‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 238 sur 567 · G ES A · texte numérisé non relu

G ES A

CETii

muel Parker, archevêque de Cantorbéry, et par

Nicolas Taurel, raédtviu de Monlhéliard.

CÉSAR, C. Jultus Ctesar, célèbre général romain, dictateur perpétuel, ne à Rome l'an 100 av. J.-C., /tait neveu de M . .-. Proscrit dan» sa jeunesse ,iar Sylla, il ne dut la vie qu'à de puissantes protections, et se retira à la cour de Nicomede. roi de liilhynie. Il revint à Koiue après la mort de Sylla, s'y appliqua à l'éloquence, et eut capter la faveur du peuple en relevant les statues de Marins. Nommé préteur l'an 61 avant J.-C.. U fut envoyé, en Espagne, et y Ut quelques conquêtes; à aon retour, il lut fait consul ^H}. Ne laiNtant à son collègue Bibulus qu'une ombre d'autorité, il s'associa avec Pompée et CrasftUS, et forma avec eus ce fameux triumvirat qui leur apurait un pouvoir absolu. Il se lit nommer gouverneur de la Gaule |iour cinq ans (58), et après ce temps se fit proroger dans sou gouvernement pour cinq nouvelles années. Il employa eus dix années à faire la conquête de la Gaule et' pénétra jusque dans la Bretagne. Pompée, jaloux de s»* sucoV, g'op|>osa à ce qu'il fût de nouv^aa continué dans ion gouvernement et Qt rendre un décret qui le forçait à se démettre de son commandement. Irrité de ce traitement, qu'il regardait comme une injustice. César passe les Al|»es, franchit le Ruhintn , nui formait la limite de sa prov ince: marche sur nome, d'où Pompée s'enfuit avec li; sénat; entre dans la ville sans coup férir 49 . ci se fait décerner la dictature. Après avoir battu en Italie et en Espagne le* lieutenant» de Pompée, U t'atteint ' ii- même eu Thessahe, dan» les plaines de Pharvile, .emporte sur lui une victoire décisive, et le force a l'enfuir en Egypte où il trouve la mort; César arriva en Egypte peu de jours après lui , pleura son sort, et pour le venger détrôna le jeune Itolémée u! l'avait fait tuer : il donna sa couronne à Cléo|»âtrc. Egypte il courut en Asie (47), où il battit et détrôna en trois jours le roi de Pont, Pnarnace, qui s était révolté (c'wl à cette occasion qu'il écrivit au sénat ces mot* célèbre* : Vent, vuit , tici): puis il pasu en Afrique, où II détruisit I armée républicaine que commandaient Méicllus s i pion et Gaton ;4li : et de là en Espagne, où il battit le jeune Pompée à Munda et acheva d'anéantir le |iarli |M>m|iéien. Revenu à Kome, il y reçut le triomphe et se lit décerner la dictaturc perpétuelle (45). Maître enûn du pouvoir absolu, Géaar n'en u-a que |>our le bien : il pardonna à ans plus grand» ennemis, embellit Rome, fil creuser un port à I embouchure dn Tibre, réforma les lois, ûl adopter un nouveau calendrier, et créa un grand nombre d établissements ut:lcs. Cependant, les républicains, qui l'accusaient de vouloir se faire roi, formèrent une conspiration contre lui, et il* le tuèrent au milieu du sénat (15 mars de l'an 44 avant J.-C.i. Parmi les principaux conjurés étaient C^iuset même Brutusqu'ilavailcomblôde bienfaits U-aar u était pas seulement grand guerrier et grand nomme d'état: c était aussi un excellent orateur et un écrivain élégant. Des divers écrits qu il avait composés, il ne nous reste que ses CofitMieniaire* (De Bello gatlico libri VIII, De BeUocivtU libri III,, qui sont le modèle du genre des méuwires historiques. Cet ouvrage a été très souvent imprimé : les meilleures édit. sout celles dp G Devina, 1 691 , d'Oberlln, Lclpsick, l80h, d'Oudendorp, Stuggard, 1822,et de Schneider, Hall, 1840 52. Il a éié trad. en français

Ear Ledéist de Botidoux . ) 809,el par M. Artaud, 1 8!i2. a vie de Jules César a été écrite par Suétone et par Plutarque: on a en outre une Vie de César, attribuée à Jullus Celsus, auteur presque contemporain.

cksa*, titre que portèrent les empereurs et les princes romains, quoiqu'ils fussent étrangers depuis Néron à La famille des Césars. Il était aussi particu-

prirent le

cléMen. Députe cette époque les i titre d Auguste, et s'adjnigniren.

César, qui devait leur succéder

mT™LLllf'T2- °n «mmunément sous ce nom Jules César et les onie emnerturs oui

" spaMen

*ïi ■ T*,,UVi ee»»«ïAug,i»tetTil'.rreli t .Cl aude.Néron, Gaii.i, Othou, V.ieihu«.Ve* i.lusel Domitlen. Suétone a écrit leur vie I dernier» de ces prince» étaient enii.V.,.,. it

à la famille de 1

CESARÉE, Ctesarea, nom commun à dh villes anciennes, ainsi appelées du nom d e romains qui les fondèrent ou les embellirent i

CEsarek auguste, Gtsarea Augusta, aui. 'Sarc-

(JOSAt. Vou. CESARAICUSTA.

césarEe de aiTHVNiE, dans la Bithvnle orientale cesareb m CAPranocE, d abord ' Mataca . puis Catarea £toe6ia,auj. KMSttneAtrh..\. de laCappadoce,sur lïlalys, pre* du m . A ruée. Pal rie de S. Basdè

CESAREE DE CILIC1E OU ANAZARBE. Voy. A > / a hbA '

césareï de Mauritanie, Jut.a Cœsarra,»ur la côte dAlr.m.e. auj. Cherchât. Patrie de l'emp. Macrin.

cêsareb dk fai. estime, ,iuj. Kiusarieh, sur la cote, entre Dur et Apollouie; agrandie par Ibrode qui la nomma Césarée eu l'honneur de César- Auguste.

c. pameas, C. Philippi, au p. du m. Vanna, près la sourcedu Jourdain; reç. son 2» nom d'un lilsd'Hèrode.

CESARIENNE (GRANDE), V. CRANDE-CKSARIEMvE.

CESAR0TT1 (Melcliior), littérateur iUlien, né à Padouc en 1730, mort en 1808, enseigna d abord la rhétorique au séminaire de Padoue, fut nommé en 1782 professeur de grec et d'hébreu à l'université de cette ville, et fut comblé dans sa vieillesse des bienfaits de Napoléon. Un lui doit des traductions estimées d'Ossian, de Démosthène et d'Homère: il traduisit 17/tade en prose et en vers : dans la traduction en vers, qu'il intitule la Mon d'Hector, il s'est permis de refondre entièrement le poème grec. On a encore de lui un Cours de littérature grecque, des Essaie sur la philosophie des langues. Sur le goût. Sur te plaisir que cause la tragédie, et quelques pommes. Ses œuvres ont été réunies en 42 vol. iu-8, Pisc, 1805-1813. On en a donné un bon choix en 4 vol. in-8, Milan, 1820.

CESENATICO, ville de l'Etat ecclésiastique, à 27 kil. E. de Forll; 3,600 Lab. Port joint par un canal à l'Adriatique.

CÉSENE, Cœsena en Latin , ville de l Ëtal ecclésiastique, à 47 kil. S. E. de Korli. Evôcné. Patrie do Pie VI et de Pie VU.

CESPEDES (Paul de), peintre espagnol, né à Cordoue en 1538, et mort en 1608. A la peinture et à la sculpture, il joignait la connaissance de plusieurs langues et du talent pour la poésie et 1 éloquence. U enrichit la cathédrale de Cordoue, dont il était chanoine, de plusieurs tableaux, parmi lesquels on die une Cène. Il a écrit un traité sur les antiquités de Cordoue et un poème sur la peinture. — Le nom de Cespèdes a aussi été porté par plusieurs écrivain* ospagnols, notamment iiar un savant géographe duxvt'aiècle, auteur d .'une Histoire générale des lies.

CÊTHEGUS(familIcdes), une des plus Illustres et des plus anciennes familleede Rome, était célèbre par I austérité de ses mœurs et affectait de porter un costume particulier. On compte parmi ses membres plusieurs personnages marquant* dans l'histoire de la république. Nous citerons : Marcus Cornélius Céibégus.qui fut successivement grand pontife, préteur en Sicile, et censeur avant même d'avoir été consul. Nommé consul l'an 206 av. J.-C., Il eut le commandement de l'Etrurie, où il défit Magon. C'était, au jugement de Cicéron, le meilleur orateur de son temps. — CaTus Céthégiis, qui

lié rement affecté aux héritiers présomptifs de lern- \ cessi rement les partis de Mari us, de Svlla, de Pom- I ire, et eet usage devint une règle à partir de Dio- 1 péc et d'Antoine . et Unit par prendre part à la

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conspiration de Catilina. !! f>H anétopar l'ordre de Cicéron ot étranglé dans ki prison avec les autre*

^cîtTHIM. nom mus lequel la Macédoine est désignée dan» la Bit>le.

CETOBRIGA, ville d'Hispanie (Tarraconaise), sur l'Océan, à l'embouchure du Sadao actuel, à 90 kil. 0. d'Ebora, aux environs de Sétubal.

CETON, bourg du dép. de l'Orne, à 10 Ml. S. O. de Nogenl-le-Roirou: 2.700 hab. Siamoises.

CETTE. Setium ou Sigium, v. mariL de France, eh.-l. de canton iHéraull), à 27 kH. S. 0. de Montpellier, sur le canal de Otto, près de l'étang de Thau et de la mer: 11.648 hab. Port avec phare, citadelle. Pont qui traverse l'étang de Thau. Collège. Pèche active. Très-grand commerce : Cette est le aenlre des exportations et de* importations du dép. Distilleries, eaux de senteur, cendre* grave lées, bouchons, etc. Belles salines. Le port de Cette n'a été coinin.qu en iKOH.Ch de fer n. Bordeaux, Montpellier.

CETTICNA, ville de la Turquie d'Europe, dans le Monténégro, à 31 kil. N. E. de Cattoro. Evèché grec.

CEUTA. jadis Septa, ville de la côte septentrioual« d'Afrique (Maroc!, par 7" 3* long. 0., 34» 44' at. N., vis-à-vis de Gibraltar, appartient à l'Espagne; 9,200 hab. C'est le plus important des présides. Place fort*. Evèché. Elle Tut prise aux Maures par les Portugais en 141 S. Les Espagnols s'en emparèrent en 1480 ainsi que de toute» le* possédions porbkgaises, et elle leur est restée en 1640. — Près de là l'élève un* montagne nommée aussi Ceuta, autre-

• les

fois Abyla, qui , avec Calpé en colonnes d'Hercule. Vog. abyla.

CEVA . Créa , ville des Etats sardes, à 14 kil. S. E. de Momiovi ■ 3,000 hab. Fromages estimés dès l'antiquité. Prise par les Français en 1796.

CEVENNES, Ctbtnna mont, chaîne de montagnes au S. E. de la France, lie les Pyrénées aux Vosges et se rattache aux monts d Auvergne par les monta Margeride. On les nomme : monts de la Câu-fOr dans le département de la Côto-d Or ; monu du Maçonnais et du Charolau dans celui de Saône-et- Loire: monu du Lyonnais, dans le dép. du Rhône; au rWuw, dans I Ardèche ; monu du Gévaul ou Cévennes, proprement dites, dans la Losère; us de Garrigues dans l'Avcyron et le Gard ; monu dt rEspmouse entre les départements du Tarn, de rAveyron, de l'Hérault ; montagnes Noires dans l'Hérault et l'Aude. Les point* culminants de cette chaîne sont le mont Lorère (1,528 mètre*), le mont Gerbier, 1710, le Meiin, 2,000; tous 2 en Vivarais.

CÉVENN ES (guerre des). Les Cévennes furent à te ûn du xvw siècle et au commencement du XTIU* le théâtre d'une guerre acharnée entre les Protestants et le* Catholiques. Ce pays s'était dès le Xlll* siècle montré hostile à l'église romaine : les Albigeois et les Vaudois y dominèrent long-temps ; il embrassa la réforme avec enthousiasme. Après la révocation de ledit de Nantes. 1684, les habitants des Cévennes, exaspérés par les dragonnades, prirent mes : guidé* par des chefs intrépides , parmi lésion remarque J. Cavalier, Roland, ils résistèrent

quelson longtem

. v,..ip« aux forces de Louis XIV; exaltés par L fanatisme, ils se croyaient inspirés et couraient à la mort comme au martyre : on vit s'élever parmi eux une foule de prétendus prophètes et de prophétesses. Ils se portèrent dans leur rage aux plus crimiuelsexcès, brûlèrent les églises, tuèrent les prêtres. Le maréchal de Monlrevel, envoyé contre eux, en Qt périr par la roue ou sur la potence plus, milliers, sans pouvoir les réduira. EnOn, Louis XIV chargea de cette guerre, en 1704, le célèbre Villars, qui réussit autant par la persuasion et la clémence que par la force des armes à étouffer la rébellion. Foy. Canisards. CE Y LAN, Sinyhala ta langue indigène, Taprobane

des anciens, grande tle de linde anglaise, par 77' 28 -79» 40' long. E., 4» 46 -9» 40 lat. N. ; au S. E. et près de la pointe méridionale de l inde en deçà du Gange; est séparée de la côte de 'kiromandd par le détroit de Manaar ; 420 kil. sur 264 ; environ 2.000,000 d hab.: ch.-L, Coloinbo. Autres grandes villes - Candy, Negombo, Trinquons", qui sont les chefs-lieux d'autant de petit* étals. l'Au» plates au N. et au N. 0., escarpées ailleurs : montagnes boisée* qui divisent l'Ile en deux parties qui diffèrent de climat et de saison ( le point culminant est le Hamalel ou pic d'Adam, qui a 2,000 mètres ). Le sot est d un» admirable fertilité au S. 0. ( cannelle , muscade , cardamome, plantes équinoxiales). Beaucoup d'animaux divers: buffles, éléphants, tigres de petite espèce, hyènes, élans, gazelles, multitude de singea, serpents, oiseaux et insectes en quantité. Fer, manganèse et nombreuses pierreries (diamants, rubis, améthystes, topazes, hyacinthes, tourmalines, saphirs, etc.). Pôcherie de perles au détroit de Manaar. Les habitant* sont : !• des indigènes divisés eo Chingalais et Oueddas ou Bedlias ; 2« des Malabars; 3* des Musulmans de diverses contrées d Afrique ; 4* des Européens. — Cette Ile est considérée comme le berceau du bouddhisme. Elle fut découverte en 1407 par Loranao, ûls d'Almeyda. Les Portugais y formèrent quelques établissements , mais il* lurent chassés par les naturels et remplacés en 1646 par les Hollandais. Les Anglais s'emparèrent des établissement* hollandais en 1794, et ils leur furent définitivement cédés par la paix d'Amiens, 1802. Depuis 1814, ils ont fait la conquête de toute l'Ile. Le gouverneur de Ceylan est nommé directement par le souverain de l'Angleterre et ne dépend en aucune façon de la compagnie anglaise de* Indes.

du La

CEYRESTE, Cùharxua ou Ctmrifla, village dép. des Bouchcs-du-Rhône, à 4 kil. N. E. de Ciolat; 720 hab. Très ancien.

CEYZER1AT, ch.-l. de canton (Ain), à 9 kit. S. E. de Bourg; 1,100 hab. Aux environ» , eau thermale dite la Fontaine- Rouge.

CEZ1MBRA, ville du Portugal (Estramadure), à 19 k il. S. 0. de Setubal ; 4,244 hab. Pêcheries,

CHABANNES, ancienne famille du Bourbonnais, a fourni à la Franco plusieurs grands capitaines, entre autres Antoine de Chabannes (qui suit), et Jacques de Chabannes, plus connu sous le nom de seigneur de La Pâlies. Foy. la palice.

chabannes (Ant.DE), comte de Dammartin, se distingua au siège d Orléans en 1428, et partagea les exploits de Jeanne d'Arc. 11 se mit ensuite à la tète des brigands connus sous le nom dÊcorcheurs, et ravagea avec eux te Bourgogne, la Champagne et te Lorraine. Il les quitta en 1430, s'attacha à Charles VII , et lui rendit, quelques années après , un important service en lui révélant une conjuration du dauphin (depuis Louis XI). A l'avènement de or dernier prince, en 1461, Chabannes fut enfermé à la Bastille ; mais il s'échappa de sa prison ett 1403 . il rentra en grâce en 1468, et même devint l'intime confident du prince qui l'avait fait jeter dans les fers. Il servit toujours depuis ce temps avec courage et fidélité. 11 mourut en 1464, étant gouvw neur de Paris pour Charles Mil.

CHABANON (A.-D. de), littérateur, né en 1720 à Saint-Domingue, mort en 1792, de l'Académie des Inscriptions (1760) et de l'Académie Française (1780). a traduit en prose Pindare (1771), Théoerite (1774), Horace (1773); s fait des vers, des éloges, des pièces de théâtre. 11 avait cultivé la musique avec succès et a écrit un traité De la musique (1784), qui est son meilleur ouvrage. Ses trad. sont médiocres.

CHABEUIL, Cerebetltaca, ch.-l. decant. (DrÔme), à 10 kil. S. E. de Valence; 4,294 hab. Papeteries, tannerie, mégisserie. ^ CHAULAIS, Caballica prov., anc. pror. des Etats

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