‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 289 sur 567 · COPE · texte numérisé non relu

COPE

Robespierre, devenu tout puissant dans l'assemblée, fit proclamer l'existence d'un Être suprême : le 27 juillet (9 thermidor), la Convention déclara hors la loi les deux Robespierre et leurs partisans les plus sanguinaires , et par là mit un terme au règne de la Terreur; le 5 avril iVJb (18 germinal an m), elle conclut un traité avec le roi de Prusse; le 31 mai (12 prairial), elle ■opprima le tribunal révolutionnaire ; le 22 juillet 4 thermidor), elle conclut un traité de paix avee XEsoagne ; le 26 octobre (4 brumaire an iv) , elle renaît un décret d'amnistie pour tous les délits révolutionnaires, et déclara ses séances terminées. Elle avait siégé trois. ans et trente-cinq jours. Le siège de ses séances était le château des Tuileries. Avant de se séparer, elle avait rédigé la constitution dite de l'an m. Voy. constitution. — Deux partis puissants et ennemis ont été sans cesse aux prises dans le sein de la Convention : le parti girondin ou modéré, et le parti jacobin ou de la Montagne, parti extrême. Les nlus célèbres représentants du parti modéré ont été Brissot, Gensonné, Vergniaud, Condorcct, Péthion, Barharoux; ceuxdu parti exalté, Robespierre, Danton, Collot-d'Herbots, Saint- Just, Tallien, Couthon, Marat. L'histoire détaillée de la Convention est dans l'histoire de ces hommes (Voy. leurs noms). Si on doit reprocher à la Convention an grand nombre d'actes violents, tyranniques, atroces même, on doit aussi reconnaître qu'elle a déployé dans les circonstances les plus graves une énergie sans égale, qu'elle a su combattre à la fois et avec luccès les ennemisdu dehors et ceuxdu dedans, enfin qu'elle a sauvé la France envahie par l'étranger.

CONYERSANO, Cupertanum , vilie du roy. de Naples (Terrc-de-Bari), à 30 UL S. E. de Bari ; 7,600 hab. Êvêché. Cathédrale. Cette ville fut fondée, dit-on, par les Etrusques. Les Normands au moyen âge en firent leur capitale.

CONVfJLSlONNAlRES, nom que l'on donna au xviii' siècle à des fanatiques du parti Janséniste ,

S", après la mort du diacre Paris 11727), se raient sur le tombeau do ce personnage , au cimetière de Sl-Médard , et qui là éprouvaient des convulsions et faisaient mille contorsions que l'on prenait pour des miracles. Quelques-uns d'entre eux, véritables illuminés , se torturaient volontairement et prétendaient trouver au milieu des souffrances les plus cruelles des extases délicieuses. On fut obligé de défendre l'entrée du cimetière pour mettre Un à cette espèce d'épidémie. Un plaisant mit sur la porte à celte occasion ce distique spirituel : De par te Roi, défense à Dieu De faire miracle en ce lieu.

CONWAY, ville d'Angleterre. Voy. abercoîcwav. CONZA, Compta, ville du roy. de Naples (Principauté Ullér.), à 1 3 kil. S. E. d'Avelllno ; 1 .900 hab. Archevêché. Cathédrale. Cette ville fut fondée vers l'an 276 av. J.-C. ; renversée par le tremblement de terre de 1694, elle n'a pu se rétablir complètement.

COOK (Jacq.), célèbre navigateur anglais , né en 1728 à Marton (York), était fils d'un garçon de ferme et commença par être matelot. 11 s'éleva au rang de capitaine de vaisseau, et acquit sans aucun maître les notions de mathématiques et d'astronomie nécessaires à la navigation. Le capitaine Cook a exécuté par ordre du gouvernement anglais trois voyages autour du globe. Le premier, qu'il entreprit en 1768 et dans lequel il fut accompagné par les savants Banks et Solander, avait pour but d'aller observer à (Haïti le passage de Vénus sur le disque du soleil : dans ce voyage, il reconnut les côtes de la Nouvelle- Zélande et découvrit le détroit qui la partage en deux Iles (détroit de Cook). Dans le deuxième, qu'il fit en 1772 avec les deux vaisseaux lu Résolution et t Aventure, et qui dura trois ans, il eut pour mission de vérifier l'existence des terres australes ; t étant

avancé jusqu au 71» degré de latitude méridionale, il «'«Mura qu'il n'existe aucune terre de quelque étendue dans ces régions; Il découvrit chemin faisant la Nouvelle-Calédonie. En 1776, il fit un troisième voyage, afin de s'assurer s'il existe une communication entre l'Europe et l'Asie par le N. de l'Amérique. 11 fit le tour du Nouveau-Monde, gagna la côte N. 0. de l'Amérique, et de là tenta de rejoindre la baie d'Hudson par le détroit de Behring; mais après avoir fait des efforts inutiles pour se frayer un passage à travers les glaces su N. du détroit de Behring, il fut forcé de renoncer à ce projet. 11 redescendit vers le S. et s'arrêta pour réparer son vaisseau dans l'Ile d'Owhihée , une des Sandwich ; là une querelle s'étant engagée entre l'équipage et les naturels qui avaient commis plusieurs vols, Il périt dans la mêlée (1779). Ce qui distingue Cook, c'est le sangfroid qu'il conserva toujours dans ses périlleuses expéditions ; c'est son intrépidité, son esprit inventif et inépuisable ; c'est aussi le soin qu'il prenait de la santé de ses marins. Son premier vovage, rédigé par Hawkesworth, a été publié à Londres en 1773 et traduit en français par Suard, 1774 ; le deuxième, qu'il a rédigé lui-même, a paru en 1777 et a été traduit en 1778 par Suard ; le troisième, rédigé d'après ses journaux par le lieutenant King, a été publié à Londres en 1784, et à Paris en 1785, traduit par Demeunier.

COOK ( archipel de ) , dans le Grand-Océan. Voy. ■anceea.

cook (détroit de), entre les deux tles de la Nouvelle-Zélande. Découvert par Cook, 1770.

cook (entrée de), golfe sur la côte 0. de l'Amérique du Nord, par 161* 20 -1 55» 5* long. 0., S9»-61« 18 lat. N. Vu par Cook, puis exploré par Vancouver.

COOPER (Ant. ashley). Voy. shaftesburt.

COPAIS (lac), en BéoUe, au S. E. d'Orchomène reçoit le Céphise et beaucoup de ruisseaux. Il semble avoir jadis été plus grand : ses débordements produisirent, sous Ogygès, un déluge célèbre. Des travaux très remarquables et très anciens le mirent en communie avec la mer. C'est auj. le Topolias.

COPENHAGUE, Kiabenhaven en danois, Hafnia et Codania en latin mod.. capitale du Danemark, dans l'Ile de Séeland,par 10° 14" long. E., 55»-4l» 4* lat. N.; 1?&,000 hab. Superbe port, bonne citadelle. Elle se compose de 2 villes différentes: Copenhague proprement dite (qui comprend la Ville-Vieille et la Ville-Neuve ou Ville-Frédéric) , et Christians-Haven. C'est une des mieux bâties de l'Europe. On y remarque les places Neuve-Royale , Amalienborg, Gammeltorv; les châteaux de Christiansborg, Amalienborg, Rosenborg , Charlottenborg ; le palais du prince Frédéric-Ferdinand (jadis palais de Bernstorf); les églises de Notre-Dame, du Sauveur, de la Trinité ; l'hôtel-de-ville , la grande caserne d'infanterie, etc. Elle a un grand nombre d'établissements d'instruction publique très importants: université, école polytechnique, grande école métropolitaine, école pour l'enseignement des hautes sciences militaires académie de chirurgie et plusieurs bibliothèques (entre autres celle du Roi , qui est une des plus riches de l'Europe) ; galerie de tableaux , musées d'histoire naturelle, et d'antiquités du Nord : musée Thorwaldsen ; plus acad. et sociétés savantes. Copenhague a des fabriques de toiles, draps, dentelles, bonneterie, cartes à jouer, papiers peints, étoffes, chapeaux , porcelaine ; des radineries de sucre , des blanchisseries de cire, de beaux chanliersde construction.— Fondée eu 1043, lejour de Noël, Copenhague n'était d'abord qu'un hameau habité par des pécheurs; elle fut érigée en ville ea 1284, et devint <?n 14-13 la résidence delà cour. Elle a été brûlée en 1718 et 1795. Les Auglais la bomb.irdèrent en 1807, quoique en pleine paix : 2,000 hab. y périrent.

COPERNIC (Nicolas), câlèbre astronome polonais, né en 1473 à Thorn, mort en 1543 ; visita PI-

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