‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 250 sur 567 · CHAO · texte numérisé non relu

CHAO

LooIb XI U donna à Tanneguy du Châtel en 1472.

CHATILLON-SUR-LOINfi, ch.-!. de cant. (Loiret), à

22 kil. S. E. de Montargis : 2.160 hab. Patrie des Coligny, dont le cliâteau existe encore.

Châtillon-sur-Loire, ch.-l. de cant. (Loiret), à 14 kil. S. E. de Gien: 1,800 hab.

CHAni.uo-sL h-makne. ch.-l. de cant. (Marne), à 26 kil. S. 0. de Reims ; i.000 hab. Patrie du pape Urbain IL Jadis capitale d'un comté particulier. Voy. ci-après chatillon (maison de).

cjiatillon-sur-seine, ch.-l. d'arr. (Côte-d'Or), à 68 kil. N. 0. de Dijon: 4.430 hab. Joli château, l>ibliot!>éque,eollége. Draps, rhapeaux. Forpcs, clouteries; haras. — Il se tint a Chatillon , en lévrier et mars 1814, entre Napoléon et les allié» qui avaient cnTahilaPrance, un congrès célèbre, maiaqui n'amena aucun résultat. — L'arr. de Chatillon-sur-Seme a 6 cant. (Aignay. Baigneux-les-Juifs, Laipnes.Montigny-sur-Aube, Recey-sur-Ouree, plus Chàtilioo-sur- Scine), ll4comin. et 53,995 hab.

CHATii.uiN-M r-si vhk , Won» Leonis. ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres), à 22 kil. N. 0. de Bressuire: 600 hab. Aux environs, superbes carrières. Commerce de moutons : fabrique» de siamoises, etc. Jusqu'en 1737, cette ville a porté le nom de MauUon. Elle a été plusieurs fois détruite.

CHATILLON (maison de), illustre famille, dont l'origine remonte au ix» siècle, et qui s'éteignit en 1*62 ; lirait son nom d'un comté dont Châtillon-«ur- Marne était le ch.-lleu. Elle possédait de vastes domaines et était alliée à plusieurs maisons souveraines. Les comtes de Chatillon joignaient à leur litre telul de princes de Porcian ou de Porcéan. Les principaux membres de cette famille sont : Eudes, qui. soua le nom d'Urbain 11, fut le second pape français (Ko y. urbain n); Gaucher de Chatillon, sénéchal de Bourgogne, mort en 1219, qui accompagna Philippe-Auguste à la Terre-Sainte, et qui se distingua au siège d'Acre et à la bataille de Bouvines ; Gaucher de Chatillon, arrière-pelit-fiW du précédent, connétable de France sous Philippe-le-Bcl et mlnistrede LouiaX.néen l250,tn.en l329.Ch.de Chft- UUon (I300-I3K4). dil aussi Gharle» de Blois, issu d'une branche collatérale qui possédait les comlés de Blois et «le Champagne. — VOU. coucmt.

CHATRE (la), ch.-l. d arr. (Indre}, sur l'Indre, non loin de sa source, à 34 kil. S. E. de Châteauluux; 3,3 1 2 h. Tnh., Coll. Drap*, rnrroicrics. As«el de commerce. — Haoul-le-Chauve, baron de Chatcao- -oux, donna à son flls F.hbe. II la seigneurie de \* Châtre vers le miiieu du II* siècle. C'est de ce prince qu'est issue l'antique maison de \a Châtre. — L'arr. de La ChAlre a 5 cant. (Eguzon. Ste-Sevère, Aigurande, Heuvy-Sl-Sépulcre, plus LaChàtrej, 6S communes et 55.086 hab.

CHATRE ( Claude, baron de la ) , maréchal de rrance, né en 1526, d'une famille noble du Berry, mort en 1614. Nommé par Charles IX gouverneur Berry, il assiégea à plusieurs reprises la petite

Ile de Sancprrr. nuorcflpftirat lé* l'nleslaiits. et ne pu t la preudre qu'après un blocus de 1 S mois ( 1 Ô75| . Il embrassa dans la suite le parti de la Ligue, et fut fait maréchal par le duc de Mavetihe. Il ne reconnut Henri IV qu en I5»4. et ne fil la paix qu'en stipulant le» conditions les plus avantageuses.

CHatre-nançay i Kdnw, comte de la,, mai Ire de la garde robe du roi. fut nommé en 1643 colonelgénéral de» Suisses par la faveur de la reine-mère, •e distingua à la bataille de Nordlinjrue où il fui blessé, cl mourut à l'hilqishnurg en 1645, des suites de sa blessure. On a de lui des Mémoire» sur la minorité de Louis XIV, qui renferment des détails aaseï curieux sur la fin du règne de I^uis Xlll , et qui vont Jusqu'en 1643.

CHATRES, nom de plusieurs petits bourgs de Franr ce , le plus connu est Arpajon. Voy. Ce nom.

CHATTFRPOUR, ville de l'Inde (Calcutta) , par 24* 57' Int. N., 77* 20' long. E., une des plus commerçantes du Bundelkand ; entrepôt de marchandises entre Bénarè» et le Déean. On voit près de là les mines de diamants de Pannah.

CHATTERTON (Thomas), jeune poète anglais, remarquable par sa précocité et ses malheurs, né à Bristol en 1752, était fils d'un pauvre maître d'école. H composa des satires dès l'Age de 11 ans ; U fit ensuite paraître à 16 ans plusieurs morceaux, écrits dans un style antique, et qu'il mettait souéle nom d'un vieux poète nommé Rouley. Ayant attiré par là quelque attention, il vint à Londres, croyant y faire fortune, et se mit aux gages des écrivains de l'opposition : mais n'ayant pas trouvé de moyen* suffisant» d'existence, il s'empoisonna (1770), après avoir lutté quelques jours contre la faim : il avait 17 ans et quelques mois. On s intéressa à lui aprèi sa mort, et l'on recueillit ses œuvres, 1771 et 1803. Les Œuvres complète* de Chatterton ont été traduites en français par Javelin-Pagnon (avec la Vie de Chatterton, par A. Callet), Paris, 1840, 2 vol. in-8.

CHAUCER (Geoffrovl, ancien poète anglais, né à Londres ou à YVoodstock en 1328 , mort en 1400 , fut dans sa jeunesse page d'Edouard III, obtint l'amitié du duc de Lancastre, flls du roi, et fut chargé de plusieurs missions, particulièrement auprès de la république de Gênes, ce qui lui permit de connaître les grands écrivains de l'Italie à celte éfioque. Ayan/ embrassé les opinions de Wiclef, il fut persécuté sous Richard II, et forcé pour quelque temps de quitter l'Angleterre ; mais lorsqu'une révolution eut placé sur le trône le fils de son protecteur, Henri de Lancastre (Henri IV), il rentra en faveur ( 1399). H avait épousé la sœur de Catherine Swynford, d'abord maîtresse, puis femme de son protecteur, et se trouvait ainsi allie à la famille royale. Chaucer est considéré comme le père de la poésie anglaise. Parmi ses poèmes, on remarque la Cour d'Amour; la Maison de la Renommée, imitée par Pope: U Testament de l'Amour, imitéde la Consolation de BoeVe; Tfoilus et Cresirfa, imité du Filostrn*o de BoCCtce, enfla les Contesde L'antnrbéry, le meilleur de tous, imité du Déaimeron. Ses ouvrages sont aujourd'hui «lifficiles à tolendre. On lésa réunis, Londres, 1721, in-fol..et 179S, '2 vol. in-4. avec notes par Tyrwhitt.

CHAl'CES, Chauct, peuple de la Germanie septentrionale, habitait entre YAlbis (l'Elbe) et le Vtturgis (Weser), dans le pays correspondant aux duchés d'Oldenlmurg el de Brème et an Hanovre.

CH A U D ES-A I G D ES, Calentes A<,«<e, ch.-l. de cant. (Cantal), à 21 kil. S.O.dc St-Flour : 2,000 hab. Eaux thermales.

CHAl'DKT (Antoine-Denis), sculpteur et peintre, né à Pans en 1763, et mort dans la même ville en 1810, remporta à Borne le grand prix en 1784. sur le sujet de Joseph vendu par ses frères. Revenu à Paris, il fut nommé professeur aux écoles de peinture et de sculpture. On lui doil le groupe de VÊrnulatton de ta qloire, pour le péristyle du Panthéon , en 1801 ; YGEdipe, qui est un de* ses meilleurs ou-. \P n..p, h, fto«#.-te<Hthl >r/"v» 'W Anfhiff. Rte •

CHAUDIÈRE, riv. du Bas-Canada, qui sort du lac Mégartik et se jette dans le St-Laurent, au-dessous de Québec : elle forme à 4 kil. au-dessus de son embouchure une cataracte de 40 mètres. Cours, 130 kil. — Lac situé entre le Haut et le Bas-Canada, est formé par l 'Ottawa, au-dessous du lac du Chat, dont le sépare la chute de ce nom : il a 50 kil. sur 7

CHAL'DON 'Dom Louis maieul). biographe, né en Provence en 1 737, mort en 1817, entra chez les Bénédictins de la congrégation de Cluny. Il est surtout connu par un Nouveau Dictionnaire historique, qu'il publia en 1766, Avignon, 4 vol. in-4 : il en ût plusieurs éditions, et le porta jusqu à 13 vol. dans une »• édition, publiée à Lyon, 1804, avec Delandine.

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Ce Dictionnaire fit oublier ceux de Ladvocat et de Barrai ; il a été depuis réimprimé avec de grandes augmentations par Prudhomme, Paris, 1810-12, 21 vol. in-8. On a de Chaudon plusieurs autres ouvrages, entre autres un Dictionnaire anti-philosophique, où il combat Voltaire. — Son frère, Esprit tbaudon, 1738-1800, a donné la Bibliothèque de l homme de goût, Avignon, 1772, ouvr. utile, qui a été depu «s refond u et augm . par Desessnrts et Barbier.

CJIAUFFA1LLES, ch.-l.decanL (Saône-€t-Loire), a 25 ki). S. de Charolles; 3,582 b. Toiles calicots.

CHAUFFEPIE (J .-Georges de), néàLeuwardenen 1702, mort en 1/81, éuit ministre calviniste, et résida longtemps à Amsterdam. On lui doit un Nom). Dictionnaire historique et critique pour Mer. vir de supplément à celui de BayU, Amsterdam, 1750-56 , 4 vol. in-foi . , ouvrage utile et plein de savantes recherches ; il a aussi donné une trad. de Y Histoire univ. anglaise, 46 vol. in-4, 1770-92.

CHAUFFEURS , nom donné pendant la révolution à des bandes de brigands qui envahissaient les maisons Isolées et chauffaient les pieds de leurs victimes jusqu'à ce qu elles déclarassent l'endroit où elles avaient déposé leur argent. S'étant mêlés aut Chouans, ils prirent un caractère politique, ce qui contribua à leur célébrité. Us disparurent en 1803.

CHAUL1AC l Gui de ), médecin , né vers 1320 à Chauliac dans le Gévaudan, exerça son art à Lyon, puis à Avignon où il fut médecin de trois papes, et composa en 1363 un traité qui fut longtemps regardé comme classique, Y Inventarium sive colUetortum chirurytcahs medicin/r, impr. à Bergame dès 1498, in-f., tr. en fr. par L. Joubert, Lyon, 1592. Il se signala par «>n dévouem. dans la peste de 1318.

CHAULIEU (Guill. amfrye , abbé de) , poète aimable, né en 1639 à Fonlenay dnns le \exin, mort en 1720 à 81 ans, prit le petit collet, obtint

Car la protection du due de Vendôme de riches énéûces, qui lui permirent de se livrer à son goût

Sur le repos et pour les plaisirs de l'amour et de la de. Il résidait habituellement au Temple, où se réunissait une' société choisie, et mérita par I élégance de sa poésie épicurienne d'être appelé CAnacréon du Temple. On remarque surtout son Odecontre [Esprit et ses vers sur la Mort, sur ta Retraite, tur la Solitude de Fontenay. 11 tut particulièrement lié avec le marquis de La Pare, poète comme lui. Leurs œuvres ont été plusieurs fois publiées, notamment en 1750 par Saint-Marc.

CHAULMES, bourg du dép. de Seine-et-Marne, sur 1 \ i rr. à 19 ail. N E. de Melun ; 1,650 hab.

CHAU LN ES, ch.-t. de cant. (Somme) , à 15 ktl. S. O. de Péronne; 1,240 hab. Toiles, batistes ; blanchisseries de toile. Patrie de Lhomond. Titre d'un comté qui fut ensuite érigé en duché , et qui appartenait à la maison d'Albert.

CHAULNES (Honoré d albert, duede) , maréchal de France, né vers la fin du xvi» siècle, mort en 1649, était frère de Charles d'Albert de Luynes. Il parut à la cour sous le nom de Cadenet ; devint successivement mestre-de-camp , lieutenant -général de Picardie, maréchal de France : lut ciéé en 1619 duc de Chaulnes. et pair de France en 1621. Il partagea avec le maréchal de La Force le commandement de l'année de Picardie, 1625 ; il en devint gouverneur en 1633 ; commanda en Artois, et s'empara d'Arraa en 1640, avec le maréchal de Cliâlillon.

chaulnes ( Michel-Ferdinand d albert o'aillt , duc de), arrière-neveu du précédent, pair de France, lieutenant-général des armées du roi et gouverneur de Picardie, né en 1714, mort en 1769, cultiva la physique et l'histoire naturelle, et employa son immense fortune au progrès des sciences mathématiques et naturelles. En 1743, U devint membre honoraire de lAcad. des Sciences. On a de lui : Nouvelle Méthode pour diviser Us

icroseope .

recueil di

tiques, suivie d'une Description dunmirrr, Paris, 1768, in-fol.; des Mémoires dans le ! l'Académie des Sciencee.

CHAULNES ( Louis D ALBERT D'aILLT , dur de) , fils

du précédent, né en 1741, mort vers 1793, eut jusqu'à la mort de son père le titre de due de Pecquigny. 11 cultiva les sciences avec succès, et fut reçu membre de la Société royale de Londres. Il découvrit les moyens d'extraire et de purifier les sels de l'urine, l'art de faire cristalliser les alcalis, et un moyen de secourir les asphyxiée. Il visita l'Egypte et publia un Mémoire sur l'entrée du monument égyptien qui se trouve à quatre lieues du Caire, dans la plaine de Sakara, Paris, 1785, ln-4.

CHAUMERGY, eh.-l. de cant. (Jura), à 27 kil. de Dole ; 400 hab.

CHAUMETTE (Pierre-Gaspard), né à Nevers en 1763, était fils d'un cordonnier qui lui Qt faire quelques études. 11 vint à Paris en 1789, travailla à un journal intitulé Us Révolutions de Paris, et en 1792 fut nommé procureur de la Commune. Il professa alors les opinions les plus violentes , se mit avec Hébert , son substitut , à la tête d une faction dite des Hébertistes, et avec elle essaya de détruire tous

les cultes religieux. Il inventa les fêles dites de Raison, qui se célébraient à Notre-Dame, et dont la déesse était représentée par une actrice de l'Opéra. Rol>espierre, qui craignait en lui un rival, le flt décapiter en 1794. Chaumette avait pris le nom d\tnas agoras.

CHAUMONT ( en Bassigny ), Calvus mont .

ch.-l. du dép. de la Haute-Marne, à 218 kil. S. K. de Paris (249 par la route de ïroyes) ; 6,3» 8 hab. Société d'agric. , te. et art*; lycée, bibliothèque. Bas dra|»és, chapeaux , gant», coutellerie , sucre de betteraves, mégisseries, etc. Patrie de Houchardon. — Chaumont était jadis ch.-l. du Bassigny et du comté de ChaumonL Ce comté eut des seigneurs particuliers jusqu'à sa réunion au comté de Champagne en 1228. En 1814, l'Autriche, la Russie, la Prusse, après la rupture du congrès de Chàtillen , y signèrent un acte portant que l'on ne traiterait plus avec Napoléon. — L'an*, de Chaumont a 10 cant. ( Vi-

Eory, Andelot , Clémont, Nogcnt-le-Rov, Are-enrrols, Bourmont, St-Blain, Château-Vilain, Julennecourt, Chaumont), 198 «mm., 87,271 hab. crauhott. b. et ch&tean. à 16 k. S. 0. de Bloi*. chaumont, ch.-l. de cant. (Oise), à 23 kil. S. 0. de Bcauvais ; 1 ,000 hab. Dentelles, éventails.

chaumont, ch.-l. de cant. (Ardenncs), à 17 ki!. N. E. de Réthel ; 1,000 hab. toiles.

CIIAUNY, ch.-l. de cant. (Aisne), sur l'Oise et sur un embranchement du canal de St-Quentin, à 29 kil. N. 0. de Laon ; 4,483 hab. Bonneterie, fabrique de soude , usine hydraulique pour polir les glaces dt Saint-Gohatn, etc. Patrie de l'abbé Racine.

CHAUSSARD ( J.-B.-Publicola) , littérateur et poêle, né à Paris en 1766, mort en 1823; fut un chaud partisan de la révolution , devint secrétaire de la mairie de Paris, puis du Comité de salut public , professa les belles-lettres au collège de Rouen lors du rétablissement de I Université , et fut enfin professeur de poésie latine à la faculté de Nîmes. On a de lui: YKsprit de Mirabeau, 1797 : une traduction des Expéditions dAUxandre, d'Arrien , 1803; Les Fêtes et Us courtisanes de ta Grèce ; des odes, et une Ê pitre sur tes genres dont BoiUau n'a pas fait mention dans f Art poétique, 1811.

CHAUSSEE-DES-GÈANTS, cap d'Irlande ( Antrim), formé d'une immense quantité de colonnes basaltiques qui se prolongent au loin dans la mer.

CHAUSSE Y , lie de France (Manche) , dans la Manche, à 13 kil.de la côte; 2,500 mètres sur 1,300. Reau granit. Phare.

CHAUSS1ER (Fr.), médecin, né à Dijon en 1746, ort à Paris en 1828, enseigna d'abord lanatomtc

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