‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 299 sur 567 · COTT · texte numérisé non relu

COTT

ir. 11 est l'auteur d'un théorème de

trie qui porte encore un nom.

COTES-DU-NOBD (dép. des), dép. maritime de îa Franc», sur la Manche, entre ceux du Finistère à I 0.. d Ille-et-Vilaine à l'E., du Morbihan au S.; 7,367 Ul. carrée : 605,603 hab. Ch.-l., St-Brieuc 11 est formé d'une partie de l'ancienne Bretagne. Montagne* peu haute», plaines; fer, plomb, ardoises, serpentine, marbre, etc. Beaucoup de terres à bruyères et de landes ; pâturages ; grains, fruits à cidre. Petits chevaux très bons, gros bétail, moutons. Toiles dites de Bretagne, de Quinlin , de Languenan , etc. , et toiles communes; huut.v-fourneaux, tanneries, parchemlneries, papier; cidre et eau-de-vie de cidre. Commerce actif. — Le dép. des Côle*-du-Nord a 5 arr.

St-Brieue, Dinan, Guingamp, Lannion, Loudéac); 48 cant., 376 communes. Il appartient à la 16* division militaire, dépend de la cour impériale de Hennés et fait partie du diocèse de Saint-Brieuc.

COTHB-KODYN (Mohammed), prince turc, gouverneur du Khariim sous les sultans seldjouctdcs. se rendit indépendant et devint le chef de la dynastie des Kharitmiens ou Khovarismlens, qui remplacèrent les Scldjoucides. 11 mourut en 1 127, et eut

gjur successeur son flls Atzir. — Le nom de Cothbddyn, qui veut dire pôU de la religion, a été porté par plusieurs autresprinces et par plusieurs écrivains.

COTIGNAC, ch.-l. de cant. (Var),à 15 Ul. N. E. de Brignoles ; 3,778 hab. Soie organsinée. Conimerce de vin, soie, figues, fruits secs cl confitures estimées. Aux environs est Notre-Dame-des-Gràces , objet de beaucoup de pèlerinages. Louis XIV, au retour de son entrevue avec Philippe IV, s'y rendit, en 1659.

COTIN (l'abbé), poète et prédicateur, membre de l'Académie Française, né à Paris en 1604, mort en 1682, fut aumônier du roi, conseiller, et se fit une asseï grande réputation par ses sermons, ses poésies et son érudition. Il n'est guère connu aujourd'hui que par les railleries de Boileau et de Molière (qui l'a mis en scène dans les Femmes savantes, sous le nom de Trissotin). On a de lui un Recueil d'énigmes, envers, 1646; des Rondeaux, 1660; des Œuvres /niantes, 2 vol., 1663-65; ta Ménagerie, satire contre Ménnge. IC66, etc.

COTOPAXL. célèbre volcan de l'Amérique du Sud, d.ms les Andes, par 0« 45' lat. S. Il forme un cône régulier et s'élève à une hauteur de 5,904 mètres. Ses éruptions sont fréquentes et terribles.

COTBONE, Crotona, ville du roy.de NapIes(Calabrc Ultérieure 2»), à 49 kil. N. E. de Catanraro, et à l'embouchure de l'Esaro danB la mer Ionienne; 16,500 hab. Bon port, citadelle, évéché.Foy. crotone.

COTTA (Aurélius), famille romaine qui a fourni plusieurs consuls, entre autres : M. Aurelius Cotta, consul l'an 74 avant J.-C., et adversaire de Mari us ; il fut chargé un moment de la guerre contre Mithridate, prit llérarlée dans le Pont, mais se fit ensuite battre sur terre et sur mer; — C. Aurélius Cotta, orateur distingué, frère du précédent, consul en 75 av. J.-C. Banni par Marins, il fut rappelé par Svlla.

cotta (J. -Frédéric}, baron de Colteiidorf, libraire allemand, né à Tubinguc en 1764. mort en 1832, d'une famille ancienne et qui prétendait descendre des Cotta de Borne, s'établit libraire à Tubingue en 1787, eut à la fois plusieurs établissement* florissant* à Tubingue, Munich, Augsbourg. Stullgard ; forma de grandes entreprises qui eurent un plein uccès, et mérita d'être surnommé le Napoléon de la librairie. Il fonda le journal les Heures (avec Go> the et Schiller); la Gazelle universelle, à laquelle coopérèrent les plus grands écrivains de l'Allemagne; le Journal Polytechnique, pour les sciences et l'industrie, et fut longtemps le patron des gens de lettres de l'Allemagne. Il fut en outre chargé par le gouvernement de Wurtemberg de plusieurs missions «après da Directoire et de l'empereur Napoléon.

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COTTBUS, ville des Etats prussiens. Foy.

COTTF.RKAU. V. chodaks et braiunç.ok*.

COTT1ENNES (alpss). Voy. alhes et cornus.

COTT IN (madame), née Sophie ftlSTAOD, vit U jour en 1773 à Tonncins, près de Bordeaux; se maria dès l'âge de 17 ans à un riche banquier qui U laissa veuve â 20 ans, et vint passer le reste de sa vie à Paris, où elle mourut en 1807, i 34 ans. Elle cultiva les lettres par goût et sans avoir d'abord l'intention de publier ses écrits. On a d'elle des romans pleins de sensibilité, savoir: a are d'Albc, Malvina, Amélie de Mamfield; Mathildt, Êlisabeth ou les Exilés de Sibérie; ils ont été réunis par A. Petitol, en 1817, 5 vol. in-6.

COTTIUS, petit prince de la Gaule Cisalpine, rivait au temps d'Auguste ; il avait reçu de son père, Donnus, un petit état indépendant qui se bornait à la vallée de Su te et avait itour villes principales Segusio (Sure) et Brigantia (Briancon). Auguste le reçut dans son alliance et agrandit tes étals. Après sa mort , nui arriva sous Néron (56) , ses états furent réunis à l'empire et formèrent plus tard la plus grande partie de la province des Alpes maritimes. Ce prince a donné son nom aux Alpes Cottiennes.

COTTON (Pierre), célèbre jésuite, né en 1 564 â Né ronde en Forex (Loire), mort à Paris en 1629, fut appelé à la cour de Henri IV par le maréchal de Lesdiguières, dont il avait converti la fille (madame de Créqui) ; le roi le prit en 1604 pour ton confesseur. Le P. Cotlon gagna toute sa confiance, et lui fit signer le rappel des Jésuites. Après la mort de ce prince, il fut aussi confesseur de Louis Xlll.etconserva ce titre jusqu'en 1617, époque où il alla prêcher en missionnaire dans le midi de la France. Quelques historiens ont prétendu, mais sans preuves, que Cotlon partageait la doctrine du régicide.

COTTOS (sir Bobert brcce), antiquaire anglais, né en 1670, mort en 1631, possédait une connaissance particulière des chartes et des droits de la couronne, et publia sur ce sujet de savants mémoires, réunis el publiés en 1652. Il avait formé nne bibliothèque de chartes et de vieux manuscrits qui est connue sous le nom de Bibliothèque Cotionienne.

corrox (Charles), poète burlesque anglais, né en 1630, mort en 1687, a conqtosé un Virgile travesti qui eut jusqu'à 15 éditions, el a traduit plusieurs ouvr. français, entre aulrcs les Essais de Montaigne.

COTYOKA, Ruiuk-Kalch, ville du Pont, sur le Ponlr Euxin, â 10. de Cérasonle, sur le CofyortriM «ma*.

COTYS, nom de plusieurs rois de Thracc, de Cappadocc et du Bosphore. Le plus connu est Cotys M, roi des Odrysrs, qui secourut Pensée contre les Bornai n s 'et Tut bientôt forcé à demander la paix (167 a*. J.-C).

COTYTTO, déesse de la débauche et de lTmpudicité chex les Grecs. Son cube, né en Thrace, en Phrygle, et de là en Crècc. Elle avait un ' à Athènes, et des prêtres appelés liaptrs.

COUAMA. fleuve d'Afrique, Voy. iabbèze.

COUCHES, ch.-l. de cant. (Saône-ct-Loire), à 22 kil. S. E. d'Autun; 3,080 hab. Mines de fer.

OOUCOURON, ch.-I. de cant. (Ardèche), à 39 kil. N. O. de L'Argentière ; 1,000 hab.

COUC Y r nom de plusieurs bourgs de France; le plus important esl Coucy-le-Château, ch.-l. de canton (Aisne), à 22 kil. S. de l-aon, près d'une belle forêt. Bûmes de l'ancien château-fort des sires de (Àmcy, construit en 1052 par Engucrrand de Coucy : il en subsiste encore une tour énorme et très élevée: ce qui en reste a été acheté en 1829 par le duc d'Orléans 'Louis-Philippe).

COUCY (Maison de). Deux familles ont porté ce nom : la première, qui tire son origine d'un comte de Chartres, en 965, s'est divisée en deux branches, dont la première s éteignit en 1213, et dont la seconde, qui prit le nom de Coucy- Venins,

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encore. La 2* f a m 1 1 1. , issue en 1 2 1 3 d' Enguerrand de Gui nés, neveu du dernier sire de Coucy, t'est éteinte en 1400 dans la personne de Marie de Coucy, femme du comte de Bar. — La famille dos Coucy a produit plusieurs vaillants chevaliers au moyen âge. Le plus célèbre est Raoul, châtelain de Coucy, Qls d'Enguerrand, qui partit en 1191 pour la Terre-Sainte, et périt an siège d'Acre. On dit que Raoul, atant de rendre le dernier soupir, chargea son éeuycr de porter, après sa mort, son coeur & la dame de Fayel. qu'il aimait. Lécuyer, arrivé en France, se mit en devoir d'exécuter les dernières volontés de son maître; mais il fut surpris par l'époux. Celui-ci prit le eosur et le fll manger à sa femme, qui, instruite trop tard de son malheur, jura de ne plus prendre de nourriture et se taia-a mourir de faim. Celle aventure a fourni à de Belloy le sujet d'une tragédie intitulée : Gabrietle de Vergy, nom que l'historien Froiaaart donne .\ cette femme. G.-A. Crapelet a publié 1 Histoire de Coucy ei de la dame de Fayel, d'après un manuscrit de la Bibliothèque royale, Paris, 1829. On a 24 chansons de R. de Coucy.

COUDRA Y-SAINT-GERMER , eh.-l. de canton 'Oise), i 17 kil. O. de Beauwis; 600 hab. Fabrique ue dentelles noires.

COUÉRON, Corbilo ou Pagiu Namuctum, ville du dép. de la Loire-lnf., à 13 kil. O. de Nantes; 3,971 hab. Petit port. Pèche active. On exploite aux environs du kaolin.

COUESNON, riv. de France (llle-ct-Vilaine), baigne Fougères, Aulrain , et joint la Manche aux grèves du mont Sl-Miehel. Cours. 06 kil.

COUHÊ, ch.-l. de cent. (Vienne), à 20 kil. N. de Civray: 1,400 hab.

G0U1ZA, eh.-l. de canton (Aude), à 35 kil. S. O. de Carcassonne; 660 hab. Filature de Laine. Cliileau qui appartint au due de Joyeuse.

COuLANGES-LA-YlNEUSE , ch.-l. do canton (Yonne), àll kil. S. d'Auxerre ; 1 ,700 hab. Bons vins.

coi i A.Ncts-si .-r-yunnk, ch.-l. de canton (Yonne), à 28 kil. S. d'Auxerre; 1,100 hab. Commerce de bois et de vins.

COULANGES (Philippe-Emmanuel, marquis do), chansonnier, né vers 1631, mort en 1716, était conseiller au parlement et vendit sa charge pour se livrer aux plaisirs. 11 était cousin-germain de madame de Sévigné. On a do lui un recueil de chansons, 2 vol. in-12, 1698, et des Mémoires, suivis de lettres de madame de Sévigné, publiés par M. de Montmerqué, 1820.— 11 ne faut pas le confondre avec l'abbé deCoulanges, oncle de madame de Sévigné, et que celle-ci désignait par le surnom de Rien-bon.

COULi BOEUF, ch.-l. de canton (Calvados), sur la Dive, à 10 kil. N. E. de Falaise ; 600 hab. COULLOU. Colloo, ville de l'Inde anglaise (Bénie), dans l'ancien Orissa; à 16 kil. N. E. de Ramgor. Grand commerce de coton; très grande foire.

COULOMB (Charles-Auguste de), physicien, membre de l'Académie des Sciences, né a Angoulème en 1736, mort en 18<ï6, servit d'abord dans le génie, et fut nommé en 1784 intendant des eaux et forêts. Il s'est surtout occupé d'électricité et de magnétisme, et a inventé la balance de torsion, avec laquelle il a u apprécier les attractions et répulsions électriques, n a de lui de savants Mémoires , et des Recherches iur le* moyens d'exécuter sous l'eau de» travaux hydrauliques, 1779.

COULOMM IERS, Columbaria, ch.-l. d'arr. (S.-etst .), sur le Grand-Morin, à 22 kil. S. E. de Meaui; 1,673 hab. Tanneries. Grand commerce de blés et farines pour les marchés de Paris. — L'arr. de Coulommier» a 4 cantons ( la Ferté-Gaucher , Rebais, Roioy, plus Coulomuiiers), 60 communes, et 64,104 hah.

COULONGES-LES-ROYAUX, ch.-l. de canton s), à 20 kil. N. de Niort; 1.700 hab.

Droguels, molletons, chapeaux, tannerie*. Entrepôt de bois de charpente et merrain, laines, vins de Saintonge.

COI MASSIE, ville de l'Afrique (Nigritie), eaplt. des Aehantis, par 4° 32' long. O., 6° 34' laL N. ; 15,000 hab. (100,000 au temps des marchés;. Assex bien Italie. Commerce avec Kachena et Tomlwuctou.

COUPANG, ville de l'Ile de Timor, une des îles de la Sonde, sur la côte S. O. et la baie de Cou* pang, par 121* 50' long. E., 10° 10' lat. S. Commerce d'or, d'opium, de bois de sandal, etc. Un gouverneur hollandais y réside.

COUPE (J.-M.-L.), abbé, né à Péronne en 1732, mort à Paris en 1818, professa la rhétorique au collège de Navarre, puis fut nommé censeur royal et conservateur des litres et généalogies à la Bibliothèque du Roi. U a traduit Te Théâtre de Sénique, 17!)5, et a publié sous le titre de Soirée* littéraire* (1795-1801) un recueil en 20 vol. qui conlicnt des traductions d'/fcfiode, de Théognis,ûe Phoculide, etc.

COUPTRA1N, ch.-l. de canton (Mayenne), à 31 kil. N. E. de Mayenne; 500 hab.

COURANT (grand-). Voy. cilf-strïam.

COURANTS (cap des) , promontoire d'Afrique dans la Mozambique, au S. de l'embouchure de l'inhamhane, par 23° 60' lat S. et 33* 45' long. E., est ainsi nommé d'un courant qui, de la côte de

Madagascar, se porte vers lui avec impétuosité.

COURBEVOYE, ch.-l. de cant. (Seine), à 7 kil. O. de Paris, près de Neuilly ; 2.488 hab. Caserne d'infanterie. Toiles peintes, blanc de céruse, lavoirs de laine, eau-de-vie de fécules et de grains.

COURCCLLES, ville de Belgique (llainaut), à 30 kil. E. tic Mons ; 2,000 hab.

col'rcelles-1 E-coMTK , village du dép. du Pasde-Calais, à 9 kil. N. O. de Bapaumc ; 820 hab. Philippe-le-Bcl, roi de France, y fut défait en 1288 par Edouard I, roi d'Angleterre.

COURIER (Paul-Louis), né à Pari» en 1772, servit d'abord dans l'artillerie, (Il plusieurs campagnes en Italie, puis quitta le service pour jouir de son indépendance, et se livrer aux lettres. Il s'est distingué à la fois comme helléniste cl comme écrivain politique. Il découvrit dans la Bibliothèque Laurenlinc à Florence un exemplaire complet du roman de Daphnis et Chloé de LÔngus, dans lequel il était rrsté jusque-là une lacune, et en donna une nouvelle édition avec la traduction d'Amyot complétée (1810); on lui doit en outre l'Ane de Luciu* de Patraa, texte grec cl traduction française avec notes, 1818; le traité de Xénophon Sur la Cavalerie, 1813, et quelques entres travaux d'érudition. Comme écrivain politique, il a excellé dans le pamphlet • il a corn lat tu avec l'arme du ridicule, et dans le style le plus caustique, toutes les mesures de la Restauration. 11 s'est quelquefois caché sous le nom de Paul-Louis, vigneron. Courier mourut en 1826, assassiné par un de ses gardes-chasse. A.Carrel a publié ses œuvres complètes en 4 vol., 1829-30.

COURLANDE, Curonia en latin moderne, gouvernement de la Russie d'Europe, entre ceux de Livonie. Viiebsk , Minsk , Yilna et la mer Baltique; 400 kil. sur 150; 420,000 hab. Ch.-L, Mittau. Sol gras et argileux; lin, blé, etc. Fer, plâtre, eaux minérales et thermales. Ambre. Côtes très |H)is8onncuses. — La Courlande . très peu connue dans l'histoire jusqu'au xm« siècle, fut conquise par l'Ordre Teulouiquc à celte époque (1243-47) x lors de la sécularisation de la Livonie , elle devint un duché vassal de la Pologne et qui fut hérédltaira dans la maison des Kettler (1661-1737. A l'extinction de cette maison, Maurice de Saxe, qui avait été désigné par les états de Courlande pour succéder au ilern. due, fut écarté, et la veuve da due, Anne de Russie, der. impératrice, donna le duché à Biren, le transmit à son Dis Pierre, qui

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