CIVET
CHARLEROY. ville de Belgique (Hainaut), sur la Sambre, à 50 kil. S. de Bruxelles: 4,000 hab. Clouteries, brasseries, fonderies, laminoirs pour fer, etc. Fond, sous Charles 11, roi d'Espagne (1666). Prise et reprise par les Français et leurs ennemis dans les guerres des Pays-Bas, et au temps de la révolution .
CHARLES, Carolus (de l'allemand karl , viril fort), est un nom commun à un très grand nombre de personnages historiques que l'on trouvera dam l'ordre suivant : Ie saints; 2° rois de France ; 3* princes français, ducs de Bourgogne, de Lorraine et rois de Navarre ; 4° empereurs d'Allemagne ; 5° rois d'Angleterre; 6° rois de Suède; 7° rois d'Espagne: 8e rois de Naples et des Deux-Sicile* : 9* ducs d« Savoie et rois de Sardaigne; 10° personnages divers. 1* Saints.
Charles (saint), dit le Bon, comte de Flandre, fils de saint Canut, roi de Danemark, succéda en 1119 à Baudouin, comte de Flandre, qui, pour recompenser ses services dans la Palestine, l'institua son héritier. Ce prince s'unit au roi de France pour repousser l'empereur Henri V ( 1 1 23 ) ; réprima dans ses états les meurtres , les violences , et garantit le peuple de l'oppression des grands. Bertolf Van-der-Straat, prévôt de Bruges, et Bouchard, son neveu, se vovant arrêtés dans leurs déprédations, l'assassinèrent dans I église de Bruges en 1127. On le fête la 2 mars. — Quelques-uns honorent aussi sous le nom de S. Charles l'emp. Charlemagne. V. charles 1, emp., à la série des rois de France.
Charles borrohEk fsainlj, cardinal, archevêque de Milan, issu d'une illustre famille de I>ombardie, naquit en 1538 à Arona (Milanais). Appelé à Rome en 1560 par le pape Pie IV, son oncle, il fut revêtu de la pourpre dès l'âge de 23 ans, fut comolé du dignités et de richesses, et obtint une grande influence dans les affaires de l'Eglise. Il fut l'âme du concile de Trente, et s'y attacha à réformer les abus qui s'étaient introduits dans l'Eclisi. Il fit ré diger le célèbre catéchisme connu sous le nom de Catéchisme de Trente (1566). Nommé archevêque de Milan, il se démit de toutes ses autres charges pour aller résider dans son diocèse; il y donna l'exemple de toutes les vertus et rétablit partout la discipline. Un des ordres qu'il voulait réformer, l'ordre des Humiliés, tenta de le faire assassiner, mais il échappa heureusement aux coups de l 'an» sin. Lors de la peste qui désola Milan (1576), il accourut dans cette ville du fond de son diocèse, e) bravant la contagion, il porta partout des secours et des consolations. Il mourut en 1584, épuisé par les fatigues et les austérités, 1 46 ans. Il s'opéra des guérisons miraetileu**»* sur son tombeau. Paul V le canonisa,- on l'hon. le 4 nov. 11 a laissé des titres théologiques qui ont été recueillis en 5 vol. in-fu|., Milan, 1747. On y remarque surtout ses Instructions aux Confesseurs, et les Actes de Cégl.se de Milan. Sa vie a été écrite par Giussaui, par Godeau et par le P.
CHAR
CHAR
Touron, 1761. — Le cardinal Frédéric Borromée, sou cousin, fonda labibliolh. Ambrosienne, vers 1600. 2° Rou de France*
ourles-martel., duc d' Australie, flls naturel de Pépin d Héristal, et père de Pepin-le-Bref. né vers .'an 691, mort en 741, répna longtemps sur toute la i France avec le simple titre de maire du palais, i Après la mort de son père, en 7 14, il détlt en différents combats Chil|téric II, roi de France, et lui substitua en 7 1 8 un enfant du sang royal . Clotaire IV, afin de régner sous son nom. Ce dernier étant mort, Charles se fit livrer Chilpérir 11, qu il avait battu àVincv. 7 17, et à Soissona. 7 19 ; il lui laissa nnnm. la couronne et se rontenta du titre de maire du palais , mais il avait de fait toute l'autorité. Charles-Martel rainquit le* Saxons, les Frisons, les Allemands, les Bavarois, et rrmpnrta en 7 :12, entre Tours et Poitiers, une virl. complète sur les Sarrasins, qui, sous la conduite d'Abdérame, avaient envahi la France. On prétend même qu'on lui donna le surnom de Martel, parce qu'il avait écrasé comme avec un marteau ces formidables ennemis. Charles-Martel en mourant partagea le rr>v p»«tre DM trois fil aînés, OartoiMfl Gnfon et Pepin-le-Bref, mais sans leur donner le titre de roi, qu'il n'avait pas pris lui-même.
CHARLES 1, dit Charlemayne ou Charte»-le-Grand, roi de France et empereur d'Occident, V fils de Pepin-le-Bref, naquit en 742, au château de Saltibourg, dans la H.-Bavière. Après la mort de son père, en 7b8, il fut couronné roi de France, et partagea d'alxml le roy. avec son jeune frère Carloman, mai* ii en demeura seul jtossessenr à la mort 'de ce dernier en 771. Il avait rem|>orté dès 770 une victoire complète sur les peuples d'Aquitaine qui voulaient se rendre iiidé)f ndanls. Lorsqu'il se trouva seul mai Ire de. ta France, il étendit (tartout ses conquêtes. Il lit une guerre arliarnéc aux Saxons, qui, commandés par Witikind, lui op|tosèrent une vigoureuse résistance. Il n acheva de les soumettre qu'en 604 ; Il se vit même contraint, pour prévenir leurs révoltes, d'en transplanter les habitants. Fn 774, il défit Didier, roi des lombards, et s'empara de ses états. Il (tassa en Espagne en 778, et y remporta plusieurs victoires sur les Sarrasins ; mais son arrière-garde fut défaite à Ko neevaua.Kn 7 9o , il détruisit l'empire des Avares. Léon III le couronna empereur d 'tkcident, l'an 800. Fn 813, il associa son Ois Louis à l'empire, et mourut peu après, en 814. Le vaste empire de Charlemagne était borné à i 0. par l'Océan Atlantique, au S. par l'Eure en Fspagne : par le Vultunie en Italie; à l'F. par la Saxe, la Theins, les monts Kraparks et l'Oder: au N. parla Baltique, 1 Eyder, la mer du Nord et la Manche. Cet empereur mérita le litre de Grand, non seulement par ses conquêtes, mais aussi (*r ses sages institutions. Il fut le restaurateur des lettres; il attira en France par ses libéralités les savants les plus distingués de f'Furope. Il fonda dans son palais même la première académie qu'on eut vue dans les Gaules; il s'honorait d'en être membre. Il établit des écoles où l'on enseignait la grammaire, l'arithmétique, la théologie et les humanités, (/est à Charlemagne que la France dut ses premiers progrès dans la marin» ; il fit creuser plusieurs ports. Il favorisa aussi l'agriculture et l'immortalisa par la savesse de ses Capitulatrei (on nomme ainsi les lois et décrits de nus premiers rois). On a aussi de Charlemagne des Lettres ; ou lui attribue une grammaire et quelques écrits littéraires et théologtquea Voy. carolims (livres). — Il fut mis au nombre des saints (tar (antipape Pascal III, et sa fête se célèbre le 28 janvier. Il est le patron de l'université de Paris. L histoire de Charieaiagne a été écrite en latin par Cginhard, qui avait été son secrétaire : en français par Gaillard, 2 vol. in-8, 1785.
cjuklks it, dit le Chauve, ûls de Louis-le-Débon- i naire et de Judith de Bavière, né à Francfort-sur- 1
le-Mein en 822, devint roi de France en 840. H s'unit à Louls-le-Germanique pour combattre Lothaire, leur frère aîné, qui voulait les exclure du partage de l'empire , et tous deux remportèrent sur lui en 841 la bataille de Fontenay en Bourgogne, dont le résultat fut un partage égal de l'empire entre les trois frères. Charles eut la France. Il y réunit dans la suite plusieurs états, soit par conquête, soit par héritage, et se fit couronner empereur en 87S par le pape Jean VIII. Ce prince vit son désolé par les Normands, auxquels il donna de , ses sommes pour kes engager à se retirer. Il eut plusieurs guerres i soutenir (tour conserver l'Aquitaine, qu il possédait au préjudice de son neveu Pépin II. S'éUnt rendu en Italie pour
le pape les moyens de repousser les attaques des Sarrasins, il fut forcé de revenir en France par l'apparition de Carloman, roi de Bavière, sur les terres ue la Lombardie. Il fut à son retour saisi d'une Tiolente maladie, et mourut en 877 au village de Brios a., pied du mont Cénls. C'est de Charlea-le- Chauve que date la puissance féodale et l'affaiblissement de la race carlovingienne. Il a laissé des capilulairet qui ont été joints I ceuxdeCharlemague.
Charles, dit le Gtom ou le Gras, emp., régent de France sous Charles le Simple. V. crahlesiii, emp.
Charles m, dit le Simple, fils posthume de IxMiis-le-Bèguc, né en 879. Après la mort de Louis III et de Carloman, ses frères, auxquels il devait succéder, les seigneurs disposèrent de la couronne en faveur de l'empereur Charles-le-Gros. Celui-ci ayant été déposér n 887. Charlcs-le-Simple ne fut cependant point appelé au trône, et Fudes, comte de Paris, fut élu roi. Néanmoins Charles parvint àse faire sacrer en 893. et partagea quelque temps le Irène avec Eudes. A la mort de ce seigneur (698), il resta seul toi. Inrajiablede résister aux Normand-, il se vit -entrain t. par le traité de St-Cair-sur-Epte, de leur abandonner une partie de la Neustne (Norin indie) , et de donner sa fille à Rollon, leur chef, 911. l-es seign. sétanlrévoltés ,922-ï3), Ch. les combattu et tua Hubert, frère du roi Fudes, qui s était mis 4 leur tête ; mais il fut vaincu a son tour jar Hugues-le-Grand, fiii de Robert, et se sauva auprès d'Herbert, comte de Vermandois. Celui-ci le retint prisonnier au château de Péron ne. Charles III y mour.cn 929. Ii laissa un fils connu sous le nom de Louis-d Outremer. Sous ce régne, les grands vassaux se rendirent de plus ec plus indépendants du pouvoir roval.
Charles iv, dit le Bel, 8' fils de Philippe-le-Bel, monta sur le trône en 1322. après la murt de son frère Philippe-lc-Long. et ajouta au litre de roi dv France celui de roi de Navarre, comme héritier de Jeanne, reine de cet état. A son avènement, il trouva le trésor roval épuisé par les abus du règne précédent. 11 punit sévèrement et dépouilla l-s financier» lombards qui avaient commis toute* sortes d'exactions. Il ne traita pas avec moin» de rigueur les mauvais juges et les seigneurs qui s'emparaient du bien des particuliers. Charles l\ n'eut que des filles de ses différents mariages, et à sa mort (1328), sa couronne (tassa à une branche collatérale dans la personne de Philippe de Valois. Charles-le-Bel eut avec Edouard II, roi d'Angleterre, de sanglants démêlés au sujet de l'hommage que ce prince lui devait pour la Normandie. Il eut aussi à combattre quelques seigneurs de Gascogne qui, soutenus par les Anglais avaient fait des incursions sur le domaine d» la France « 1324). Cette guerre est dite la guerre des Bntariu, (tarée que les Gascons avaient pour chefs des bâtard» de la noblesse.
Charles v, dit le Saije, fils aîné du roi Jean, né en 1337, gouverna d'abord le royaume en qualité de regent pendant la captivité de son (tère. Il succéda à ee prince en 1364, et mourut en 1380. II fit la guerre avec succès à Edouard 111, roi d'Angi*-
CHAR
terre, «rai avait envahi la France ; pals à le-Cruel, roi de Castille, et força le roi de Navarre à renoncer à l'allianeed Edouard. Sa politiaueaage lui concilia l'amitié de la noblesse bretonne. Il eut pour généraux Olivier de Cliason, Bertrand Duguesclin et Boucieaul. Charte* V réunit à la couronne le Poitou, la Saintonge, le Rouergue, une portion du Limouâin, le comté de Ponthieu et la Guyenne ; mais le* Anglais possédaient encore à sa mort Bordeaux, Calais, Cherbourg, Bayonnc et plusieurs forteresses. B Axa la majorité des rois de France à 14 ans. supprima des impôts onéreux, et fonda la Bibliothèque rojale. 11 fit construire la Bastille. Charles, témoin des malhours causés par la captivité de son père, s'était fait une loi de ne point commander ses troupes en personne ; il dirigeait tout du fond de son cabinet. C'est lui qui créa les armées permanentes.
Charles vi, dit U Bien-Aimé, et il me tué, (1U de Charles V, né en 1368, reçut le Dauphiné en apanage, et succéda à son père en 1380, âgé de 12 ans; mais il ne régna par lui-même qu'à I âge de 20 ans. Sa minorité fut troublée par les querelles des ducs d'Anjou, de Bourgogne, de Berry et de Bourbon, ses oncles, qui se disputaient le pouvoir; la ville de Rouen se révolta ; dans Paris, des assassins connus sous le nom de Maillotou, assommaient les financieriavecdcs maillet* de fer. En 1182. Charles battit à Rostieeqw les Flamands révoltés. En 139?, il marcha contre le duc de Bretagne qui donnait asile à l'assaoàiu de Clisson; mais, en traversant la forêt du Mans par un soleil ardent, il perdit la raison. Pendant sa démence, ses oncle* reprirent la régence, et la guerre civile recommença. Le duc d'Orléans, frère du roi, avant été assassiné pat les ordres du duc de Bourgogne (1407), toute là France se parta-
Îea entre deux partis, les Armagnacs, partions u duc d'Orléans, et les Bourguignons, partisans du duc de Bourgogne: bientôt après, le duc de Bourgogne fut assassiné par représailles. Henri V, » roi d'Angleterre, proOtant de ces troubles, s'arma contre la France, remporta la célèbre victoire d'Axincourt (1415), et s'empara de la Normandie ;pUi& s alliant avec le jeune duc de Bourgogne, Pbiuppele-Bon, qui avait à venger le meurtre de son père, et avec là reine Isabelle elle-même , il se ût couronner roi de France (1421). Charles VI conserva néanmoins le litre de roi, et son 01s /Charles VII) gouverna en qualité de régent le peu d états qui lui restaient. Charles VI mourut en 1422.
CRARlks vu, dit le Victorieux, Ois de Charles VI, né en 1403, gouverna quelque temps pendant la démence de son père ; mais forcé de fuir Paris, où le parti du due de Bourgogne avait le dessus, il se retira à Bourges (d'où les Anglais le nommèrent par dérision Roi de Bourget). 11 prit le titre de régent , soumit plusieurs villes et établit un parlement. Lorsque le duc de Bourgogne eut été assassiné (1419 , Charles fut accusé de ce meurtre, et se vit déshérité (1420). A la mort de son père (1422). il ne» en Ût pas moins reconnaître roi, et résolut de chasser les Anglais; il parcourut les provinces méridionales, s'empara de plusieurs plares, obtint sur la Loire quelques sucrés contre les Anglais, et, avec le secours de la célèbre Jeanne d'Arc, U les força à lever le siège d'Orléans :i42t>); puis il alla se Taire couronner à Beims (1430). Ce prince enleva aux Anglais toutes leurs possessions en France, à l'exception de Calais. Paris se rendit de lui-même au roi en 1436. Les dernières années de Charles VII furent troublées par l'ambition de son 01s (Louis XI); frappe de la crainte d'être empoisonné par ce flls dénaturé, il se laissa mourir de faim (1461). Ce monarque gouverna avec habileté et économie; il assura la solde et la discipline de l'année, et fit établir (1438) la Pragmatique-Sanction, qui avait pour but de flxer privilège* de
H gliscdcFr
On lui
CHAR
: k belle Agnès Sorel posséda longtemps son amour.
en a Ki f s vin, dit r Affable, flls de Louis XI, né en 1470, monta sur le trône à l'âge de I3ans(1483;. La tutelle fut confiée à sa sœur , Anne de France, dame de Beaujeu , malgré l'opposition de Louis . duc d'Orléans. Il épousa en 1491 Anne, héritière <M Bretagne, et joignit ainsi cette importante province à U France. Jeune et ambitieux, il voulut conquérir le royaume de Naples, faisant valoir de* droiU que le* dernieranrinres de la maison d'Anjou avaient légués à sa famille. Il fit en effet cette conquête avec une étonnante rapidité, et se rendit maître do Naples cinq mois après son départ ( 1 495) ; mais il perdit ses nouveaux états plus vite encore qu'il ne les avait conquis. Le pape , le* Vénitiens, Sforce, duc de Milan, Ferdinand d'Aragon, Isabelle de Castille se liguèrent contre lui , et le forcèrent de sortir d Italie la même année. Attaqué à son retour près de Fornoue par 40,000 confédérés, Charles le* battit avec 9,000 hommes (1495), et réussit à rentrer dans ses étal*. U mourut en 1498. Comme il ne laissait pas d'enfants, le duc d'Orléans, son cousin, lui succéda sous le nom de Louis XII. M. Ph. de Séguraéerit V Histoire de Charles VIII, 2 vol. in-8, 1835.
Charles ix, 2* flls de Henri U et de Catherine de Médicis, né en 1550, succéda à son frère François II en 1560. La régence fut conflée à Catherine de Médicis, dont les intrigues troublèrent la France. Sous le règne de Charles IX, le royaume fut déchiré par les guerres des Catholique* et des Protestants : le colloque de Poissy, où Von tenta de concilier les deux partis (1561), n'ayant produit aucun résultat, les ProlestanU prirent les armes, ayant i leur tête le prince de Condé ; après quelques succès, ils furent battus à Dreux par le dur de Guise (1562), à Sl-Denis par le connétable de Montmorency (1567), à Jarnac et à Moncontour par le duc d Anjou, depuis Henri III (1569). Enfin, la paix fut signée à St-Germain (1570), et le mariage de la sueur du roi avec un jeune prince protestant, le ro> de Navarre, depuis Henri IV, semblait être le gage d'un» réconciliation durable, lorsque dans la unit de la St-Barthélemy (24 août 1572 ), et pendant les réjouissance mêmes du mariage, Charles IX, cédant aux instigations de sa mère , ordonna le massacre des Protestants sur tous les points de la France à 1s fois. Ce roi cruel encourageait lui-même les meurtriers ; on dit même qu'il lira sur ses sujets des fenêtres du Louvre. Charles IX mourut en 1 574 victime de ses débauche* et déchiré de remords. Ce prince cultivait les lettres : on a des vers de lui.
charlcs x. Ce nom fut donné par les Ligueurs au cardinal de Bourbon. Voy. Bourbon (cardinal de).
Charles x (Charles-Philippe), roi de France, né en 1757 à Versailles, mort en 1836. a ikr-riU^ en lllvrie , était le 4* fils du dauphin, fils de Louis XV, et était frèrede Louis XVI et de Louis XV1I1; il |»rta avant «on avènement le titre de comte d' Artois. Il épousa en 1773 Marie-Thérè ede Savoie, dont il eut deux fils, les ducs d'Angotilême et de Bcrry. H éui g ra des prem., en 178'.'. et parcourut les diverses cours de l Europe pour ciiercher des défenseurs à la cause royaliste. Avant été nommé j»ar Monsieur lieutenant-général du royaume après la mort de Louis XVII . il voulut opérer, avec le secours des Anglais, un débarquement à l lle-Dieu sur le» côtes de la Vendée (1795), mais il ne put y réussir. Eu 1813, il se rendit à Bàle pour tenter de nouveaux efforta, mais ce ne fut que l'année suivante qu'il parvint à i>éiiétrcr en Franche-Comté, à la suite des alliés. Il lit son entrée à Paris le 12 avril 1814, et au premier moment sut se concilier les esprits par l'aménité de ses manières. Après le 2* retour di Louis XMH (1815), il se Uni éloigné des affaire' et employa tout son temps soit à la citasse qui était
CHAR
CHAR
pour lai une ardente passion , Mit à la pratique de»
devoirs religieux; néanmoins il passait pour être le chef occulte du parti ultra-royaliste. La mort de Louis XV1U 1 appela au trône en 1824. Voici les faits marquants de son règne: maintien du ministère Vlllèle ; abolition de la censure (23 sept. 1824); traité avec St- Onmingue (17 avr. 182&) : loi du sacrilège (20 avril) ; vote d'un milliard d'indemnité pour les émigrés (27 avril) ; sacre du roi dans la cathédrale de Reims (29 mai 1826) ; licenciementde la garde nationale (29 avril 1827); rétablissement de la censure (24 juin); expédition en Grèce et victoire de^avarin ( 6 juillet ) ; création d'un ministère modéré , présidé par M. de Martignac (4 janvier 1828) : ce ministère ramena pour quelque temps les esprit-, déjà fort mal disposés ; création du ministère Polignac (8 août 1 829) : prise d'Alger (6 juillet 1830). Peu de jours après ce triomphe, le 25 juillet 1830, parurent des ordonnances qui dissolvaient les chambres, convoquaient les collèges électoraux en changeant le mode d'élection, et suspendaient la liberté de la presse. Ces ordonnances inconstitutionnelles excitèrent un soulèvement universel . et en trois jours Charles X fut renversé du trône (27, 28 et 29 juillet 1830). li abdiqua en faveur de son petit-fils, le duc de Bordeaux, mais cette abdication resta sans effet. Il se retira d'abord au château de Holy-Rood, en Ecosse , puis à celui de Hradschin près de Prague, et enfin àGœrilx où il mourut dans sa 80* année.
I* Prince» français et rois de Navarre.
CHARLES DE FRANCE, dit aussi CHARLES DE LORRAINE,
2' fils de Louis-d Outremer , et frère de Lolhaire, n'obtint, à la mort de son père, aucune part dans ses états,- il reçut en 977 de l'empereur Olhon II le duché de Basse-Lorraine (Brabanl), sur lequel il avait des droits par sa mère, et consentit à en faire hommage à l'empereur. Le trône de France étant venu à vaquer en 987 , par la mort de son neveu Louis-ie-Fainéant, Hugues-Capet le Qt exclure, sous le prétexte qu'il était vassal de l'Empire. Charles tenta vainement de faire valoir son droit par les armes; après avoir obtenu quelques avantages, il fut pris dans la ville de Laon en 991, et renfermé dans la tour d'Orléans, où il mourut en 993.
CHARLES DE FRANCE OU DE VALOIS, flls de PhilippC-
le-Hardi, né en 1270, eut en apanage les comtés de Valois, d'Alcnçon (1285). et devint en 1290 comte d'Anjou, du Haine et du Perche par son mariage avec Marguerite fille aînée de Charles II d'A njou , roi nominal de Siciie. Il avait été iuvesti en 1243 du titre de roi d'Aragon, auquel le pape Bonirace VIII ajouta celui de vicaire du saint-siège. Quelques succès qu'il obtint en Italie contre les ennemis du pape lui valurent le surnom de Défenseur de l'Eglise. Envoyé vers l'an 1323 par le roi de France, Charles-le-Bel, son neveu, pour enlever la Guyenne et la Flandre au roi d'Angleterre Edouard II , il contribua, par la prise de plusieurs villes, à accélérer la paix uni , peu de temps après, fut conclue entre le roi de France et la sœur de ce prince, Isabelle, reine d'Angleterre. Il mourut l'année suivante à Nogent, laissant de la I" de ses trois femmes (Marguerite de Sicile) un fils qui monta sur le trône de France sous le nom de Philippe VI, et commença la branche dite de Valois. On a dit de lui qu'il fut fils de roi, frère de roi, père de roi. jamais roi.
Charles d'anjoc , frère de Louis IX , et roi de Naples. Voy. ci-après la série des rois de Naples.
Charles d'Anjou, comte du Maine. 3» flls de Louis H d'Anjou, roi de Naples et de Sicile , était le beau-frère et le favori de Charles VU. 11 sut conserver son crédit jusqu'à la mort de ce prince, qu'il accompagna dans diverses expéditions de 1449 à 1452. Lors de l'avènement de Louis XI, Il parut s'attacher à ce monarque, qui le chargea de régler tel différend» avec le duc de Bretagne; mais sa
négociation n'aboutit qu'à envenimer la haine des deux partis. Après avoir tenu une conduite encore plus équivoque pendant la fameuse ligue dite du Bien-Public, soit en Normandie, où il négligea de contenir les Bretons, soit à la bataille de Montlbéry, où il abandonna le roi et prit la fuite, Charles, dont la lâcheté ou la perfidie paraissait devoir être punit du dernier supplice par Louis XI, ne subit que la disgrâce de ce monarque, intéressé à ménager le roi de Sicile René, son frère. Charles mourut en 1472.
Charles d'anjou, comte du Maine et duc de Calabre, (Ils du précédent, et dernier rejeton de la maison d'Anjou, fut Investi du duché de Provence par le testament de son oncle René, mort en 1480; mais il mourut peu après, 1481, par suite de la douleur que lui causa la perte de sa femme. Il avait hérité des prétentions de ses ancêtres sur le trône de Naples, et jiortait comme roi de Naples le titre de Charles IV. Il légua sa souverain lé de Provence a Louis XI et à ses successeurs ; la réunion de cette province à la France fut effectuée en 1 486 par CharlesVIl I .
Charles de ni. dis ou DE chatillon , flls de Marguerite, sœur de Philippe de Valois, épousa en 1337 Jeanne de Pcnthièvre, fille de Gui, et nièce de Jean III, duc de Bretagne. Les conditions du mariage furent que Charles de Blola prendrait le nom et les armes de Bretagne et qu'il succéderait au duc Jean III, qui n'avait point d'enfants. La plupart des seigneurs et des barons lui prêtèrent foi et hommage, comme à l'héritier présomptif de leur souverain ; mais Jean , comta de Montfort , frère du duc de Bretagne, prétendait hériter de ses états. A la mort du duc (1341), il s'alluma une guerre sanglante qui dura vingt-trois ans ; elle se termina en 1364 par It mort de Charles de Bloia qui fut tué à la bataille d'Auray. Pendant cette longue lutte, à laquelle la France et l'Angleterre prirent part, on vit paraître le grand caractère de la comtesse de Montfort, et briller plusieurs guerriers célèbres, Gautier de Mauni, Beau manoir, Duguesclin et Chandos.
CHARLES DE BOURBON, connéldtlle. Voy. BOURBON. CHARLES D'ORLÉANS , DE GUYENNE. F.ORLÉANS, etc.
CHARLES-LE-TÉMÉRAIRE. duc de Bourgogne, tlls de Philippe-le-Bon , né en 1433, porta d'abord le litre de comte de Charolais et se signala de bonne heure par son courage et par sa haine pour Louis XL Il entra dans la ligue du Bien-Public formée contre ce prince, et lui livra la bataille indécise de Mont- Ihéry {1465}. D'un caractère cruel, il punit avec une sévérité excessive les Liégeois et les Gantois qui s étaient révoltés. Ayant appris que Louis XI , qui négociait avec lui à* Péronne, excitait de nouveau les Liégeois à la révolte, Il força ce prince à l'accompagner contre eux et à l'aider à les soumettre (1 468). Tout son règne fut rempli par ace guerres avec le roi de France (dont il était le plus puissant vassal, et contre lequel il chercha à susciter l'emp. et le roi d'Angleterre), et par les efforts qu'il lit pour agrandir ses états aux dépens deses voisins, surtout de la Suisse et de la lorraine . Il fut battu par les Suisses en plusieurs rencontres, à Granson, puis à Morat, où son armée fut exterminée 11476), et trouva peu après la mnrt sous les murs de la vide de Nancy qu'il disputait au duc de Lorraine (1477). Avec lui s éteignit en France le règne de la féodalité. Il laissa une fille, Marie, qui hérita de ses états et en porta une partie dans la maison d'Autriche, par son mariage avec Maximilien, flls de l'empereur Frédéric III.
charles î (ou u en comptant pour le l#r Cnarles de Lorrain- ) duc de Lorraine, fut élevé à la cour de FraiM-esous Charles V, régna de 1391 à 1431, soutint les droits à l'empire de *on beau-père Robert contre WeocesUt: combattit dans "armée française à la journée d'Axincourt. et fut fait connétable en 1417.
charles u (ouiii),dit/tfGra«rf,ducd«Lorraiiie,(ils
duducFranç.l etdeCurisliue deDanemurk, niccede
CHAR
CHAR
Charlea-Quint, né à Nancy en 1543. n'avait que 3 ana lorsque «on père mourut. Sa mère Christine fut déclarée régente conjointement avec l'évoque de Verdun. Ce prince fut le bienfaiteur de «on peuple, et le 'législateur de son pays; il fonda l'université de Pont-a-Mousson et les vilie» de Clermunt en Argonne , Lunéville , Stenay ; il arrêta le plan de la ville de Nancy. Il avait épousé Claude, ûile du roi de France Henri II, et prétendit au trône en 1589.
chablis m (ou w), duc de Lorraine en 1624, se mit imprudemment en hostilité avec la France: fut dépouillé de ses états par Louis XIII (1631). 11 en recouvra une partie par les traités de Saint-Germain (1641) et des Pyrénées (K>59) ; mai* il en fut chassé de nouveau par Louis XIV pour avoir violé ces iraités, et mourut en 1675, après avoir remporté une victoire à Consarbruck sur le maréchal de Créqul. 11 n'avait pas d'enfants. Par un testament ligué en 1660. il avait Institué Louis XIV son héritier.
cbarles iv (ou v), neveudu précédent, succéda à «es droiU en 1675, malgré l'opposition de Louis XIY. Ne pouvant se mettre en possession de ses étals, il prit du service en Autriche. Il obtint l'amitié de l'empereur Léopold, nui lui donna la main de sa sœur, l'archiduchesse alarie-Eléonore. 11 fut un des meilleurs généraux de l'Empire, et gagna entre autres victoires celle de MohaU sur les Turcs (1687). il mourut en 1690.
Charles l", roi de Navarre. Voy. charl£s iv, roi de "
son armée et fut déposé solennellement & la dlè; «le Tribur près du Rhin en 887. 11 mourut l'année suivante à l'abbaye de Reichnau dans un abandon universel.
chari.es r?, empereur, né en 1316, mort en 1378, dis de Jean de Luxembourg, roi de Bohème, etpetittlls de l'empereur Henri VII , fut couronné roi de Bohème en 1346, et empereur l'année suivante, il publia la fameuse Bulle d'Cr (1356), qui jusqu'à noi inurs a été la loi fondamentale de l'empire germanique. Charles IV s'atlira de graves difflrulléi :>ar sa condescendance envers le pape et le clergé ; il «'efforça d'établir en faveur du saint-siége des imp6lf onéreux. Il affranchit le clergé de toute autorité temporelle. Ilf.Iesuniv.de Prague et de Vienne.
ciiarlks v, dit Charles-Quint , empereur d'Allcfït i-'ne, roi d'Espagne et des Deux-Siciles, né en 1500
a l'.and, fils aîné de Philippe, archid.d'Aulrirhe, et «le inné, héritière de Castillc et fille de Ferdinand et l'Isabelle. Déclaré roi d'Espagne en 1516, du vivant le sa mère, il fut élu empereur trois ans après, et succéda a l'emoereur Maximiiien, son aïeul ; il avait BU i»ur compétiteur François 1, roi de France. Ces deux rivaux se firent longtemps la guerre. Apre* différents succès, Charles V remporta, et François I, fait prisonnier à la bataille de Parle (l5?5;, fui rOO duit en Espagne et contraint de signer à MadH I <■• i nié désastreux; mais il ne lui pas exécuté: delà Mnc nouvelle guerre (1526), que signalèrent la prise de Rome par Bourbon (1527), etTapéditionde LaucuaRLRs il, dit le Mauvais, ne en 1332, était ar-ltrec dans le roy. de Naples (1528). La paix de Cam
ih
rié.re-petit-filsdc Philippe Ill,etdcviut roi deNavarr* en 1349. Ayant des droits sur la couronue de Francel
en cas d'extinction do la branche de Valois, il iu | obligé dé se retirer, et conclut à Nice une trêve de 10
ay mit fin a celte guerre. En 15JG. Ch. -Quint rcntuciiça la guerre et vint assiéger Marseille, il fu
cessa de fomenter des troubles en France, dans 1 poir d'arriver au trône. H s'allia dans ce but avec le roi d'Angleterre, éleva des prétentions sur plusieurs provinces, souleva Paris contre le dauphin (Charles V), tenta même de l'empoisonner, et ne resta tranquille que quand il vit ce prince solidement établi sur le trône. Il se tourna alors vers l'Espagne, et eut de longs démêlés avec Pierre-la- Cruel et Henri de Translamare, qui se disputaient la Caatille. Trahissant tous les partis à la fois , il se fit tant d'ennemis qu'il fut forcé pour se tirer d'affaire d'abandonner une portion de ses étals (1379). Instruit enfin par l'adversité, il passa ses dernières années en paix, ne s'occupant que de l'administration de son royaume. Il mourut en 1387. H avait épousé une fille du roi Jean.
Charles ut. dit te Noble, fils du précédent, lui succéda en 1387, et s'appliqua à vivre en paix avec ses voisins. Il renonça aux prétentions de son père sur plusieurs provinces de France (1404), et reçut en dédommagement des sommes considérables. Il mourut en 1425, après un règne long et paisible.
Charles de navarre, prince de Viane et infant de Navarre. Voy. carlos (don).
4» Empereurs d'Allemagne.
CHARLES I et CHARLES 11. Voy. CHARLEHAGNF. et
charles-le-chauve, à la série des rois de France.
Charles m , dit le Gros ou te Gras, fils de Loiils- !e-Cermanique, et petit-fils de Louls-le-Délionnaire, né en 832, roi d'Alémanie en 876, d'Italie en 87», empereur en «81, réunit en 8S2 tout le patrimoine de son père par suite de la moi l de si* deux frères, Carloman , roi de Bavière, et Louis, roi de Saxe. Des bandes normandes étant venues ravager la Lorraine, il les éloigni. »n achetant la paix au lieu de les combattre. Nommé régent de la France (884) pendant la minorité de Charlea-le-Simple. et lorsque les Normands envahissaient la Neustric, il traita encore avec ces barbares au lieu de les combattre, et ne les éloigna qu'en leur payant une somme de 700 liv. d argent. Il s'atlira par cette lArtie conduite le mépris universel , se vit abandonné oar
ans. En 1539, il obtint de François 1 la permission de passer par Paris pour aller réprimer la révolts des Gantois, cl y fut reçu avec magnificence. 11 n'en déclara pas moins trois ans après la guerre à la France ; mais son armée fut défaite à Cérisoles, ce amena la paix de Crcspy (1514). Charles fit tom »es effort» pour s'opposer i la réforme , et défit à Muhlnerg les Protestants confédérés '1547): il fut contraint néanmoins de signer en 1552 la paix de Passaw qui assurait aux Reformés la liberté de conscience. Il tourna de nouveau ses armes contre la France, mais il assiégea inutilement Metz, que défendait le duc de Guise (1552). Charles-Quinl fit aussi plusieurs expéditions contre l'Afrique ; il défit Barberousse en 1535, mais H échoua contre Alger( 1541). Al* faibli par la vieillesse elles maladies, aigri par les revers, cet empereur abdiqua le souverain pouvoir et <-édn l'empire à Ferdinand son frère en 1556. Déjà dep.plusieurt moisil avait placé la couronne <l !.*(.... •jiu mu In tel» .!.• Plii!ir>i>" ,on fi»*. Il *e retira dans lemonastère de YustaouSt-Justcn Estramadureety u>ourutenl558.0n a dit à tort qu'il regretta le pouvoir Uont il sèLul demis. Ce prince elait (tU caractère le plus dissimulé. On a plusieurs fois écril la vie de Cluvrle» V; l'ouvrage le plus connu est l' Histoire de Charles F de Robertson, traduite en français |*r Suard.l.ani>pub.»eâLf«r.,Leips., »8t5 (en franc \ en a a les vi, 2»fl»s de l'empereur Léo|K)ld. né en 168a, se Ut d'abord couronner roi d'Espagne & Y ienne en 1 703. après la mort de Charles 11 , e« se rendit dans ce rovaume en 1706 : il trouva un concurrent dans Philippe V, pelit-llls de Louis XIV, ce qui donna lieu à la guerre de la succession : mais il ne put réussir à se mettre en possession de la couronne. A la mort de son frère, l'empereur Joseph 1 (1711), il fut nommé empereur d'Allemagne. Par le traité de Rastadl (17 14), il renonça à ses prétention» sur l'Espagne et obtiut la cession de Naple», de» duchés de Milan et de Manloue, de la Sardaignecl des Pays-Bas. Sou» son règne, les trou»*» impériales, conduite» parle prince Eugène, remarièrent sur . » Turcs le» victoiresde Peterwaradin (1716) et de Bc-
CHAR
CHAR
grade (171*), et les foirèrent à signer la paix de Passa" witi (1718). Charles VI «ut ensuite à soutenir une nouvelle guerre contre le roi d'Espagne Philippe V, et entra dans la quadruple alliance formée contre ce prince par la Grande-Bretagne, la France, l'empereur et les Etats de Hollande (l? 18); mais ces différends furent arrangés par le traité de Vienne en I7JS. La guerre se ralluma encore en 1733 à l'occasion de l'élection du roi de Pologne, Frédéric-Auguste, que l'empereur Charles VI avait favorisée, lundis que la France soutenait Stanislas: cette guerre fui terminée en 17 35 par un traité qui donnait la lorraine a Stanislas en dédommagement de sa couronne. Après cette guerre, Charles > 1, attaqué par les Turcs, leur abandonna en 1739 la Valachie, la Servie, les villes de Belgrade et de Zabach. Il mourut en 1740. Il avait pourfllîe ainée Marie-Thérèse : il voulut assurer le trône àcetle princesse par la Pragmatique-Sanction qu'il avait publiée dès 1713, et qu'il avait fait sanctionner par les états d'Autriche et par plusieurs puissances ; malgré ces précautions, sa succession fut vivement disputés. Charles avait réerné sur Naples de 1707 à 17.15.
Charles vu (Charles-Albert), flls de Maximilicn- Emmanucl, électeur de Bavière, né en 1697, épousa m 1722 une fllle de l'empereur Joseph I, et succéda en 1726 à son père dans l'électoral de Bavière. Après la mort de l'empereur Charles VI (1740), il refusa de reconnaître Mane-Thérèee, fllle de Charles VI, pour héritière des états d'Autriche , et prétendit avoir droit à la couronne en vertu d'un testament de Ferdinand I. Il fut soutenu par la France, et les troupes de Louis XV le firent couronner duc d Autriche à Llnti, roi de Bohême & Prague, et enfin empereur à Francfort en 1742. Mais la fortune ne tarda pas à l'abandonner, et il perdit en peu de temps toutes ses conquêtes. Cependant en 1744, le roi de Prusse ayant fait une diversion dans la Bohème , Ourles en profita pour recouvrer ses états héréditaires, et rentra enûn dans Munich. Il y mourut en 1745. Il eut pour successeur à l'électoral son fils Maximilien-Joseph, st à l'empire François I , époux de Marie-Thérèse. S* Roit <f Angleterre.
charlks t. roi d'Angleterre fils de Jacques I , monta sur le trône en 1625. âgé de 25 ans. 11 se laissa gouverner par Buckingham, qui avait été aussi le favori de son père; tenta contre l'Espagne et la France des expéditions qui eurent l'issue la plus malheureuse; renvoya successivement quatre parlements qui lui refusaient des subsides ou qui lui adressaient de justes réclamations, entre autres la célèbre pétition des droiu (1628), et prétendit gouverner seul et tans contrôle. Après avoir mécontenté ses peuples par la violation de leurs privilège» , il les irrita encore en voulant imposer dans tout le royaume une nouvelle liturgie établis par 1 archevêque Laud. Les Presbytériens se soulevèrent alors et rédigèrent le fameux Covenant, acte par lequel ils s'engageaient à défendre leur religion jusqu'à la mort (1638). Charles, ne pouvant les réduire , se vit forcé de convoquer un nouveau parlement (1640); mais cette assemblée, connue sous le nom de lung-parlcment, loin de lui prêter son secours, s'érigea en juge du roi , et leva une armée à la tète de laquelle elle mit Essex et Cromwell. Les troupes royale* furent battues en plusieurs rencontres, notamment à Nascby (1645), et Charles 1, qui s'était réfugié en Ecosse, fut livré aux révoltés par les Ecossais H 647); traduit devant le parlement, il fut condamné à mort comme tyran, et exécuté (1649) : il subit le supplice avec dignité. G* prince avait épousé Henriette de France, sœur de Louis XIII. il eut pour fils Charles 11 et Jacques II.
Charles u, roi d Angleterre, fils de Charles I, né sa ; 30, était réfugié en Hollande quand son père ut n>is à mort (1649'. Il prit aussitôt le litre de i uit en Ecosse où 1 trouva des partisans et se fit
couronner à Scone (1651) ; mais ayant été battu par
Cromwell à Won-ester, il fut obligé de se retirer sur le continent. 11 ne put mouler sur le trône qu'en 1660, deux ans après la m. du Protecteur; il le dut au dévooemenldu général Monk. Profitant peu de l'exemple de son père, il cassa comme lui plusieurs parlementa, voulut gouverner seul et s'entoura de ministres corrompus [Voy. cabal). Avide de plaisirs, il employa toutes sortes de moyens pour se procurer de l'argent, vendit à Louis XIV Dunkerque, et i
tlant longtemps une pension de ce monarqu mécontentement excité paras conduite donna satire à plusieurs conspirations , qui devinrent à leur tour l'occasion d'exécutions sanglantes : on cite dans le nombre celles de lord Bussel et d'Algernon Sidney. Il mourut en 1685. La peste (1665) et rincendie de Londres (16661 ajoutèrent encore aux malheurs de cette époque. C est aussi sous Charles II que se formèrent les partis des whigs et des tories fl 680). On lui doit la fondation de U Société royale de Londres (1660). Ce règne est remarquable par les progrès de la littérature, mais plus encore par la dissolution des mœurs qui s'étendit de la cour dans toutes les classes de la société. Charles ne laissa pas d'enfants et eut pour successeur son frère Jacques IL charles-édocard STCART, dit le Prétendant. Voy