CLER
CLÊRES, ch.-]. de eanL (Seine-Infér.), à 16 kil. N. de Rouen ; 600 hab.
CLERFAÏT (le comte de), feld-maréchal de» armée* autrichienne* , né à Bruxelles en 1733, mort en 1798, « était déjà distingué dans la guerre do sept an* et dans celle contre les Turc» en 1788 et 176». lorsque» 1792 il fut mi» à la le te d un eorpsde 12.000 Autrichien» pour attaquer la France de concert avec l'armée prussien ne. 11 entra en Cliampagne, «'empara de Stenay, et Ût une savante retraite après la bataille de Jemmapes. En 1793, il Qt lever le »iég« de Maastricht, et décida le succès de la bataille «le Nerwimle, mais en 1794 il fut vaincu pur Jourdan à Aldeuhoven. En 1795, il força successivement Irait années françaises à se retirer devant lui, et délivra Mayeuce assiégée par Tune d'elles.
CLERMONT, ch.-l. d air. (Otael, sur une hauteur, près de la Bresche, à 63 kil. N. de Paris; 3.236 hafa. Tribunal: coll. comm. Vieui château qui sert auj. de maison de détention. Fabrique» de toile» dite» de Hollande et demi-Hollande, brûlée par le» Anglais en 141 5 et reprise encore par eut en 1434. — Clrrm. était dans le Beauvoitit; cap. d'un comté qui date de 1064 et qui a eu quatre dynastie» de comtes. La première s'éteignit en 1191, la seconde en 1218, la troisième en 1260 i celle-ci se composa de Philippe de Hurepel, seigneur capétien, et de Jeanne sa tu le ; la quatrième commence avec Robert, comte de Clermoot, 6* fil» de saint Louis, et chef de la maison de Bourbon, qui Tut investi dececomlé en 1269. La postérité de Robert a joui de ce fief jusqu au connétable de Bourbon, »ur lequel il fut confisqué parFrançoi» i pour être réuni à la couronne. Le comté de Clermonl fut depuis joint à l'apanage de la branche de Bourbon-Condé. — L'arr. de Germont a 8 cant. (Dreteuil, Crèvecoeur, Froissy, Liancourt, Maignclay, Mouy, Saint^ust-en-Chaussée, plu» Germont), 178 comm. et 89.837 hab.
clermont. ville des EtaU-L'nis, «Ut de New-York, omté de Columbia, à 7 kil. de la rive gauche de l'Hudson, à 70 kil. d'Albany. Célèbre par une bataille gagnée en 1780 par lord Comwallis, généra] anglais, sur les Américain» commandé» par le baron de Kalb, qui périt dan» l'action.
CLERront-dk-lodève , ch.-l. de cant. (Hérault), à 14 kil. S. E. de Lodève ; 6.682 hab. Belle église de Saint-Paul (qui date du U1I* siècle); fabriques de draps londrins pour le Levant, vert-de-gria, tannerie» ; commerce d'eaui-de-vie, etc.
clermont-en-aruonne , ch.-l. de cant. (Meuse), près de I Aire, à 24 kil. S. 0. de Verdun ; 1.600 liai». Commerce de bois, rers, clouterie. Ancienne place forte , démantelée après 1648. — Cette ville était avant 1789 ch.-l. du Germon la Ls, petit pays de France qu'on joignait tantôt à l'Argonne, tantôt au Barrol». Il avait pour place» principales : Germont, Vienne et Varenne. Le Germontai» fut donné d'abord à l'église de Verdun par Olhon 1, puis régi au nom de cette église par des châtelains qui m rendirent bientôt indépendant». Thibaut, comte de Bar, et se» descendants, le possédèrent ensuite, d'abord comme Q«f de léglise de Verdun (1204-1664), puis comme fief immédiat de l'empire (1664-1641). A cette époque. Germon t-en-Argonne fut cédé a la France en même temps que Dun, Jamelx et Stenay.
CLErront-en-dauphin*. bourg de l'anc Dauphioé, domaine de la maison de Germont-Tonnerre ( auj. dans ledép. de l'Isère). Voy. monestier-dk-clermont.
CLXRMONT-f ERRand, Ntmouus, Nenutum et Auyu*lonemetum de» ancien», Clarut Mont au moyen âge, ch.-l. du dép. du Puy-de-Dôme, à 382 kil. S. de Part» : 32,427 hab. Évèché fondé au ut* siècle par mi ni Austremoine; trib. de insUnce et de commerce; académ. uruv., fac. des lett. et des se., lycée, société» «avait tes et littéraires. Commerce de tuiles, filatures de et ton et de chanvre, raffineries de sal-
pêtre, tannerie», corrolerie» ; fromages, confitures sèches, etc. Germont se compose de de ut villes jadis
distinctes , Germont et Mont-Ferrand ; eilea n'ont été réunies que sous Louis XII. Belle cathédrale non terminée; plusieurs belles places; bibliothèque pu* blique, etc. — Clermonl était jadis la capil. des Arverni; elle fut considérablement agrandie par Auguste qui lui donna le nom d Au,m*>n*meium. Détruite plus tard, ses habitants la rebâtirent et lui donnèrent le nom du château qui la défendait ; Garni tforu); elle devint alors la capitale de l'Auvergne et «uivit les destinées de ce paya ( Voy. acvercne). Elle fut réunie i la couronne par Philippe-Auguste. Cette ville est la patrie de Pascal, Thomas, Lhamlort, Domat, etc. Il s'y tint un assez grand nombre de concile» (636, 649, 687, 1096, 11 10, 1124, 1130); dan» celui de 1096, le pape Urbain II prêcha la première croisade. Charles V convoqua â Clermonl, en 1374, le» étalsgénéraux de la langue d'Oc. — L'arr. de Germont a 14 cant. (Billom, Bourg-Lastic, tiennent, Pontdu-Châleau, Rochefort, St-Amand-Tallende, Saint- Dier. Vertaixon, Veyre-Monlon, Vic-Ie-Comte, plus Germont qui compte pour quatre), 106 comm. et 176,910 hab.
CLERMONT (Robert, comte de), 6> fils de saint Louis, né en 1266, mort en 1 3 1 8, épousa, en 1272, Béatrix, héritière de Bourbon , et devint ainsi chef d'une nouvelle maison de Henri IV régna sur la Fr
CLERMONT (Louis DE BOLRBON-CONDÉ , comte de), né en 1709, mort en 1770. Tonsuré â l'âge de 9 an», et doté de plusieurs abbaye», il obtint, en 1733, une dispense du pape qui lui permettait de suivre la carrière de» arme» sans renoncer â ses bénéfices. 11 fut reçu à l'Académie Française en 1764 sans aucun titre littéraire; sa nomination donna lieu â une foule d'épigrammes et de plaisanterie». En 1768, ayant remplacé le maréchal de Richelieu à l'armée de Hanovre, Il fit les plus grande» faute» et compromit le suecèsdelacamp.(F.CREVELT).[lse retira dès lors dans ses domaines, et ne reparut plus à la cour.
cler mont-tonnerre (maison DE). Les comte» ds cette maison remontent â Sibaud, seigneur de Germont en Dauphiné, qui vivait au commencement du xii* siècle et qui défendit le pape Calixte II contre l'antipape Maurice Bourdin (Grégoire VIII). Ils acquirent le comté de Tonnerre par le mariage de Bernardin de Germont, vicomte de Ta! I art, avec Anne de Husson, héritière du comté de Tonnerre, en 1496; le comté fut érigé en duché par Charles IX en 1671. Cette maison s est divisée en plusieurs branches: celle» qui existent encore aujourd'hui, outre la branche aînée, «ont les Germonl-Tonnerre-rfaMtry, les Germont- Momoiton et les Clermonl-<tfoni-5ain/- Jean. Les principaux personnages qui ont illustré il maison de Clermont-Tonnerre «ont :
CLERMONT -tonnerre (François de), évêque et comte de Noyon, né en 1629, mort en 1701; il était conseiller d'état, commandeur de l'ordre du Saint- Esprit et membre de l'Académie (1694). Il est un des fondateurs du prix de poésie que l'Académie Française propose tous les an»; il a fait imprimer luimême plusieurs ouvrage».
clermont-tonnerre (Gaspard, marquis de), doyen de» maréchaux de France, né en 1688, mort en 1781, se distingua à l'armée de Bohême en 1741, à la défense de l'Alsace, au siège de Fribourg; commanda l'aile gauche â la bataille de Fontenoy. et eut tous ses ordre» 32 escadrons à celle de Lawfeld.
clermont-tonnerre (Stanislas, comte de), petitfils du précédent, né en 1747, fut nommé eM 1789 député de la noblesse de Paris aux états-généreux ; Il fonda avec Malouet un club sous le nom de eiub des Amis de la monarchie et rédigea avec Fontanes le Journal det Impartiaux, qui n'eut pas une longue durée U présida deux foi» ) assemblée, et y fltadopter
CLÈV
des esures sages. Il périt victime de ses opinions monarchiques; il fut massacré par la populace dans la journée du 10 août 1791. Ses Opinion* ont été recueil II es el imprimées en 1791 , 4 vol. in-8. CLERMONTAIS. Voy. clermont-en-argonne.
CLERSELLIER (Claude), cartésien, né à Paris en 1614, mort dans cette ville en 1684, a été l'éditeur et le traducteur de plusieurs des ouvrages de Descartee, spécialement de ses Lettres, Paris, 1667. 11 eut pour gendre Rohault.
CLLRVAL. ch.-l. de canton (Doubs), à 10 ktl. E. de Baume-les-Dames; 1,200 hab. Fondée par l'empereur Ollion de Souabe en II9S.
CLER Y (notre-dame-de-), eh.-l. decanton ( Loiret), à 1 5 kil. S. 0. d'Orléans; 2,500b. Tomb. de Louis XL CLERY, valet de chambre de Louis XVI. montra i son maître au milieu de ses malheurs une inviolable fidélité. Cléry rejoignit la famille royale en 1794, fat employé par elle dans différentes missions, et mourut à Vienne en 1809. On a de lui un Journal de ce qui t'est passé à la tour du Temple pendant ta captivité de bouts XVI, Londres, 1798, in-8; la meilleure édition est celle qui se trouve dans la Collection des ilentoires sur la Révolution française. CLESIUS, riv. de la Gaule Cisalpine, auj. chie.sk. CLET (saint). Voy. anaclet.
CU.Yi.LA Mi ville de l'Ohioaux États UnU, sur le lac Erié, à l'embouchure de la Cuyahoga : très commerçante ; 6,000 h. Evéché catholiq. If. en 1847).
CLÈVES, Clivta en latin moderne, ville des Etats prussiens (prov. Rhénane), à 19 kll. S. E. de Niniègue; 7,400 hab. On y remarque le palais du gouverneur, le jardin royal, la tour du Cygne. Ecole de médecine, synagogue, etc. — Cette ville est très ancienne ; il le fut détruite par les Normands au u* siècle ; rebâtie peu de lempsaprès, elle devint le ch.-l. du comté (depuis duché) de Clèves. Sous l'empire, elle appartint à la France, et fui de 1794 à 1814 ch.-l. de sous-préfect. dans le dép. de la Roér.
CLivEs (duché de), ancien état immédiat de l'empire d'Allemagne, le long de la Meuse et du Rhin, entre l'éfêché de Munster à I E., le Brabant à 10.. la Gueldre au N. 0. et au N., le duché de Berg au S. Il faisait partie du cercle de Weslphalie, et se subdivisait en 3 cercles particuliers, Clèves, NYesel, Emmerich. Villes principales : pour le premier, Clèves (ch.-l. général i. Calcar, Crancnburg, Gennep; pour le deuxième. Dinslacken, Duisbourg, Wesel, Xanten; pour le troisième, Euimerich, Rees, Sevenaer. — Le pays de Clèves porta d'abord le titre de comté. Jean , dernier corn le de la première maison de Clèves, mourut en 1368 et sa nièce Marguerite porta le comté à Adolphe 11. comte de la Marck, en qui commence la deuxième dynastie des comtes de Clèves, ou dynastie des Clèves-et-la-Marck. Celleci fil ériger Clèves en duché (14171 par l'empereur Sigismond, et y réunit les duchés de Berg et de Julien, le comté de Ravensberg, les seigneuries de Ravenstein, W innenlhal , Breske&and. Elle posséda même la Gueldre pendant 5 ans (1538-1543). Elle s'éteignit en 1609 dans la personne de Jean- Guillaume 111. Sa succession, composée des 8 état* nommés ci-dessus, est fameuse dans l'histoire sous le nom de succession de Juliers ( Voy. juliers). Les traités de Dusseldorf, 1624. et de Dorsten. 1666. donnèrent à Sigismond, électeur de Brandebourg, qui avait épousé la princesse Anne, nièce du dernier due, presque tout le duché de Clèves, la Marck, Ravensberg: le reste échut au comte palatin de Neubourg. Cet état de ehoses dura jusqu à 1794 , t poque à laquelle la France conquit le duché, qui alors entra dans le déparlement de la Roer. Rendu en 1814 à la maison de Brandebourg, il devint la régence de Clèves, dans la province prussienne de Çlèves-et-Berg . Auj. aucune grande division des Etat* prussiens ne ourle le nom u« Clèves. 1