‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 302 sur 567 · CRAC · texte numérisé non relu

CRAC

1785, mort en 1812, perfectionna l'hygromètre , le télescope, et surtout le micromètre.

COVILHAO, ville du Portugal (Bcïra) , à 26 kil. S. 0. de Guarda : 6,000 hab. Eaux thermales.

COWBRIDGE. Ilomium, villed Angleterre, dans le pars de Galles (Glamorgan), à II kil. S. E.deBridgen'd; 1.100 hab. Jadis asses Importante.

COWES, nom de deux petites villes de l'île de Wight, presque eontlgue* : on les distingue par les noms de West-Cowes et East-Cowes. West-Cowes , la plus importante, est sur la côte septentrionale de Vile, à 14 kil. S. 0. de Portsmouth; 3,600 hab. Port très commode. Bains de mer. Climat salubre tt agréable. Henri VIII y avait

fort qui r»l auj. détruit.

COWJ.KY (Abraham), pocto anglais, né à Londres en 1GI8, mort en 1667, fit des vers dès son enfance et publia un premier recueil à l .'> uns ( les Fkurs poétiques). Pendant la guerre civile, il s'attacha au parti de Charles 1, suivit la reine en France où ii lui servit de secrétaire, et fut chargé de plusieurs missions secrètes. Il fut mal récompensé de son tèle au retour de Charles U. Cowley a été regardé jusqu'à Millon comme le premier poète de sa nation. Il brille, surtout par l'esprit, mais on trouve ches lui bien des traces du mauvais goût qui régnait alors. On a de lui des Odes pindariques , des poésies d'amour, des satires, des comédies, un poeme épique, la Daxidéide, de* mélanges, des poésies latines, entre autres un poeme sur les Plantes, en six chants. On estime surtout ses odes. Ses œuvres ont été plusieurs fois imprimées, notamment en 1700 par Sprat, in-fol., et en 1802, Londres, 3 Toi. in-S. Cependant elles sont peu lues.

cowi ev (Hannah), dame anglaise, née en 1743, morte en 1809, femme d'un capitaine au service de la Compagnie des Indes , a composé plusieurs pièces de théâtre qui eurent du succès, entre autres : te Stratagème, qui est restée au théâtre : U Oevm de Sparte , et quelques petit* joCmes.

COWPER ( William), poète anglais, né en 1731 le comté d'Hertford, mort en 1800, ne commença à faire des vers qu i 40 ans. Il était sujet à des accès de mélancolie, et c'est dans les intervalles lucides que lui laissait la maladie qu'il composa ses poèmes. On a de lui des hymnes mystiques imité» de madame Guyon , plusieurs petits poèmes, fa Tâche, te Sofa, Jean Gilpin, et une traduction de 17/iode et de I Odyssée en vers blancs, 1791, 2 vol. in-4 ; elle est estimée pour sa fidélité,

COX (Richard) , théologien anglais, né en 1 499, mort en 1581 ; fut professeur aux universités de (Cambridge et d'Oxford, puis précepteur du roi Edouard qui le nomma doyen de Westminster. Exilé sous Marie Tudor, il obUnt lévêehé .Ll.lv sous Elisabeth, et fut chargé de la révision de la liturgie «nglicane.

cox (sir Rirliard), historien irlandais, né en 1650, mort en 1733. Protestant zélé, il fut nommé par Guillaume III gouverneur du comté de Cork et lord chancelier d'Irlande; mais il perdit ses emplois à la mort do la reine Anne 1 1 7 1 4). On a de lui une Histoire d'Irlande, 16*9-1700, qui fui mise à l'/orfer.

COYE, village du dép. de Seine-el-Oise , à 6 kil. N. de Luxarciies; 700 hab. Porcelaine et faïence.

COYPEL (NoCl), peintre français, né à Paris en IG28, mort eu 1707, fit un grand nombre de tableaux pour les maisons royales, il était membre et aceré- -iire perpétuel de l'Académie de Peinture. On a de lui un Traité sur le coloris, 1741, in-4. La nature de. son talent lui a fait donner le surnom de Pousnn. — A m. Coypel, son fils aîné, 1661-1722, peignit pour le PalabvR oyal les princip. scènes de T Ênéirie; il réussit aussi dans la grav. — Noel-Nic, autre fils de Noël, 1692-1737, se distingue par un dessin gracieux »i correct, par un oinceau moelleux.— Ch. Ant., (Ils

d'Ant., 1694-1732, ieférieur aux précédents, Joignit le talent d'écrivain à celui de peintre.

COYSEVOX (Ant.), sculpteur, né à Lyon en 1840, mort en 1720. Ses principaux ouvragés sont : les chevaux ailés qui ornent l'entrée des Tuileries; le Flûteur, une Flore, une llamadryade, dans le même jardin: des groupes à Versailles et à Marly; les tombeaux du cardinal Maxarin , de i ebrun et de Colbcrt, les bustes de L. XIV, BosmicI, etc. Membre de l'Acad. des B. -Arts, il en fut quelque temps chancelier.

COYTHIER (Jacques), médecin de Louis XI, né 1 Pollgny dans la Franche-Comté, prit un grand ascendant sur l'esprit du monarque superstitieux el lui fit croire que, s'il le congédiait, il mourrait lui» même avant huit jours. Coythier profita de eet ascendant pour arracher au roi des sommes considérables. A U mort de Louis XI , il fut accusé Juridiquement de s'être enrichi aux dé|wns de l'état, mais II conjura l'orage en donnant 50,000 écus au roi Charles VIII.

COZES, ch.-l. de canton (Charcntc-Inf.), à 24 kil. S. 0. de Saintes; 1,900 hab.

COZUMEL, tle de la mer des AntHles, sur U côte du Mexique (Yucatan), par 89» 14" long. 0., 19° 32' lat. N. Déc par Corlez en 1519. Au Mexiq.

CRABBE (George), écrivain anglais, né en 1754 dans le Suflolk, mort en 1832, entra dans les ordres, obtint par le crédit de lord Rutland, son protecteur, plusieurs bénéfices avantageux, et lut en dernier lieu doyen de Trowbridge. Il se distingua comme prédicateur et comme poète. 11 publia en 1807 un Recueil de poésies; en 1810, le Village, poeme; en 1812, des Conics en vers; en 1819, ses Contes du château; puis Y Histoire naturelle de la vallée de Belvoir, en prose. On trouve dans ses poésies des descriptions d'une admirable fidélité, mais peu d'Invention. On Ta surnommé le Téniers de ta poésie.

CRACfNA, nom latin de l'île de Ré. Voy. nt.

CRACOYIE, Carrodunum en latin, Krakov en polonais. JTrflJiaa en allemand, ville capitale de la petite république de Cracovte, sur la Vistnle, à 248 k. S. de Varsovie, par 17» 36' long. E., 50» 3 " lai. N.; 40.000 hab. Elle communique |or un pont avee Podgorxe, ville autrichienne, dans la Galicie. Evéché. Trois faubourgs. Chateau-fort, murailles el fossés; cathédrale où reposent les cendres des rois de Pologne; université, observatoire, 4 bibliothèques , etc. Industrie active. Centre du commerce entrs les Pologne* russe et prussienne, la Galicie et la Hongrie.—Fondée, dit-on, dès le vif t. par Craeus, Cr. fut longtemps cap. de la Pologne. Lorsdu 3'partaire de la Pologne, 1795, elle échut k l'Autriche; elle fit partie du grand-duché de Varsovie en 1809, devint ville libre en 1810, et enfin en 1815 forma une

Cte république, tout la protection immédiate de la aie, de l'Autriche et de la Prusse. Ces trois puissances la déclarèrent à jamais neutre : cependant l'Autriche i'oeeupe auj. militairement. Elle prit part k rinsurreet. del846, qui fut aussitôt comprimée. La R. do Cracovie a pour bornes au N. et à l'E. le roy. actuel de Pologne, au S. la Vistule qui la sépare de la Galicie, et k 10. la Brinica qui forme as frontière du coté de la Prusse. Elle comprend, outre Cracovie et son territoire, deux viUes très pet iles(Qaraiotnba ou MagilaelKrtesxowice),el77 villages . elle a 65 kil. sur 22 en superficie, et compte 114.000 hab. Otte république est l'un que débris qui soit resté libre de l'antique Pologne. Le gouvernement est démocratique; un président élu pour deux ans régit le pays de concert avec un sénat composé de 12 membres. Le pouvoir législatif appartient k un corps de 15 députés nui se réunissent tous les ans pendant un mois. — Cette republ. a cessé d'exister en 1846. V.XeSuvpl cracovie (vayvodie de), une des 8 divisions de 1a Pologne russe, à l'angle S. E., bornée su S. E. par la Galicie. et à 10. par la SUésie: 162 kil. sur 1US;

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401,000hab. Ch.-l., Kielce. Sol bas, uni, fertile en grains; forêt* ; prairies. La ville de Cracovic n'en fait point partie.

CnAGUd, mont, de Lyoie, au S. 0., très près de la mer, entre Patare et Telmisse. Cette montagne fut primitivement un volcan. Voy. cijiuere.

CRAIG (Jean), géomètre, né en Ecosse, fut un des premiers à introduire en Angleterre le calcul différentiel de LeitmiU (1686). Il est surtout connu pour avoir appliqué le calcul à l'appréciation des témoignages : il prétendait que la force des preuves sur lesquelles repose le christianisme allait toujours diminuant et se réduirait a téro au bout de 1454 ans (à partir de 1G99). La dissertation où il soutint ce système est intitulée : ThtologUe christianae principia mailiemaiica, Londres, 1699, publiée en 1755 par ). Daniel Tilius, avec une réfutation.

CRAIL, ville d'Ecosse (Fife), sur le Forth, à 13 kll. 3. E. de Si -And ré; 1,800 liab. Abbaye ancienne. Ruines d'uni route construite par les Danois en 874.

CRAILSIIKIM, villedu roy.de Wurtemberg (cercle de liait), à 20 Ml. N. d'Ellwangen ; 2,700 hab. Etoffes ue coton lainages, etc., alun, vitriol.

CRAIOVA, ville de la Turquie d'Europe f Valachie), à 75 kil. N. E. de Widdin; 8,000 bab. Régulièrement balio. Commerce actif.

CRAMA1L (Adrien de montluomontesquiou , comte d«), prince de Chabanais, petit-fils du célèbre Montluc, né en 1568, mort en 1646, fut sous Louis XIII l'un des plus écervelés parmi les galants de cour appelés les Intrépides. Impliqué dans une conspiration contre le cardinal Richelieu, il resta 12 ans enfermé à la Bastille (1630-1642). U s'occu-

Klt de littérature, et a publié sous le pseudonyme Devant dos Caros : Les Jeux de f Inconnu, 1630; la Comédie du Proverbes , 1639; les Nouveaux et illustres Proverbes historique*, 1665, 2 vol.

CRAMER (J.-André), minéralogiste allemand, né «n 1710 à Quedlinbourg eu Saxe, mort en 1777, a fiut faire de grands pas a la métallurgie. On a de lui : Elementa artu docimaslicœ, Leyde, 1739, 1744, trad. en français |ur de Vililers, 1755 ; Principes de métallurgie, 1774.

cramer (Gabriel), géomètre, né à Genève en 1704, mort en 1762, fut nommé en 1724 professeur de mathématiques à Genève, et en 1750 professeur de philosophie. U ce Lia avec les Bernouilli et fut le rival d'Eulcr. On lui doit une Introduction à C analyse des lignes courbes, Genève, 1759. U clan de l'Académie de Berlin.

cramer (J .-André), littérateur allemand, né en 1723 à Jostadt ou Josephstadt, près d'Annaberg en Saxe, mort en 1788, entra dans la carrière ecclésiastique et devint chapelain de La cour à Copenhague, puis professeur de théologie à l'université de celte ▼ille, et enflu à Kiel. Il est estimé comme orateur, historien, et surtout comme poète lyrique ; on admire ses Odes à Duvid, à Luther, à Slélanchihon, et sa traduction des Psaumes. 11 était lié avec Kiopstock. — Il laissa deux Dis qui furent des savants distingués.

chAMi.it (Ch.-Frédéric), Dis du précédent, né à Kiel en 1748, mort à Paris en 1808, exerça l'état d'imprimeur à Paris, puis se livra à La littérature. Il a traduit en français plusieurs ouvrages de Kiopstock, de Schiller, et a fait un dictionnaire portatif allemand et français estimé, 1806.

C&am Ea (André-Guill.), 2* 111s de J.-André (professeur a Copenhague) , né à Kiel en 1760, mort en 1833, a publié un grand nombre d'ouvrages utiles .sur La philologie et La jurisprudence , notamment des fragments inédits des discours de Cicéron.

cramer (Ch.-Golilob), fécond romancier, né en 1758 en Saxe, mort en 181 7, a publié environ 90 vol. Lee plu» estimés de ses romans sont Erasmut Schleicaer, Leipsick, 1789, et U Pauvre Georges, traduit ea trauiai» par W.-A, Duval 1 801 .

CRANACH (Luc ou Lucas de), peintre et graveur allemand, né à Cranach, petite ville de Bavière, près de Bamberg, en 1472, mort en 1563, travailla pendant 60 ans pour les électeurs de Saxe, et fut très lié avec Luther. H excellait dans le portrait : on lui doit celui de Luther. Quoique d'un mérite éminent, il est inférieur à Albert Durer et à quelques autres de ses contemporains.

CRANBRUOKE, ville d'Angleterre (Kent), à 19 kil. S. de Maidstone ; 3,700 hab. C'est dans cette ville que, sous le règne d'Edouard 111, s'établirent des Flamands qui introduisirent en Angleterre le» premières manufactures d'étoffes de laine.

CRAN MER (Thomas), archevêque de Cantorbery, né en 1489 dans le comté de Nottingham. N'étant encore que professeur de théologie à Cambridge. U écrivit en 1 530 pour appuyer le divorce de Henri Vlil avec Catherine d'Aragon, et fut envoyé par le roi i Rome pour solliciter La dissolution de son mariage. Nommé à son retour archevêque de Cantorbery, U prononça lui-même le divorce que le pape avait refusé, et confirma l'union de Hen ri avec A. de Boulen ( 1 532) U s'éleva violemment contre la primauté du pape , contribua puissamment à introduire le schisme en Angleterre, et se maria lui-même en Allemagne. A I avènement de La reine Marie, il fut arrêté comme hérétique, abjura, dans l'espérance de sauver sa vie, el se rétracta ensuite lorsqu'il vit qu'il n'avait rien à espérer. Il mourut sur le bûcher en 1656.

CRANON, ville de Thessalle (Pélaagiotlde), sur les frontières de la Magnésie, à l'E. de Pharsale. Les Athéniens y furent battus par Antipater et Cratère, l'an 322 av. J.-C

CRANSAC. bourg du dép. de l'Aveyron, k 27 kll. N. E. de Villefranche ; 700 hab. Eaux minérales ferrugineuses acidulés froides. Mines de houille.

CRANTOH, philosophe académicien, natif de Soli en Cilîcie, (lorissait vers 306 av. J.-C. U fut disciple de Xénocrate et de Polémon, et enseigna assex fidèlement le système de Platon, qu'altéra après lui U nouvelle Académie. Il s'occupa surtout de morale. U reste de lui quelques fragments peu importante.

CRAON, Credonensis vieus, ehef-lieu de canton fflayeune), k 18 kil. N. O. de Chktaau-Gonthier j 3,813 hab. Lainages ; commerce en grains. Un, AL Patrie de Volney. Cette ville a donné son nom aux seigneurs de Craon.

CRAON, nom d'une ancienne famille de France. Le plus connu de ses membres est Pierre de Craon, qui, en 1384, accompagna le due d'Anjou dans son expédition contre le royaume de Naples, et se lit ensuite chasser de la cour du roi Charles VI pour ses intrigues et ses débauches. S'Imaginent alors que cette disgrâce était due k l'Instigation du connétable de Cilsson, Pierre de Craon tenta de l'assassiner (1 392) • il fut en punition de ce crime dépouillé de tout ses biens. Son fils périt à La bataille d'Azincourt en 14 15. Le dernier représentant de cette maison gouverna quelque temps La Bourgogne, pour Louis XI, après la mort de Charlee-le-Téméraire.— Il ne faut pas confondre cette famille avec les princes de Craon de La maison de Beauveau ; cette 2* maison prit le litre de Craon pour avoir épousé l'héritière du nom.

CRAONNE, ch.-l. de eant. (Aisne), k 17 kil. S. E. de Laon ; 900 hab. Napoléon y battit les alliés les 0 et 7 mars 1814. Vins estimés.

CRAPONNE, ch.-l. de cent. (H.-Lolre), k 27 kll. N. du Puy; 1,300 hab. Dentelles et draperies.

craponne (canal de] , compris en entier dans 1» dép. des Bouches-du-Rhone, Joint le Rhône à la Durance en pariant d'Arles , et par un embranchement communique avec l'étang de Berre en formant une ile au-dessous de Salon. U doit son nom k l'ingénieur Craponne.

CRAPONNE (Adam k), gentilhomme provençal et habile ingénieur, natif de Salon, fit en 1558 le casa.

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