‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 300 sur 567 · COUR · texte numérisé non relu

COUR

abdiqua en 1795. Catherine II lande à l'empire de Russie.

COURLARY, bourg de Suisse. Voy. courtelart.

COURMAYEUR, bourg des Etats sardes, à 28 ail. N. 0. d'Aoale, au pied du Mont-Blanc. Eaux minérales.

COURNAND (Ant. de), né à Grasse en 1747, mort en 1814, entra chei les Oratoriens, et quitta l'habit ecclésiastique à la révolution. 11 fut nommé en 1784 professeur de littérature française au collège de France. Ses principaux ouvrages sont : les Style», en quatre chants (1781); les Quatre Ages de l'homme (17851; Tableau des révolutions de la littérature (1786), et des traductions en vers de YAchilléidc de Stace (1800), des Géorgiques de Virgile (1805). Il lutte souvent avec bonheur contre l'original.

COURNON, bourg du dép. du Puy-de-Dôme, à

10 ail. S. E. de Clermont-Ferrand ; 2,000 hab. COURONNE t.RAND-), ch.-l. de cant. (Seine-lnf.),

à 8 kil. 0. de Rouen ; 1,000 hab.

couronne (la) ou la palud, bourg du dép. de la Charente, à 7 kil. S. 0. d'Angoulême ; 2,000 hab. Papeteries, moulins à blé, gros lainages.

COURPIERRE, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), à U kl!. S. de Thiers; 3,480 hab.

COURS PLÉNIERES, assemblées solennelles où les anciens rois de France convoquaient toute la noblesse et U clergé pour traiter, au milieu des fêtes et des divertissements, de certaines affaires d'état et rendre la justice. On les appelait aussi cours couronnées (curiœ coronatœ), parce que le roi ne quittait point la couronne pendant toute la durée des séances. Sou? la seconde race, les cours plénièrcs se tenaient aux fêtes de Noël et de Piques. Sous la troisième, elles se tinrent d'abord plus fréquemment: mais Charles VU les abolit parce qu'elles 3ntrainaient des dépenses trop considérables. En 1788, un édil de Louis XVI établit une cour plénière qui devait être une cour de justice et avoir la charge d'enregistrer les édits. Le parlement protesta contre celte dernière mesure, qui lui enlevait une de ses plus importantes prérogatives; les événements de 1789 ne permirent point l'Institution de cette nouvelle cour plénière.

COURSAN, ch.-l. de cant. (Aude), à 7 kil. N. E. de Narbonne ; 1,400 hab.

COURSON. ch.-l. de cant. (Charente-Inf.), à 27 kil. N. E. de U Rochelle; 1,200 hab.

COURT DE GEREL1N (Antoine), savant, né à Nîmes en 1775, mort à Paris en 1784, dis d'un ministre protestant, vint en 1769 à Paris, et y fut nommé censeur royal. Il s'occupa jusqu'à sa mort de la rédaction d'un ouvrage gigantesque, intitulé le Monde primitif analysé et comparé avec le monde moderne, 9 vol. in-4, 1773-83. Cet ouvrage, qui est resté inachevé, comprend des traités de Mythologie (l'auteur explique la religion païenne par des allégories), une Grammaire universelle, l'Histoire de la parole, YHutoire du calendrier, et des Dictionnaires étymologiques des langues grecque, latine et française -, il s'y montre ingénieux, mais il met trop souvent son imagination à la place des faits. L'auteur a publié un Abrégé de l'histoire naturelle de la parole, 1776, in-8. Peu de temps avant sa mort, il eut recours au magnétisme animal pour rétablir ki santé, et en éprouva un soulagement momentané :

11 publia à cette occasion une Lettre sur le magnétisme animal (1784), qui Qt beaucoup de bruit.

COURTELARY, bourg de Suisse (Berne) , à 36 kil. N. 0. de Berne, au centre du val Sl-lmicr ; 850 hab. Celle ville faisait jadis partie de lévêché de Bile. Elle ap|»arlint à la France jusqu'en 1815. et fut à cette époque réunie au canton de Berne. Pairie de Nicolas Béguelin.

COCRTENAY, ch.-l. de cant. (Loiret), à 26 kil. E. de HontargU. dans l'anc Câlinais; 2 64 1 hab. Serges,

draps. Domaine de l'antique maison des Courtenay COURTENAY, maison illustre, originaire du château de Courtenay en Câlinais (Loiret), et qui remonte au x* siècle ; elle s'allia à la maison royale de France an 1 150 par le mariage de Pierre de France, 7* Ois de Louis-Ie-Cros, avec Elisabeth de Courtenay. Cette maison se distingua dans les croisades : elle compta deux comtes d'Edcsse: Josselin 1 (1 131) et son tlls, Josselin II (1140), et plusieurs empereurs de Conslantinopte:PierredeCourtenay(12l6),déjàcomU d'Auxerrc et de Hainaut, mais qui mourut avant d'avoir pu prendre possession de sa couronne ; Robert (I2l9), second fils du précédent, qui fut chassé par ses sujets en 1228, et Baudoin H, frère de Robert, sous lequel Constantinople fut reprise par les Grecs (l 261). Baudoin mourut en Italie en 1274. La petite-fille de ce prince, Catherine de Courtenay, épousa en 1300 Charles de Valois, dis de Philippele-tlardi. Quant aux branches cadettes, elles se multiplièrent à l'infini; une d'entre elles donna naissance à la famille anglaise des comtes de Devon. Les Courtenav s'éteignirent en France en 1730.

COURTHESON, ville du dép. de Vaucluse, sur l'Ouvète, à 9 kil. S. d'Orange ; 3,322 hab. Patrie de Joseph Saurin.

COURTINE (la), ch.-l. de cant. (Creuse), à 20 kil. S. de Felletin ; 800 hab.

COURTOIS (Jacques), dit le Bourguignon, peintre de batailles, né en 1621 dans la Franche-Comté, qui faisait jadis partie des états de Bourgogne, alla se former en Italie, passa dans ce pays la plus grc.ide partie de sa vie et s'y lia avec le Guide et l'Albane. Il suivit pendant trois ans une armée afin d étudier les marches, les sièges, les campements : aussi ses tableaux sont-ils d'une vérité admirable. Ayant en des chagrins domestiques, Courtois entra chez les Jésuites à 37 ans ; il mourut à Rome dans une maison de leur ordre, en 167C. On estime surtout parmi ses ouvrages la Bataille d'ArbeJes, Moïse en prières, Josué arrêtant U soleil, un Choc de cavalerie au passage d'un pont. .

courtois (Edme-Bonaventure), conventionnel, né à Arcis-sur-Aube en 1756, mort en 1816, fut envoyé à la Convention par le département de l'Aube ; s'y lia avec Danton, se signala surtout par son anlmosité contre le clergé , fut après le 9 thermidor chargé du rapport sur les papiers trouvés chez Robespierre, et Ut sur ce sujet, le 16 nivôse an in (janvier 1795), un rapport fort remarquable, qui est un des documenta historiques les plus importants sur la révolution. Il fut ensuite membre du Conseil des Anciens, puis du Tribunal. 11 cessa toute fonction politique tous l'empire. Peu après le retour des Bourbons (janvier 1816), la police fit enlevei ses papiers politiq. Courtois était un bibliophile distingué.

COURTOMER , ch.-l. de cant. (Orne) , près de la Sarlhe, à 29 kil. N. E. d'Alençon : 800 hab.

COURTRAY , Cortoriacum , ville de Belgique (Flandre occident.), sur la Lvs, à 44 kil. S. de Bruges; 19.000 hab. Joli hôtcl-dc-ville gothique, églises Saint-Martin et Notre-Dame, bourse. Toile renommée, linge de table, dentelles dites fausses ralenciennes, étoffes de coton, mouchoirs, huile, etc.— Celte ville est très ancienne ; ses environs furent témoins de deux célèbres batailles: 1 une dite des Eperons, en 1302 (les Français y furent défaits par les Flamands commandés par Jean comte de Namur, et par Guillaume de Juliers: on recueillit sur le champ de bataille plus de 4,000 éperons dorés qui avaient appartenu aux chevaliers français tués dam le combat); l'autre en 1703 (les Français y délirent les Anglais, et entrèrent vainqueurs dans Cour- Iray). — Sous l'empire, Courlray fut le ch.-l. d'une sous-préf. du dép. de la Lys.

COURVILLE, chef-lieu de cant. (Eure-et-Loir), •ur l'Eure, à 18 kil. 0. de Chartres; 1,400 hab.

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