CONF
ment avec Diderot, J.-J. Rousseau et Duclos; étudia profondément les grands métaphysiciens modernes, surtout Locke; commença à écrire lui-même •n 1746: publia plusieurs ouvrages de métaphysique aussi remarqua Mes par la nouveauté des idées que par la clarté du sljle, et qui attirèrent sur lui l'attentionfut choisi en 1157 pour être le précepteur de l'infant, duc de l'arme; revint se Axer en France après avoir consciencieusement rempli sa tache; fut admis a l'Académie Française en 1 7G8 ; reçut du gouvernement de Pologne en 1777 (^honorable mission de rédiger une Logique classique pour la jeunes.^ du pays, et mourut en 1780 dans la terre de Flui près de Beaugency. Condillac est le chef de l'école sensualistc en France. Ses écrits, qui brillent surtout par la méthode et la clarté, tirent une révolution dans la philosophie en Fiance. Il s'était borné d'abord à suivre le» pas de Locke, mais bientôt il voulut marcher seul et exposa des doctrines nouvelles dont les unes sont profondes et lumineuses, et dont les autre* ne sont que paradoxales. Les princi(>ales sont : que toutes les idées viennètit dos sens; que les facultés de l'âme elles-mêmes ne sont comme les idées que des sensations transformées; que" la seule lionne méthode est l'analyse, que les langues sont des méthodes analytiques, que le progrès de l'intelligence dépend de la perfection de* langues, qu'une science n'est qu'une langue bien faite, que l'art d'écrire se réduit partout a suivre la liaison des idées. On a de lui : Essai sur l'origine des connaissances humaines, 1746; Traité des systèmes, 1749; Traité des sensations, 1764; Traité des animaux (contre Buffonl, 1755; Cours d'études, rédigé pour le prince de Parme, 1775 (ce cours comprend Grammaire, Art d'écrire, Art de raisonner, Art de penser, Histoire); le Commerce et le gouvernement, 1776; la Logique, 1779; la Langue des calculs, posthume. Ses œuvres complètes ont été publiées à Paris, 1798, 23 vol. in-8, et 1821-22, 16 vol. in-8 (par les soins de M. Théry), avec une notice sur m vie et MtoiiTraze*. SnnCottrtrf1 éludés est k l'Index.
CONDOM, Condomium, ch.-l. d'arr. du dép. du fiers, à 40 kil. N. d'Auch : 7,099 hab. Commerce de blé, vins. Collège. Pati iede l'historien Duplciv.du iniréch. Biaise de Mouline, et de Franç. Sabbathier. Condom avait autrefois un évêché dont Bossuet fut titulaire; il est aujourd'hui supprimé. — L'arr. de Condom a 6 cantons (Casaubon, Eauze, Montréal, Nogaro, Valence, plus Condom), 128 communes et 71,855 hab.
CONDOM AÏS. petit pays de la Gascogne, sur les contins de la Guyenne, entre le Cabaret, la Lomagne, le Ba/adai*. l'Agéuais, l'Armagnac. Places : Condom (ch.-l.), A**a(Torl, Sérac. 11 fait auj. partie des départements du Gers et du Lot.
CONDOR, ilede la mer de Chine, par 104* If long. E., 8° 4' lat. N. (17 kil. sur 4;; elle D'est habitée que par de* réfugiés de Cambodjfl ou de la Cu liincbineet des néinres. Sol arkie, climat malsain. I CONDORCET(M.-J.-Ant.-Nic caritat, marquis j de), né en 1743, à Ribeinont près de Saint-Quentin, d'une Tamille noble, originaire du Dauphiné, se ût les sa première j<une.-*e un nom comme géomètre, 'ut reçu à l'Académie des Sciences à 26 ans (I7ti9), 2t devint peu api-* &«crélaire perpétuel de cette compagnie. Il w lia avec les philosophes, surtout avec d'Alcmbcrt, Voltaire, Turgot, emontm avec ardeur la cause de la Révolution et propagea par ses écrits les idées aouvcllcs. Nommé en 1791 là l'Assemblée législative, puis à la Convention; il vota avec les Girondins et fut, au 31 mai, enveloppé dans leur ruine. Mis hors la loi. il fut recueilli pendant huit mois ches une amie ; mais, craignant d'i \ptwr •a bienfaitrice, il sortit de sa retraite ; il fui b sntôt après arrêté et détenu au Bourg-la-Rcine. 11 soi la mort dam sa prison en avalant du j oison J
(mars 1794). Comme philosophe, Condorret s'est surtout distingué par son ardent amour pour l'humanité et par des idées hardies sur la perfectibilité indéfinie de l'espèce humaine. Ses principaux ouvrages sont : Essai d'analyse, 1768, où il Ut faire de nouveaux pas au calcul intégral ; Éloge des Académiciens (1666-99), 1773 ; Application de tanalyss aux décisions rendues à la pluralité, 1785; VU de Turgot, 1786. de Voltaire, 1787 ; Esquuse des progris de l'esprit humain, 1795. Ce dernier ouvrage de Condorcct est le plus généralement connu ; il le composa peu avant de mourir, pendant qu'il était caché et sans livras: c'est là surtout qu'il expo** ses idées sur la perfectibilité; ce livre fut misa \ Index. Ouaencorede lui -.des artidesdrins l' Encyrlottédh , Us Pensées de Pascal, avec des notes de Voltaire, I T 7 G— 7 8 ; une édition d« Lettres d'Euler à une princ. d'Allemagne; il a rédigé la Feuille villageoise, journal populaire, et a travaillé à plusieurs autres écrits pénodiq. Ses O'mv. ont été réunies en 21 vol. \n-H, 1*01, et H v. iu-S, 1847 (parO'Connor). Sa femme, Soph. de Gruuchy, sœur du maréchal, merle en se tit un nom dans les lettres en traduisant la Théorie des sentiments moraux de Smith, 1798. Elle écrivit aussi des lettres sur ta sympathie, adressées à Cabanis, son boau-frêre.
CONDOTTIERI {chefs ou conducteurs), nom dont on se servait en Italie pour désigner les capitaines de ces bandes mercenaires que les différents états de cette contrée prenaient à leurs gages pendant les Xlil* et xiv* siècles. Plusieurs de ces condottieri se sont fait un nom célèbre dans l'histoire ; les plus connus sont : Albcric de Barbiano, John Hawkwood, Fra Morialc, Raymond de Cordoue,Stacrio de Montone Ivrgola, Carmagnole, Plcclnino et Slorza, dont les descendants s'unirent sur le troue ducal de Milan. Les condottieri prenaient le plus grand soin de s'épargner mutuellement ; et tandis qu'ils rançonnaient sans pitié les indigènes vaincus et réclamaient des sommes énormes pour prix de leurs services, ils se renvoyaient toujours leurs prisonniers sans rançon.
CONDRKN (Charles de), docteur en Sorbonne, né près de Soissons en 1588, mort en 1641, fut le 2* général de l'Oratoire et le confesseur de Gaston, due d'Orléans. Sa modestie lui (H refuser le chapeau de cardinal et les archevêchés de Reims et de Lyon. On a de lui plusieurs ouvrages de piété, Paris, 1643, 2 vol. in-8, cl 1677, in-12.
CONDRIEU, ville du dép. du Rhône, sur le Rhône, a 34 kil. S. de Lyon; 3,591 hab. Etoffes de soie noire, leinlurerh», tanneries, raffinerie de sel. Commerce de vin blanc renommé. Pairie de Pierre de Villars, père du maréchai de Villors.
CONDRLSES, Condrusi, peuple de la Gaule (Germaniq. 2*), le long de la forêt nommée Arduenna, outre les Tungri au N. et les Treviri au S.
CONE, vilie de France. Voy. cosne.
CONEGLIANO, ville forte du roy. Lombard-Vénitien, à 24 kil. N. de Trévïse; 4.000 hab. Manuf. de draps et de soieries. — Napoléon donna le litre de duc de Conegliano au maréchal Moncey.
CONFEDERATION de LAMÉaiQCl centrale. Voy.
CUATIMALA. — DE L'AMÉRIQUE DU SUD. Voy. COLOMBIE.
CONFÉDÉRATION DU RHIN et CONFÉDÉRATION GERMA MOUE. Voy. ALLEMAGNE.
CONFÉDÉRATION DU RIO-DE— LA— PLATA. Voy. RIO-DE-
la-plata (Provinces unies du).
CONFÉDÉRATION MEXICAINE. Voy. MEXIQUE.
CONFESSION D AUGSBOURG. nom que l'on a donné à la profession de foi que firent les Protestants dans ladicted'Augsbourgen 1530. Luther, mis alors au ban de l'Empire, ne se trouvait pas à cette dièle Mélanchlhon y fut le principal représentant de ia religion nouv. Le prudent disciple inséra dans cette déclaration de foi quelques modifications, qui coqservaient au reste les orincioes fondamentaux do
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luthéranisme: cependant l'empereur Charl'w-Quin' Ht proscrire cette confession par la diète, où les député* catholiques se trouvaient en majorité, et il s'en-* luivit entre les princes luthériens une ligue offensive et défensive, dite de Smutkald, qui après de longs combats finit t«r obtenir la liberté de conscience.
CONFESSION D'EMDEN. Voy. KMDt.N.
1 CONFLANS (du mot confluent) , bourg de France (Savoie), au confluent de i'Arly et de l'Isère, à 3.'» k. N. E. de Chambéry , 3000 h. AuJ. dans Albertville.
COM LAMa , boui g du dép. de la Hautc-Saone, k 22 kil. N. F. de Vesoul , au conQuent du Breuchin et de la Semeuse ; 750 ha ! Mine de fer.
Confions, l u i du dép. de la Seine, entre Paris et Charenton. au conQuent de la Seine et de la Marne. Traité de 146a, qui mit lin à la G. du Buh publie.
CONFLANS-SAINTE-BONOR1NE , village du dép. de Seine-et-Oise, k 22 kil. N. de Versailles; 2,000 hab. Aux env., grotte où l'on voit de belles congélations.
CONr LUKNTKS. Voy. coblentz et confolens.
CONFOLENS, Conjluentes, ch.-l. d'air. ^Charente), sur la Vienne et la Goire, à 67 kil. N. K. d'Angouléme;2,7G6 h. Tribunal, collège, bibliothèq. Société d'agricult. Comm. de bois, merrain, bœufs gras, etc. Mines de zinc et de plomb. — L'arr. de Coufolcns
Invariable milieu a été publié à part en chinois, avec trud. lut. et fr.. par Ab. Rein usai, 1817, m-*; le 7aàio, par Pauthier (chin., lal. et fr.). 1817, lo-8. On trouve aussi plusieurs des ouvrage* de Conîuciui 1 ans la collection intitulée SinensU imperii libri clastici VI du P. Fr. Noël , Prague , 1711, trad. en rranç. par l'abbé Pluquct, 1784, 7 vol. ln-18. La Fil de Confucius a été écrite par le P. Amiot (dans les Mémoire* sur le» Chinois, t. XII). On a publié la Morale de Confucius, Amsterdam, Hiss. 1 vol. ln-8.
COnfiicius f religion de 'religion obsenée en Chine. Voy. chïxe.
CONGLETON, ville d' Angleterre (Chesler) ,4 18 kil. de Ncwcaslle-under-Line : G.400 hab. Soieries tanneries, rubans, tissus de coton.
CONGO, région de l'Afrique , bornée à l'O. par l'Océan Atlantique, au N. par le Luango, au S. par l'Angola; ses limites k l'É. sont ineonaues. C'est 1 assemblage d'une foule d'états indépendants, parmi lesquels on distingue, outre celui de Congo proprement dit, ceux de Bamba, Sandi, Pango. Batta, Pemba, Sogno, et la furouche tribu montagnarde des Ciagas. Capitale , Banza-Congo (San-Salvador des Portugais). Ceux-ci regardent le Congo comme |<ays vassal , mais c'est fort gratuitement.
a G canl. (Chabanais , Cham|>agne - Mouton , Mon- I Jadis leurs missionnaires avaient fait quelques nroi
tambœuf, Saint-Claud , plus Confolens qui compte pour 2, , 70 eommunes et 08,683 hab.
CONFUCIUS, dont le vrai nom est Kong-fou-tscu OU Kong-tsée, célèbre philosophe chinois, né ver* 1 au 551 av. J.-C. , dans une ville de la principauté de Lou, dont son père était gouverneur, descendait, dit-on, de tioang-ti, législateur de la Chine. 11 remplit dés sa première jeunesse, et avec le plus grand succès, des fonctions administratives : mais à l'âge de 24 ans il renonça à tout emploi pour se livrer a la méditation, et forma le projet de réformer les mœurs de son pays. Il parcourut dans ce but plusieurs provinces et se v il bientôt entouré d'un grand nombre de disciples qui l'aidèrent dans sa noble entreprise. Frappé de sa réputation de sagesse, le roi de Lou l'appela à sa cour et le nomma son premier ministre. Pendant sou administration , Confucius corrigea les mœurs, réforma la justice et Dl prospérer l'agriculture et le commerce ; mais le roi , trop ami des plaisirs, s'élanl bientôt fatigué des sages avis du philosophe, Confucius fut forcé de s'éloigner de la cour. Hcntré dans la vie privée, il se remit à parcourir les provinces pour prêcher la morale, et écrivit les ouvrages qui l'ont immortalisé. Il mourut vers 479 av. J.-C. , entouré de ses disciples qui lui rendirent une sorte de culte. Ses descendants subsistent encore à la Chine et y jouissent de plusieurs privilèges. Confucius enseigna une philosophie toute pratique. 11 s'occupa surtout de faire revivre les règles de conduite et les usages des anciens. Il révisa dans ce but les Kings , livres sacres des Chinois. Il composa aussi quelques ouvrages ; ceux qu'on lui attribue sont le Chou-king, traité de morale et de politique en exemples, où l'auteur parcourt I ' h i sloire des temps anciens pour en extraire les discours et les règles de conduite qu'avaient laissés les empereurs, les ministres et les sages de l'antiquité : le Tchun-iieou {le Printemps et i Automne), histoire du royaume ne Lou, de 722 à 480 av . J.-C. ; le lliao-kinq (dialogue sur la piété filiale) ; le Ta-hio [la grande Science) , et Tchong-yong (le Juste milieu , l'Invariable milieu), traités dogmatiques de morale et de politique; il y fait consister la sagesse dans la modération. On attribue aussi ces deux derniers à deux de ses disciples. Le Chou-king a été traduit en français par le pore Gaubil, Paris, 1770, in-4. Tous les livres moraux ont été traduits en latin et paraphrasés parles PP. Intorcetta, Herdrirh , Rougen ni d Couplet, sous le titre de Confucius Sinarum ioiophtu, Paris. 1087 în-fol. ; le Tchong-yong ou
grès dans le pays. Le sol est très fertile; ii produit du sucre, du poivre, de la cassave, etc. 1> climat est brûlant sur les côtes et dans les plaines ; k 1 K., s'élèvent des montagnes d'où sortent beaucoup de riv dont la princi|ialc est le Congo ou Zaïre. L agriculture, la civilisation y sont presque nulles. — LeGongc a été découvert par le Portugais Diégo Cam en 1487 Tuckey l'a visité en 1816 et a donné queloues notion* sur ce pays. M. Douvillel'a exploié en 1628-30. Congo, fleuve d'Afrique. Voy. Zaïre.
CONGREGATION. On désigne sous ce nom :
!• une association d'ecclésiastiques qui ne sont ni séculiers ni religieux , mais qui tiennent le milieu enlre les uns et les autres: telles sonl lc< congrégations de l'Oratoire . de la Doctrine chrétienne, de St-Ltiare, des Ludistcs (on étend centrai aux couv.des Bénédictins qui cependant ét tient des religieux); 2° une commission de cardinaux chargés par le pape de traiter des matières religieuses et de /occuper des affaires du gouvernement romain; 3° enfin certaines réunions de fidèles qui se formaient naguère sous les auspices des Jésuites, pour pratiquer m>us leur direction des œuvres de piété ou de charité.
CONGRÉGATIONALISTES , nom donné en Angleterre h la secte des indépendants.
CONGRES, réunions diplomatique- formée* , wll de souverains, soit de lcursplénipotcnMuir<.i,ctdauslei quelleson s occupe à concilier les différends «pu ont pu »'• lever entredeui ou plusieurs nations, ou à prévenir ' •■" rupture. Los contres les p!u> . minus sont reux de Munster et d'Osnabruck (1646-48) , des Pyrénées i (59 , d'Aix-la-Chapelle [1668, 17 is Bt im< , de N mené (1G7C.-7S). de Rvswiek iK-OT), d'L'trecht (1713;, de Rasta-ll 11797-1)9), de ChàtlUon (1814V.dC Vienne (1811-15), de Carlsbad et de Troppau (1**20), du LavhHrh 11821). <le Vérone (lS2*2),dePans(lft56).
CONGREVE (William), poète comique, surnommé le Tcrence anglais, né en 1672, dans le SUffordshire, mort en 1729, fit jouer sa première pièce à 20 ans, et quitus le théâtre au bout de peu d'années pour remplir des places lucratives cl jouir de sa fortune. Il ne composa plus depuis que des pièces fugitives. On a de lui : le Vieux Garçon (The otd Bachelor), 1693 : te Fourbe (The double Dealer) , 1G94 ; Amour pour Amour (lj>ve for Love) , 1095 : c'est son chefd'œuvre Cf.pousc en deuil ( The ilourning Bride), 1G95: le Train du monde, 1700. On trouve dans ses pièce- du comique, de l'intrigue et de l'intérêt, mais en même temps une licence excessive ; aussi peuton i peine en représenter une seule aujourd bu.
COPW — 413 —
■;••« œuvres forment 3 vol. in-R, Birmingham, 1761. | avoir Ses comédies se trouvent traduites dans les Chefs-
d'oeuvre des théâtres élranaers.
congreve (sir Williams), ofllcler d'artillerie anglais, né en 1772, dans te Middlesex, est célèbre par linvention des fusées qui portent son nom. On les employa pour la première foi» en 1808 contre la flotte de Itmi'ngnc ; elles furent d'un ennui elTVl à (a bataille de Leipslck, à Waterloo et dans le bombardement d'Alger par lord Exmouth (1816). Sir Congreve était entré jeune au service : il le quitta en 1820 avec le grade de lieutenant-colonel. Outre les fusées à la Congrève, on lui doit plusieurs inveut. m4ranlf|. et des écrits surl'artill. (tr. en 183$). Il se ruina dans une entreprise de mines et vint finir ses jours en France. 11 mourut à Toulouse en 1828.
CONI, Cunto en italien, ville de* États sardes, sur la Stura, à 75 kil. S. de Turin ; ch.-l. d'une intendance générale : 16,000 hab. Evêché. Jadis cette ville était fortifiée. Filatures de soie: fabriques da drap»; grain». Prise par les Franc, en 1744 et l7au CONlEH, ville de fa Turquie dTAsie. Voy. konieh. CONIL, ville d'Espagne, a 32 kil. S. E. de Cadix; 3,000 hab. Pèche de thons et d'anchois. CONIMBRIGA, ville de Lusilanie, auj. coïmbre. CONL1E-LA-CHAPELLE, ch.-l. de cant. (Sarlhe>, à 19 kil. N. 0. du Mans: 1,450 hab.
CONLIÉGE, ch.-l. de cant. (Jura) , à S kil. S. E. de Lons-le-Saiilnier, 1,300 hab. v CONNAUGHT, Coimacia en latin moderne , une des 4 grandes divisions anc. de l'Irlande, à 10. Elle forme auj. 5 comtés: Galway, Mayo, Sligo, Leilrim, RoMommvî».
CONNECT1CUT, riv. des États-Unis, prend sa source au N. du Ncw-Hampshire , traverse les états de Massachussets, de Connccticut , et se jette dans l'Océan Atlantique entre New-Ilaven et New-London. Elle est remarquable par plusieurs cataractes.
Connecticct , un des états de l'Union (Amérique du Nord), par 72» 20-789 18' long. 0., 40* 53'- 42° 2' lat. N.:ll est borné au N. par le Massachussets, à l'E. par le Rhode-lsland, à 10. par le New -York, au S. par le détroit do Long - Island ; 140 kil. sur 93 : 371 ,000 hab. Ch.-l. Hartford et Ncw-Havcn. Le Connectiez se divise en 8 comtés (Fairfleld, Hartford, Lichtlleld, Middlesex, Ncw-Hai ren. New- London , Tolland et Windham). Climat tempéré et sain ; sol généralement fertile : forêts immenses : riches jAturages. I^e Connectlcut nourrit une quantité innombrable de pigeons. Mines de fer, de cuivre et de plomb. — Les peuplades indiennes qui habitaient jadis cette contrée portaient le nom de Pequods et de Mohicans. Les Européens s'y établirent en 1636, et leur nombre s'accroissant rapidement, les diverses colonies du Gonnecticut formèrent une confédération qui en 1662 reçut une charte du roi d'Angleterre Charles II. Le tkmnecticut prit une part active à la guerre de l'indépendance, et entra dans la confédération générale; toutefois l'ancienne chartey resta en vig. jusqu'en 1818. Il eutrangd'Etat dès 1 776.
conm.cticct (nouveau-) , nom donné à la partie N. E. de l'état d'Ohio , comprenant les sept comtés d'Ashlabula, Cuyahoga, Gcauga, I luron, Médina, Portage cl Trum-Bull , parce qu'ils furent peuplés par des émigranta de l'ancien Connecticut.
CONNETABLE, de cornes stabuli , comte-surveillant de la maison. Avant la 3* race , le connétable n'était qu'un ofllcier du palais , présidant tantôt an service des tables , tantôt à celui des meubles. Depuis le règne de Henri I, au w siècle, jusqu'au règne de Louis XIII, le connétable fut le premier dignitaire de la monarchie française. En temps de guerre il commandait en chef, et avec un pouvoir absolu, toute* les armées; le roi lui-même, lorsqu'il se trouvait au milieu des troupes, ne pouvait arrtter aucune mesure importante sans 1
pris l'avis du connétable. En temps da paix, le connétable était aussi le premier conseiller du roi pour toutes les matières de guerre : il avait droit à la table du roi , et était juge suprême de tous les démêlés qui s'élevaient entre les gens de sa maison. Les plus célèbres connétable* furent Chàlillon, Du Gueselin, Clisson, Bourbon. Montmorency Lesaiguières. Anoueen 1627, eettedignltéfnt rétablît nominal'en 1801 par Napoléon pour son frère Louis.
CONGN, gen. athénien, se laissa bloquer dans MltylèneparlesLacédémoniens,406av.J.-C.,futdélivr6 parla vict. des Arginuses; réussit, après lo désastre d'j^gos-PotathOS[V)b}yii sauver 8 vaisseaux avec lesq, il se réfugia en Chypre; suscita les Perses contre les Lacédémoniens, fut mis à la tète de leur flotte, remporta sur lesLacédémouicns,près«le Cnide, une vict. décisive, 394, puis rentra dans Athènes dont il releva les murs. Accusé auprès d'Artaxen e d'avoir voulu soulever l'iooie et l'Eolie, il fut arrêté ; mais fut relâché bientôt après. Il se retira en Chypre, on il m. «le maladie vers 390; sel . d'autres, il f. tué dans sa pris, n . 1 ! non eutpourUlstuuoUiée.Corn.Neposaecril -a
CONON. géomètre et astronome d'Alexandrie, qui vivait de 300 à 260 av. J.-C., découvrit, dit-on, la constellation nommée Chevelure-dc~Bêrémce, et lui donna le nom de celte reine par flatterie {Voy. i;n,i mck;, CONQUES, ch.-l. de cant. (Aude), à 7 kil. N. É. de Carcassonne ; 1 ,600 hab.
conques, ch.-l. de cant. (Avcyron), à 32 kil. N. 0. de Bho-lez; 1,300 hab. Vins estimés.
CONQUET (us), ville du dép. du Finistère, sur l'Océan, a 19 kil. 0. de Brest ; 1,360 hab. Petit port, bonne rade. Entre cette ville et Brest, sélève sur un roc le fort Berlhaume.
CONRAD I, duc de Franconle, fut élu roi de Germanie en 912; fit la guerre à Henri , fils d'Othon, duc de Saxe, puis au duc de Bavière, et mourut ea 918, d'une blessure qu'il reçut en combattant les Honi gruis. Il désigna pour son successeur Henri, fils da ce même Olhon de Saxe qui avait été son ennemi.
Conrad n, dit le Salique, fils de Henri, duc de Franconle, fut élu roi de Germanie en 1024, après la mort de Henri II, eut une longue guerre à soutenir contre les princes de la maison de Saxe, pacifia la Hongrie et la Pologne, acquit le royaume de Bourgogno en vertu de la donation de Rodolphe III, se fit couronner empereur d'Occident à Home en 1027, défit en 1037 Eudes, comte de Champagne, et mourut à Utrecht en 1039.
Conrad m, empereur d'Allemagne, fils de Frédéric, duc de Souabe, et d'Agnès, satur de l'empereur Henri V, né en 1093, fut élu après la mort de l'cmp. Lothalre II (1 138), et soutint une longue guerre avec Henri-le-Supcrbe, duc de Saxe et de Bavière, son compétiteur. Il partit ensuite pour la Terre-Sainte avec Louis VII (1 147) et assiégea vainement Damas. De retour en Allemagne, il mourut àBambcrgen 1162.
Conrad iv, empereur d'Allemagne, élu en 1250, était duc de Souabe et Ois de l'empereur Frédéric IL Le pape Innocent IV comUttit son élection, lui opposa Guillaume de Hollande, et fit prêcher une croisade contre lui. Conrad passa en Italie pour se faire reconnaître roi des Deux-Siciles; prit Naples, Capoue, Aquino, et mourut en 1264, au milieu de Bes conquêtes. On accuse, sans doute à tort, son frère naturel Mainfroi de l'avoir fait empoisonner. Cet empereur fut père de l'infortuné Conradin.
CONRAD V, OU CONRADIN. Voy. CONRADIN.
Conrad, roi d'Arles ou de la Bourgogne Transjurane (937-993), fils du roi Rodolphe H, Ut le bonheur de ses peuples et fut surnommé le Pacifique. Les Sarrasins et les Hongrois ayant envahi ses états à la fois, il les fit battre les uns contre les autres; puis, se jetant sur eux pendant le combat, il les extermina. Ce fut la seule guerre qu'il eut à soutenir pendant son long règne.
COINS
CONS
oomud, dit U Marquis de Tyr, fila d'un marquis du Montferrat, prit la croix en 1186, aarrAta quelque tempe à Gonstantinople, où il défendit Isaael'Ange contre «es sujets révoltés; puis alla au secours de Tvr, qu'assiégeait Saladin; força les Sarrasins à lever le siège, et fut proclamé souverain de Tyr. Il roulait se faire nommer roi de Jérusalem, lorsqu il fut tué par deux émissaires du Vieux de la Montagne (1190).
Conrad de wt'RTZBoroiG, minnesinger ou troubadour allemand, florissait dans la seconde moitié du KM* siècle, séjourna longtemps à WurtzlKMirs (d'où vient son nom), et mourut à Fribourg en Brisgau. On a de lui un poëme de la Guerre de Troie, et d'autres poésies estimées.
CONRADIN, AU de l'empereur Conrad IV, et dernier rejeton de la famille de Hohenslanfen, i.é en 125?, perdit son père à 3 ans, et hérita de se* droits aux couronnes de Germanie, de Naples et de Sicile mais fut dépouillé de ses Etats, à cause 'le *on jeune âge, par Mainfroi , «son tuteur. Ayant voulu , aprv* la moi 1 de Mainfroi, députer le roy.de Nflpta a Charles d'Anjou, que le paj»e en avait investi, il fut vaincu par ccprinceaTagliacozzo, 120^, pris et misa mort après un simulacre de jugement, il avait à peine 16 aus.
CUNKART (Valeiitin). né en lGo;{ a Paris, mort en 167 S, conseiller et secrétaire du roi. était uni des lettres et réunissait chez lui, rers 11.30, une .société de gens d'esprit ; cette société, fut le berceau de l'Acad. fr., dont C.fut le secrétaire dès 1635. Il n'a laissé aucun écrit notable; ce qui lit dire à Boileou:
Imitons de Conrirt le lil.nce prudent.
CONRING h i.màs), Cnnrùifjius, savant universel, né en 1006 à S'arden (Ost-Frisc), mort en 1081, professa la philosophie naturelle, puis la médecine à Helmsta>dt, et jouit d'une grande considération auprès du duc de Brunswick et de plusieurs princes,
Îtui le consultèrent souvent sur le droit politique. J 1 reçut d'eux le titre de conseiller et des pensions. Conring a écrit sur le droit, la politique, l'histoire, la physique, la médecine cl la théologie. Ses principaux ouvrapes sont: De origine juris 'jerrnanici , 1643; De imprrio Gcrmanorum lîomano, 1644 ; /)t finibus imprrii Gcrmanici , 1654 : Irttroduciio m universam arummedicam, 1054 ; De hermetica -■£</;//>tiorum et Paracclncorum medicina, 1048. Il a en outre laissé une foule de dissertations particulières et de lettres. Ses œuvres, publiées à Brunswick en 17*0, forment 7 v. in-fol. La plupart sont à V Index, CONS \BrRUS,Coti*t/er/rn, ville de Tarracotuise. CONSALVI ( Hercule' , f n n .les plu- graOfUttntntnes d'état du «técle, Dé à Rome en 1757. m. en i#2i,ful constamment l'ennemi ilerlaréde la Bévo|u»pr.: rr.u). Çaise. Après avoir été audileur de la Rote, juge au tribunal de la signature, il devint ministre de la guerre sous Pie VI (1789), fut créé, cardinal par Pie VII, vint à Paris en 1801 et y signa le fameux eoncordat. Napoléon, connaissant ses disposition! hostiles, le fit éloigner des affaires pendant quelques années et le retint même en France ; mais en 1814 il retourna er. Italie, et y devint de nouveau n'inistre. Il ae rendit au congrès de Vienne, comme nonce du pape (1815), et obtint qu'on restituai au jaintsiége les marches de Béndvent et de Ponte-Corvo.
CONSABBRUCK. ou CONS, petit village d Allemagne, à 7 Ml. S. 0. de Trêve* et presque au confluent de la Sarre et de la Moselle. Il s'y livra une bataille où le duc de Lorraine, Charles fil, défit le maréchal de Créqui (1675). Conaarbruek (nommé d'abord Cons) prend son nom de sa position sur la Sarre et d'un ancien pont {brûcken) sur cette rivière.
CONSEIL AULIQUE, c'est-à-dire conseil de la cour, nom que l'on donnait jadis dans r empire germanique à un conseil particulier que préaidait l'empereur, et qui était chargé d'exercer en son nom ta droits Impériaux. U donnait l'investiture aux
comtes et aux barons do Saint-Empire ; U jugeai! en dernier ressort toutes les causes féodales qui avaient pour objet un fief, ainsi que celles qui concernaient les affaires d'Italie. Les états n'avaient droit de recours à la diète que quand l'arrêt du conseil pouvait produire un grief commun à tout l'Empire. Le droit de surveillance sur ce tribunal appartenait à l'électeur de Mayence. Le conseil aulique , établi au commencement du xvi* siècle, sous le règne de Maximilien, empiéta peu à peu sur les droits des étals, et à l'époque du traité de Wcstphalie, il était devenu un pouvoir redoutable entre les mains des empereurs. I.e conseil aulique n'a point disparu avec l'empire d'Allemagne; il a été con- Denré dans l'empire d'Autriche, mais il a beaucoup peruu de son importance première.
cosseil des anciens, assemblée créée en France parla constitution de l'an m (23 septembre 1795), par tagealt le pouvoir avec le Directoire exécutif, et composait, avec le Conseil des Cinq-Cents, le Corps législatif. Elle avaR 250 membres, qui as renouvelaient par tiers tous les ans; ils devaient avoir plus de 40 ans, être mariés ou veufs, el domiciliés depuis 15 ans sur le territoire de la République. Ils approuvaient ou rejetaient les résolutiona prises par le Conseil des Cinq-Cents, et élisaient lea directeurs du pouvoir exéeulif. Ils avaient le droit de changer la résidence du Corps législatif. La révolution du ]8 brumaire an vin (1799) mil fin à l'existence de ce Conseil. U siégeait aux Tuileries, dans la salle occupée avant lui par la Convention.
cojvstriL des cinq - cents , assemblée qui, d'après la constitution de l'an m (1795), formai!, ave: !e Conseil des Anciens, le Corp» législatif. Elle se imposait do 500 membres, élue pour trois ans. Ils de* aient êtie âgés de plue de 30 ans et domiciliés depuis 10 ans sur le territoire de la république. Cette assemblée pro|»o*ail »es lois; elle avait comme le Conseil des Ancien? droit de police sur ses membres. Le Conseil des Cinq-Cents siégeait dans la salle du Manège (rue de Rivoli). Dam la journée du 18 ri uctidor an v, les directeur» expulsèrent 42 de «ea membres qui tendaient a la contre-révolution, et, le i8 brumaire an vu ce Conseil fut violemment dis- >o.is, avec le Conseil das Anciens, par Bonaparte.
conseil des Dix, tribunal secret de la république de Venise, compose de 10 membres pris dans le grand conseil de la république. Il était chargé de veiller à la sûreté de l'état, de poursuivre et de
Imnir toi'S lea ennemis Beereis de la république. *our ccia, il était armé de pouvoirs Illimités avait droit sor toutes ies tètes et était affranchi de toute responsabilité. Ce cor scil fut crée en 1310. après Is nnjuralion de Boémond Tiépolc ; il ne devait exister d'abord qu'un court espace de temps : mais prorogé d'année en anné», il flnii par être déclaré perpé- , lue', en 1325. Députa lors, cette terrible magistrature domina la république de Venise; elle ne tomba qu'avec la république.
CONSENTES, nom sous lequel on désignait è Rome les 12 principalca divinités qui formaient, avec Jupiter, le conseil suprême de l'Olympe, et présidaient chacune à l'un des mois de l'année. C'étaient Jupiter, Neptune, Mars, Apollon. Mercure, v ulcain, Junon, Vesta, Minerve, Vénus, Diane et Gérés. CONSENTIA, ville du Bruttium, auj. cosenxa. CONSERANS. Consorrani. prov. de la Gascogne, au S. E., entre le Comminges et le gouv. de roix. Ch.-l., St-Girons. Autres places. St-Liiier, Ma.s*aL Ane. évAchê. Le C. fait partie du dép. de l'Ariége.
CONSORRANI , peuple de la Gaule (Novrtnpopulanic). au pied des Pyrénées, entre lea Gomma et les Yolcœ Tectosages (Voy. conserans). Leur ch.-l. était Consorrani, dit aussi C
dam. auj. SAINT-LIZIE» .
«INSTABLES. On nomme ainsi en Angleterre
CONS
CONS
des officiers municipaux chargés de l'exéeuUon des loto el du maintien de la paix : ils sont placé* sous les ordres du juge de paix et ont pour insignes un bâton d'un mètre environ de longueur, surmonté des armes royales, et une petite verge de cuivre de 30 à 40 centimètres. Ce service a été longtemps gratuit, comme chez nous celui de la garde nationale. Depuis 1829, les anciens constatées ont été remplacés par des officiers de police (police constables), qui sont rétribués. Le mot conttable, comme eelui de connétable, dont il était synonyme dans l'origine, vient de cornes stabuli.
CONSTANCE, Comtantia, Costnitz ou Constant en allemand, ville du grand-duché de Bade, sur le Rhin et sur le lac de Constance, à 146 kil. S. ! de Strasbourg; 5,300 hab. Evèché. Jolie ville, belle aathédrale, anciens couvents des Franciscains et des Jésuites. Etablissements d'instruction. Draps, toi 1rs, norlogcrie, etc. — Constance était plus grande et plus .mportante au moyen âge; elle fut longtemps ville impériale, et elle eut un évèché souverain qui fut sécularisé en 1802. Il s'y tint de 1414 à MIS un célèbre concile œcuménique qui mit On au grand schisme d'Occident en déposant les papes Jean XXIII et Benoît Xlll. et en nommant Martin V. C'est à ce même concile que furent jugés et condamnés Jean Huss et Jei ôuie de Prague. Le cierge français y était représenté par Pierre d'Ailly , archevêque de Cambray, et par Jean Gerson, chancelier de l univertité de Paris.
co.n^ta.nce (lac de), Brigantinus lacus des anciens, Bodensee des Allemands, entre l'Allemagne et la Suisse septentr. ; 65 kil. sur 13 ; se partage en deux bras, dits lac supérieur et lac Inférieur ou de Zellcr. Le Rhin le traverse: laBregcnz, l'Argen, le Stokach , viennent s'y jeter. Ce lac éprouve souvent, sans aucune cause apparente, une hausse subite, qui est suivie d une baisse pareille. Ce phénomène est appelé tuhss. — Leccrcledu Lac, dans le grand-duché de Bade, doit son nom au lac de Constance.
constance, ville d'Afrique, dans la colonie du Cap de Boune-Kspérance, à 22 kil. E. du cap de ce nom. Elle est célèbre par ses vins délicieux : le rouge eat dit grand-constance, le blanc petit-constance.
CONSTANCE I, surnommé Chlore, c.-à-d. pâle, empereur romain , fut adopté et nommé césar par Maximien en 292, puis devint auguste en 305. il eut pour département les Gaules, l'Espagne et la Grande-llreUgue ; réduisit les Bretotr* qui s étaient révoltés à l instigation de Carausius et d'Allectus (296;, et mourut à Eboracum (York) en 306. Il gouverna avec sagesse et avec bonté , et fit cesser 1rs persécutions contre les Chrétiens. 11 avait d'abord épousé Hélène; quand il eut été fait césar, il fut obligé de la répudier pour épouser Théodora, 011e île la femme de Maximien. 11 avait eu d'Hélène Constantin, dit te Grand, qu'il nomma césar en mourant.
constance II, 2» fils de Constantin. A la mort de son père (S37), il partagea l'empire avec ses frères, Constantin 11 et Constant, et eut en partage l'Orient et la Grèce. Ses frères ayant péri en Occident, il attaqua et battit Magnence et Vétranion qui avaient usurpé la pourpre, et resta ainsi seul maître de l'empire (360). 11 exerça toutes sortes de vengeances, et se rendit tellement odieux que les troupes proclamèrent Julien à sa place ; il marchait contre celui-ci lors-
Îu'il mourut en route, à Mopsucrène , au pied du aarus, l'an 36 t. Le règne de ce prince faible et ineapable fut rempli par des guerres avec les Perses, peuple qu'il ne put soumettre, et par des querelles religieuses entre les Ariens et les orthodoxes; il favorisa les Ariens et persécuta saint Athanase.
constance, général d'Honorius, réduisit en 411 l'usurpateur Constantin qui s'était enfermé dans Arles, et chassa des Gaules Ataulphe, roi des Goths ; Teuiperear lai donna la main de sa soeur Placldie
et lui conféra le titre d'auguste (421). Il mourut pou de mois après. 11 fut le père de Valentinicn 111.
constance, reine de France, fllIedcGuillaumcTalllefer, comte de Toulouse, épousa en 998 le roi Robert et fit le malheur de ce prince par son caractère impérieux. Elle flt de vains efforts pour assurer la couronne â son 3* flls, Robert, au préjudice de l'aîné Henri, qui régna sous le nom de Henri L Elle mourut en 1032.
constance, reine des Deux-Sicilcs, fille posthume de Roger I, eut à disputer son héritage à Tancrède, son neveu et ne fut reconnue qu'en 1 194. Elle avait épousé l'empereur Henri VI, qui se rendit odieux aux Siciliens, et contre lequel elle fut forcée de prendre elle-même leur défense. Elle mourut en 1198.
constance, reine de Sicile, fille de Mainfrol , épousa Pierre d'A ragon (1261). Avec le secours de son mari, elle enleva la Sicile â Charles d'Anjou après les Vêpres siciliennes, et régna à Palerme de 1283 â 1207 sous le nom de ses flls, Jayme et Frédéric.
CONSTANT 1, empereur romain, 3' fils de Constantin-le-Grand, lui succéda en 337 avec ses deux frères, Constantin et Constance, et eut en partage l'Italie, l'Afrique. Peu d'années après, il devint maître de tout l'Occident par la mort de son trère Constantin qui lui avait déclaré la guerre et qui périt devant Aquilée (340). 11 se rendit odieux par sa fierté, son faste et ses débauches, et fut détrôné et tué par Magnence a Elne {He/enu) , :c>n. Constant I t'était montré l'adversaire des Ariens.
constant il, empereur d'Orient, fllsd'Héracliu? il, fut placé sur le trône â 12 ans, l'an 641. Il se laissa enlever plusieurs provinces par le calife Moavia, abandonna le séjour de Constantinople et alla se réfugier en Sicile. S'étant rendu odieux dans celte île par ses rapines, il fut tué à Syracuse, dans son bain, par un de ses officiers, après 27 ans de règne (668).
constant de hebecqoe (Benjamin), puhliciste français, né en 1767, à Lausanne, d'une famille protestante réfugiée, fut un des plus télés défenseurs des libertés publiques. Il entra au tribunal après le 18 brumaire, mais en fut bientôt éliminé à cause de son opposition, et se vit obligé, sous l'empire, de quitter la France. Il se retira en Allemagne, et ne revint dans son pavs qu'en 1814. Pendant les Cent- Jours, il se rallia à Napoléon et prit part à la rédaction de Y Acte additionnel. Sons la Restauration, :l fit tiartie de la Chambre desdéputés, et combattit avec éloquence, soit à la tribune, soit dans les journaux, surtout dans la Minerve, les mesures hostiles proposées par le gouvernement. H fut nommé , a la révolution de 1830, président du Conseil d'élat. Il mourut le 8 décembre de la même année, (m a de lui un assez grand nombre d écrits politiques qu il a réunis sous le titre de Cours de potilwue constitutionnelle, 1817-ÏO;dcsdisc. prononcés à la trib.jun roman peu moral, Adolphe ; un traité De li Religion mnxiflrrt'e dans sa saune et sis formes. 5 vol. m -S, |82l-30,ouvr. déiste, qui fut mis iVlndex' Du polythi''mneroiitnin.an*r. posth.,2vol.,1833. Il était fort lié avec Mad.de Staël et partageait son goût pour littérature ail. Sa Correspond, aété publiée en 18H- CONSTANTIN, ville de Gaule, auj. coûtants, cosstantia, ville d lb-lvéti.-. IV.»/. rnvsTyvr.K. CONSTANTIN I, surnommé le Grand. Caius Fia vius Yalerius Auretius Claudms Constaminu», empereur romain, fils de Constance Chlore et d'Hélène, né en 274 à Naisse dans la Dardanie, fut proclamé césar par les légions de la Grande-Bretagne à la mort de son père en 306. Après avoir pacifié les Gaules Constantin marcha contre le tyran Maxeuce, sous le joug duquel gémissaient l'Italie et 1 Afrique. Pendant cette marche, il vit, assure-t-on, apparaître dans les airs le signe sacré de la religion, ut.« croix, entourée de ces mots Uacésen lettres de feu : Tu vaincra* par ce liant, l'-nppé de cet
CONS
CONS
, Il adopta ce signe pour étendard, bous le nom de labarum , et s'avança avec conflance contre les troupes de son ennemi. Elles furent successivement défaites dans les plaines de Turin et sous les murs de Rome, et Maxence lui-même périt dans les eaux du Tibre. Maître de l'Italie et de l'Afrique après ces victoires, Constantin rétablit l'ordre et la justice, lit cesser la persécution contre les Chrétiens, embrassa leur religion (3l2) et la déclara religion de l'empire par un célèbre édit rendu à Milan en 313. En 316 il attaqua Licinius, empereur d'Orient, persécuteur des Chrétiens, et lui enleva 1 lllyrie cl la Grèce; en 323 il s'empara du reste des états de son rival, après avoir remporté sur lui le» victoires d'Andrinople et de Chrysopolis. Seul maître alors de l'empire romain, il s'occupa de rétablir la paix de leglbc troublée par des hérésie» sans cesse renaissantes. (Il frapper d'anathème A ri us au concile de Nlcée en 326, et exila tous ses sectateurs. Mais il flétrit sa gloire en faisant mourir son fils Crispus, Injustement accusé jpar sa belle-mère Fausta, qui pava bientôt elle-même de sa tète son accusation. Quelpjes années après (330), Constantin transporta le rtégede l'empire a Byiance, qui prit de lui le nom de Jonstantiuople. Dans ses dernières années, il favo-1 risa et persécuta tour à tour l'hérésiarque Anus et S. Athanase. patriarche d'Alexandrie; mail avant sa mort, il reconnut l'innocence de ce dernier et ordonna do le rappeler. 11 m. eu 337, laissant ses vaste. Etals a ses troishlSjConstantin, Constituée elConitant, et a deux de ses ueveux, Delmace et Aumbalieu.
CONSTANTIN il, dit le Jeune, fils aîné du précédent, né à Arles en 31 G, reçut en partage, à la mort de son père, les Gaules, l'Espagne et la Grande-Bretagne; mais ayant voulu s'emparer des états de son frère Constant, et étant entré dans ce but en Italie avec une armée, il fut défait, et périt dans une embuscade près d'Aquiléc en 310.
CONSTANTIN III. Voy. HÉRACLICS CONSTANTIN. CONSTANTIN IV. Voy. BÊRACLEONAS CONSTANTIN.
Constantin m ( ou v, si l'on compte Héraclius , et iléracléonas parmi les Constantin*), surnommé Pogonat ou le Barbu, empereur d'Orient, monta sur le trône en 668 avec ses deux frères Tibère et Héraclius, après la mort de Constant II, leur
«ère. Il lit la guerre avec succès aux Sarrasins, et l condamner la secte religieuse des Monothélites au concile gén. tenu à Constantinople en 680. Il se rendit odieux par le meurtre de ses deux frères, et mourut sans laisser de regrets en 685. C'est sous
de lui quelques ouvrage* dont le plus Important
est un Traité de f administration de i Empire, ils se trouvent dans YImperium orientale de Banduri.
Constantin vin (ou x), fils de Romain I, dit I.écapène, régna avec ses deux frères et son père de 91 9 à U 16, pendant le temps que Constantin VU Por-' phyrogénète était déposé.
Constantin ix (ou xi), empereur d'Orient, fils do Romain 11, le Jeune, succéda a Jean Zimiscè* ; fui proclamé empereur avec son frère Basile 11, qui exerça la principale autorité depuis 976 jusqu'en 1026, époque de sa mort. Constantin, qui ne s était fait remarquer encore que par sa conduite déréglée, régna seul quelque temps, vil le peuple se soulever contre lui à cause de ses excès, et mourut en 1028.
Constantin x (ou xil), surnommé Monomaque ou le Gladiateur, empereur d'Orient, mort eu 1064, avait olitcuu le trône en 1042 avec la main de I impératrice Zoé, \eu\e de Romain III (Argyre). Ce prince ne se Ql connaître que par ses déliauches ; il laissa s'élever près de lui la puissance des Turcs Seldjoucides et permit aux Pctchenègucs do s'établir en Servie f 1053). ,
Constantin xi (ou xiil), suroomn.é/)uc<js , empereur d'Orient, était fils d un certain Andronic. Il succéda en 1059 à Isaac Comnènc , qui l'avait adopté, et mou ru» »" 1067, à l'âge de 60 ans. Sms son rètjne les Seyines rangèrent l'empire, et quelques villes lurent détruites par des tremblements de terre.
Constantin xil [ou xiv), surnommé Draco*'ti,acr. nier empereur de Constantinople, né en 1403, Ihs île Manuel II Paléologue, succéda en 1 148 à Jean IV.léologue, son frère. En 1453, Mahomet II vint aasiéger Constantinople avec une armée formidable: Constantin se défendit vaillamment; mais abandonné des princes de la chrétienté, il ne put ré ister. Il mourut en héros sur la brèche. Sa mort fut suivie de la prise et du pillage de Constantinople, où Mahomet fixa le siège de l'empire ottoman.
Constantin. usurpateur, fut Tait, en 407 , de simple soldat, empereur en Occid. parles légions de la Grande-Bretagne, et soutint quelque temps sa dignité pardes victoires. 11 résidait à Arles. L'empereur llonorius le reconnut un moment pour collègue, mais bientôt il le fit assiéger dans Arles, le força de se rendre et le fit mettre h mort (411). 11 ne compte pas dans la série des empereurs.
Constantin l-tv, rois d'Ecosse. Voy. ECOSSE. Constantin, pape, élu en 70S, mort en 715, était Syrien de naissance. Il combattit le monothélisinc.
* Constantin, antipape, compétiteur d'Etienne III, jsurpa le saint-siège en 767, à la mort de Paul I, fut
re prince, dans les guerres contre les Sarrasins, que Tut employé pour la première fois le feu grégeois.
Constantin iv (ou vi), surnommé Copronume, c'est- chassé de Rome eu 7GÎ), et, après avoir çu les yeuxerc-
dire ordurier, parce qu'il salit les fonts baptismaux vés, fnt enfermé dansun mon^t., oô .1 unit sesjours.
à-dire
lorsqu'on le baptisait, empereur d'Orient, né en 71 S, succéda en 741 a son père Léon l'Isauricn; embrassa l'hérésie des Iconoclastes, qui foulaient aux pie'
Constantin l'africmn, né à Cartilage vers 1020, m. en 1087, posséda toutes les sciences de son temps, fut accusé de maeie a Carthage, vint à Salernc, fut sc-
ies images des saints: persécuta les Catholiques, el \ "étairc de Robert Guiscard, puis prit jhabitauMont-
pédilion contre les Cassln et y rédigea une savante compilation de mêile-
mourul de la peste dans une expédition Bulgares en 776.
Constantin v (ou vil;, empereur d'Orient, fils de Léon IV el d'Irène, né en 770, succéda à son père en 780, sous la tutelle de sa mère. Celle-ci finit par s'emparer du trône, et poussa la cruauté jusqu'à faire crever les yeux à son fils, qui mourut quelque temps après (797).
Constantin vi fou vin), fils de Basile-le-Macédonien ,fut nommé augure en 868, du vivant de son père, et mourut avant lui, en 878.
Constantin vil ou ixl, surnommé Porphyroijénlie, empereur d'Orient, né en 901, fils de Léun-le-Phi- «osophe, monta sur le trône à l'âge de 11 ans. en d 12; lut mis sous la tutelle de sa mère Zoé, fut déposé en 919, remonta sur le trône en 946, et mourut eu 959, empoisonné, à ce qu'on croit, par son fils Romain. Ce prince cultivait les lettres, et on a
cine(Balc,1539 .llestundesrhefsde l'éc deSalcrue.
Constantin MANASsès,écrivainduxii's.,vivaitsous l'empereur Manuel Comnènc. On a rie lui un Abrr'g i d' histoire en vers grecs, traduit en latin par Leuncla- \iu«, Paris, 1655, lu-fol. , et tes Amnursd'Aristandre et île Calhthcc, dont on trouve des frasrm. dan« les I necdota qrxca de Villoison Venise, 1781,2 volumes in-4. .
Constantin cirHALAS, compilateur du x« siècle. On lui doit une Anthologie qui renferme beaucoup de pièces intéressante*» ce recueil précieux a été retrouvé par Saumaise en 1616 à Heidelberg et réimpr.p. Fr. Jacohs, Leipsick, 1813-17. 3 vol. in-8. (1 (ait aussi partie de l édition de la Byzantine imprimée à Bonn.
Constantin i Robert), helléniste, né à (.«ni au commencement du xn« siècle, mort en 1606, pro-
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UXNS
CONS
fessa les belles-lettres à Caen. On loi doit un dictionnaire grec qui est un des plus anciens et des plus estimés, Lexieon grœco-laxinum, 2 vol. In-fol., Genève, 1566, souvent réimprimé.
Constantin PAUUWlTZ , grand-duc de Russie, deuxième fils de Paul I , devait succéder à Alexandre, mais il céda le trône à son frère Nicolas et m contenUdu titre de vice- roi de Pologne, qu'il possédait depuis 1816. Il fut chassé de Varsovie lors de l'insurrection de la Pologne, et mourut peu après du choléra, en 1831 . Ce prince était d'une rudesse sauvage.
CONSTANTINA. nom commun à plusieurs villes inciennes, ainsi nommées en l'honneur des Constantin! ; les principales sont : Ardait (auj. ARLES), et Cirta (auj. constant! ne).
CONSTANT! NE, Cirta, SUtianontm Colonia, Constantina, ville importante de l'état d'Alger, ch.-l. de la prov. de Constantine, à 280 kil. E. d'Alger, par 3° 48' long. E., 36* 25' lat. N. ; de 30 à 40,000 hub. Place très forte, située sur un roc escarpé dont le Roumel ou Oued-el-Kebir fait une sorte de presqu'île qui n'est abordable que du côté de l'ouest. On y trouve un grand nombre de monuments romains et des ruines antiques très précieuses.— Cette ville, très import.inte dans 1 antiquité, porta le nom de Cirta du temps des Numides ( Voy. cirta) ; elle reçut du temps de Jules César le nom de Sittianorum civitas, à cause d'un certain Sitliu.*, qui y conduisit unecolonie ; elle prit ensuite le nom do Constantine en l'honneur de Constantin qui la rebâtit. Constantine flt longtemps partie de l'état du Tunis ; les Algériens s'en emparèrent dans le xvin» siècle. Elle passa sous la domination des Français en 1830 avec la régence d'Alger: toutefois elle résista longtemps à nos armes: Cïausel échoua 'devant elle en 1836, et elle ne put être prise qu'en 183? après un siéjra meurt r . ru périt le gén. Damrémoct
constantine (jadis beylik ou pacnalik, auj. prov. de), division orientale de l'état d Alger, bornée au N. par la Méditerranée, à I E. parlelat de Tunio au S. par le paysdeZab, à 10. par l'Algérie proprement dite et la prov. de Titterie; 480 kil. sur 400. Cb.-L, Constantine: villes principales: Rone, Rougic, >a Galle et Philippeville. Riv. principales : le Mai'rafc', la Mansoura. la Serra, l'Oued-el-Kebir. etc. Elle est formée de l'ancienne Numidie. Ses habitants, qui sont presque tous de la race kaballe, surtout dans les montagnes, sont très belliqueux,- ils »c divisent en un grand nombre de tribus presque, indépendantes et dont les principales sont celles des iaractas des Coucos, etc. L'ancien bey de Constan Une. AchmeUbej, n'obéissait que nominalement au dey d Alger. Depuis l'occupation française le commandement en chef de la province appartient à un lieutenant-général placé sous les ordres du gouverneur-général, et qui régit la province par l'intermédiaire de chefs indigènes.
CONSTANTINOPLE , Constantinopolit , d'abord Byiantium, appelée Stamboul par les Turcs, capitale de la Turquie d'Europe et de tout l'empire turc, dans une superbe position, sur le détroit de Constantinople ; 600,000 liab. (y compris les faubourgs) ; 16 kil. de tour. Epaisses murailles, vingt tours ; va. te port, un des plus magnifiques du globe ; trois grands faubourgs : Galata (quartier des négodanta), Kra (quartier des Européens), Cassim - Pacha ; le F anar, quartier des Grecs. Rues étroites ; maisons en bois, ce qui cause de fréquents et terribles incendies. Place de I At meidan ou Hippodrome; nombreuses fontaines; aqueducs dont quelques-uns sont très-beaux : bains en quantité ; bazars, divers palais ou «riras* (parmi lesquels il faut remarquer le Serail proprement dit et le Vieux-Sérail) ; 344 mosquées, dont les plus belles soul la cl-dcvant église de Sainte-Sophie, construite par Justiuien, et les mosquées du sultan Achuiet, du sultan Soliman,
du sultan Osman et de la sultane Validé. Reaucoup de mektebs (espèces d'écoles primaires) et de medrtiuh» (collèges) ; églises grecques , arméniennes, etc.; monuments anciens, ou plutôt du Ras- En. pire; arsenal militaire, dit Top-khan é ; belles casernes, célèbre château des Sept-Tours qui sert de prison d'état. Les environs de la ville sont charmants; le long des deux rives du détroit, les côtes Mit partout bordées de kiosques et de maisons de campagne délicieuses. Constantinople a trois imprij meries, l'une rabbinique et arménienne, l'autre arabe, persane et turque, la troisième française; une école militaire, une de mathématiques, une de navigation, une de médecine, près de 40 bibliothèques ; il y paraît depuis quelques années un journal ofllciel, le Moniteur turc. Peu d'industrie et de commerce. Climat variable et peu salubre ; on y est exposé à des pestes très fréquentes, mais dont le retour est dû surtout 4 l'incurie des Turcs. — Celte ville, connue primitivement sous le nom de Ryzance, joua, des les temps les plus anciens, un rûle important. {Voy. btxanck.) Plusieurs fois ravagée ou détruite (sous SepUme Sévère, 196, sous Gallien et ses successeurs), elle ne recouvra sa splendeur que sous Constantin qui, maître de l'empire romain, en flt sa résidence, 330, et lui donna son nom. Lors du partage de l'empire romain, 395, (xmstanj tinople devint la capitale de l'empire d'Orient, et ! bientôt elle surpassa Rome même par la magniflj cence de ses monuments, par sa population, ses richesses et son commerce. Elle fut renversée sous Juslinien par un tremblement de terre (557), mais <>u la réédiua aussitôt après avec plus de magnificence encore. Elle fut vainement assiégée d'abord ar les Avares seuls, 593, puis par les Avares unis aux 'erses, 625; par les Arabes, 67 1-678; par les Bulgares, 755 ; par les Varègues , 866. Les Croisés s'en emparèrent en 1203 et placèrent sur le trône Alexis- !e-Jeune, dont le père, Isaae, a/ait été chassé par Alexis-l'Ange (1195); ils la reprirent l'année suivante sur Du cas Murtauphle qui avait chassé Alexisie-Jeune, et cette fols s'y établirent; ils y fondèrent I empire latin. En 1261, Michel Vlll Paléologue , impereur de Nicée, s'empara de la ville par surprise et remonta sur le trône d'Orient. Enfin, après avoir été plusieurs fois attaquée, par Orkhan (1337), Bajazet, Amuralh, Constantinople finit par devenir la proie des Turcs. Mahomet II la prit en 1453 cl en flt la capitale définitive de l'empire ottoman. Depuis ce temps, les Turcs l'ont conservée en leur possession ; mais ils ont laissé dégrader d'une manière déplorable ses monuments les plus magnifiques. — Constantinople joue un grand rôle dans l'histoire de l'Eglise : elle fut d'abord un simple évèché et eut la gloire de compter saint Jean ChrysostÔme parmi ses évèques. Les conciles de Constantinople (381), de Chalrédoine (451), l'érigèrent en patriarcat, en lui donnant le deuxième rang dans l'Eglise, ce qui sema le germe du schisme entre les églises d'Ooeidcnl et d'Orient V. t-hotios) . En 595, Jean-le-Jeûneur usurpa le titre e patriarche œcuménique; il fut imité en cela par son
succ.Cyriaque; mais celte prétention futrej^ussée à la fois r>ar le pape (S. Grégoire) et même par l'empereur (Phocas). En 858, le pur. Photius déclara l'Eglise grecque indépendante des papes, commençant ainsi le grand schisme qui fut consommé en 1053. De nombreux conciles se sont tenus k Constantinople ; 00 en compte quatre œcuméniques, savoir : 1° en 381 ; od y dressa un symbole de la foi qui confirmai! celui de Nicée et on assigna k l'évoque de Constantinople le premier rang après le pape ; 2° eu 553 ; on y condamna les écrits de trois fameux nestoriens, Ibbas d'Edesse, Théodorct,év. deCyr, et Thôolore de Mopsuestc; 3° en 680: on y condamna le monohélUmé| ainsi que lamém. du pape lionorius et de
CONS