‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 248 sur 567 · STUART · texte numérisé non relu

STUART

6° Roit de Suide.

La Suède compte treiie rois du nom de Charles ; les règnes des six premiers n'offrent aucun fait historique, et leur exis'ence elle-même n'étant point authentique, nous les passerons sous silence.

Charles tu. flls de Swerker I, succéda à son père comme roi de Gothic en 1151, et devint roi de Inule la Suède en 1 161. Il déclara la gurrre SUX habitants de l'Ingrie et de l'Esthonie pour les contraindre à embrasser le christianisme. 11 fonda beaucoup d'églises et de monastères qu'il dota richement. Cependant le pouvoir du clergé ayant pris des accroissements considérables , Il allait y mettre un terme, lorsqu'il fut assassiné en 1168 par Canut Ericson. Christine, sa femme, s'enfuit en Danemark avec Swerker son fils qui régna par la suite.

Charles vin, roi de Suède, flls* de Canut Bonde, ce qui le fait souvent désigner sous le nom de Conuuon, descendait du roi Eric IX, dit le Saint. L'union des royaumes de Danemark, de Suède et de Norvège, proclamée à Calmar en 1397 par Marguerite de Waldemar, n'ayant été pour la Suède qu'une source de. calamités, fut rompue en 1448, à la mort de Christophe-le-Bavarois , et Charles Canutson fut élu roi de Suède. La Norwége le reconnut en cette qualité l'année suivante ; mais ce royaume ne tarda pas à lui être enlevé par Christian I d'Oldenbourg ; ce prince le força même quelque temps après d'abandonner le trône de Suède (1457}. Charles le reprit bientôt pour le perdre de nouveau. Bemis une troisième fots en possession de sa couronne (1467), Charles VIII la conserva jusqu'à sa mort, en 1470.

Charles ix, roi de Suède. 4» filsde Gustave Wasa, né en 1 550, porta d'abord le titre de duc de Sudermanie. A la mort de son frère ainé, Jean III (1592), il profita de l'absence de l'héritier légitime. Sigi*mond, son neveu, qui avait été élu roi de Pologne, pour se faire décerner l'administration de l'état , et bientôt après, il se fit proclamer roi ( 1604). Il avait fait décréter en 1595 que le luthéranisme serait la seule religion tolérée en Suède, il eut 4 combattre le» Busses, et les vainquit ; mais U éprouva des revers dan* les guerres qu'il 01 aux Polonais el aux Danois. Il fonda Gothenbourg en 1601 et mourut en 1611. Il outpoui successeur son (ils, lecél. Gustave-Adolphe.

CHAULES X OU CHARLES-GUSTAVE, roi de Suède, né en 1622, flls de Jean-Casimir, prince palatin du Bhin, et de Catherine, fllle de Charles IX, monta sur le trône en 1654, après l'abdication de Christine

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sa routine. Il tourna d'abord tes armes contre Jet Polonais (1656), gagna la célèbre bataille de Varsovie qui dura trois jours (1666) , et s'empara de toute la Pologne en moins de trois mois. Ce prince, ayant à combattre k ta fois (1657) le roi de Pologne, soutenu par 1 Autriche, et celui de Danemark, conduisit son armée sur les glaces des Belts, traversa à

ged la mer d'île en lie, et arriva ainsi dans l'tle de teland. La terreur se répandit aussi tôt dans Copenhague, et Charles, par le traité de Rothschild, se lit céder La Scaoie et plusieurs autres provinces qui sont restées<lcpuis.ila&uède(1658).I>rétcxtant(iuele traité n'avait pas été exécuté, Cliarles, qui ambitionnait l'empire du Nord, rcparutbienlOtdevantCopeuliaRue et livra l'assaut: mais il fut rc|>oussé, eteouvertit le siéjre en blocus. Il préparait une nouvelle attaque lorsqu'il mourut subitement, en 1660, à Gotbenbourg.

Charles xi, roi de Suède, 01s de Charles X (Gustave), fut reconnu roi en 1660, n'ayant que cinq ans. Le traité d'Oliva, conclu en 1660 par le conseil de régence, termina la guerre entreprise par Charles X, et assura à la Suède une extension considé- *able de territoire. Charles commença à gouverner par lui-même en 1672; il battit en plusieurs rencontres Christian V, roi de Danemark, qui lui avait déclaré la guerre, et le força à lui accorder une paix avantageuse (1679). Charlea, déclaré souverain absolu par les états assemblés (1680), ne s'occupa plus quedu soin d'améliorer l'administration intérieure de son royaume. Il mourut en 1697. Ce monarque laissa k son ûls un royaume florissant, une armée et une flotte respectables, et un trésor tel que n'en avait Jamais possédé aucun souverain du Nord. Il encouragea le commerce, et protégea les sciences, les lettres et les arts.

Charles xn, roi de Suède, flls de Charles XI, né en 1682, monta sur le trône en 161)7, n'ayant que quinze ans. Frédéric IV, roi de Danemark, Auguste 11, roi de Pologne, Pierre I, exar de Moscovie, se coalisèrent contre ce jeune prince. Charles tourna d'abord ses armes contre le Danemark, alla mettre le siège devant Copenhague, et força Frédéric k signer la paix k Travendahl (août 1700). H marcha aussitôt contre les Russes qui, au nombre de 60,000 hommes, assiégeaient Narwa, et les battit complètement avee 9,000 Suédois (novembre 1700). Après cette bataille, Charles court attaquer Auguste, roi de Pologne, remporte une victoire signalée sur les bords de la Duna (1701), se rend maître de toute la Pologne, détrône Auguste, k la place duquel II met Stanislas Lecxlnsky, poursuit son ennemi jusque dans ses états de Saie, et le force k signer le traité d" Ali-Han<u.lt (1707), par lequel (1 renonçait k la couronne de Pologne. De la Saxe, Charles XII. à la tête d'une armée de 43,000 hommes, se dirige sur Moscou. Mais éprouvant enfin l'inconstance de ta fortune, il fut battu par le exar k Pultawa (1709), et se vit réduit k chercher un asile chex les Turcs. Il se retira k Bender où il séjourna plusieurs années. Pendant son absence, Auguste remonta sur le trône de Pologne, Pierre entra en Livonie, et Frédéric, roi de Danemark, envahit la Scanie. Cependant Charles, en quelque sorte prisonnier des Turcs, s'efforçait, mais en vain, d'exciter la Porte ottomane contre le exar. On voulut le forcer k partir ; il se retrancha dans sa maison, s'y défendit (1713) avee quelques domestiques contre an corps d'armée , et ne se rendit que quand la maison fut en feu. Il partit enfin, et, prenant le costume d'un simple officier allemand, il traversa k cheval les éuts de 1 empereur, et arriva après selse jours et selie nuits de marche k Stralsund (1714). Assiégé dans cette ville par une armée combinée de Danois, de Saxons, de Prussiens et de Russes, il y fit des prodiges de valeur ; mais la place ne pouvant plus tenir, il se sauva à Lundvu eu Scanie. Aidé des conseils du

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baron de Gœrti, il était parvenu k rétablir ses affaires : la Norvège était déjà en partie occupée, el la prise de la forteresse de Frédertcshaldaluit le rendre maître du reste du pays, lorsqu'il fut tué devant cette place (1718). On croit que la balle qui le frappa partit d'une main suédoise. La fermeté, la valeur, l'amour de la justice, dominaient dans le caractère de ce prince : mais il outra ces belles qualités et les' rendit souvent funestes k lui-même et k ses peuples. A sa mort, son pays disparut du nom lire des grandes puissances. Le docteur Norberg a écrit l'histoire de Charles XII en suédois; son ouvrage volumineux a été traduit en français par Warmholtz. L'Hiiioire de Charles XJI par VolUire est celle qui offre le plus d'intérêt; mais elle n'est point complète: Il s'y trouve aussi des erreurs de noms ou de dates et des inexactitudes géographiques.

chahlks xiii, roi de Suède, né en 1758, 2« flls d' Adolphe-Frédéric. Il avait été nommé régent après l' assassinai de Gustave III son frère (1792) ; mais, k la majorité de GusUve IV, 11 s'était retiré dans ses domaines et vivait en simple particulier, lorsqu'on 1809, par suite de la révolution qui renversa le nouveau roi, il fut placé lui-même sur le trône. A son avènement, il fit la paix avec la France, la Russie el le Danemark ; cependant, quelques années après, il eut k soutenir une guerre avec le Danemark au sujet de la Norwége : il conquit celte province et l'annexa définitivement k ses éuts (1814). N'ayant pas d'enfants, il avait adopté pour son successeur au trône le prince de Holstein-Augustenbourg; mais ce jeune prince étant mort (1810), le général français Bernadotle ( dep. Charles XIV) fut choisi pour le remplacer. Charlea XIII mourut en 1818.

7« Roit d'Espagne.

charles i, roi d'Espagne. Yoy. Charles t, k la série des empereurs d Allemagne.

Charles il , roi d'Espagne et de Naples, fils de Philippe IV, né en 1661, fut proclamé roi en 1666, sous la tutelle de sa mère Anne d'Autriche, la destinée de ce prince faible fut d'être sans cesse gouverné : il le fut d'abord par sa mère, puis par don Juan d'Autriche , son frère naturel ; par sa femme, Louise d'Orléans, et enfin par ses ministres Ayant eu l'imprudence d'entrer dans la coalition contre Louis XIV, il se vit enlever la Franche-Comté et plusieurs provinces des Pavs-Bas (1678). N avant pas d'enfants, quoiqu'il eût été marié deui fois, il fit en 1700 un testament par lequel ildéclasait héritier de toute la monarchie espagnole Philippe de France, due d'Anjou, et petit-fils de Louis XIV : on sait quelle guerre excita ce testament (Voy. succession). Ilm.lel«'nov.l700.En lui finit la branche aînée de la maison d'Autriche, qui régnait en Espagne depuis deux siècles. Sous ce règne, l'Espagne, plongée dans un désordre extrême, perdit |e reste de considé ration dont elle jouissait en Europe.

Charles m, roi d'Espagne, flls de Philippe V et d'Elisabeth Karnèse, né en 17 16, porta le nom de don Carlor jusqu'k son avènement au trône d'Eapagne (1759). Il régna d'abord sur Parme , dont il hérita par sa mère en 1731 ; et quelques années après, son père lui céda ses droits sur le royaume des Deux-Sieiles. Il sut en peu de temps se mettre en possession de cette nouvelle couronne, battit i Bitonto les Impériaux qui la lui dispuUient, et fut reconnu par la France en 1736, sous le nom de Charles IV. Il gouvernait ses états d Italie a» er sagesse depuis 28 années, lorsqu'en 1769 il devint roi d'Espagne par la mort de son Trère Ferdinand VI ; il laissa les Deui-Siriles k son 3* flls, Ferdinand, el monta sur le trône d'Espagne sous le nom de Charles III. Il eonelut avee Louis XV le Pacte de/amtU* (1761), qui assurait les droits de la maison de Bourbon, et se joignit k la France dans les deux guerres

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qu'elle eut à soutenir contre l'Angleterre en 1762 et 1778 : Il n'éprouva que des revers dans la première de ces deux guerres, mais il répara en partie ses pertes dans la deuxième. 11 tenta ensuite de punir ( insolence des pirates d'Alger; mais il ne réus»it pas dans celte expédition. Il mourut en 1788. Ce prince s'occupa surtout d'améliorer l'Haï de l'Espagne. On lui doit des canaux, des grands chemins, l'hôtel des douanes et celui des postes à Madrid , le cabinet d'histoire naturelle, le jardin botanique, les académies de peinture et de dessin, etc. Il voulut aussi réformer le cuslume des Esttagnols ; ce projet causa un terrible soulèvement à Madrid (1765).

Charles iv, roi d'Espagne, Ois de Charles III, lui succéda en 1788. Prince faible et incapable, il fut sans cesse dominé par la reine Marie-lx>uise ainsi que par la favori de cette princesse, Manuel Godoy, prince de la Paix, et fut à la merci de tous les événements. En 1793, il déclara la guerre à la France après l'exécution de Louis XVI; mais II se vit bientôt obligé de faire la paix et même de conclure avec la France un traite d'alliance offensive et défensive (Bàle, 1795). En conséquence de ce traité, il fut forcé de faire la guerre au Portugal et à l'Angleterre ; celte dernière puissance lui fit éprouver un terrible échec à Trafalgar (1805) et lui enleva ses piu» belles colonies. Il devint ensuite le jouet de Najioléon. Accablé du joug que lui imposait l'empereur et qu'il tenta inutilement de secouer, il voulut se retirer en Amérique; mais la révolte d'Aranjuet, excitée par son fils Ferdinand (18 mars 1808) , l'empêcha d'exécuter ce projet ,et il se vit contraint d'abdiquer eu faveur de ce lils. Napoléon le força à rétracter cette abdication et à en faire une nouvelle en sa faveur (5 mai 1808). Charles IV fut envoyé iCompièirne, puis a Marseille. Il mourut a Rome en 1819.

Charles, fils de Philippe II. Voy. carlos (don). 8» Rois de Naplet et des Deux-Sxciles.

CHARLES l, comte d'Anjou et roi de Naples, était Dis de Louis VIII et frère de saint Louis. Il suivit son frère en Egypte et l'ut fait prisonnier comme lui ap. la bat. de Mausuurah (1 2ôd). Rendu à la liberté, il vint gouverner la Provence dont il avait hérité par sa femme. En 1264, le pape Urbain IV l'appela a combattre Mainfroi, roi de Naples et de Sicile, qui avait encouru la disgrâce du saint-siège, et lui donna la couronne de ce prince. Il réussit en effet à s'emparer du royaume de Naples en battant Mainfroi (1266) et son neveu Conradin (1268) ; mais il souilla M victoire par sa cruauté. 11 rendit son gouvernement tellement odieux aux Siciliens, que ceux-ci,

E aidés par Jean de Procida, conspirèrent contre lui. an 1282. tous les Français qui se trouvaient dan* Païenne furent massacrés lelundidePâqoes, à l'heure de^ vêpres, ce qui a fait nommer ce massacre f 'fprea siciliennes. Charles perdit la Sicile par suite de cet événement, mais il resta maître du royaume de Naples. A partir de cette époque, il n'éprouva que des revers. Il mourut en 1285.

Charles il d'anjou, dit te Boiteux, fils du précéd. Lorsque son père mourut, il était en captivité, ayant été fait prisonnier en 1284 dans un combat qu'il avait livré imprudemment aux Siciliens. Il ne recouvra la liberté qu'en 1289 el se fit couronner roi de Naples. Il s'efforça inutilement de reconquérir la Sicile que son père avait perdue ; mais il gouverna ses peuples avec plus de douceur et de sagesse que ton prédécesseur. Il mourut en 1309, laissant le trône à son 01s Robert. Un autre de ses flls, Charles- Martel, députa a André 111 le trône de Hongrie, 12.HJ.

CHARLES III , DE DORAS OU DURAZZU, arhérc-pclit-

flls du précédent, fut appelé en 1381 au trône de Naples par le pape Urbain VI, mécontent de la reine Jeanne. II se mit en possession de la couronne sans coup férir et fil étouffer Jeanne; mais il eut ensuite à combattre Louis 1 duc d'Anjou, a qui

cette princesse avait cédé ses droits. Il eut aussi des démêlés avec le pape qui , l'ayant placé sur le trône, prétendait le dominer. En 1385, il fut appelé au trône de Hongrie dont il était le seul héritier mile : mais au moment où il croyait avoir triomphé de tous les obstacles, il fut assassiné par ordre de la reine de Hongrie, qui avait feint de renoncer à ses droits (1386). Son fils Ladislas lui succéda sur le trône de Naples.

Charles iv , comte du Maine, prétendant Foy. Charles d'anjou (parmi les princes français).

Charles iv, roi de Naples, le même que Charles l (Espagne) et Charles v (Allemagne).

Charles v, roi de Naples. Voy. Charles ii (Espagne). Charles vi, roi de Naples. Voy. Charles vi (Allemagne).

charles vu, dit don Carlos. Voy. Charles ui (Espagne).

ch a rles-h A rtel , roi de Hongrie, 2* flls de Charles II, roi de Naples, et de Marie, reine de Honpie. fut reconnu roi en 1290, à lu mort de ladislas IV ; mais il ne prit jamais possession de son trône et mourut à Naples en 1295, âgé de 23 ans. Il laissa un fils, Charobert, qui régna après lui sur les Hongrois.

9° D» et de Savoie, rois de Sardaigne , etc. Charles l, duc de Savoie, succéda en 1482 à Philibert I, son frère, n'étant âgé que de 14 ans: il mourut à 21 ans, sans avoir rien fait de remarquable. On lui donna cependant le surnom de Guerrier. Ce prince avait été élevé à la cour de Louis XI, qui voulut être son parrain.

Charles il, flls du précéd., n'avait que neuf mois quand il perdit son père; il mourut à huit ans.

CHARLES m, dit le Bon, duc de Savoie, succéda à Philibert II, son frère, en 1504. Son règne fut long et malheureux. Ce prince versatile, flottant sans cesse entre François I, son neveu, et Charles- Quint, son beau-frère, fut maltraité par tous les deux. Il mourut de chagrin à Verceil en 1553.

Charles-Emmanuel i, duc de Savoie, dit le Grand. gouverna de 1580 à 1630. Profitant des troubles de la France, il s'empara du marquisat de Saluées, et se fit nommer par les Ligueurs comte de Provence en 1590. Henri IV se vengea de lui en lui enlevant la Savoie et une partie du Piémont. D'une ambition sans bornes, il eut des prétentions sur le trône impérial après la mort de l'empereur Mathias. puis sur le royaume de Chypre et sur la principauté de Macédoine. 11 mourut de chagrin parce qu'il ne pouvait accomplir ses projets.

charles-emmanuel il, duc de Savoie , flls de Vielor-Amédée , né en 1634 , succéda à son frère François-Hyacinthe, en 1638, sous la tutelle de sa mère, Christine de France, fllle de Henri-le-Crand. Il ne prit le gouvernement de ses états qu'en 16 1 S et régna jusqu'en 1675. Il se montra reconnaissant envers les Français qui l'avaient protégé pendant sa minorité. 11 fit fleurir le commerce el les arts.

Charles— Emmanuel m, second roi de Sardaigne de la maison de Savoie, flls du roi Victor-Amédée II, naquit en 1701, et monta sur le trône en 1730, après l'abdication de son père. Il s'unit en 1733 à la France et à l'Espagne qui avaient projeté d'affaiblir la maison d'Autriche ; à la tète des troupes confédérées, il fit la conquête du Milanais, vainquit les Impériaux à Cuastalla, tt obtint eu récompense le Novarais et quelques fiefs de l'Empire. La promesse d'une augmentation de territoire l'ayant déterminé en 1742 à prendre parti pour la reine de Hongrie contre la rrance et l'Espagne, il s'empara de Modène, puis de la Mirandole. et déploya de grand* talents militaires: mais il perdit 5,000 hommes à Coni (1744). Il signa en 1740, à Turin, la paix avec la France, et, depuis, il consacra tous ses soins a soulager ses peuples 11 mourut en 17:3.

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ch a rles-em M a nttkl i v . quatrième roi deSardaigne. AU du roi Victor-Amédée III, succéda en 1796 à «on père, auquel la France Tenait d'enlever la pius

S ronde partie de ses états. Associé aux infortunes e la famille des Bourbons, à laquelle il était allié, Charles-Emmanuel 1Y 01 d'infructueux efforts pour comprimer dans son royaume les ferments de révolutlon. Il fut forcé de céder à (a république française ses états continentaux , et se retira en Sardaigne (1798). Il abdiqua en 1802 en faveur de son frère Victor-Emmanuel, et alla vivre, à Home où il mourut en 1819 , sous l'habit de jésuite.

Chari es-felix , devint toi de Sar.laitfne en 1821 par labdic. forcée de son frère Victor-Emmanuel, réprima les rebelles, régularisa l'administration et donna un code militaire. Il m. en 183 1 , sans enfants, laissant la couronne au (LiudeCarignan (Oh.-Albert).

ourles î— m de Gonzaçue-Nevers, derniers durs de Mantouc, réunirent sans gloire de 1627 à 1708. CHARLES, landgraves de Hesse-Cassei. Voy. HESSE. charles-louis, comte palatin du Rhin, né en 1617, fils de Frédéric V, comte palatin, rentra, après le traité de Westphalie (1648), en possession du Bas-Palatinat, qu'avait perdu son père {Voy. fkéd£ric \ ;, et obtint, en dédommagement du re*lc de ses états héréditaires, l'investitured'un huitième électoral qui fut créé en sa faveur. En 167.", il entra dans la ligue formée contre la France. L'année suivante, Turenne ayant châtié, par l'incendie de trente bourgs du Palatinat, les excès auxquels les habitants de ce pays l'étaient livrés envers les Français, l'électeur lui fil porter, dit-on, un défi en combat singulier. Il mourut en 1680. — Charles, son fils et son successeur, mort en 1685, fut

Charles-Théodore, prince de Sulxbach, électeur palatin, né en 1721, fut investi des duchés de Julien et de Bergen 1742, et prit parti pour la Bavière dans la guerre de la succession d'Autriche. Au rétablissement de la paix en 1748, il ne s'occupa que du bien-être de ses sujela. Il fonda en 1757 à Manheim une académie de dessin et de sculpture, puis en 1763 une académie des sciences et un cabinet d'antiquités. Appelé comme chef de la branche cadette de la maison palatine à la souveraineté des états de l'électeur de Bavière Maximilien-Joseph , qui était mort sans enfants, il fut proclamé duc de Bavière à Munich, en 1777. Il céda une partie de la Bavière à l'Autriche par le traité de Teschen (1779), et mit fin par là à une guerre dont celte succession avait été le prétexte entre le roi de Prusse et la maison d'Autriche. 11 mourut sans postérité en 1799, et ses états échurent à la maison de Deux-Ponts.

Charles (J. -Al ex. -César), physicien, né à Nancy en 1746, mort à Paris en 1823, s'est fait un nom Par l'habileté avec laquelle 11 Taisait les expériences. U s'occupa surtout de l'électricité : il perfectionna l'aérostat en y appliquant le gas hydro-

Îène, et fil avec succès une ascension des plus hardies. I dev. membre de l'Arad. des Sciences (1785) , et professeur au Conservatoire des arts et métiers. chahles-quint. Voy. Charles v, empereur.

CHARLESTOYVN ou CHARLESTON, ville des Etats-Unis (Caroline méridionale ), à 13 kil. de la mer; 78» 19' long. 0., 32° 44' laL N.; 30,000 hab. Beau port, quatre forts, palais de l'état, hôtcl-derllle, douane, théâtre. Broché catholique, évèché protestant, école de droit, bibliothèque, sociétés diverses. Grand commerce. Fondée en 1671 par les Anglais sous le règne de Charles 11. — H y a d'autres Charlestown : dans les étals de " New-Hampfihire, New-York, etc.

CHARLEVOIX (P.-Franç.-Xavler M),jésuilt, né à Saint-Quentin en 1682. mort à La Flèche en 1761, a publié plusieurs ouvrages: Histoireet descriptio». du Japon, Parii, 1736. 2 vol. in-4 : Histoire de l'Ile dt St-Domingue, Paris, 1730, 2 vol. in-4 ; Histoire du Paraguay, Paris, 1756, 3 vol. in-4; Histoire générale de la Nouvelle-France, Paris, 1744, 3 vol. in-4.

CHARLIER. Kojr. cerson.

CHARL1EU, Carilocus, ch.-l. de cant. (Loire), à 15 kil. N. E. de Roanne; 3.492 hab. Tanneries, mégisseries, chamois ries ; cotonnades.

CHARLOTTE, reine deChypre (1458-64), fille de Jean III, épousa Jean de Portugal, duc ue Colmbre. et en secondes noces Louis, duc de Savoie. A la mort de son y< -n\ elle fut sacrée à Nicosie reine de Chypre, de Jérusalem et d'Arménie. Jacques, bâtard de son père, qui était ecclésiastique, ayant mis dans ses intérêts le soudan d'Egypte, priva Charlotte de ses états. Celle-ci mourut à Rome en 1487, après avoir fait donation du royaume de Chypre au duc de Savoie son never

charlotte-clisabkth de Bavière, fille de Charles, Louis, électeur palatin du Rhin, née en 1652, fut la 2* femme de Monsieur, frère de Louis XIV, et devint mère du duc d'Orléans, qui fut régent de France. Elle mourut en 1722. On a des fragments des Lettres originales de Madame, etc., écrites de 1715 à l~'20au duc Ulric de Brunswick et a la princesse de Galles, publiés à Paris, I788,réimpriméseu 1823 par M. Schubart, sous le titre de Mémoires sur la cour de Louis XIV et de la Régence, extraits de la correspondance de madame Elisabelh-Charlotie , etc.

CHARLOTTE-ACGUSTA D' ANGLETERRE, princesse de

Galles, fille de George-Frédéric, prince de Galles (qui Tut roi d'Angleterre sous le nom de George IV), et de la princesse Caroline de Brunswick, si célèbre par son divorce, naquit en 1796, et fut mariée en 1816 au prince Léopold de Cobourg. Elle devait hériter de la couronne, mais elle mourut en couches en 1817, après avoir mis au monde un enfant qui ne lui survécut point. Elle fut regrettée par les Anglais. CelU princesse aima toujours sa mère malgré les torts qu'on lui imputait.

CHARLOTTEN BOURG, ville de Prusse (Brandebourg), à 7 kil. 0. de Berlin, sur la Sprée ; 4,900 hab. Chàlcau royal et maisons de plaisance. Bâtie en 1706 par Sophie-Charlotte, femme de Frédéric I. Tombeau de la reine Louise-Amélie, femme de Frédéric-Guillaume III.

CIIARLOTTESTOWN, ville de la Nouvelle-Bretagne, ch.-l. de l'Ile de St-Jean, sur la baled'Hilbborough. par 66» 27' long. 0., 46* 15' lat. N. Ex cellenl port.

CHaAlOTTESVILLE, ville des États-Unis (Vir glnie), ch.-l. du comté d'Albemarle, à 110 kil. N. 0. de Richmond.

CHARLY, ch.-l. de cant. (Aisne), à 10 kil. S. 0. de Châleau-Thierry ; 1,580 hab. Bonneterie, draps, serges croisées; fonderies de cuivre.

CHARMES, ch.-l. de cant. (Vosges) , à 24 UL N. 0. d'Epinal; 2,950 hab. Beau pont Commerce en vins, bois, cuirs.

CHARMETTES, joli village de Savoie, situé à 1 k. S. 0. de Chamhéry, a été illustre par J. J. Rousseau dans ses Confessions.

CHARMEY, village de Suisse (Fribourg), dans la vallée de Bellegarde, à 25 kil. S. de Fribourg. près de la Sane, est le centre de la grande fabrication du fromage dit de Gruyère.

CHABNY. ch.-l. de cant. (Yonne), à 25 kil. S. 0. dcJoignv: 8(W) li. — Mea«e. à 16 k.N. de Verdun. CH AROBERTou CH ARLES-ROBER T, roi de Hon-

CHA RLE VILLE, ch.-l. de cant. (Ardeuncs), sur gric, fils de Charles-Martel, roi de Hongrie, et petit* lar. g. de la Meuse, vis-à-vis de Méiières; 3,336 h. fils de Charles II d'Aniou, roi de Nap'es, fut choisi Collège. Ane. manuf d'armes à feu; fonderies, etc. pour souverain par les Hongrois en 13 )8 En 1314, il Fond.v. 1609parleducdeRethel,CharlesdeNevers.i vainquit Matthieu , comte pMatin, qui l'était révolté

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contre lai • mai? Il fat battu en 1 330 pur le vayvode de Yalachie, et se rit obligé d'aller chercher un refuge à Naples.ll revint pourtant dans tes état», défit ses en- , même la Homme à un haut

nemis.et éleva i

la Hongrie en 1342, Il

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splendeur. Il ton fils Louis

CHAROLAIS, an des quatre comtés dépendant du duché de Bourgogne , r.uj . compris dans le dép. de Saône-et-Loire. Villes principales : Charolles {ch.-l.], Paray-le-Monial, Toulon-tur-Arroux. Dans 1 origine le Charolais fut une simple ehâtellenie ; Jean , comte de Châlous, qui le possédait en 1237, le céda à Hugues IV, duc de Bourgogne; il passa ensuite à Jean, second Dis de ce prince ; puis à Béatrix , qui en 1272 épousa Robert de France, flls de saint Louis. Le Charolais fut alors érigé en comté. En 1327 ce comté passa par mariage dans la maison d'Armagnac; et celle-ci, en 1390, le rendit à Philippe-ie-Hardi, duc de Bourgogne. Charles-le-Téméraire , du vivant de son père Philippe-le-Bon, porta le titre de comte de Charolais. Ce comté fut réuni à la France par Louis XI, en 1477 ; malt il fut rendu par Charles VIII à Philippe-le-Beau, archiduc d'Autriche; dans la suite il fui souvent disputé par la France, l'Espagne et l'Autriche. Le traité des Pyrénées l'avait cédé i l'Espagne, 1 659 ; mais Louis II , prince de fondé , le fit saisir et se le fit adjuger par arrêt du parlement de Paris; il devint au xvin* siècle l'apanage de Charles de Bourbon, comte de Charolais, prince qui n'est connu que par ses débauches et sa froide cruauté ; il fut réuni à la couronne en 1761 , à la mort de ce prince.

charolais (canal du). Voy. centre (canal du).

CHAROLLES, ch.-l. darr. (Saône-et-Loire), à 50 Ul. N. 0. de Màcon ; 3.226 hab. Société d'agriculture ; forges. Jadis ch.-l. du comté de Charolais. — L'arr. de Charolles a 13 cant. ( Saint-Bon net-de- Joux , Bourbon-Lancy , Chauffailles , La Clayette, Digoin, Gueugnon, La Guiche. Marcigny, Palinges, Paray-le-Monial , Semur-en-Brionnais, Toulon-sur- Arroux, plus Charolles) , 144 comm. et 125.654 hab.

CHARON, nocher des Enfers, transportait dans sa barque les âmes des morts au-delà du Styx et de l'Achéron : il ne recevait gue ceux qui avaient eu la sépulture. Une obole était le prix du voyage, et l'on avait coutume pour payer le passage de mettre dans la bouche des morts une pièce de monnaie que l'on appelait pour cette raison le denier de Choron.

CHaron de Lampsaque, historien grec qui florissait un peu avant Hérodote, avait composé une Histoire de ta Perte et une Histoire de l'Êlhiopie, etc., dont il ne reste que peu de fragments réunis par l'abbé Sévin f Aoadém. des lnacripl., XIV. p. 56), et par Creuter dans ses Historiée grœcœ fraym., 1 806.

CHARONDAS, législateur de Catane et de Rhégtum, vivait vers 600 av. J.-C. 11 se perça, dll-on, de son épée, parce qu'il avait enfreint une loi qu'il avait lui-même portée, et qui défendait de se présenter en armes dans l'assemblée du peuple.

charondas ( Loys lecaron , dit), jurisconsulte français né en 1 536 à Paris, mort en 1 6 1 7 . 1 1 se fit par ses écrits une haute réputation , et fut nommé lieutenant au bailliage de Clermonl en Beauvoisis, charge qu'il exerça jusqu'à sa mort. 11 a composé plusieurs ouvrages, dont les principaux sont: Le erand Coutumier de France, Paris. 1593 ; Coutume de Paris avec des commentaires, 1598, etc.

CHARONNE, bourg du dép. de la Seine, dans l'arr. de Saint-Denis, à l'E. de Paris et continu à cette ville; 3,682 hab. Papiers peints, eau de javelle, eau-de-vie de pommes de terre.

CHAROST, ch.-l. de cant. ( Cher), à 10 kil. N. E. d lsmudun; 1,150 hab. Il a donné son nom à une branche du la maison de Bélhune. Voy. béthune.

CHARPENTIER (Jacques), né en 1524 àClermont eu Beauvo.UK, mort en 1574, docteur en philosophie

et en médecine , fut nommé en 1 556 professeur de

mathématiques au collège de France, défendit le pèrip itétisme, se signala par son intolérance philo» sophique et religieuse, et eut de vife démêlés avec son collègue Ramus ; on l'accuse même de sa mort. (Voy. ramus.) Charles IX le nomma son médecin. Il a publié, entre autres écrits , Oratinnes contra Ramum, 1566, et un ouvrage de théologie mystique en 14 livres, 1571, qu'il attribue à Aristote, et qu'il prétend avoir traduit de l'arabe.

charpentier (Franç.) , littérateur né à Paris en 1620, mort en 1702, fut placé par Colbert à la tète de l'Académie des Inscriptions lors de sa fondation. Dans la querelle sur le mérite des anciens et des modernes , il prit parti pour les modernes et écrivit â cette occasion des pamphlets oubliés aujourd'hui. On lui doit une traduction de la Cyropédie, 1659 : une Fie de Socrate, 1650. Il travailla à la .rédaction des Voyages de Chardin.

CHARQIEH, prov. d'Egypte, dite aussi prov. de Belbeys, entre la Méditerranée, un désert (au S. E.) et les prov. de Damiette, Mansourah , Garbieh, Kelyoub ; ch.-l.. Belbeys. Excellent coton.

CHARRA-MONGÔLIE, région de l'empire chinois, fait partie de la Mongolie et est située entre U Chine propre, U Mandchourie , les Kalkbaa et le désert de Kobl ; par 105°-122« long. E., 37* 30-4 8 • lat. N. Elle forme 3 prov.: le pays des Ortou (au S. O.J, la Charra-Mongolie propre (au milieu), le Kartrhin au N.

CHARRON (Pierre), moraliste, né à Paris en 1541, était flls d'un libraire qui eut 25 enfants. II exerça d'abord la profession d'avocat, puis entra dans les ordres, et te fit bientôt un nom par tes prédications. Plusieurs évêques l'attirèrent auprès d'eux, et il séjourna comme théologal à Baxas, Lee» toure, Agcn, Cahors, Condom, Bordeaux. Dans cette dernière ville il se lia avec Montaigne et adopta bientôt sa philosophie. En 1595, il fut envoyé à Paris comme député à l'assemblée du clergé et devint secrétaire de cette assemblée. Il mourut à Paris en 1603, d'apoplexie. Charron a composé un Traité de la Sagesse, Bordeaux, ICOf , qui est encore un des meilleurs traités de morale que nous ayons; mais on y trouve des proposit. hasardées qui en firent longtemps défendre l'impression et le firent mettra à l' Index. L'auteur y reproduit les idées et le style de Montaigne, mais il a moins de grâce et de naïveté. Il a aussi laissé un Traité des trois Vérités (existence de Dieu, vérité du christianisme, vérité du catholicisme;, Cahors, 1594, qui a été fort estimé, et un Abrégé du Traité de la Sagesse. La meilleure édition de Charron est celle qu'a donnée M. Amaury Duval, 1820, 3 vol. in-8.

CHAR ROUX, ch.-l. de canL (Vienne), à 9 kil. E de Civray ; 1,600 h. Ane. abbaye de Bénédictins.

CHARRUAS , peuplade indienne de l'Amérique du Sud, qui habite entre le Parana et l'Uraguay; elle est très belliqueuse. On en a vu quelques individus à Paris il y a peu d'années.

CHARTE. Deux chartes surtout ont de l'importance dans l'histoire : la Grande-Charte d'Angleterre, qui est la base des libertés anglaises ; elle fut signée en 1215 par Jean-sans-Terre et confirmée en 1264 par son flls Henri III; et la Charte constitutionnelle de France, donnée en 1814 par Louis XVIII, et réformée en 1830 après la déchéance de Charles X.

charte normande, ordonnancé rendue en 1315 , par Louis X le I lutin , pour établir les droits et privilèges des nobles de Normandie. Cette ordonnance fut confirmée par Philippe de Valois, 1339; Louis XI, 1461; Henri III, 1579. Elle cessa d être en vigucul à la On du xvi* siècle, mais continua de Qgurer datif les ordonnances et les privilèges du roi jusqu'en 1789.

CHARTIER (Alain), écrivain et poète, né à Bayeux en se diiUogu* de bonne heure et fut

CHAR

CHAT

nommé par Charles VI secrétaire de sa maison. On croit qu il mourut en 1458. 11 fut surnommé U Père de Ciloquence française et jouit d'une grande réputation. Pasquicr rapporte que Marguerite d rcosse , épouse du dauphin (depuis Louis XI). le vovant endormi sur une chaise lui donna un baiser sur la bouche, pour marquer le cas qu elle faisait de cette bouche d'où étaient sortis tant de beaux discours. 11 a beaucoup contribué à former la langue. Parmi ses ouvrages en prose on remarque le Curial (Courtisan), le Quadrilogue invectif, où il se déchaîne contre les abus: et parmi ses outrages en le Débat du Réveil-Matin, la Belle Dame tans , le Bréviaire des nobles , U Livre des Quatre es. On lui attribue aussi une Histoire de Charles VII. On trouve dans tous ses écrits une aimable naïveté. L'édition la plus complète de ses œuvres est celle de Duchesne, Paris, 1617, ln-4. — J. Chartier, frère du précédent, moine de l'abbaye de Saint-Denis, historiographe de Charles VII , a publié les Grandes Chroniques de France , avec une Histoire de Charles VII, imprimées en 1416 et 1493, 3 vol. in-fol.

chartier ( René ) , médecin , né à Vendôme en 1572, mort en 1664 , fut professeur à la faculté de Paris, et publia une édition complète et très estimée des œuvres réunies d'Hippocrate et de Galien, 1639-79, 13 vol. in-rol.

CHAKTKALN (pays). On nomme ainsi le pays dont Chartres est la ville principale; il était compris dans la Beauce.

CHARTRE (la) , ch.-l. de eant. (Sarthe), sur le Loir , à 26 kil. S. 0. de Sainl-Calais ; 1 ,460 hab.

CHARTRES, Autricum, Carnutes , ch.-l. du dép. d'Eure-et-Loir, à 83 Ut. S. 0. de Paris (92 par la route de Rambouillet); 14.760 h. Evôché. B. cathédrale. GolIène,soc. d'agr., bihlioth. Ch. de fer ( 1819). Entrepôt des grains de la Beauce : pâtés renommés. Chartres fut prise par les Anglais sous Charles VI, et reprise par Dunois en 1432. Les Calvinistes l'assiégèrent vainement en 1668; Henri IV s'en empara en 1691 et y fut sacré en 1593. Patrie du chanc.Et.d'Aligre,du moraliste Nicole,du poète Ilétrnier,duP.Fr.Lami,dcBrissot,Péthion, Marceau.— Chartres était autrefois la capitale des Carnutes ; elle fut depuis la ville principale de la Beauce et eut des comtes particuliers dès le x* siècle ; ces comtes possédaient en outre les comtés de Blois et de Champagne. Elle appartint ensuite à la maison de Châtillon qui la vendit à Phi!ippe-le-Bel (I28fi). Ce prince donna le comté de Chartres à son frère Ch. de Valois, dont le flls(Ph -le- Long)le réunit à la cour., 1349. Françoi* 1 l'aliéna de nouveau, et Louis XIII la racheta en 1623. Le comté de Chartres fut ensuite érigé par Louis XIV en duché et donné à la maison d'Orléans. Il devint alors l'apanage du flls atné de cette maison, ce qui dura jusqu'en 1830. (Voy. orUans.) — L'arr. de Chartres a 8 cant. (Auneau, Courville, Janvllle , Voves, Illicrs, Maintenon, plut Chartres qui compte pour î). 166 communes, et 105,900 hab.

CHARTREUSE (la crande-), fameux monastère le Chartreux, situé dans le dép. de l'Isère, à 20 kil. N. de Grenoble , au milieu de montagnes arides et de difficile accès. 11 fut fondé par saint Bruno vers 1084, et devint le ch. -lieu de l'ordre des Chartreux. Détruit en 1790, il a été rétabli en 1814 et rendu aux Chartreux qui l'occupent encore.

CHARTREUX, religieux ainsi appelés du désert de la Grande-Chartreuse, situé aux environs de Grenoble, où ils ont pris naissance. Cet ordre fut fondé par saint Bruno qui s'établit dans ce désert en 1084 avec six religieux. Cet ordre est un des plus austères. Les Chartreux portent une robe de drap blan% serrée avec une ceinture de cuir, et un cadrap. Ils sont toujours couverts du

corde appelée lombar consacrent à la vie <

ciliée, et une

reins. Ils se consacrent à la vie contemplative Ils ont quelques établissent, en France, notamment la Graude-Chartreuse, leur maison mère (près de Grenoble); ils en comptent 92 dans les autres pays catho* liques, et ont en outre 5 commun, de filles, dont 3 en France. La règle des Chartr. a été imprimée en 1581 .

CHARY, fleuve de la Nlgriuc , dans l'état de Bouniou, sépare cet état de celui de Baghermé , et se jette dans le lac Tchad. On ne connaît que la partie inférieure de son cours. On prétend qu'il communique avec le Nil. On a cru voir dans ce fleuve le Gur des anciens et le Djyr de Burckhardt.

CHARYBDE, en lai. Charybdes, célèbre arouftYe, situé sur la côte N. E. de la Sicile, au S. 0. de celui de Scylla, qui était situé sur la côte méridionale de ntalic/Tous deux sont dans le Stculum fretum, ou détroit de Messine. Le danger qu'offrait jadis le passage entre ces deux écueils a donné lieu au proverbe connu : tomber de Charybde en Scylla. Auj. le danger n'est plus le même. — Selon la fable, Charybde était une femme sicilienne qui, a vuit volé des bœufs à Hercule , fut foudroyée et changée iwir Jupiter en un gouffre affreux.

CIFaRZOW. village des Etats prussiens (Silésie), à 7 kil. S. E. de Beuthen. Grande usine royale pour fondre le fer et le line.

CHASIDIM (les), secte religieuse dos Juifs. Voy. piétistes (On).

CHASSELAS, bourg du dép. de Saône-et-Loire , k 10 kil. S. 0. de Mâeon : 370 hab. Il a donné son nom à la variété de raisin dite chasselas.

CHASSKM.UI. , bourg du dép. de U Charente, à 10 kil. N. E. de La Rochefoucauld; 1,600 hab. Maison ou manse royale au temps desCarlovingiens.

CHASSIRON (tour de), phare de l'île d'Oléron, par 3» 45' long. 0., 46» 2' lat. N.; Il a 2 feux pour le distinguer de la lour de Cordouan.

CHASSUARI1 ou ATTUARll, peuple de la Germanie, au S. des Chérusques et k l'E. des Slcambres, habitait vers le confluent des riv. actuelles de la Fulde et ta Werra. et le long de l'Eder. CHASTELAIN, CHASTELET. Voy. chatelaw,

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