand orateur, et Tut appelé à l'Assemblée législative en 1791. Il mourut peu après, au commencement de 1792. On a de Cérutti, outre plusieurs écrits de circonstances, des apologues et un recueil de pièces diverses en prose et en vers, parmi lesquelles on remarque un petit poème sur les Echecs. On a réuni et publié ses œuvres en 1793. Il était un des rédacteurs de la Feuille villageoise.

CERVANTES SAAVEDRA (Michel de), célèbre écrivain espagnol, né en 1547 a Alcala de liénarès (Nouv.-Caslille). d'une famille noble, mais pauvre, servit d'abord en Italie, prit une part glorieuse À la bataille de Lépante (IS7 1), et y reçut une blessure au bras gauche dont il fut estropié pour toutesavie ;il fut pris par les corsaires en retournant en Espagne (1576) et resta 5 ans esclave à Alger. Racheté par les Pères de la Trinité, il rentra dans sa patrie, s'y maria (1584), et vécut tantôt à Tolède, tantôt à Séville et à Madrid, n'ayant guère d'autre moyen d'existence que sa plume et méconnu de ses compatriotes. Il mourut à Madrid en 1616. accablé <r infirmités et de misère. Cervantes est auj. connu de tout le inonde par son roman de Don Quichotte de la Manche (publié à Madrid en deux parties, 1605 et 1615); U y raille de la manière la plus plaisante le goût des •Tentures romanesques et chevaleresques qui dominait de son temps. On a aussi de Cervantes Galatie, roman pastoral, 1584: des Nouvelles, Madrid, 1613; Persxlts et Siyismonde , histoire septentrionale, Madrid, 1617 ; et quelques pièces de théâtre peu estimées. On a donné à Madrid, 1805, une collection de ses œuvres. 16 vol. in-8. I,e Don Quichotte a été souvent Imprimé. Charles III en Ût faire une édition magnitlque en 1780, Madrid, 4 vol. Id-4. Don Quichotte a été plusieurs fois traduit en français, mais les plus estiniccs sont celles de Fil-

leau deSt-Hartin, 1777, sout. réimpr ; de lie l'Aulnay, 1821, de Bourbon Dubntirnial, 1808; celles dt M. de Brntonne et de M. Yiardnt, qui ont paru en 1837, et celle de M. Dama<-lliuard, 1847,in-12. Dubournial a traduit en français les u*uvrea complètes de Cervantès, 1820-23, 6 vol. ln-18. Florian a aussi traduit Don Quichotte et Gatatec, mais en leur faisant subir des changements qui les dénaturent.

CERVARO. riv. du roy. de Naples (Capltanate). naît près de Mnnteleone et tombe dans le golfe de Manfredonia. Les Latins la nomm. Cerbalus.

CERVERA, nom de plusieurs ville* d'Espagne, dont deux principales : l'une à 35 kil. E. de Lérida ! Barcelone )■ 6,200 hah. : l'autre à 37 kil. S. ds Calahorrs (Soria) ; 4.200 hab.

CERVETERI, Agylla, puis Carre, Tille de Toscane, à 31 kil. N. 0. de Rome. Voy. cvere.

CERV1A, ville de la Belgique anc, auj. crievuks.

CE» vu, ville de l'Etat ecclésiastique, à 19 kiL S. E. de Ravenne ; 3,600 hab. Salines.

CERVIN (mont), dans les Alpes Pennlnes, sur le* confins des Etats sardes et du Valais, hauteur, 4,450 mètre*. Immenses glaciers.

CERVINARA, ville du tot. de Naples (Principauté Ultér.). à 20 kil. N. 0. d'Avellino ; 5,000 hab.

CERVIONE, ch.-l. de cant. (Corse), à 42 kil. S. de Bastia : 1 ,000 hab.

CEBVOLI, Columàaria, tlot de la Méditerranée, entre l'Ile d'Elbe et la province de Pise, k 8 kil. S. E. de Piombino.

CERYOLLE (Arnaut de), dit r Archipritre, audacieux partisan français, né dans le Périgord vers 1300, mort en 1366. leva, après la bataille de Poitiers (1356), plusieurs compagnies de Houtiers, ravagea la Provence, rançonna le pape à Avignon et pilla la Rourgngne. En 1359, le dauphin Charles l'attira à son service ; après la paii de Rréligny (1360), Cervolle rassembla de nouveau ses Routiers, ravagea la Bourgogne, et força le comte de Nevers à traiter avec lui. Il combattit ensuite j«our le roi Charles V, qui lui donna le litre de chambellan : reiwussa les Tard-Venus . puis ravagea la lorraine , les Vosges et les bords du Rhin. Repoussé par l'empereur et les ducs de Brahant et de Lorraine, Il se retira en Provence, où il mourut tranquillement.

CESAIRE (saint), né en 470 près de Châlons-sur- Saône, entra au monastère de Lérins, et fut élevé, malgré lui, sur le siège d'Arles. Il fut honoré do pallium par le pape, qui le lit son vif-aire dans les Gaules eu 502. Il présida plusieurs conciles, et m. en 542. On célèhre sa fêle le 27 août. On a de lui des Homélies et des Sermons dont plusieurs ont été traduit* en français par l'abbé Dujatde Villeneuve, Paris, 1760, 2 vol. in-12.

CESALPIN (André), philosophe, médecin et naturaliste, né en I6l9 à Areizo en Toscane, mort à Rome en 1603, enseigna longtemps la médecine et la botanique k Pise, fut appelé à Home par Clément VIII qui le choisit pour son premier médecin, et le nomma professeur de médecine au collège de la Sapience. Comme philosophe, il se fll remarquer par sa connaissance profonde des écrits d Aristote, et embrassa la secte des Péri|»alélitiens averrhoTstes, représentant Dieu, non comme ta cause, mali comme le fond même et la substance de toutes choses, ce qui le fit accuser de |utnthéisme et même d'athéisme. En médecine, il soii|.çonna un des premiers la circulation du sang ; comme naturaliste, il eut la gloire d'inventer la première méthode do botanique, et basa sa classification sur la forme df la fleur, du fruit, et sur le nombre des graines. Set

frincipaux ouvrage* sont : Quœstiones penpateticœ, iorence, 1569: Dirmonum otvestujatio . 1580; Ars medtca, Rome, ICMIl s De plantu . Florence, 1583, le plus important de tous. Les doctrines philosophique* de Césalpin furent combattues par Sa-

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