‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 290 sur 567 · COQU · texte numérisé non relu

COQU

CORB

talle afin de oonialler les astronomes les plus renommés; se lia surtout avec Régiomontanus, enseigna quelque temps les mathématique» à Home, puis Tint se fixer dans sa patrie à Frauenbourg, où il fut pourvu d'un canonicat. Copernic soumit à un nouvel examen tous les systèmes proposes jusqu'à lui par les astronomes, et s'arrêta au système qui fuit tourner toutes les planètes autour du soleil, d'occident en orient, et qui donne à la terre deux mourements, l'un de rotation sur elle-même, l'autre de circonTolutioii autour du soleil. Il en avait trouvé le germe dans quelques anciens, surtout dans Phiîolatts; mais il se l'appropria réellement en l'appuyant d'une foule d'observations et de calculs. Craignant les «mi radie Lion & , il ne publia scs idées qu'à la fin de sa rie; il ne reçut le livre où elles étaient exposées que le jour même de sa mort. Ce livre est intitulé De Revolutionibus orbium eœlesiium , Nuremberg , 1543; ilétaitdédiéàPaul III. Ses OEutre» ont été pub. àVarsovie en 1857, in-f. Savieaétéécr. par Gassendi.

COPHÉS, rivière d'Asie , naissait en Arachosie et s'unissait au Choès pour se jeter dans l'indus près de Taxila. On croit que o'esl le fi. actuel de Kaboul.

COP1APO, ville du Chili (Coquimbo}, sur le Copiapo, à 9 kil . de son embouchure dans l'Océan, par 73» 10' long. 0., 27» 10' lat. S, Presque anéantie parles tremblements de terre de 1819 et 1822.

COPPET, bourg de Suisse (Vaud), à 12 kil. N. E. de Genève ; 550 hab. Beau château appartenant à la famille de Staël , et célèbre par le séjour qu'y firent Bayle, le ministre Nccker, et enfin madame de Staël (de 1808 à 1812).

COPROGLI-PACHA. Voy. koproli.

COPTES ou KOPTES, descendants des anciens Égyptiens , habitent l'Egypte, la Nubie, la côte d'Habech. Leur nombre est auj. très réduit. Presque tous sont marchands ou courtiers. La langue copte s'est éteinte au milieu du xvn* siècle; aujourd'hui ce peuple parle l'arabe. On croit que les Coptes sont de race sémitique comme les Arabes eux-mêmes. — Kopt semble être le même mot qu'Egypte, et il est certain que le copte, s'il n'est pas l'ancienne langue égyptienne , en dérive directement. — Les Coptes professent la religion chrétienne , et sont presque tous eutychéens ; ils ont conservé la circoncision. Leur patriarche, qui réside au Caire, prend le nom de patriarche d'Alexandrie et de Jérusalem ; il nomme pour l'Abyssinie un vicaire général appelé abuna.

COPTOS, auj. Kept, ville de l'ancienne Égypte

Srhébaïde), par 2G» 2* lat. N., sur un canal, près u Nil. C'était le grand entrepôt du commerce de l'Inde avec l'Europe ( on portait les marchandises de la mer Rouge à Coptos à dos de chameau). Cette ville , s'étant révoltée sous l'empire , fut prise et ruinée par Diocléticn en 296.

COQUILLE (Guy) , sieur de Romcnay, jurisconsulte et publiciste, né en 1523 à Declxe en Nivernais, mort en 1603. U eut pour maître le célèbre Marianus Socln-le-Jcune. Député du Nivernais aux états d'Orléans de 1560, puis à ceux de Blois de 1576 et 1588, il y rédigea le cahier du tler*-état. De retour à Nevers , il reçut de Louis de Gonzague la plaie de procureur fiscal, qu'il remplit jusqu'à sa mort. Guy Coquille a laissé des Instiiulct coulumieret et un Commentaire sur la coutume de Nivernais. On a aussi de lui plusieurs ouvrages politiques: un dialogue sur les Causes des mUtres de ta France, un traité des Libertés de /' Église gallicane, cl des Pois lot., 1500, in-12.Deciic lui a élevé une statue '1849).

COQUIMBO, ville du Chili, ch.-l. de la province de Coquimbo, à l'embouchure du Coquimbo, sur une hauteur, par 73» 39' long. 0., 29» 54' lat. S. ; 12,000 hab. Port commode ; rues tirées au cordeau. — La province de Coquimbo , une des sept du Chili continental a pour villes principales . outre

Coquimbo , Copiapo , San -Francisco de la Sel va , Huasco, etc. Mines de cuivre.

CORA , ville de l'Ile de Samos, sur la ©Me S.; en a été ia capitale.

CORACH1E, ville de l'Afghanistan. Foy. TTORachib.

CORAN . Alcoran ( c'est-à-dire le livre ), livra sacré des Musulmans, a été composé par Mahomet. Il est à la fois pour les Musulmans le recueil des dogmes et des préceptes de leur religion, et un code civil , criminel , politique et militaire. Mahomet déclare dans le Coran que ce livra divin est l'œuvre d* Dieu lui-même , et qu'il lui a été transmit par l'ange Gabriel ; mais il est facile de voir que ce n'est qu'un mélange confus des doctrines chrétiennes et juives unies aux traditions orientales. Le Coran fut. mis en ordre et publié par Abonbekr, successeur de Mahomet, l'an 13* de Ihégyre (63 i de J.-C.), e> 2 ans après la mort du législateur; U est écrit dans le dialecte de l'Hedjax, c.-à-d. dans l'arabe le plus pur ; il renferme néanmoins un grand nombre de passages obscurs. II a été traduit en lat. par Bibliander, Maraccl,etc.;en franç. par Du Ryer, 1734, Savary, 1783, et Kasimirsky, 1840, in-12.

CORAS (Jacques), mauvais poète du temps de Boileau, né à Toulouse en 1630, mort en 1677 , était ministre calviniste. U a composé Jonas ou Ninive pénitente, Josui, Samson , David, poèmes, réunis sous le titre à' Œuvre* poétiques, 1665.

CORATO, ville du roy. de Nanles. à 40 kil. 0. de Bari ; 9,600 hab. Belle église. Corato fut fondée par un comte de Tranl , seigneur normand de la suite de Robert Guiscard.

CORAY (Diamant), savant helléniste, né en 1748 à Smyrne, d'une famille de négociants, mort à Paris en 1833. Après avoir consacré sa jeunesse au commerce, il vint en 1782 étudier la médecine à Montpellier, et se fixa à Paris depuis 1788. Il travailla à ta régénération de la Grèce et publia dans ce but un grand nombre d'écrits littéraires et politiques. Scs principales publications sont les Caractères de Théophraste, grec-franc., 1799; le Traité des airs, des eaux et des lieux d'Hippocrale , 1800 ; les Éthiopiques d'Héliodore, 1804; la Géographie de Strabon, avec Laporte-Dutheil, 1805 et années suiv. ; une Bibliothèque grecque en 17 vol. in -8, 1807- 1826, qui comprend Isocrate, Plutarque, Strabon, la Politique et la Morale d'Aristole, Êtien, et quelques petits ouvrages. U a en outre écrit plusieurs pamphlets politiques adressés à scsconqialriotes, et s'est surtout efforcé de réformer U langue vulgaire. Comme philologue , on admire sa sagacité, mais on lui reproche trop de hardiesse dans ses corrections.

COR BACH , capitale de la principauté de Waldeck, sur l'Itler, à 44 kil. 0. de Cassel; 1,600 hab. Château d'Eisenberg; monument à la mémoire du

Grince G.-F. de Waldeck , maréchal au service de ollande. En 1760 les Français défirent les Hanov riens aux environs de Corbach.

CORBE1L, ch.-l. d arr. ( Seine-et-Oise ) , sur la Seine, au confluent de la Seine et de l'Essonne, à 28 kil. S. E.dc Paris; 3,690 hab. Tribunal de l'instance; société d'agriculture, bibliothèque; filatures de coton, moulins à farine, etc. Corbeil est desservi par le chemin de fer de Paris à Orléans. — Aux environs est Champ- Dolent, célèbre par la victoire de Labiénus, lieutenant de César, sur Camulogène, chef des Parixii. Corbeil eut des comtes jusqu'à Louis-le-Gros. Le duc de Bourgogne l'assiégea en vain, 1418, ainsi que les Calvinistes, 1562; le duc de Parme s'en empara en 1590. — L'an*, de Corbeil a 4 canl. (Arpajon, Boissy-Saint-Léger, Longjumeau, plus Corbeil), 93 coin m. et 56,738 hab.

COR BEN Y, bourg du dép. de l'Aisne, à 18 kil. S. E. de Laon. Cliarlemagne y fut reconnu seul rot par les Francs Australiens, à l'c son frère Carloiuan (771).

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