‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 310 sur 567 · CUBA · texte numérisé non relu

CUBA

xim siècle celui de Crunol, d une baronnle situé* dans le Vlrarais, près do Valence. Elle t'est divisée •n plusieurs branches, dont les principales sont s ]• les barons de Cnissol, depuis ducs d'Usés, parmi lesquels on remarque : Jacques de Crussol, duc d'Usés, mort en 1684, maréchal de France; il combattit d'abord parmi les Protestants, défendit Montpellier et prit Nîmes: puis, ayant élé fail prisonnier à Moneontour, il rentra dans le parti catholique et commanda l'année royale en Languedoc ; François- Charles, comte d'Usés, qui se distingua à Fleuras, IStelnkerque. à Nerwinde, fut gouverneur d'Oléron et de landrecîes, et mourut en 1736, etc. : 2« les marquis de Crussol et de Montausier ; 3« les marquis de Florensac ; 4* les comtes d'Amboise et d'Aubijoui, etc.

CRUSTUM ERIE, Cruitumenum, auj. Marcigliano Vecchio. ancienne ville d'Italie (Latlum), à 20 kil. N. E. de Rome, sur l'Ailla.

CRUZY-LE-CHATEL, ch.-l. de cent. (Yonne), à 18 kil. E. de Tonnerre ; 1,250 hab. Jolie fontaine. Deux verreries : commerce de truffes.

CSARA, grand village de Hongrie (cercle au-delà de la Theiss), à 10 kil. S. de Bekes: 20,187 hab.

CSANAD, ville de Hongrie (cercle au-delà de la Theiss), dans leeomitat de même nom, à 10 kil. S. E. deMako ; 6,000 hab.— Le oomitat de Csanad est situé entre ceux d'Arad, Caongrad, Toron thaï : 11 a 42,000 bab. Ch.-l.. Mako.

GSKRNA, ri v. de Hongrie, sort du mont Ussla en Transylvanie, et tombe dans le Danube entre Vieille- Orsova et Nouv.-Orsova t elle forme la limite de la Hongrie et de la Yalachie.

CSERVENITSA ou VOROSVAGAS , village de Hongrie (Saros), à 22 kil. E. de Kaschau. C'est aux environs de là que se trouvent les seules opales véritables de l'Europe.

CSONGRAD, comitat de Hongrie (cercle au-delà de la Theiss), entre ceux de Pesth, Hevesch, Bekes, Csanad, Toronthal, Bacs, ta Grande et la Petite-Cumanie; 80 kil. snr 4: 112,000 hab. Ch.-l., Siegcdin. Pays plat. Tabac, grains, frulta, légumes, melons.

CTE.MAS, médecin et historien grec, de la famille des Asclépiades, né à Cnlde, se rendit en Perse vers 416 av. J.-C. , résida 17 ans comme médecin à la cour d'Artaxerce-Mnémon, et écrivit une Jifùtoire de la Perte et de l'Inde. 11 ne reste de cet ouvrage que des fragments et des extraits faits par Photius ; on les trouve souvent à la suite d'Hérodote: Larcher les a publiés à la suite de sa traduction. Ctésias s'accorde peu avec Hérodote ; 11 ne paraît pas mériter grande foi. La meilleure édition séparée de cet auteur est celle de Rœhr, Francfort-sur-le-Mein, 1824, in-8.

CTESIB1US, célèbre mécanicien d'Alexandrie, a inventé la pompe aspirante et foulante qui porte son nom, un orgue hydraulique, une clepsydre ou horloge d'eau à rouages. Ctésibius florissait 130 ans av. J.-C. Il fut le maître ou peut-être le père de Héron.

CTESIPHON, ville de la Babylonie, au N., sur le Tigre, à 4 kil. de son confluent avec le Bêlas, et assez près de Séleude : elle a été bâtie par les rois parthes, dont elle fut la résidence d'hiver. Ville ouïssante et riche autrefois ; sa prospérité porta un coup tatal à Séleude. Les débris de ces deux villes ont servi à bâtir Bagdad ; ce qui en reste se nomme àl-Madaln. c.-à-d. Ut ville*.

CTESIPHON, Athénien, fit décerner à Démosthène une couronne d'or pour prix de ses services. Eschine, jaloux, lui intenta une accusation pour ce fait, et Démosthène se chargea de le défendre : c'est à cette occasion qu'il prononça le Pro Corona.

CUBA, la plus grande Ile des Grandes-Antilles, par 76» 30-87» 18v long. 0., et 20--23» lat. N. Elle est de forme longitudinale, a l.l&O kil. de l'E. à 10., et 170 dans sa plus grande largeur; 730,600 hab. en 1827. Climat chaud et eec; (lèvre jaune. L'île de Cuba appartient à l'Espagne; elle est, avec

CUDW

Porto-Rico, tout ce qui reste à cette puissance de ses vastes possessions en Amérique. Elle forme une capitainerie générale, se divise en trois dép. » le dép. occidental fch.-l. La Havane), le dép. du centre 'Puerto-Priifcipe), le dép. oriental (Santlago-de-Cuba). L'Ile de Cuba est hérissée de montagnes qui courent dans toute sa longueur île Rio-Cauto, le Rio-de-Guines-, TAy ou Rio-doe-Negros sont ses principales rivières. Baies et ports en grand nombre. Superbes forêts,, fertilité admirable près des côtes : on y trouve en abondance toutes les productions de ta sone torride, ainsi que des mines d'or, de fer, d'aimant, de cuivre, etc. Cette tle a été érigée en archevêché en 1804 ; elle a une université. — L'Ile de Cuba fut découverte en 1492, par Colomb, et devint dès lors propriété de l'Espagne. En 1660 et en 1762 les Anglais la ravagèrent; elle fut rendue en 1763 aux Espagnols qui la possèdent encore aujourd'hui ; mais cette possession est menacée de suivre le sort des autres colonies espagnoles ou d'être envahie par les Etats-Unis.

CUBAGUA, tle de la Colombie, dans ta mer des Antilles, par 66» 35' long. 0., 10» 42' lat. N„ entre llle de Marguerite et la côte de Cumana; 15 kil. de tour. Elle est inculte; on y faisait jadis ta pêche des péri*». C'est Colomb qui l'a découverte.

CUB1ÊRES (Simon-Louis-Pierre, marquis de), né en 1747, mort en 1821, était écuyer de Louis XVI et lui resta dévoué an milieu de ses malheurs. Il n'émigra pas et échappa aux massacres de la révolution. 11 consacra ses loisirs aux sciences et aux lettres, et écrivit une Bittoire dit coquillaget de mer, 1799, ln-4. Il a aussi composé des poésies et des comédies, entre autres le Charlatan.

ci' Bit re s (Michel, chevalier de), frère du précédent, né en 1752, mort en 1820, connn aussi sous les noms de Palmézaux et de Dorat-Cublères (il prit ee dernier nom parce qu'il avait eu Dorât pour maître), écrivit de petits vers pour tous les Almanaeht et Etrennet lyriques du temps, et composa une foule de pièces de théâtre et d écrite de circonstance. Il se montra un des partisans les plus exaltés de la révolution , et prononça un Eloge de Moral. 11 fut l'amant do Fanny de Bea.iharnais et coopéra, avec Dorât, aux écrits que publia cette femme d'esprit

CUBZAC, petite ville du dép. de la Gironde, sur la rive droite de ta Dordogne, à 20 kil. N. E. de Bordeaux et à 2 k. S. de St-André-de-Cubzac ; 1,000 hab. On y passait la Dordogne dans un bac On y a élevé récemment (1840) un pont suspendu qui est un des ouvrages les plus hardis de ce genre.

cuszac (saint-andré-dk-). Voy. saint-an nul.

CUCUSE, Cucutut, auj. Cotcan, v. du Cappadcce, en Cataonle. S. Jran-Chryso*lômc y fut exilé.

CUCUTA (rosamo-de-), ville de la Nouvelle-Grenade. Voy. ftOSARIO.

CUDDALORE, ville de l'Inde. Voy. iaddaloe.

CUDBAPA. ville de l'Inde. Voy. kaddapa.

Cl'UWORTH (Ralph ou Rodolphe), philosophe anglais, né à Aller (Somerset) en 16(7, mort en 1688, fut d'abord recteur ou ministre d'une petite paroisse, devint en 1645 professeur d'hébreu à Cambridge, et en 1654 principal du collège du Christ danslamcmeuniversilé.Onadelui: le Système intel~ lectuel de r Univers, 1678 (trad. en lat.par Mosheim), ouvrage de haute philosophie, qui fut mis k V Index, l'Immutabilité des idées morales , 1731 , contre Hobbcs (traduit aussi par Mosheim). Il a laissé manus- Icrits plusieurs traités qui devaient compléter le Système intellectuel. Cudworth fil revivre les idées, ou types primitifs de Platon, et prétendit que ce philosophe avait connu les livres de Moïse ; il imagina, pour expliqncr la formation des corps, des natures plastiques, forces aveugles quiétaient chargées d'assembler et d'organiser les parties de la matière inerte, et qui n'étaient que les instruments de Pintelligencesuprcme.il faisait decesfuxturwpjailtgue*

CUJA

Page 1