‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 251 sur 567 · CHEM · texte numérisé non relu

CHEM

à Dijon, fut appelé à Paris en 1794 pour organiser l'enseignement de la médecine , occupa une chaire d'anatomie dans la nouvelle école , fut nommé en 1804 médecin de la Maternité et professeur de chimie à l'Ecole Polytechnique. Il créa pour l'anatoiiiieuucnouv. nooR^uclature, méthodique, m.tktrop compliquée . et rédigea un grand nombre de Btémoi res et d'articles , mais pas de grands ouvrages. On estime ses Table» synoptique», 1799 - 1816, et ses travaux sur la médecine légale. Il appliqua dans ses leçons la doctrine du vitalisme organique.

CHAUSSIN, ch.-l. de cant. (Jura) , à 14 Ul. S.O. de Dole: 1.100 hab.

CHAUVELIN (Germain -Louis de), garde des sceaux et secrétaire d'état au département des affaires étrangères, né en 1685, mort en 1762 , fut de 1727 à 1737 le second et l'homme de confiance du cardinal Flcury, alors premier ministre. En 1737 il fut »ou|»çpnné par celui-ci de vouloir le supplanter, et fut aussitôt exilé.

chauvelin (Henri-Philippe de) , chanoine de Notre-Dame «t conseiller au parlement de Paris, né eu 1716, mort en 1770, attaqua avec ardeur l'ordre des Jésuites et se lit le défenseur du Jauaéulsme. Il fuleulerme en 1753 au mont Saicl-Michel. Dès qu'il fût libre, il combattit ses adversaires avec une nouvelle vitacité dans 2 discours qui flrent grand bruit : Discours sur les constitutions fies Jésuite*. 17(51; Compte rendu $ur la doctrine des Jltuites,in-4tl7<it.

chai velin ( Bernard-François marquis de) , ni en 1766, mort en 1832, était ûls du marquis de Chauvelin, ambassadeur à Gêne» sous Louis XV, et neveu du précédent, il adopta les principes de ia ré voluUon do 1789 , fut chargé d une mission diplomatique à Londres en 1792 , siégea au tribunal après le 18 brumaire, et fut nommé intendant de la Calalogne en 1812. Après la restauration, il fut élu membrede la Chambre des députés (1816), et prit place parmi les plus ardents champions de la cause nationale. Sa vie parlementaire ne fut qu'un combat continuel contre le ministère jusqu'en 1829. Il donna sa démission à cette époque, désespérant peuL-être d'une cause qui allait triompher quelques mois plus tard. Chauvelin brillait surtout à la xibune par son esprit et son originalité.

CHAUYlGNY, ch.-l. de canton (Vienne), à 22 kil. E. de Poitiers; 1.600 hab.

CHAUX-DE-FOND (la), ville .le Suisse rNeufehfttel). à 13 kil. N. 0. d<- NntfehAtel, dans une très ii, mie vallée (l i Jura, 20,000 hab. Horlogerie; deuvlles. Patrie de» mrrainneasDroz etdeLéop. Robert iilAV w;r s ,.f, |. de canton [Aube', â 30 kil. «I Arcts ; 1.100 hab. Colonnades.

( Il A VANNES, ville du dép. de l'Ain, à 17 kil. N. de bourg; 1,950 hab. Elle était jadis, avant la conqn( le i de la Franche-Comté en 1674, sur l'extrême frontière de la France.

CHAVES, Aquas Flaviœ, ville do Portugal (Trasos-Montes) , a 70 kil. 0. de Braganee : 5,250 hab. Pont de 18 arches sur la Tamegu. — Il y a au Brésil une ville do ce nom dans la prov. de Para.

CHAVES (SiUeyra-Pinto DE fonseca, marquis de), comte d'Amarante, général portugais, né vers 1780, mort en 1830. Défenseur ardent de la cause royale, il se mit en 1823 à la télé d un petit corps de

CHEADLE, ville d'Angleterre (Suh*olk), à 22 kil. N. E. de Staffbrd : 3,900 hab. Houille, fer, cuivre.

CHEF-BOUTON NE , ch.-l. de canton (Deux-Sèvres), à 14 kil. S. E. de Melle, près de la source de la Boutonne : 1 ,550 hab. Commerce de bestiaux.

CHEHER1AN ou CHKHKRIVAN, Apollonia, ville de la Turquie d'Asie (Bagdad), à 90 kil. N. ds Bagdad : 4,000 hab. turcs et kourdes.

CHEHREZOUR, pachalik de la Turquie d'Asie, Kourdistan), entre les pachaliks de Van au N., de Bagdad au S., de Mossoul et de Diarbekir à l'O., et la Perse à l't.; 330 kil. sur Î20. 11 a pour ch.-l. une petite ville de même nom.

CliEIK, c-à-d. ancien, nom que donnent à leurs chefs les tribus nomades d'Arabie et d'Afrique. Ce litre est aussi donné chez les Musulmans aux desservants des mosquées et aux savants.

C1IEK1, ville de la Russie méridionale (Chlrvan), ch.-l. du khanat de même nom, à 88 kil. de Nouv. Chamakie; 600 maisons. Résidence du khan.

CHEKSNA, riv. de Russie, sorbdu lac Bielo, arrose le gouv. de Novgorod, et se jette dans le Volga vis-a-vis de Ribinsk après un cours de 300 kil.

CHELIF, Chinalaph chez les anciens, riv. de l'Algérie, sort du versant septentrional de l'Atlas, au lieu dit les 70 Fontaines, et se jette dans la Méditerranée entre Tennis et Arzew, après avoir coulé au N. K . , puis au N. 0. dans les prov. de Titterie et de Mascara pendant un cours de 450 kil. environ.

CHELLA ou SEB1LAH, Salla ou Matualla au moyen âge, ville de l'empire de Maroc, à 160 kii. 0. de Fez ; elle est regardée comme une ville sainte par les Maures.

CH ELLES, bourg du dép. de Seine-et-Marne, à 9 kil. 0. de Lagny ; 1,200 hab. Célèbre abbaye fondée par Bathilde, femme de Clovis 11, Yen 670, et où forent confinés plusieurs princes mérovingiens. En 1008, il s'y tint un concile. C'est dans un bois des environs que Chilpéric I fut assassiné en 584.

CHELM, ville de la Russie d'Europe (Pologne), a 26 kil. N. E. de Kranistaw : 1 ,950 hab. Châteajfort. Jadis ch.-l. d'un palatinat et florissante. Les Polonais v furent vaincus par les Prussiens en 1794.

CHELMSFORD, Ctrsaromagus, ville d'Angleterre, ch.-l. du comté d'Kssex, à 49 kil. N. F., de Londres, sur b Chelimer; 5,000 h. Beau pont, théâtre, caserne, t.HEI.SEA, ville d'Angleterre (Middlesex), àl'O.

près de Londres, sur la Tamise ; 32,000 hab. Très hôtel des Invalides, fondé par Charles 11 en 1682. Palais de l'évêque de Winchester; jardin botanique.

CHELTENHAM, ville d'Angleterre (Glocester), i 11 kil. N. E. de Glocester; 3.000 hab. en 1801, J'2,000 en 1835. Eglise et théâtre remarquables, aux iniik'-ales et thermales.

CHELUM, fleuve de l'Inde. Voy. djeleh.

CHEMILLE, ch.-l. de canton (Maine-et-Loire), à S kil. E. de Bcaupréau ; 3,888 hab. Filatures de •»lon, blanchisserie, etc.

CHEMIN, ch.-l. de canton (Jura), à 18 kil. S. 0. de Dole ; 250 hab.

CHEM1NON, bourg du dép. de la Marne, à 17 kil. de Yilry-siir-Marnc: 1.000 hab. Patrie de Richelet. CHEM Ml S, ville de la H .-Egypte atij. akmvm. CHEMNITZ, ville du roy. "dé Saxe, ch.-l. de l Erzgebirge, sur une rivière de même nom, à 62 kil S. 0. de Dresde : 23,000 hab. Fabriques de lissus

petil corps

troupes, afin de soustraire le roi Jean VI au joug

des Cortès, s'empara de Chaves, Villaréal. etc., et, divers; filatures, teintureries. Ane. abbâye,f. en 1 125 ramena le roi à Lisbonne après lui avoir rendu 1 Cl.emnitz esl une des plus anciennes villes de Saxe; ■ indépendance ; il fui en récompense crée marquis ( Ile fut fondée par les Serbes et Tortillée par Henri- , » - [ l'Oiseleur : elle était ville impériale avant le xiv siè-

CHAYONMERE (la), ferme et hameau du départ.1 elc. Patrie de Puffendorf, G. Fabriciu». Heyne. dludre-et-Uire,auxenv deTours.estcél.brecomiue CHEMNITZ ou CHEMNITILS (Marlln), célèbre *V^î»év. len $°Urx dt 1 au,-Louii Lo#urî«'. 1 théologien protestant, né en 1522 à Brilzen dans le

ru ?7ih H fSLlTt V°y,' ^YLARD 6* ■ Hrandebourg, mort en 1586, a publié: Examen co«-

CHAZELLES, bourg du dép de la Loire, à 25 kU. tUti Tndcniini, Francfort, 1585, 4 vol. in-fol..- Traui E. de Montbrwon : 1,000 hab. Chapellerie. ,ci indulgences, traduit du latin en français, Genève,

1599, ln-8 : Harmonia evangttica, Francfort-sur-lo- I Hein, 1600 à 1611 ; Theologia Jesuitarum, La Ro- ] cbclle, 1589, in-8. — Son fils, Martin CheraniU, qui fut chancelier du duc de Holslein-Gottorp, eut cinq fila, dont l'un, connu aous le nom de Hippolytus à Lapide, est l'auteur de 1 ouvrage intitulé : De Hatione Uatus in imperio Rvmano-Germanico, 1640, in-4. 11 mourut en 1678.

CHEMNKER (Ivan-lvanowitch). né à Pétersbourg en 1744, mort à Sinyrne en 1784, est regardé comme le La Fontaine de» Russes. La meilleure édition de ses fables est celle publiée à Pétersbourg en 1799 en 3 parties

CHENAY, bourg du dép. aes Deux-Sèvres , & 14 lil. N. E. de Bfleilc; 1,200 hab.

CHENDI , ville d Afrique , jadis caplt. de l'état de Chendi (Nubie), sur ta rive droite du Nil, à 350 kil. N. deSennaar, avait de 8 à 900 maisons, et comptait 6 à 7,000 hab., avant que Méhémet-Ali, pacha d'Egypte, ne l'eût détruite en 1820, pour venger le meurtre de son flls Ismall. C'était ( entrepôt et le grand marché d'esclaves de la Nubie. Le roi du Chendi, avec celui de l'Halifa, pouvait armer 30,000 cavaliers. L'état de Chendi est auj. tributaire du pacha d' Egypte. C'est l'Ile Méroé des anciens.

CHÊNEDOLLÉ [Charles lioolt de), poète, né à Vire en 1769. mort en 1833, passa le temps de la révolution en Hollande et en Allemagne . revint en France sous l'Empire et fll paraître en 1807 le Génie de r Homme, poème didactique qui attira but lui l'attention. Lors de la création de l'Université, il fut nommé professeur à Rouen , puis inspecteur de l'aradéniie de Caen (1812), et enûn inspecteur

FSnéral de l'Université (1830). Outre le Génie de Homme , on a de lui f Invention , poëme dédié à Klopstock, Hambourg, 1795 : Esprit de Rivarol , Paris, 1808; Études poétique», Paris, 1820. CHÊNE-POPULEUX. Voy. chesne-populeux.

CHENERA1LLES, ch.-l. de cant. (Creuse), à 24 kll. S. E. de Guérel; 950 hab. Jadis place forte. Antiquités romaines.

CHÉNIER (Marie-Joseph de), poêle français, né en 1764 à Constantinople. où son père était consul, mort à Paris en 1811. Il entra d'abord dans la carrière militaire, mais il la quitta au bout de deux ans pour se consacrer aux lettres. H cultiva avec succès plusieurs genres, mais surtout le théâtre. Enthousiaste des idées républicaines, Il leur dut le plus souvent ses inspirations. 11 fit représenter successivement Charles IX, en 1789: Henri VIII et la Mort de Calas, 1791 ; Gracchus, 92, Fénelon, 93 ; Timotéon, 1794 . Dans toutes ses pièces, on trouvait exprimés, dans un style pur, noble et énergique, la haine du despotisme et un vif amour de la liberté ; aussi eurent-elles pour la plupart un succès prodigieux. Chénier fut de toutes les assemblées politiques qui se succédèrent depuis 1792 jusqu'en 1802 ; quoique ardent démocrate, il s'efforça d'arrêter les excès révolutionnaires. Il s'était surtout occupé de l'instruction publique : aussi fut-il, lors du rétablissement des écoles, nommé inspecteur général des études; mais il fut destitué sous l'Empire. Il était membre de l'Académie Française, et rut chargé de faire au nom de ce corps un rapport sur les progrès de la littérature de 1788 à 1808, pour les prix décennaux. Outre ses tragédies, Chénier a composé des poésies lyriques (odes, hymnes, chants imités d'Osaian), dont il publia un recueil en 1797 ; des épitres, des satires pleines de verve et de sel. et parmi lesquelles on remarque l'£pi/re à Voltaire; quelques ouvrages en prose, dont le plus estimé est son Tableau de la ïutérature française depuis 1789, ouvrage posthume, Paris, 1815. Il a en outre composé une foule de chants patriotiques pour les fêles républ irai nés : aussi l< oonsidéraitron comme le poète de la république. La calomnie a accusé CMoier. mais contre

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