COUD
COItBIE, ch.-). de cant. (Somme), à 15 kil. E. d'Amiens; 2,635 hab. Filatures de laine, moulin k Un. Source minérale. Jadis célèbre abbaye de Bénédictins, fondée en 660. Les Espagnol- s'em [tarèrent de Corbie en 1636, mais ne la gardèrent qu'un instant. Louis XIV la ût démanteler en 1673.
corbie (nouvelle-), en Wcstpbalie. Voy. corvey.
CORBIERE (piehrë de), anupape, natif de Corberia, dan» TAhrusze, religieux de Tordre de Saint- François, fut élu pape en 1328, sous le nom de Nicolas V, par l'autorité de Louis do Bavière, roi des Romains, et fut opposé k Jean XXII. Ayant été citasse de Rome Tannée suivante, il se rcUra à Pise, où il fui contraint d'abdiquer ; il fut mené k Avignon, où il demanda pardon au pape Jean XXII, la corde au cou. 11 mourut deux ou trois ans après.
CORBiGNY, ch.-l. de oant. (Nièvre), k 25 kil. S. de Clamecy ; 1,970 bab. Draps, tanneries. Commerce de bois de chauffage. —V.deBele. F. Philippe ville.
C0RB1L0, ville de la Gaule (Lyonnaise 2-), auj. COCKMII.
CORB1N (Jacques), écrivain obsenr, cité par Boileau dans / Art poétique, fut conseiller du roi sous Louis XIII. 11 a composé divers poèmes, entre autres les Triomphes de Jésus, la Vie de tainte Geneviève; la Sainte- Franc iade , poème en 12 chants sur saint François; on lui doit aussi des ouvrages d'histoire et de droit.— 11 laissa un fils qui fut un avocat distingué, et qui est cité aussi par Boileau.
CORBULON, Domitiui Corbulo, général romain sous Claude et Néron, 01 avec succès la guerre aux Parthes qui avaient envahi l'Arménie, leur prit Artaxate, et força Tiridatc, qu'ils avaient placé sur le trône d'Arménie, àdéposer la couronne pour la recevoir des mains de l'empereur. Il revenait triomphant de cette expédition, lorsque Néron, jaloux de ses succès, donna Tordre de le mettre à mort. Il se perça lui-même de «on épée, k Corinthe, Tan 66 de J.-C.
CORC1EUX, ch.-l. de cant. (Vosges), à 13 kil. S. de St-Diér 1.100 hab.
CORCYRE, Corcyra, auj. Corfou, lie de la mer Ionienne, vis-à-vis des eûtes d'Eplre, fut nommée d'abord Drepane et Phéacie. Elle avait au temps de la guerre de Troie des rois particubers( Voy. alcinocs). Vers 700 av. J.-C., les Corinthiens y établirent une colonie. 11 y eut des guerres fréquentes entre la colonie et la métropole (439-434 av. J.-C.); une de ces lies (au sujet de la possession d'Epidamne) fut don de la guerre du Péloponèse (431).
CORCTRE-LA-NOIRE , Corcyra niara, auj. CCRZCLA. CORDAY (Charlotte), née kSt-Saturnin (Orne), en 1768, de la famille noble desCordayd'Armans. Révoltée par les crimes des meneurs de la révolution, elle vint à Paris en 1793, avec le hardi projet de frapper Marat , le plus sanguinaire de tous. LUe se présenta chex lui sous le prétexte d'avoir d'importantes révélations à lui faire, et le poignarda tandis qu'il était dans le bain. Elle fut arrêtée aussitôt et condamnée à mort: elle monta avec le plus grand couraKe sur Térhafaud, le 17 juillet 1793.
COR BELIERS, religieux de Tordre des Frères Mineurs de St-François, portaient un vêlement large de gros drap gris , avec une ceinture de corde ; d'où leur nom. Ils furent institués par saint François d Assise vers 1223. Ils ne devaient rien posséder ni en propre ni en commun, et vivaient d'aumônes. Us se distinguèrent dans la philosophie et la théologie, et défendirent chaudement les opinions de Duns Soot, un des principaux ornements de leur ordre.
coroeliers (club des), société populaire, rivale de celle des Jacobine, formée en 1790, se tenait au couvent des Cordeliers (place de TÉcole-de-Médedue), au centre du quartier nommé district des Cordeliers. Cette société avait cour chefs Danton, Mann. Camille Desmoulins, fiébert, Chaumette : elle < .rnaan en exaltation le club H es Jacobins, et fut
la première à demander l'abolition de la royauté et l'institution de la république. Son retour à la modération causa sa ruine. Voy. da.nton.
CORDEMOY (GfcRAUD de), de l'Académie française, né à Paris vers 1620, mort en 1684, fut placé par Bossu- !. en qualité de lecteur, auprès du dauphin, 01s de Louis XIV. Il avait adopté les principes dé Descartes, et a écrit sur le Discernement du corps et de l'âme, 1666, et sur l'Ame des bêtes, 1668. On a aussi de lui une Histoire de France depuis les Gaulois jusqu'en 987, publiée en 1687-89, ouvrage fait sur les sources originales; et divers traites qui ont été réunis, 1691.
CORDES, ch.-l. de cant. (Tarn), à 16 kil. N. de Gaillac : 2,668 hab. Fabriques de toiles.
CORDILLERES. En espagnol, cordi//cra se dit de toute chaîne de montagnes; l'usage applique spécialement ce nom à la cordillère des Andes. Voy. ardes.
CURDOUAN (lourde), phare du dép. de la Gironde, par 3* 3*1' long. O., 45° 35' lat. N., à l'embouchure de la Gironde, sur un rocher Isolé. Hauteur, y compris la lanterne , 55 met. Bltie par Henri IV.
CORDOUE, Corduba e\Colonia Patricia, auj. Cordota, grande ville d'Espagne, ch.-l. de l'intendance de Cordoue, sur la rive droite du Guadalquivir, à 295 kil. S. 0. de Madrid; 57,000 hab. Evèché. La ville est malpropre et mal bâtie; elle est ceinte de murs flanqués de grosses tours. On y remarque la cathédrale, magnifique monument de l'architecture moresque, construit au vm* siècle par Abdérame I; la Plaza-Mayor, un beau haras royal. Industrie célèbre jadis, bien faibleaujourd'hui: passementerie, orfèvrerie, cordonnerie (on dit que c est Cordoue qui a donné son nom k cette branche d'industrie). — Cordoue fut fondée ou agrandie par les Rom. 152 ans av. J.-C. Les Goths s'en emparèrent en 572, et les Maures au VU* siècle. En 756 Abdérame I, vice-roi de* califes d'Orient en Espagne, s'élant déclaré Indépendant, prit le titre de calife, et flt de Cordoue la capitale de ses états. Sous ce prince et sous ses successeurs {Voy. leur série à l'article calife), Cordoue parvint au plus haut degré de splendeur, tant |iar ses richesses immenses et la magnlfleence de ses monuments que par l'éclat de ses écoles et la réputation de ses savants. Lorsque le califat de Cordoue se démembra en une foule do petits états (1031), Cordoue devint la capit. du roy. musulman de Tolèdc-et-Cordoue. Elle fut enfln prise en 1236 par Ferdinand III, roi de Castilleet de Léon, qui ta réunit k ses états. La plupart des monument! de Cordoue ont été détruits ou endommagés, surtout par le tremblement de terre de 1589. Cette ville a vu naître les deux Sénèquc et Lucain sous les Romains; Averrhoês du temps des Arabes: et dans les temps modernes, les poètes Louis de Gongora et Jean de Mena, les peintre* Ceîpèdes et Zambrano.Gonsalre de Cordoue naq. auprès, à Montilla. — L'intend., entre celles de Jafin et de Grenade k l'E., de Sérille k TO. et au S., do TEstramadure k TO., et de la Manche au N.. a 170 kil. sur 120, et 338,000 hab.
CORDOUE (maison de), ancienne et illustre famille espagnole, a pour chef Dominique Munoi-dos- Ilermanas qui enleva aux Maures la ville de Cordoue k la On du III» siècle ; il reçut en récompense le nom de cette ville, et le transmit k se* descendants. Cette famille s'allia aux plus nobles maisons de l'Espagne, mais elle est surtout célèbre pour avoir donné le jour au célèbre capitaine Gonsalve de Cordoue.
CORDOVA, ville de l'Amérique du Sud. dans les Provinces Unies de Rio-de-la-Plata, ch.-l. de l'état de Cordova, par 84e long. 0., 31» 20* laL S.; 15,000 hab. Évêehé, université. Cette ville fut fondée en 1573. — L'état de Cordova, situé entre ceux de Tucuman au N., Entrc-Rios-ct-Corriente* à TE., Buenos-Ayres au S., Mcndoza k TO., a 1.000 kil. «or 480. Villes principales . Cordova, Carlota, Concepcion.
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Climat doux : roi fertile en fruits et en grains; lacs «ail ns.
coudoya , Tille du Mexique (Vera-Crui), par 99° 2C long. 0., 18» 50* lat. N. ; 6,000 hab. Rue» larges et droites. Grand commerce de tabac ; moulins à sucre.
cordova. Tille d'Espagne. Voy. cokdoue.
CORDl'BA, ville d Hi*panie, auj. coxdoue.
CORUUS (Aulus Oeinutius), sénateur et historien romain qui vivait sous Auguste et Tibère, avait écrit Y Histoire des guerres civiles de Home. Séjan
I accusa devant le sénat du crime de lèse-majesté pour avoir loué dans son ouvrage Brutus et Cassius.
II prévint le jugement en se donnant la mort. CORE, lévite israélile, se fil chei d'un parti qui
s'éleva contre lautorité deMoTse et d'Aaron, et s'adloiguit comme principaux complices Dalh&n, Abiron et One. Au moment où ils s'avançaient vers l'autel pour offrir comme Moïse l'encens au Seigneur, la terre, dit l'Ecriture, s'entr'ouvril et les engloutit avec tous leurs partisans.
COREE (royaume de), appelé Kaoti par les Chi- », fait partie de l'Empire chinois, %t s'étend de 122* à 128* long. E. et de 30* 9' a 43" lat. N. Jl a psur borucs au N. la prov. de Ching-king en Mantchourie., à 10. la mer Jaune, à l'E. la mer du Japon, au S. le détroit de Corée. Sa plus grande partie forme une longue presqu'île de 880 kil. sur 2Ê0. Capit., Haa-yang-lcbing. La partie occidentale de ce royaume se compose d'une infinité d'îles, connues sous le nom à' archipel de Corée, qui forment quatre groupes principaux, savoir : de James-Hall, au N. ; de Ciifford, au centre ; de Amherst, au S., et de Broughtoo au S. E. Climat varié ; grande fertilité au S. et vers les cotes ; rix et autres céréales ; panil (espèce de grain dont on tire une liqueur spiritueuBe) ; soie, etc. Ce pays est encore très peu connu. Le roy. de Corée relève de la Chine depuis 1 120; mais le roi est indépendant pour l'administration intérieure de ses états : il a une armée qui le rend resptcUble . La langue ditlére du torture et du chinois. Le pays estdepuis 1 850 ouvert au commerce étranger.
CORELLA, ville d'Espagne iPampelunej. à 41 kil. S. E. de Logrono ; 4,700 hab. Eau-de-vie, jus de réglisse; moulins à huile.
CORENT1N. Voy. quimper-corentih.
C0RHN1UM, auj. San-Serino, ville d'Italie (Samnium), jadis capiL des Peiigni, sur les contins du pays des Marses, et à 32 kil. N. E. de Marrubium, fut la capit. de la Confédération italique pendant la guerre sociale.
CORFOU, Corcyra, la plus importante des Iles Ioniennes, par il» 20 -18° 5" long. E., 30» 60" lat. N., près de la cote de l'Albanie; 62 kil. sur 22 ; 60,000 hab. Climat doux, mais variable; montagnes. Peu de grains, un peu plus devin; huile en quantité; gibier, poisson. Ch.-l., Cor fou. — Corfou a toujours été considérée comme la clef de l'Adriatique. Les Vénitiens s'en emparèrent vers la fin du xiv* siècle , •t en firent un duché qu'ils possédèrent jusqu'à la fin dn xtiii* siècle. Les Français la possédèrent de 1197 à 1799 et de 18021 1814. Elle forme auj., avec 6 autres tics principales, la république des Iles Ioniennes, soumise à l'Angleterre. Voy. corcyre. Corfou, ch.-l. de l'île de Corfou, sur la côte E.,
Er 17» 35" long. E., 39» 38' Ut. N. ; 15,000 hab. Ile rade, port, citadelle. Archevêché, université; quelques monuments, entre autres le palais du lord haut -commissaire anglais. Commerce actif. On y parle l'italien autant que le grec.
C0R1, Corn, bourg de l'Etat ecclésiastique, a 35 kil. 0. de Frosinone ; 3,000 hab. Ruines des temples d'Hercule et de Pollua.
C0R1A, Caurium, ville d'Espagne (Badajoxï, à 42 kil. S. 0. de Plaseucla; 1,500 hab. Êvêché.
C0RIGL1AN0, ville du roy.des Dcux-Sicilcs (Calabre Citérieure), à 42 kil. N. E. de Coscnxa ; 8,000 hab. Beau château. Su» et pâtes de réglisse. C'est aux
environs de cette ville que s'élevait Sybaris. — Uw autre Corigiiano, aussi au roy. de Naples (Terre d titrant. >. est à 22 kil. S. E. de Lecce; 2,400 hab.
CORINGA, bourg du roy. des Deux-Siriles (Cala bre Ultérieure 2*). à 24 kil. S. 0. de Cataniaro: 3,000 hab. Mine d'alun et d'ocre rouge.
Corikga , ville de l'Inde anglaise (Madras), par 16» 40' lat. N., 80° 18' long. E. C'est le meilleur port de la cote de Coromandcl. Les Anglais s en emjmrèrcnt en 1759.
CORINNE, femme poëte, née àTanagre en Béotie, fut surnommée la Muse lyrique. Elle avait été disciple de Mvrtis, femme savante de la Grèce , et vivait vers 470 av. J.-C. Elle fut la rivale de Pindare, et lui enleva cinq fois la palme dans les jeux de la Grèce. Il ne reste d'elle que quelques fragments, recueilli» par Wolf dans le livre intitulé : Poetriarum oclc fragmenta el elogia, Hambourg, in-4, 1734.
CORINTHE, CoriinAw, primitivement Ephyre , Kordos des Turcs, ville de l étal de Grèce, dans la Morée (Péloponèse) , sur l'isthme de Gorinlhe, et i 60 kil. N. E. de Tripolilza , est comprise dan* la prov. actuelle d'Argolide ; 4.000 liab. Archcvèchf ; chàteau-fort ; nombreuses sources parmi lesquelles M trouve la fameuse fontaine de Pyrène ; ruines nombreuses. — Corinthe formait jadis avec son territoire un petit état particulier. Elle était une des villes set plus importantes de la Grèce j«ar sa population, son commerce, ses richesses, son luxe et ses colonies. Elle avait deux ports : Léchée, sur le golfe de Corinthe (goife de Lépante), et Cenchrée, sur la mer Egée (golfe d'Athènes). Elle était défendue par une citadelle très forte appelée Acroeorinihe ; on y voyait de nombreux monuments, des statues et des objets d'art en abondance. Corinthe est encore fameuse par ses raisins et par son airain, qui passait pour contenir de l'or et de l'argent. Elle a donné son nom à un ordre d'architecture dit corinthien. Les mœurs des habitants de cette ville étaient fort dissolues, et ses courtisanes étaient fameuses dans toute la Grèce. Corinthe fut fondée 1900 ans environ av. J .-G. par Ephvre, ûllo de l'Argien Phoronée : elle forma d'abord un état monarchique ; la tradition y fait régner Jason et Médéevers 1350. Sisyphe.de race Ueliène, et ses descend, occupèrentle trône jusqu'en 1 1 60. Des princes hérarJ ides, dont le 1*' fut Alétès elle dernier Télés tès, y régnèrent à partir de 1 160. Après Té>stès, les Bacchidcs. issus au^i de la race royale , changèrent le gouvernement en une espèce de république aristocratique ; elle fut alors régie par des magistrats annuels appelés prytanes. Vers G57 av. J.-C., le tyran Cvpsélus réUblil la monarchie et transmit son pouvoir à son fils Périandre (627-584). Psammélique qui lui succéda fut aussitôt renversé, et Corinthe s érigea de nouveau en république. De nombreuse* guerres s'élevèrent entre Corinthe el Corcyre, sa principe colonie ; une de ces guerres, en 434, fut l'occasion de la guerre du Péloponèse (431) : Corinthe fut toujours du parti de Sparte dans cette lutte. Elle se déclara contre elle en 395, ce qui donna lieu à la guerre dite guerre de Corinthe (395-387). Comme les autre* villes de la Grèce, Corinthe se soumit a Philippe : el!e reçut garnison macédonienne (335). Ce ne fut qu'en 2.3 qu'Aratus délivra Oorinlhe de la dominaUon étrangère et la fit entrer dans la I jgue Achéexme. Elle devint alors le siège des assemblées des députés de celle confédération; mais trop faible pour lutter avec Rome, elle fut prise el saccagée par Mummiui (146). Relevée par Auguste, elle redevint florissante sous les empereurs. A la fin du IIP siècle, elle fut ravagée par les Hérules, au nr» par les Wistgotlu . au vin» par les Slave». En 1205, les Français, maîtres du Péloponèse, s'en emparèrent , et peu après ili la cédèrent aux Vénitiens. Ceux-ci La conservèrent jusqu'en 1715, bien que dans cet intervalle ilsl eussent perdue plusieure foi». Corinthe fut délivr&jue
CORN
CORN
la domination turque en 1821 ; cependant ce n'est que depuis 1830 qu'elle commence à se relever.
CORK), Tille dea États sardes, à 31 kil. N. 0. de Turin : 5.300 hab.
CORIOLAN vc. mahcics), général romain, battit les Volsques k diverses reprises, leur prit Corioles l'an 493 av. J.-C., et reçut de là le nom de Coriolan. Il brigua ensuite le consulat ; mais comme il s'était rendu odieux au peuple par son caractère hautain , il ne put l'obtenir. Il proposa, pour se venger, des mesures hostiles au peuple cl voulut empêcher que le blé envoyé par Gélon, roi de Sicile, dans on temps de disette, fût distribué gratuitement aux plébéiens. Les tribuns l'en punirent en le faisant condamner à l'exil (491). Coriolan irrité alla offrir ses services aux Volsques : il vint bientôt à leur tête ravager le territoire romain et assiéger Rome même. Les Romains effrayés lui envoyèrent plusieurs ambassades; mais il fut sourd à toutes les prières. Il allait emporter la ville d'assaut, lorsque Véturie, sa mère, suivie de sa femme et de toutes les dames romaines, vint lui adresser de nouvelles supplications. Attendri par les pleurs de sa mère, Coriolan consentit à lever le siège. Il périt, dit-on, peu de temps après (488) , assassiné par les Volsques. Selon d autres, il parvint k une grande vieillesse. Shakespeare, La Harpe et plusieurs autres poètes dramatiques ont mis Coriolan sur la scène.
CORIOLES, Corioli en latin, ancienne ville d'Italie fLatium), chez les Volsques, à 36 kil. S. E. de Rome, à 8 kil. N. de Suessa-Pometia, fut prise, en 493 av. J.-C., par Gains Marcius, surnommé pour celte raison Coriolan.
CORISANDE. Voy. ccicbe (la comtesse de).
CORISOPITES, Corùopiii, peuple de la Gaule rLyonnaise 3*), à 10., habitait la moitié mérid. du dép. du Finistère. 11 a laissé une trace de son nom dans Quimper-Corentin.
CORK, ville d'Irlande, rh.-l. du comté de Cork, sur une tle de la Lee, à 22 kil. de la mer, à 220 kil. S. 0. de Dublin, par 10» 49' long. 0., 61* 53' Ut. N. ; 106,000 hab. Êvèché. Port sûr et commode, dit baie de Cork. Quelques édiûces assez remarquables, cathédrale, hotel-de-ville, douane, bourse, etc. Etablissements d'instruction et de bienfaisance. Toiles à voiles, colle forte, draps communs, savons, etc. : tanneries, verreries. Commerce d'exportation assez important. Cork fut fondée au vr siècle par les Danois; Henri II s'en empara au xu* siècle, et Jacques il, chassé d'Angleterre, vint y résider en 1688 ; le comte de Marlborough la prit en lfi90. — Le corn lé de Cork est situé dans le Munster, entre ceux deTipperary, Kcrry, Limerick, Waterford et la mer; il a l(>5 kil. sur 85 et 764,000 hab.
CORMEILLES, ch.-l. de canl. (Eure), à 15 kil. S. 0. de Pont-Audemer; 1,300 hab. Tanneries, mégisseries, etc. ; papeterie, moulin à huile. — Il y a un Cormeilles, Curmiliaca, dans le dép. de l'Oise, à 6 kil. N. E. de Crèvctœur, 1,214 hab.; — et un autre, dit Cormeil ou Cormeillet-ett-Parisis , dans le dép. de Scinc-cl-Oise , canton d'Argenteull , à 20 kil. N. de Paris; 1,400 hab.
CORMONS, ville du roy. dlllvrie (Trle*te) , à 11 kil. O. de GufriU; 3.f»00 hab. Filatures de soie.
CORMONTAIf.NE. ofllcier du génie, fut le régénérateur de cette arme. Il flt les sièges les plus célèbrea pendant les guerres de I ? 1 3 à 1745, et devint miréchaUd'-camp. M.cr. 1752,a72a.On lui doit les grands travaux ajoutes sous LouU XV aux fort dira t. de Metz et de Tbiouville, et un tr.iite tl'Arrfiitecturc mi H taire, 1741. M. Hayard, capitaine du Renie, a publie,d'après se* mémoires : Mémorial four Catla'tndetftfke&f Pari*, 1*05, in-8; Mémorial pour tet f»rtifi>aHon*prrmnnerif*t*tpn*si»gtr**,iffllfi in-8.
CORNA, Apamea ou Digba, ville de la Turouit l'Aile (Bagdad), à 58 kil. N. 0. de Bassora, et au
confluent du Tigre et de l'Euphrate qui s'y réunissent pour former le Chat-el-Arab; 5,000 haï).
CORNARIUS (Jean hagensut, dit), médecin, ni en 1500 à Zwickau en Saxe, mort en 1558, professa la médecine à Marbourg et à léna. On lui doit la publication et la traduction d'un grand nombre d'auteurs grecs (S. Basile, Galien, Parihenius, Dioscoride, Aélius). Son prinri|«al mérite est d'avoir un des premiers rappelé l'attention sur Hippocrate. Il donna en 1538, à Raie, une édition complète d'tfippocraie en grec, et en flt paraître en 1546 la traduction latine ; cette traduction (surtout la 2* édition, de 15581 est une des meilleures que l'on possède.
CORN ARO, famille patricienne de Venise, a donné trois doges à la république: Marc Cornaro, 1365; Jean Cornaro, 1625; Jean II Cornaro, 1709. Ce dernier fil la guerre aux Turcs et signa le traité de Pa*sarowitx qui fixait les limites des états de Venise et de ceux des Turcs. Outre ses doges, cette famille a produit plusieurs personnages célèbres :
cornaro (Louis], né k Venise en 1467. Cet homme s'était livré jusqu a l'âge de 40 ans k tous les genres d excès et avait contrarié les maladies les plus graves; se voyant menacé d'une mort prochaine, il résolut de changer complètement de régime, et vécut avec la plus grande sobriété, réduisant sa nourriture à 12 onces d'aliments par jour. Il réussit \*r ce genre de vie, non seulement k se guérir de toui ses maux, mais à prolonger sa vie Jusqu'k cent ans, et même au-delk selon quelques-uns. Voulant faire profiter ses semblables dr celle heureuse expérience, il composa k l'âge de 80 ans un traité sur les avantages de la sobriété, Discorsi delta vila sobria ( Padoue, 1558; Venise, 1599, etc.). Ce livre a obtenu un très grand succès. 11 a été traduit en latin par Léon Lessius, Anvers, 1613, et en français par La Bonardière, 1701, et par plusieurs autres.
cornaro (Catherine), reine de Chypre, née k Venise en 1454. Elle épousa en 1470 Jacques de Lusignan III , roi de Chypre cl de Jérusalem. Chargée au gouvernement k là mort de ce prince, 1475, elle éprouva de grandes difficultés. Après 14 ans de règne, elle remit ses états aux Vénitiens, se relira k Venise, et y mourut en 1510.
CORNE, village du dép. de Maine-et-Loire, à 16 UI. E. d'Angers; 1,900 hab. Carrières d'ardoises
CORNEILLE, centurion romain, fut baptisé par saint Pierre k Césarée en Palestine, l'an 40 de J.-C. L'Eglise le range au uombre des saints, et célèbre sa fêle le 2 février.
corneille (saint), élu pape en 250 ou 251, eut pour adversaire Novatien qui se flt élire par ses partisans. Corneille Tut exilé par 1 empereur Gallus k Centum Cellœ (Civita-Vecchia). et mourut dans l'exil après un an et trois mois de pontifical. On le fêle le 16 septembre.
corneille (Pierre), né à Rouen en 1606, mort er. 1684 , était fils d'un avocat-général et fut d'abord destiné au barreau ; mais il préféra le théâtre. Il débuta par des comédies qui, bien qu'oubliées aujourd'hui, eurent alors beaucoup de succès (Milite, 1629; Cliiandre, 1632, etc.). En 1635, il donna sa première tragédie, Midée, qui annonça ce qu'il devait être. L'année suivante, parut le Cid, imitée de (iui- Ihem de Castro. Cette pièce excita un enthousiasme universel, mais aussi elle provoqua l'envie; le ministre Richelieu , jaloux des succès du poëte , voulut faire condamner la pièce par l'Académie. Corneille ne se vengea qu'en produisant de nouveaux chefs-d'œuvre : Horace et ( inna. tous deux en 1039, Potycucte (1C40), Pompée (1641), Hodogune (lG46j. Le succès de ces tragédies fit taire la critique ; Richelieu, renonçant à une rivalité ridicuie. flt obtenir au poète une pension, et l'Académie, qui l'avait critiqué, l'admit dans son sein (1647). Après Hodogune Corneille commença k décliner . alfligé de
CORN
CORIH
la chute de Pertharite (1653), Il s'éloigna pendant
âuelque* années du théâtre. 11 employa ce tempe e retraite à traduire en ver» Vlmiiation de J.-C. Cependant les instances de ses amis le déterminèrent à rentrer dans la carrière dramatique ; 11 produisit alors Œdipe (1669), Sertorius (1662), Olhon (1664), où l'on retrouve de belles scènes ; mai* son génie s'éclipsa entièrement dans Agésilas (1666), Auiia (1667), et dans quelques autres pièces dont la dernière, Surêna, fut jouée cn-1674. Outre ses tragédies. Corneille avait donné en 1642 le Metttcur, que l'on regarde comme la meilleure comédie qui eût paru jusque-là. On a en outre de lui des Mélange* poétiques (1632), des Discours sur l'Art dramatique, des Examens de ses pièces faits par luimême, Y Imitation de J.-C. en vers, 1666 (cet ouvrage a eu jusqu'à 40 éditions) , et quelques autres poésies pieuses. Ce poêle, que l'on a nommé à juste litre le Grand Corneille, est le vrai créateur de l'art dramatique en France ; on admire surtout en lui l'énergie, le sublime; mais on lui reproche de l'enflure, de la subtilité et des disparates choquantes. Ce grand homme était extrêmement simple dan9 ses mœurs et dans ses manières, et brillait peu dans la conversation. Il pratiquait toutes le» vertus domestiques : il reala toujours uni avec son frère , Th. Corneille, et vécutavec lui. La l^édition esliimV des œuvres de Corneille est celle de July,10voL in-12, 1738. Voltaire les publia de nouveau en 1764, 12 vol. in-8,avecdesCom7n<rn/fl«>«oùil montre quelquefois une grande sévérité. Palissot lit paraître en 1802 une éd.complèteavcrdesobservatioossur ces comment.. 12 v. in-12. M. J. Taschereau a donné l'Histoire de là Vie et des ouvrages de P. Corneille. 1&29 et l£ô5.
corneille (Thomas), frère du précédent, né a Rouen en 1626, mort en 1709, travailla comme son frère pour le théâtre, et fut après lui le meilleur
C dramatique de la France jusqu'à la venue de îe. 11 a fait des comédies et des tragédies, dont quelques-unes eurent un succès prodigieux. Celles de ses tragédies qui sont le plus estimées «ont : Time— craie (1656), Stiticon (1060), Camma (1661). Ariane (1672), £««(1678): parmi ses comédies, qui presque toutes sont imilées de l'espagnol, on connaît surtout le Festin de Pierre (1673). Thomas Corneille a en outre traduit quelques morceaux d'Ovide, et a composé un Dictionnaire des ans et des sciences, pour servir de supplément au dictionnaire de f Académie, 1694, et un Dictionnaire universel géographique et historique, 1708. Il Succéda à son frère à l'Académie Française (16851. et fut reçu aussi à l'Ac. des Inscriptions. Sesœuvresdram. setrouv. avec celks de son frèrc.on à part,5 v. in-12,1682, 1722,tlc — La fam. des Corneille a enc. auj.des représentants.
CORNELIE, mère des Gracques, était fille de Sciplon-l'Arricain. Elle veilla elle-même à l'éducation de ses fils, et se fit admirer par ses vertus autant que par la noblesse de son caractère. Un roi de Libye lui proposa, dit-on, de l'épouser; mais elle rejeta ses offres, trouvant plus glorieux d'être la veuve d'un Romain que l'épouse d un roi. Une dame de la Campanie, après avoir fait étalage devant elle de ses bijoux, désirai! qu'à son tour elle lui fît voir ses richesses; elle fit alors venir ses fils : « Voilà, dit-elle, mes bijoux et mes ornements. » On lui éleva de son vivant une statue de brome, au bas de laquelle était telle inscription : A Cornélie, mère des Gracques.
cornélie, femme de Pompée et fille de Mélcllus Scipion, suivit son mari dans sa fuite après la bataille de Pharsaie, et ie vil massacrer sous ses yeux dans le port d'Alexandrie.
CORNELIENNE (maison), une de* plus anciennes et des plus illustres familles patriciennes de Rome, ■e divisa en un grand nombre de branches dont les principales sont les Lenlulus, les Scipions, les Malui, les Cossus et les Ruûnus iVou. ces oomsl.
CORNELIUS COSSUS, tribun militaire, tua dans une bataille Tolumnius, roi des Véiens, et remporta ainsi lea secondes dépouilles opimes, 436 av. J.-C. 11 les consacra dans le temple de Jupiter Férélrien.
Cornélius nétos , écrivain latin du i" siècle av. J.-C., fut lié avec Catulle, Cicéron et Alticus. Il avait composé plusieurs ouvrages historiques qui étaient Tort estimés des anciens: Il nous reste seulement sous son nom les Vies des grands capitaines de r Antiquité; cet opuscule paraît n'être qu'un abrégé de l'ouvrage original de Cornélius, qui était beaucoup plus étendu ; on l'attribue avec vraisemblance à jEmilius Promis, grammairien du temps de Théo- Jose. Les éditions les plus estimées sont l'édition prineeps, Venise, 1471, sous le titre d'/Emilii Probi DeVita excellentium imperatorum ;cellesde Bosius, de Stavcren, de Roth (Râle, 1 84 1 ), etc. C. Népos a été plus, fois traduit : par l'abbé Paul, 1781; pai RadonvilliersetNoél, 1807, et par MM. de Calonne et Pommier. 1 t. in-8 (dans la collection Panckoucke).
Cornélius severus, poète latin, contemporain d'Ovide. 11 reste de lui un fragment sur la Mort de Cicéron. On lui a attribué le poème de rKtna ; mais Wcrmdorf pense que cetouvr. est de Lucilius Junior. CORNETO, Cornetum, ville de l'Etal ecclésiastiuc, à 17 kil. N. de Civita Vecchia; 2.000 hab.— Près e là est la célèbre mine d'alun de la Tolfa. CORNOUAILLES, Dumnonii des anciens, Cornubia Cornu Galliœ , en angl. Cornwall; comté d'Angleterre, à la pointe S: 0. de l'île, est partout baigne par la mer, sauf à TE. où il est ,b«£nu le comté de Devonshire : 139 kil. sur 76; 300.000 hab. Ch.-l., Launceslon. Beaucoup de pluies et d'orages; sol maigre, qui ne produit guère que des pommes de lerre ; pâturages. Beaucoup de curiosités et richesses minéralogiques, surtout en étain et en cuivre ; le produit annuel des mines est de près de 9 millions de fr. Antiquités druidiques. On y parlait encore 11 y a 3 siècles un dialecte dérivé du celtique.
cornoiiailles, petit pays de France, faisait partie de la B.-Bretagne; ch.-l., Quimi.cr-Corentin. Il se trouve auj. partagé entre les 3 tlép. du rinlstèrc , du Morbihan et des GÔtea-du-Nord. — On donnait aussi le nom de Cornouailles a la v. même de yuim
ner-Corentin et à Tévèchê dont elle était h
cornouailles (cap), dans le comté de Cornouailles, à l'extrémité S. 0. de l'Angleterre et à 7 kil. N. du cap Land's-end, par 50» 8' lat. N.. 7* 68 long. 0.
cornouailles (nouveau-), New-Corwall, pays de l'Amérique du Nord, sur la côte occidentale, s étend de 64» à 68» lat. N. U appartient aux Russes : mais la partie méridionale appartient aux Anglais et est comprise dans la Nouvelle-Calédonie. Behring iMeut la côte du Nouveau-Cornouailles en 1741; mais elle ne fut explorée qu'en 17*5 par les Espagnols Juan d'Ayola, Juan do la Bodega et Quadra. Trois ans après, Cook et ensuite \ancouver le visitèrent plus en détail.
CORNUBIA, Cornwall, lieu de la Bretagne ancienne (Bretagne I"). à l'extrémité S. 0. de I lie, cher les Dumnonii. Célèbre défaite des Bretons (que commandait Ambrosius, le père d'Arthur) par It Saxon Cerdic, en 608.
CORNUS, ch.-l. de canton (Aveyron), à 24 kil. S. E. de Ste-Affrique ; 1 ,000 hab.
CORNUTUS, stoïcien, de Leptis en Afrique, était précepteur et ami de Perse, qui lui adressa sa 5' satire. Il fut exilé par Néron, àcau.<c de la liberté avec laquelle il avait jugé ses vers. On a de lu. un petit traité de la Nature des Dieux, publié sous le nom de Phurnutus, et qui se trouve dans les Vpuscuia mgthologica de Gale, Cambridge, 1671.
CORNWALL. Voy. cornouailles.
CORNVVALLIS (Charles), général anglais né M 1738, se distingua dans la guerre d Amérique. H seconda avec talent et courage le générai en ciiei