‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 270 sur 567 · CLÉO · texte numérisé non relu

CLÉO

J.-C, lorsqu'il mourut frappé d'apoplexie. Ce ae- 1 révolution à Sparte dans le but de rétablir les ht*. ' "i en 1820, 6 vol. in-8. 11 est titutiona de Lvcurcrue. II égorgea le

eond ouvrage a été publié bien moins estimé que le précédent.

clément VJ .-Marie-Bernard), critique, connu par son aprelé et surnommé par Voltaire flneUment, né à Dijon en 1742, mort à Paria en 1812, fut d abord professeur à Dijon, puis se livra tout entier à la

Çïlémlque littéraire; Il attaqua sans ménagement oltaire, qui en revanche I accabla d'injures. Ayant écrit contre Saint-Lambert, celui-ci se vengea en le faisant emprisonner. Ses principaux ouvrages sont: Observations sur les Géorgiques de DtlilU , sur Us Saisons de Saint-Lambert, etc., 1 vol. in-8, Genève, 1771 ; Lettres à Voltaire, 1773-76; De la Tragédie; Essai sur la manière de traduire Us poètes en vers , 1784 ; Satires, 1786. Il a rédigé le Journal littéraire, 1796 , elquelquesautresécrils périodiques. On lui doit aussi des traductions de quelques fragments de Cicéron, 1786; des Amours de Leucippe etClitophon d'Achille* Tatius, 1800 , fit une imitation en vers de la Jérusalem délivrée, 1800.

clément de ris ( Dominique, comte) , né à Paris en 1760, mort en 1837 , exerça d'abord la

Srofession d avocat, fut nommé en 1792 membre du irectoire du département d'Indre-et-Loire, flt ensuite partie du comité oui réorganisa l'instruction publique en France, et devint sénateur en 1800. A cette époque il fut enlevé dans ses terres par un parti de Chouans, et ne recouvra la liberté qu'après 19 Jours de captivité; les motifs de cet enlèvement sont restés inconnus. Il fut nommé pair en 1814.

CLEMONT ou CLEFMONT, ch.-l. de cant.

{Haute-Marne), à 27 kil. E. de Chaumont; 400 hab.

CLENABT ou KLEINHABTS ( Nie.) , linguiste, né en 1496 dans le Brabant , enseigna le grec el l'hébreu à Louvain : puis passa en Espagne , fut professeur à Salamanque , et mourut à Grenade en 1642. On a de lui, sous le titre à,' Institution!* linguœ grœcœ, Louvain , 1630, une grammaire grec-

?ue qui a longtemps été classique avant celle de urgault. Clénart savait l'arabe et avait été en Afrique exprès pour l'apprendre. On a aussi de lui un Recueil de Lettres, en latin, Anvers, 1666.

CLEOBIS et BITON, frères argiens. Ils traînèrent un jour au temple de Junon le char de leur mère Cjdlppe, prêtresse de la déesse, parce que les boeufs tardaient à venir ; Cydippe , ravie de leur piété , pria la déesse de leur accorder en récompense ce qui leur serait le plus avantageux: quand elle sortit du temple, elle les trouva endormis pour toujours dans les tiras l'un de l'autre.

CLEOBULE, de Lindos, l'un des sept sages de la Grèce, fils d'Evagoras, roi de Bhodes, succéda à son père dans le gouvernement de I île de Rhodes, et mourut a 70 ans, vers l an 660 av. J.-C. Ses maximes étaient : • De la mesure en tout. Faites du bien à vos amis pour vous les attacher davantage, el à vos ennemis pour en faire des amis, etc.»

CLEOMBBOTE. On compte trois rois de Sparte de ce nom : le 1" (480-479) ne régna que comme tuteur de son neveu Plistarque. — Le 2» (380-37 M fit la ! guerre aux Thélioins et périt à la bataille de Leuc

Lycurgue. Il égorgea les épnoresqulis'y opposaient, détruisit le sénat. Ht un nouveau partage des terres, abolit les dettes et bannit le luxe. Il flt la guerre aux Achéens, et remporta d'abord sur eux de grands avantages; mais Aratus. leur chef, avant appelé Anligone à son secours, Cléomène fut vaincu à Sellasie, 222. 11 alla en Egypte solliciter des secours; le roi Ptolémée Philopator. qui le craignait, le ût jeter en prison, et il se vit forcé de se donner la mort, l'an 219.

cléoméne, habile sculpteur, qui vivait vers l'an 180 av. J.-C., a produit la Vénus dite de Médicis, que l'on admire encore aujourd'hui A Florence.

CI.EON, orateur et général athénien, qui avait d'abord été corroyeur, acquit un grand ascendant sur le peuple en le flattant. Il IH la guerre aux Lacédémon iens, prit Torone et remporta quelques autres avantages; mais il fut vaincu par Brasidas et périt devant Amphipolis (422 av. J.-C.). Aristophane l'a mis en scène dans Us Chevaliers.

CLEONES, CUonœ, ville de l'Argolide, au N . , entre Argue et Corinthe. C'est aux environs de cette ville ou Hercule tua le lion de Némée. — Cléones formait un état particulier.

CLEONYME, Dis du roi de Sparte Cléomène n, ayant été exclu du troue, s'empara de Tarante, puis lâcha, avec le secours de Pyrrhus, de s'emparer de Sparte (273 av. J.-C.) , mais il échoua,

CLEOPATRE, sa>urd'Alexandre-le-G rend, épousa Alexandre, roi d'Epire. Devenue veuve, elle fut recherchée, après la mort de son frère, par plusieurs généraux macédoniens; elle allait épouser Ptolémée 1-agus, roi d'Egypte, quand » igone la flt mettre A mort (308 av." J.-C.).

cléopàtre , reine de Syrie, fille de Ptolémée Philométor.roi d'Egypte. Elle épousa d'abord l'usurpateur Alexaiutfe Bala (149 av. J.-C.). puis Démétrius Niranor, qui la répudia pour épouser Rode— gune, fllle d'un roi des Parthes. Elle offrit alors sa main et sa couronne à Antiochus, frère de Démétrius, et se délit de ce dernier. Elle flt ensuite poignarder Séleucus, l'aîné des flls qu'elle avait eus do Démélrius, parce que ce prince, devenu majeur, voulait monter sur le trône. Ce meurtre ayant soulevé le peuple, Cléopàtre l'apaisa en couronnant Antiochus (VIII), son 2«« flls. Bientôt elle chercha aussi à se défaire de celui-ci ; mais ce prince, qui était toujours en garde contre ses artifice*, l'obligea de boire le poison qu'elle avait préparé pour lui i 120 av. J.-C.). C'est cette Cléopàtre qui a fourni à Corneille le sujet de sa tragédie de Rodotjune.

CLÉo l'Ai m , reine d'Egy pte, célèbre par sa beauté et par ses crimes, était tille de Ptolémée Aulète; elle é|>ousa Ptolémée Denvs son frère, el régna d'abord avec lui (62 av. J.-C\). Ayant été clia^ée du trône peu après, elle se flt rétablir ( *7 ) par C^sar , épris de ses charmes. Après la mort du dictateur, Antoine la manda à Tarse pour qu'elle eût A répondre à quelques accusations; mais il en devint épcnlument amoureux et répudia pour l'épouser Oclavie, sœur d'Octave; Il lui donna même (en 33)

très, gagnée par Epamiiiondas. — Le 3* (243-239) prit quelques-nnesdcs provinces romaines d'Orient. Cette la place de son beau-père, Léonidas II, qu'il avait conduite flt éclater la guerre entre Octave el Anfait déposer; il fut bientôt détrôné par ce même toinc. Après la bataille d'Actium, Antoine vaincu Léonidas. ayant été réduit à s'arracher la vie, Cléopàtre. qui

CLEOMEDE, savant grec que l'on place au l*rsiè- avait essayé vainement de séduire le vainqueur, et ele av. J.-C., est auteur d'un traité d'astronomie, qui craignait de tomber vivante en son j»ouvoir. se intitulé : Cyclice iheoria ou Meleora, publié en grec donna la mort en se Taisant piquer au bras par un à Paris. 1639, in-4, et avec une traduction latine, i aspic (30); elleavait 39 ans. Avecelle finit la dynastie parRob. Balforeus, Bordeaux, 1606. Il y plaçait le' des Lagules et rindé]icudauccde l'Egypte. Cette priu soleil au centre du monde. I cesse ne brillait pas moins jar son e-pritque par sa

CLEOMËNE.r. de Sparte,6!9-49l, déposa soncol- beauté. ta mort de Cléopàtre a été mise sur lascèna lègue Démarate; battit les Argiens, et aida les Allié- ! par E. Jodelle, M.nrct, Benseradu, MarmonUl, et tout niensÀcha^r Hippie*, puisClisthène — 11,370-309, récemment par M""E. deGirardin (1817). ta Caleut un règne paisible. — 111, 238-219, opéra une | prenède a fait un roman célèbre de Cléopàtre,

Page 1