COND
GONCORDIA, Concorda, bourg du roy. Lombard- Vénitien, à 53 kil. N. E. de Venise ; 1 ,300 hab. Evêché. Détruits par Attila en 462 ; elle fut rebâtie dans la suite. — Itourg du duché de Modèuc, à 28 kil. N. de Modène ; 2,500 hab.
CONDAMNE (la). Voy. lacohdamini.
COMUPILLY, ville de l'Inde. Voy. kondanlu. CONDATCU1, ville de l'Inde. Voy. konoatcbi. 430NDATE. Ce mot, qui en celtique signifiait confluent, était commun à plusieurs villes de la Gaule ancienne, telle* que celles qui se nomment auj. Hontereau-fuut- Yonne, Rennes, Cône, Cognac, etc. — Il v avait aussi une ville de Conduit dan* ta Bretagne (Flavic Césarienne); c'est auj.Norlliwich CONDE ch.-l. de cant. (Nord), sur I Kscaut, à Il kil. N E. de Yalencienncs; 5,1'97 hab. PU* .'«■rh ir.iija^^ommuuimiautavec Mous. Coll. PriM* par Loliip XI en 1478, par le prince d'Orange en I5S0, par Louis XIV en 1676, et cédée à la France par le traité de Nimègue. Les Autrichiens s'en emparèrent en 17î)3. mai» les Français la reprirent la même année. Cette ville a |K)rté le nom de Sord-Libre pendant la révolution. — A 2 kil. N. 0. de Condé se trome le Village de Vicux-Condé ; 3.S65 hab. Fabriques de vinaigre, et mines de houille. Ce village eut d'abord des seigneurs peu connus auxquels appartenaient les sires d Avcsnes. Jeanne, héritière do cette maifon, épousa en 1335 Jacques de Bourbon, comte de la Marche. jière de Jean de Ifourbon, tige des comtes de Bourlwn-Yejidômc , et dev int ainsi l'aïeule des princes de Condé, issus eux-mèmer de la maison de Itou rbon- Vendôme.
co.sr.È. rh.-l. de cant. (Aime), à 13 kil. E. de CliAteaii-Tln. rry: •'• <<» b.ib. C m il latéral a la Mirnc coM>K-Mii-.Noir.EAC, ch.-l. de cant. (Calvado*), à 24 k.F.de Vire. 6.449 hab. Fabriques de toiles et Botoin*d.Pai de Dnniont d'UrvUloquIyann^statoo.
CONDE (princes de , branche de la maison de Bourbon, a pour chef Louis, prince de Condé (7* fils de Charles de Bourbon, duc de Vendôme , qui desvendait à la 4* génération de Jean de Bourbon, comte de la Marche, et était frère d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre.
coudé (Louis I, prince de), chef du parti calviniste, né en 1530 de Cliarles de Bourbon, duc de Vendôme, fit ses premières armes sous le maréchal de Bnssac en Piémont, et se distingua dans plusieurs actions ; mais après la mort de Henri II, les mécontentements que lui firent essuyer les Guises le jetèrent dans le parti des réformés" Il fut, dit-on, le moteur secret de la conspiration d'Amboise, et comme tel il venait d'être condamné au dernier supplice, lorsque la mort de François II le sauva. Charles IX lui rendit la liberté .- il n'en usa que pour se mettre ouvertement à la tête des Protestants. Il s'empara de plusieurs villes, nuis il perdit la bataille de Dreux et y fut fait prisonnier (1562). Rendu à la liberté parla paix de 1663, il reprit les armes en 1567, livra la bataille indécise de St-Denis, puis celle de Jarnac en 1569, et périt à celte dernière: il s'était déjà rendu prisonnier lorsqu'il fut lâchement assassiné après le combat par Hooteaqufou , capitaine aux gardes du duc d'Anjou. — Son fils, Henri I, prince de Coudé, né en 1552, n'échappa à la Saint-Barthélémy qu'en abjurant le caliinisme; mais à peine libre, il reprit sa religion, leva des trouj.es contre les Catholiques, et s'unit avec le roi de Navarre (Henri IV) pour faire la guerre. Il mourut presque subitement en 1588. On crut qu'il avait été empoisonné par ses domestiques, à l'instigation de sa propre femme. — Henri 11, prince de Condé, fils posthume du précédent, né en 1 588, mort en 1 646. fut aimé de Henri 1 Y . qui le ût élever dans la religion catholique. Pendant la minorité orageuse de Louis XIII, Il se mit à la t icd'un |u.rti de me ontcnla: Il fui arrêté et enfermé
pendant trois ans à la Bastille et an château de Vinrennes. Il rentra en grâce dans la suite et fut nommé, à la mort de Louis XIII, chef du conseil de régence. Sa plus grande gloire, dit Voltaire, est d'avoir été le père du Grand Condé.
condé (Louis II, prince de), dit le Grand Condé, premier prince du sang, connu d'abord sous le nom de duc d'Emjhitn, né à Paris en 1621, de Henri II, prince de Condé, montra dans la carrière militaire un génie précoce. Nommé général en chef à l'âge de 22 ans (I «43;, il défit entièrement à Roeroy les Espagnols bien supérieurs en nombre et redoutables alors par leur infanterie. L'année suivante, il battit les Allemands à Fribourg. et gagna en 1645 contre Mercy la bataille de Nordlingen. Il fut moins heureux en Catalogne et ne put prendre Lérida, mais il remporta bientôt après sur l'archiduc l^éopold la victoire d? Lcns, qui amena la paix avec ( Allemagne [1648). Pendant les troubles de la Fronde, Condé qui avait d'abord défendu la cour, prit ensuite parti contre Maxarin. Il Tut alors arrêté (1650) et subit une détention de treixo mois. Aussitôt qu il fut remis en liberté, il ne songea qu'à la vengeance; il b-\n de* tmimc». rnnreha mit Paris, et délit le mar <1 lloi'ouinrourt à Bléneau près de G ion: i nais il fut bal lu lui-même par Turenne dans le faubourg St- Antoine (1652). Après cette défaite, il passa dans les rangs des Espagnols; mais, heureusement pour la France, il n'y ramena point la victoire. La paix des Pyrénées ( 1669 i rendit ce prince à sa pairie. I.a guerre s'étant allumée entre la France et l'Espagne, Condé conquit la Franche-Comté en trois se mai nés (1668); il prit aussi la {kart la plus glorieuse à la guane de 1672 contre la Hollande. La victoire deSenef (1674) fut son dernier fait d armes. Il passa ses derniers jours dans une charmante retraite à Chantilly, cultivant les lettres et conversant avec Racine, Itoileau et Molière. Il mourut en 1686. Bossuet, parmi plusieurs autres orateurs chrétiens, prononça sur son cercueil une oroison funèbre qui est restée un chef-d'œuvre du genre. De tous les ouvrages écrits sur la vie de ce prince, le plus intéressant est l'Histoire de Louis de Bourbon, par Desormeaux, Paris, 1766-68, 4 vol. In-12.
cown* (Uuis-Joseph, prineed*), fils de Louis-Henri, duc de Bourbon, qui fut chargédu gouvernement après la mort du régent, et 4* descendant du Grand Condé, né en 1736, servit avec distinction dans la guerre de Sept-Ans et contribua au gain de la bataille de Johannisbcrg. Lors de la Révolution, il fut un des premiers à quitter la France, et forma dès 1789, sur les bords du Rhin, cette armée d émigrés connue sous le nom d'armée de Condé. Après avoir fait en pure jierte des prodiges de valeur à Wissembourg,
apuenau, Bentheim, le prince fut obligé de congédier son armée et se retira en 1800 en Angleterre. Il rentra en France à la restauration et reçut de Louis XVIII les titres de grand-maître de la maison du roi et de colonel-général de l'infanterie. Il mourut à Chantilly en 1818, à 82 ans. — 11 eut pour (Us Louis-Henri-Joseph de Bourbon, prince de Condé , qui est plus connu sous le nom de duc de Bourbon [Voy. boitrbo!*}, et pour petit-file 1 infortuné duc d'Enghien (Voy. enghien). La maison de Condé s'est éteinte arec ces deux derniers princes.
CONDES, village du dé]», du Jura, sur l'Ain, an pied d'une montagne, à 54 kil. de Lons-le-Saulnier i 3<K) hab. Aux en* irons, ruines du château d Oliferne qui est dans le pavs l'objet de traditions singulières.
CONDILLAC (Etienne bonnot de), abbé de Muream, célèbre philosophe, né en 17 15 à Grenoble d'une famille noble, était neveu du grand-prévôt de Lyon et frère de Mably. Il reçut les ordres, mais sans exercer de fonct ecclésiastiques. Il préféra la carnère littéraire, se lia de bonne heure avec plusieurs def philosophes les plus cininent* de l'époque, notam-