‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 269 sur 567 · CLAR · texte numérisé non relu

CLAR

S. E. de Parts, près du parc de Meudon : 900 hab. Unis, belles pépinières; carrières de plâtre. .

CLAMKCY, ch.-l. d'arr. (Nièvre), sur I* Yonne, à S9kll. N. E. de Nevers; &.539hab.Coll. Soc. d'apiculture. Grand commerce de bois k brûler et de

charbon. Pairie de Marehangy et des Du pin.

L'arr. de Clamecy a 6 cantons (Brinon-les-Allemands, Corbignj, Lormea, Tannay, Varzy, plus aamecy), 97 communes cl 72,334 hab.

CLAN, mot écossais qui signifie j'imille, et sous lequel on désignait autrefois les tribus montagnardes de l'Ecosse, qui vivaient sous la conduite d'un chef particulier appelé taird ou chicjiain. Tous les membres d'un même c'an portaient le même nom, précédé du moi mac (c.-k-d. Ois). Ces associations ont fini «r disparaître dans le dernier siècle k mesure que a civilisation a pénétré chez les Hiyhlauders ou montagnards de I Ecosse : le gouvernement anglais s d'ailleurs tout fait pour les détruire après les rébellions de J7lS et 1745.

CLAMS, Chiana (Elrurle):— Ayno (Campanie). CLAN RICARD (click, comte, puis marquis de),

trat et historien, né a Dinton. dans le WilUhire, I en 1608. Lors de la guerre civile, il servit le parti ■ du roi et fut créé par Charles 1 chancelier de l'é- I chiquier et membre du conseil privé. Après l'exéf cution de Charles I, il rejoignit le nouveau roi Charles II et fut chargé par lui à Dunkerque de négociations Importantes. En 1657, Charles H le nomma grand-chancelier d'Angleterre; k son rétablissement en 1660, il le confirma dans cette dignité et; ajouta le titre de comte de Giarendon. Le crédit dont il jouissait excita la jalousie de* courtisans , et ils Unirent par le faire disgracier. Quoiqu'il eût toujours administré avec intégrité et n'eût jamais eu en rue que le bien nubile, le roi, importuné de sa vertu rigide, le dépouilla de toutes ses places, cl le parlement le bannit k perpétuité. Il se retira en France et mourut k Rouen en 1674. On a do lui : Histoire de la rébellion, depuis 1641 jusqu'au rétablissement de Charles 11, publiée en 1702, 3 vol. in-fol., et 1717, 6 vol. in-8 ; traduite en français, Ja Haye, 1704, 6 vol. Cet ouvrage est un des morceaux d'histoire les plus esti-

» * • r — ii mwj "iuhmua u insinue ics nuis esil-

nf,« 7° "V60*. «'^e* au* parlenenU de mé*. Clarcndon se trouvait élroitement allié k la

1639 et 1640, et fui chargé en 1641 du gouverne- famille royale, une de ses filles avant éi.ousé le duc

tnent d une partie de I Irlande. Attaché k l'infortuné d York, depuis Jacques II, et étant devenue n

Lharies I, d ne se démentit jamais et combattit jus- des princesses Marie et Anne, qui régnèrent.

ju au dernier moment pour la cause royaliste. Il ne montra pas moins d'énergie pour la cause des Catholiques d'Irlande. Quoique le parlement de Cromwcll l'eût mis hors la loi, on le laissa mourir tranquillement dans sa terre de Sommer-Hill, vers 1657 ou 1659. Il a laissé des Mémoires sur les affaires d'Irlande de 1640 k 1053.

CLANUM,villedelaBrelagncanc.:anj glocester.

CLAPPKRTON (Hugh), voyageur anglais, né en 1788 dans le comté de Dumfries. servit d'abord dans la marine. En 1820 il partit avec le major Denham pour faire un voyage de découvertes dans l'intérieur de l'Afrique, pénéira dans l'empire des Fellatahs, et visita le premier les villes de Kanoh , Kachena, Sakatou (1823). Il retourna dans ces contrées en 1825, et mourut en 1827 k Sakatou, delà dyssenterie. I.a relation de ses deux vovages a été imprimée k Londres, 1826 et 1829, et traduite en français par Eyriès et La Renandière.

CLARE, ville d'Angleterre {Suffolk). k 19 ktl. S. 0. de Bury-Sl-Edmunds; 1.5(10 hab. Relie église. Ruines d un château et d'un monastère fondé en 124 S.

CLARE, comté d'Irlande fprov. de Munster), situé entre ceux de Gallway, tipperarv. Limerick cl rOréan : 100 fcfl. sur 55 : 258.000 hab. Ch.-l., Knnis. Sol frès ferlile dansles vallées, nombreux troupeaux: mines de houille. — On trouve aussi dans ce même comté une riv. et un bourg de Clare. Voy. knnis.

CLARKNCE ou YYILL1.NCK, ville des Elals-Unis fNew-York), k 350 kil. 0. d'Albany; 3.300 hab.

clarence , ville de la Grèce moderne. Voy.

CHJAHENZA.

CLARF.NCE (George, duc de), frère d'Edouard IV, roi d Angleterre. Accusé d'avoir sollicité la main de la duchesse Marie de Rotirgognc sans le rons. nlement d'Edouard, et dans 1 espoir de s'affranchir d'une autorité qu"ll supportait a* ce jwine, il fut condamné k mort. I.c malheureux prince, laissé libre sur le genre du supplice.se noya, dit-on, dans un tonneau de vin de Malvoisie (1478).

CLAR EN DON, ville d'Angleterre (Wilts), k 7 kil. E. de Salisbury. On y voit les ruines d'un palais, 'adis séjour favori de quelques rois d'Angleterre, et où Henri II fit signerp-rlcsbaroosellesprélalsles Cotutituiinn* dites de Clnrendon. qui restreignaient fa juridiction des tribunaux ecclésiastiques, et portaient atteinte aux droits du f lergc, H6L Ces constitutions furent l'occasion d'une vfve résistance d< la port du clergé angl., avant à sa téte Thomas Ilecket

CLAREISDON (Ê Jouant hvue, comte de), magi

mère

qui régnèrent.

CLARENS, ham. de Suisse (Vaud) ,snr le lac île Genève, a 4 k. S.-E. de Vevay . Beau sitc.Tomb. de Vinet.

CLAR HT, ch.-l. de cànt. (Hérault), k 28 kil. N. do Montpellier; 800 hab.

CLARISSES, ordre fondé par sainte Claire. Voy. claire.

CLARK ( Jean ) , critique et moraliste , était maître d'école k Hull dans le Yorkshire, où il mourut en 1734. On a de lui : Estai sur l'éducation des éltves des écoles ; Fondement de la morale , cl diverses éditions ou traductions de classiques latins. En morale, il faisait reposer la vertu sur le principe de l'amour de soL

CLARK E (Samuel), théologien anglais, né k Norwlch en 1675, mort en 1729, fut douze ans chapelain de l'évéquc de Norwich ; devint en 1706 cha pclain de la reine Anne, et en 1709 recteur de Saint-James, l! fui lié avec les savants de son temps, particulièremcnl avec Newton. Clarke est surtout connu par son Traité de l'existence de Dieu et de la religion naturelle et révélée (1704-6), tradull par Rfcotier (Amsterdam, 1721, etc.); ce l outrage se 1 com|iosc de sermons prononcés pour la fondation j de Boy le (Voy. ce nom); l'auteur y combat avec ( force Spinosa et llobbes: Il veut n'employer que des I arguments métaphysiques et des démonstrations a

ftriori. Il publia en I ? 1 2 un traité de la T> mili, qui e fil passer pour anli-lrinitaire et lui attira quelques difficultés. En 1716. il eut avec llodwcll, Col lins et Leibnitz des disputes célèbres sur divers pointa de métaphysique cl de religion, défendant en toute occasion les plus saines doctrines, la spiritualité cl l'immortalité de l'âme, le libre arbitre. On a publié en 1717 sa correspondance avec Leibnitz sur le lumps, l'espace, la nécessité et la liberté. Clarke cultiva ausu les sciences el la philologie. On lui doit des traductions latines de la Physique lïts Roliault (1G97;, de V Optique de Ncwlon (1*06), cl d'excellentes éditions avec commentaires de César (1702,, et d Homère (1729); celte dernière a été continuée après sa mort par son fils. Ses œuvres ont été réunies en 4 vol. in-fol., Londres. 1742.

clarke (Jean), frère du précédent, se distingua aussi comme théologien ; il fut curé k Norwich, chapelain du roi, do>en de Salisbury, et mourut en 1759. Il a publié avec de DOU veaux développements le traité de King, De FOrimne du mal (1720).

clarke /Edouard-Daniel:, voyageur anglais, né en 1707, mort en 1821, visita de 1799 k 1802 la Danemark, la Norvège, la Suède, la Laponle. 1?

CLAU

CLAU

Finlande, la Russie, la Crimée, U Circasaie, ¥ Asie- Mineure, la Grèce el la Turquie. De retour, il donna la relation de ce vovage sous le titre de Travels m VarUms paru 0/ Europe, Londres, 1810-1819, 6 toi. in-4. Cet ouvrage «obtenu un succès mérité. Ciarke était professeur de minéralogie à Cambridge; on lui doit de savants écrit* sur celte science

CLAUSE maréi-h^l

; Mlenri-Jacquos-CuillaumeKduc deFcItrc, lit- Kraiu*** et ministre d élai, né en 1765,

à Uudrecies(Nord), était en 1793 chef délai-major de 1 armée du Rhin. Il fut à cette époque suspendu de ses fonctions comme suspect ; mais lors de I élé-

vation de Napoléon au Irène, il rentra en faveur, fut adinU dans l'intimité de l'empereur, et reçut en 1807 le i<nrlrfeuille du ministère de la guerre. Il fit échouer la descente des Anglais à Walchcren;ce qui lui valut U. utrededuede Feltre (I809\ Il «e rallia aux Bourbons, fut appelé par Louis XV11I au minist. de la u. en 1815, géra le pouvoir dans les moments les plus difficiles, de*, maréchal en 1816, se retira en 1817 et m. en 1*18. U avait eu une grande part aux traites de L<*olien, de Campo-Formio et de Luuévdle.

CLARY. eh.-l. de canton (Nord), à 16 lui. S. E. de Camhrav; 1,300 hab.

CLASSICU8, général gaulois. Voy. CIREALts. CLASTÏDIUM, auj. Casteggio, Tille d'it&lie, dan* la partie N. E. de ta l.igurie. Marcellus, général romain, y tua de sa main Viridoniare, chef des Gaulois-r,é<.i»es (222 av. J.-C.).

CLAUHERG (Jean), Claubergiu», savant calvïnlsle, né à Solingeu en Westphalle l'an 1622, mort en 1 m>. S, enseigna la philosophie à Herborn et à Duisbourg el adopta les principes de De«carles. Ses ouvrages ont été recueillis en 2 vol. in-4, Amsterdam , 1691. Le plus estimé est Logica velus et nova, que l'auteur de la Logique de Port-Royal a mis à conlriliulion.

CLAUDE, Tiberius Claudius Nero Drumt, S'ira. Grrmamcut et Bntanmcus , 4« empereur romain, fils de Drusus, né à Lugdunum (Lyon) 10 ans av. J.-C., fut élu par les soldats après fa mort de Caligula, son neveu, l'an 41 de J.-C. Son règne commença sous d'heureux auspices : mais il se laissa bientôt gouverner par sa femme Meaaallne et par ses affranchis, qui commirent sous son nom toutes sortes de crimes et de déprédations. Après avoir longtemps toléré les monstrueuses débauches de Messaline, il la lit mettre à mort (48). Peu après U épousa Agrippine, sa nièce, qui prit sur lui un empire encore plus grand : elle lui fit adopter Néron, qu'elle avait eu de son premier mari, Doml- Uut duioltarbus, el le détermina à désigner ce jeune prince pour son successeur au préjudice de Britannicus, ton propre fils. Claude mourut l'an de J.-C. &4 ; on croit qu'il fut empoisonné par Agrippine. Sous son règne la Bretagne lut conquise en partie. Il était d'un caractère extrêmement faible, el dans un éut voisin de l'imbécillité. 11 laissa pourtant lies écrits.

ci a u*: 11 , Marcus Aurelius Claudius, surnommé le Gothique, à cause de ses victoires sur les Goths, fut proclamé empereur par l'armée, à la mort de Gallien, l'an 268 : délit le rébelle Aureolus. abolit plusieurs Impôts, rendit aux particuliers les biens que leur avait ravis son prédécesseur, et vainquit les Goths. les Scythes et les Hérules. Il mourut en Pannonie après un règne de deux ans. Ce prince avait été. à •Juste titre, nommé le Second Trajan, Unt à cause de sa valeur que de sa justice et de l'excellence de son carat tère.

Claude (saint), évèque de Besançon au vutiède, appartenait à uue des plus anciennes familles de Bourgogne et se distingua par ses vertus et aon amour pour les lettres. Il mourut vers 697 j I) avait quitté dés 692 son évéché pour s'enfermer au , monast.dr Coudai (auj. Si- Claude) X)n Thon. Ie6 juin. Sa v|3 a été écrite par Chifilet, et par Boquet, 160». |

clacde K France , fille d'Anne de Bretagne et de Louis XII, roi de France, née en 1499, à Komorantin , morte en 1624, fut fiancée en 1606 au dauphin François de Valois (depuis François 1], el

I épousa en 1 Si 4 . Elle lui apporta en dol le duché de Bretagne, les comtés de Blois, de Coucy , de Montfort, d'Elampes, d'Ast, et des droits sur le duché de Milan. Ses vertus lui méritèrent le surnom de Bonne Heine.

CLAUDE (Jean), ministre prolestant, né en 1619, à La Sa mêlai près d Agen, fut pasteur à Nîmes, a Monlaulian, et enfin, depuis 1666, à Chareuton.

II eut diverses controverses avec Bossuet, Nicole, Arnauld, et devint l'Ame de son parti. Il fut forcé de quitter la France lors de la révocation de l'édit de Nantes (1686), el mourut à La Haye en 1687. On a de lui, entre autres ouvrages, une Réponse au traité de la Perpétuité de la Foi d' Arnauld, et une relation d'une conférence qu'il avait eue avec B<».vsuet eu 1678 devant Mlle de Duras et a Ja suite de laquelle cette demoiselle s'était convertie; dans cet écrit il conteste la relation donnée par Bossuet.

CLAUDE le lorrain, paysagiste. Voy. lorrain (le).

CLAUDiEN, Claudius Claudianus, poêle latin, né vers l'an 366 à Alexandrie en Egypte, vinl de bonne heure en Italie; s'attacha à Slilicon, premier ministre d Honorius, et fut disgracié avec lui (408). 11 jouil auprès de ses contemporains d'une telle réputation qu'ils l'égalèrent à Homère et à Virgile. Ce qui nous reste de lui ne justifie pas ces éloges outrés; on y admire une versification harmonieuse, facile, mais monotone ; de grandes images, mais peu d'invention et de génie. Ses poésies se rapportent presque toutes aux événements de l'époque : ce sont des Éloges de Stilicon, des Invectives contre Rufin et Eutrope, le Consulat d' Honorine ; on a aussi de lui un poème épique, f Enlèvement de Proserpinc; c'est !e plus estimé de ses ouvrages. Parmi les éditions de Claudien, on remarque celles de Barthius, Francfort, 1660: de J.-M. Gesner, Leipsick, 1769. Il a été traduit par Delalour, Paris, 1798, 2 vol. in-8, et plus récemment par MM. Héguin-Dcguerle et Trognon, dans la collection de Panekoucke. 1830, 2 vol. in-8.

claudien-mamert. Foy. mauert.

CLAUDIO POLIS ou B1THYNIUM, ville de l' Asie- Mineure, auj. Boston; — de Daeie, auj. Kolosvar.

CLAUDIUS f Arpius), décemvir, issu d'une fa mille Illustre du pays des Sabins, se rendit odieux par son orgueil et sa tyrannie. Nommé décemvlr l'an 461 av. J.-C. pour rédiger un code de lois, il conserva le pouvoir sans l'autorisation du peuple, commit toutes sortes d'injustices, fit assassiner le brave Sicinius Dentatus, et voulut enlever la jeune Virginie, que son père se vil contraint de poignarder pour la soustraire à ses violences. Après ce dernier coup, l'armée et le peuple se soulevèrent, abolirent le décemvirat, et Appius Claudius fut jeté en prison. 11 s'y donna la mort (449 av. J.-C.).

claudius Ciccus (Appius), censeur l'an 311 av. J.-C., fit construire la voie Appienne , dont on admire encore aujourd'hui les restes ; Rome lui dut aussi un aqueduc. Dans sa vieillesse il devint aveugle, d'où son surnom de Cœcus. Quand Pyrrhus envoya Cinéas a Rome pour traiter de la paix, Appius Claudius Csscus se fit porter au sénat, et par un discours éloquent il fit rejeter les propositions du roi d Êpire.

claudius ptjlcher (Publitis), consul l'an 249 av. J.-C., perdit une bataille navale en Sicile contre les Carthaginois, devant le port de Drépane. Adherbal qui commandait la flotte ennemie, coula a lond plusieurs vaisseaux des Romains, en prit 93, et poursuivit les autres jusqu'auprès de Lilybée. On attribua les défaites de Claudius au mépris qu'il avait montré pour les augures; comme on lui annonçait, au moment de l'action , que les •wulets sacrés ne man

CLÉM

gealent pu : « Qu'on les jette à la mer, dil-il, afin qu'ils boivent, s'ils ne veulent pat mangcfl*»

CLAUDius (Mathias), poète allemand, né à Rhelnfeld, près de Lubecs.. en 1743, mort à Hambourg en 1815, a publié tous le nom ù Ajsmus, messager de Wandsbeck , un grand nombre de poésies et de ehausons devenues populaires en Allemagne. Clandius est l'auteur du fameux chant du Vin du Rhin (Rhemwemtied) que I on chante dans toutes les fêtes bachiques de l'Allemagne.

CLAUSEN BOURG, tUle de Transylvanie. Voy. iolosvar.

CLAVENNA, auj. chuvennx.

CLAVIER (Etienne), savant helléniste, né à Lyon en 1762. mort à Paris en 1817, occupa plusieurs places dans la magistrature, et se Qt remarquer par son Indépendance dans le procès de Moreau. Il devint ensuite professeur au Collège de France, et entra en 1809 à l'Académie des Inscriptions. On a de lui une édition des Œuvres complètes de Plmarque, traduites par Amyot, avec les notes de MM. Brotlier et Vanvilliers, 1802-1806, 25 vol. ln-8 ; une traduction de la Bibtiothèaue «TApollodore, 1805, 2 vol. ln-8 ; une Huimre des premiers temps de la Grèce, Paris, 1809, 2 vol. in-8, réimprimée avec d'importantes corrections en 1822. 3 vol. in-8; Description de la Grèce, traduite de Pausanias, avec le texte grec, 1814-1821, 6 vol. in-8. achevée par Coray et Courier.

CLAVIER E (Etienne), né à Genève en 1735, fut d'abord banquier. Chassé par les discordes civiles de sa ville natale. Il vint à Paris, se lia avec Mirabeau, et fut nommé en 1792 ministre des finances. Après le 10 août, il devint membre du conseil exécutif ; mais il fut bientôt après arrêté sur la dénonciation de Roltespierre, et décrété d'accusation. Pour se soustraire à l'échafaud, il se donna lui-même la anort (1793). On admirait son intégrité.

CLAVIGERO (François-Xavier), jésuite, né au Mexique vers l'an 1720, a composé un ouvrage fort curieux sur l'histoire, les coutumes, les arts, les sciences et la langue de cette contrée avant et depuis l'invasion des Espagnols. Lors de la suppression de sa compagnie. Il revint en Europe, se retira à Césène (Etats du Pa|*el, et y publia le fruit de ses travaux sous le titre de Storia anlica del Messico, etc., Césène, 1780, 4 vol. ln-8.

CLAVIJO (don Joseph), littérateur espagnol, traducteur de Buffon et journaliste, eut à Madrid une liaison avec une sœur de Beaumarchais, et s attira par-là avec le frère une affaire d'honneur qui 01 beaucoup de bruit. Il mourut en 1806. On a plusieurs fois mis en scène l'aventure de Clavljo.

CLAVIUS (Christophe), jésuite, savant mathématicien, surnommé/ Euclide du xvi« siècle, né à Bamberg en 1537, mort à Rome en 1612, fut envoyé à Rome, où Grégoire XIII l'employa à la correction du calendrier. Son principal ouvrage est l'Explication du calendrier grégorien, Rome, 1 603.

CLAYE. ch.-l. de cant. (Seine-et-Marne), à 14 M. 0. de Meaux, sur le canal de l'Ourca ; 1,000 hab. Toiles peintes blanchisseries: fours à chaux.

CLAYETTE (la), ch.-l. de cant. (Saône-et-Lolre), a 16 kll. S. de Chirolles : 1 .000 hab. Etoffes de coton, tanneries. Patrie de Lamélherie, savant naturaliste.

CLAZOMEISES. Claxomenœ, auj. Vourla, ville de Lydie (looie), dans une presqu'île dite Ile de Clazomènes, sur la côte, entre Smyrne etTéos. Patrie d'Anaxagore et d'Hermotime.

CLÊANTHE, philosophe stoïcien, né à Eolie vers l'an 3<M) av. J.-C., était disciple de fondateur du Portique, et lui succéda dans l'enseignement (264 av. J.-C.). Il vivait avec la plus grande sobriété, et travaillait, dit-on, la nuit a tirer del eau pour avoir le loisir de suivre pendant le jour les leçons de Zéoon. Arrivé à une extrême vieillesse (80 ans selon les uns, 99 selon les autres), il se laissa mourir

de faim. 11 ne reste de lui que quelques fragments, et un Hymne à Jupiter, morceau admirable qui nous a été conservé par Slot»ée, et qui a été traduit en vers français par L. Racine et par Boutrainvîlle.

CLEARQUE, général lacédémonien. Condamné à mort dans sa patrie pour avoir abusé du pouvoir à Byxance, où il avait été envoyé comme allié, il se relira en Perse, auprès du jeune Cyrus, et leva pour lui un corps auxiliaire de Grecs, avec lequel il remporta plusieurs avantages sur Artaxerce, roi de Perse. Après la bataille de Cunaxa, où Cyrus périt, Tissapherne, général d'Artaxeree, l'attira par trahison dans son camp et le tua (401 av. J.-C.). Il fut remplacé dans son commandement par Xénophon.

cléarque, tyran d'iiéraclée dans le Pont, se souilla de toutes sortes de crimes et fut tué, après 12 années de règne, par Chion, philosophe platonicien, l'an 352 av. J.-C.

CLEGUEREC, ch.-l. de cant. (Morbihan), à iG Kll. N. 0. de Pontivy ; 3,659 hab.

CLELIE, jeune Romaine, ayant été livrée en ôtage à Porseona, roi des Etrusques, qui assiégeait Borne, se sauva en traversant le Tibre à la nage au milieu d'une grêle de javelots, et rentra dans la ville (507 av. J.-C.). Les Romains crurent devoir la renvoyer à Pbrsenna: mais ce roi. admirant son courage, lui rendit la liberté et lui fit présent d'un cheval richement harnaché.

CLELLES, ch.-l. de canton (Isère), à 48 lui. S. ds Grenoble : 700 hab.

CLEM ANGES. Voy. clÉMHCES.

CLEMENCE ISAURE. Voy. isaure.

CLEMENCET (dom Charles), savant 1 en 1703 à Painblanc, prèsd'Autun, mort à Paris en 1778. On lui doit f Art de vérifier les datée (Paris, 1750, in -4). ouvrage qui depuis a été étendu et continu.' par Dom Franç. Clément; une Histoire de Port- Royal, 1755, 10 vol. ln-12, etc. il a aussi travaillé à la Collection des décrétâtes des papes et à VHutoir* littéraire de France (10* et 1 !• volumes).

CLÉMENGES (Matth. - Nicolas de), écrivain du xiv« siècle, en latin Clemangius, ou de CUmangiss, ainsi nommé du nom d'un village de Clémenges ou Clamenges en Champagne, où il naquit vers 1380, embrassa l'état «celés. , et fut élevé en 1393 au po^te de recteur de l'Académie de Paris. Clémenges fut pendant quelque temps secrétaire de l'antipape Benoît XIII : soupçonné d'avoir rédigé la bulle d excommunication lancée par ce dernier contre Charles VI, roi de France, qui avait refusé de reconnaître ce faux pontife, il fut forcé de s'expatrier et passa plusieurs années en Toscane. Cependant 11 rentra en France et y recouvra ses bénéfices. Il mourut vers 1435, après le concile de Baie. Ses œuvres, publiées par Lvdius, Leyde, 1613. in-4, renferment différents traités sur des matières ecclésiastiques, entre autres Sur Cétat de corruption de l'Église, Sur la simonie. Sur les annotes ; des Lettres adressées à des prélats, à des cardinaux et à Henri V, roi d'Angleterre.

CLEMENT d'alexawdrie, illustre docteur de 1Eglise au w siècle, était né dans le paganisme, et fut d'abord philosophe platonicien. 11 fut converti par saint Pantène et le remplaça dans les fonctions de catéchiste ou instituteur de l'école chrétienne d'Alexandrie. Il fut forcé en 202 par la persécution de SepUme-Sévère d'abandonner son école : mais 11 revint quelques années après à Alexandrie pour y reprendre ses fonctions : il y mourut en 217. 11 unissait la philosophie platonicienne a la religion, et faisait servir la première d'introduction 4 la seconde. Il reste de lui une Exhortation aux Gentils, un ivre | Intitulé Stromaws (tapisseries) , recueil de pensées chn tiennes et philosophiques ; le Pédagogue, traité d« morale. La meilleure éd. de ses Œuvres est celle de ; J. Potier, gr.-lat , Oxford, 1715, 2 v. in-8. Elles ont 1 été trad. en franç. par Gcnoude, 1837-43, 3 vol. iu-8.

CLEM

CLEM

On i bon. le 4 déc. Sa sainteté es', contesté; il ne bgurc pas dans le martvrologe romain.

Clément l (saint) . pâ ne, succéda, selon Iê3 uns a S. Lin en 67, selon les autres à S. Anacli t, vers 91, et m. fers 100. Il était disciple de S. Pierre. On croit

Îuïl su' h le luarhrc. t»n a de lui une Epltrt aux oruu.ti, h 'dans le» FpuioUv Patrum de Frcy, Bâle, 1712), et 20 homélies. On le fêle le TA novembre.

clément h, Suidger, Saxon, évoque de BamUt-rg, fut élu an flunrtJti do Sutri, convoqué sous Henri-lc- Noir en 1046, tint un coucile à Rome, et m. en 1017.

Clément m, Paulin Scolaro, Romain, évêque de Préneslc, élu jjape après Grégoire VIII eu 1187. mourut en I après avoir publié une croisade contre les Sarrasins.

clément m, antipape. Voy. GCIBERT.

clément iv, Guido Kulcodi ou de Foulques, né a Saint-Gilles sur le Rhône, avait été d'alwrd militaire, ensuite jurisconsulte, pub secrétaire de saint Louis. Après la mort de sa femme, il embrassa l'état ecclésiastique, fut archevêque de Narbonne. cardinal-évôque de Sabine et légat en Angleterre; enfin on I élut pape à Pérouse (1205). Il mourut à viterbe en 1268. Le trône pontifical ne changea point ses mœurs : il était modeste, doux et désinlcressé. Il signa avec saint Louis la Pragmatique Sanc-

ouvrage de Molina ; mais 11 ne voulut rien désoles poinU en litige.

uis la Pragmatique Sancdifférends qui régnaient

Uon, oui mit un terme aux entre Rome et la France.

clément v, Bertrand de Goth, né à Villandraud, archevêque de Bordeaux en 1300, fut élu pape à Pérouse en 1305, et mourut en 1314. 11 transport;* la résidence des panes de Rome a Avignon (1309), fut Irè* favorable à Philippe-le-Bel qui avait beaucoup tc '.itribué à son élection , modifia en faveur de ce ;. rince les bulles lancées contre lui par Bonifacc VIII, ci tint un concile général à Vienne en 1310 pour le iugement des Templiers. On a de Clément V des constitutions, dites Clémentines, Mayence, I4C0, qui

font parue du .iioii eniu»m.|<i. . G;- ,,.,pe a étéaceii«ié, ment Alll : la rraiwe avait appuyé son élection, mai* a tort, do mœurs licencieuses et de cui.idilé. I D'un <" ararbre conciliant, il vécut en bonne harinoclkmem vi, Pierre Roger, natir du Limousin,' lie avec les .ours de l'Europe, leva les difficultés qui r de Pans, élu pape en 1342, mort en 1352, Vêlaient élevée* sons son prCderenenr au «sujet du

d'un oui cider

clément T1U, antipape. Voy. 6lLl.Es Mimoz clément ix, Jules Rospigliosf, d une famille de ™tote«n Toscane, né en 1599, élu en 1667, mort en 1GK9 à 71 ans, gouverna sagement l'Eglise, et travailla à réunir les princes chrétiens et à procurer des secours aux Vénitiens conlre les Turcs qui assiégeaient Candie.- mais il ne pul emptY-her la perte de cette importante place. Il termina la rameuse affaire de la signature du Formulaire par un accord qui reçut le nom de paix de CÉylise (I0C8).

clément x, Emile Allier! , fut élu en 1670, à ■ âge de 80 ans, après une vacance de plusieurs mois occasionnée i»r les inlrigues des cardinaux, et mourut en 1676. Son grand âge remâcha de rien faire par lui-même : le gouvernement fut abandonné au cardinal Antoine Paluzzi.

Clément xi, J.-Fr. Albano. né à Pésaroen 1649. élu cm 1/00, mort eu 1721, a 72 ans. Pour mettre un terme aux troubles de l'église de France, il confirma la condamnation ries cinq fameuses propositions i«>Jan«éniusparla bulle Vinenm Dotnini Salant h, '■ donna la célèbre constitution Vnigenitm qui '«ndaimiait 101 propos! lions du P. Quesnel.

clément xii, Laurent Corslnl, élu en 1730, mort en 1740, à 88 ans. diminua les impôts, punit ceux qui avaient prévariqué dans leurs emplois sous le pontifical précédent, et gouverna l'Eglise avec sagesse.

clément xiii, Charles Rezzonico, né a Venise en 1603, fut élu pape en 1758 et mourut en 1769. Les Jésuites ayant élé expulsés du Portugal, de France, d'Espagne et de Naples, il fit de vains efforts pour lw .soutenir. Il perdit en 1768 le comtat d'Avignon et le duché de Rénévent, par suite de démêlés avec le jeune duc de Parme, de la maison de Bourbon.

oi.r.MENT xiv, Laurent Ganganelli , né en 1705 lins le duché d'TJrbin, succéda en 1769 à Clément XIII : la France avait appuyé son élection.

i duché de Parme, et recouvra Avignon et Bénévent [qui avaient été enlevés à Clément XIII. Prcs.se par . plusieurs princes de décider du sort de» Jésuites , il le retour périodique du Jubilé de 100 ans rendit en 1773. après plusieurs années de tempo-

eraii m I '.,é,iietin, puis archevêque de Rouen, enfin cardinal. Il eut do viT> débats avec L l I, roi d'Angleterre y au sujet des investitures. ' réduisit le retour périodique du Jubilé de 100 . à 50. il était savant cl avait une mémoire prodigieuse. Ce pape résida à Avignon: il se refusa au\ lollicilalions des habitants de Rome qui, ayant Ricnzi à leur tête, vinrent le prier de revenir à Rome.

clf.ment vu, Jules de Médiris. cousin de Léon X, Thi élu pape après la mort d'Adrien VI, en 1523, cl mourut en 1534. Il se ligna avec François I, les princes d'Italie et le roi d'Angleterre, contre l'empereur Charles-Quint. Cette ligue, appelée Sainte, parce que le pape eu était le chef, ne lui attira que des infortunes. Il fut assiégé dans Rome par l'armée de ce prince que commandait le connétable de Hourl.on (1527). fut détenu 7 mois, el ne put se sauver qu'à la faveur d un déguisement. Clément VII excommunia en 1534 Henri VIII, roi d'Awrteterr

Occasion au

glise romaine, clément vu, antipape. Voy. rorert dé ceneve clément vin, H.jipolyte Aldobrandini. né a Fano

Minîk /Sïîf^ fu,tél'* en ,à»?ct mourut

S „ . f 8nenr*di,n9> Eglise, condamna les duels donna I absolution au roi de France Henri IV lors de '«««na un grand nombre d'hérétiques au se n de I hglise. et conlnbua beau,-,),», à ia paii de VervmsOMlH). Il éleva au cardinalat Uaronius IMtreT^n . 'ei' î°,"l'J?0 P*r™. et plusieurs au-

rtsation, Ip fameux bref nui luonoiiça leur suppression. Il m. peu après, en 177l:on prétendit qu il avait été empoisonné. Cara-"Cioli a donné une Vie di Clém. XIV, en franç. .Paris. 1775, avec de prétendues fcfffvrdc ce pape, qui n'nntaiiciitieauthcntieité. L? P A.Th'iner a pub. en ISô'iune Hist, estim. du pontifical fie Clnn. XI K.trad. par P.deGeslin.Sv. m-8. <:lement (Jacques), religieux dominicain, asissina Henri III en 1589. Il fui massacré sur-le- Mamp. Ce fanatique, qui n'avait que 25 ans. était l'instrument des Ligueurs. Quelques insensés le rcanlérent comme un martyr, et furent . dit-on. sur le point de demander vi canonisation clément (dom François), savant bénédictin, né f à Bèze près de Dijon en 1714, moit à Paris en 1793, "Histoire l.itéraire de la F> vi.;, ainsi que le Recueil des historiens di Frunce de dom Bouquet (12* et 13' roL); puiss'occii|wi de réviser et de compléter I Art Je vérifier lu dutts après J.-C, qu'avait publié Clémence', en 1750; I donna cette nouvelle édition en 1770, I set.! vol. in-f'ol. : mais mécontent de ce travail, il le refondP tout entier et le porta à 3 vol. in - fol. qui parureni en 1783, si, 87. Cet ouvrage, qui Tait autorité eu chronologie , est un des plus tx-aux monuments du xviue siècle. Il a été réimprime par Sainl-Allai», en 18 vol. in-8, 1818, et continué jusqu S nos jours I«ir MM. Julien de Courre Iles, Fortia d'Urban, etc., 15 vol. in-*. 1821-33. Boni Clément préparait un

r ii ? «i>«»i neuri vin, roi (i .-vnirieierre I» |im ue uijou en i ni, u

qut «rait répudié Catherine d'Aragon, ce qui don"S c*»nlinua l'Histoire tiUirairt de la Franre (II» et Occasion au >.h.sme qui m- para l'Angleterre do Té- '2* vol v ' — *

II* ' t\

uonnnenca la fameusequerelle de la grâce, korODoI u*V5ul »«nl)lahle sur l Art de vérifier Us data avan;

CLEO

Page 1