‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 311 sur 567 · CL'MA · texte numérisé non relu

CL'MA

des êtres distincts de lâme et du eorps. et t'en serrait comme d'un médiaieur pour expliquer l'action réciproque des deux substances. — La fille de Cudworth, lady Masham, fut une femme très distinguée. Elle était l'amie de Locke, qui passa chez elle les dernières années de sa vie.

CUELLAR, ville d'Espagne (Ségovie) , à 4C Ml. N. de SégOTie ; 2,800 hab. Aux environs, on cultive la tarance. Pairie du général Diéjro Vélasquex.

CUENÇA, Conea , ville d'Espagne, ch.-L d' une intendance de même nom, à 124 Vif. S. E. de Madrid ; 9,000 hab. Evêché. Rues tortueuses; quelques beaux édiûcea. Beaucoup de miel et de cire. Patrie de Molina. — Cucnça appartint longtemps aux Maures ; elle fut apportée en dot par Zayde au roi de Castille, Alphonse VI (1072). Perdue ensuite par ce prince, elle fut reprise par Alphonse IX au xn* siècle, et depuis ce temps elle a toujours appartenu aux rois chrétiens. — L'intendance de Cuença, formée de la partie orient, de la Nouv.-Castille, se trouve entre Valladolid, Burgos, Soria, Guadalaxara, Tolède, Avila; 160 ML du N. au S. et 140 de l'E. à l'O. : 326,000 hab. Beaucoup de mont., plaines au S. 0. ; climat froid ; la plus grande partie du pays est en vainc pâture.

COExça, ville de l'Amérique du S., dans la république de l'Equateur. Ch.-]. de la prov. de Cuença et du dép. d'Asuay, par 80» 34' long. 0., 2» 53' lat. S..- 20,000 hab. Evêché, couvent 6t* Jésuites, - ollégc et séminaire. Assci belle ville. Raffineries de « îcre ; commerce de grains, etc. ; fromage et confl- : ures estimées. Cuença est située à 2,660 mètres audessus du niveau de la mer.

CUERS. ch.-l. de cant. (Var), à 17 ML N. E. de Toulon r &.600 hab. Vins, câpres, huile d'olive, figues.

CUEVAS-DE-BAZA, ville d'Espagne (Grenade), à 7 ML N. 0. de Véra ; 6,000 hab.

CL'FA. You. EOUFA.

CUGLIER1, ville de Sardaignc (Bosa), à 17 ML S. E. de Bosa; 3,400 hab. Huile.

CU1CULUM, ville de l'Afrique ancienne (Numidic), auj. IUl MM 1 1 AH.

CU1SEAUX, ch.-L de cant. (Saone-el-Loire), à 19 ML S. E. de Louhans ; 1,700 hab.

CUlSERY.ch.-l.de cant. (Saône-et-Loire), à 8 ML E. de Tournus; 1,650 hab.

CUIVRE (lie de). Ile de la Russie d'Asie, dans la mer de Behring, à 60 ML N. E. de l'Ile de Behring; 65 ML sur 25. Elle est déserte.

cuivre friv. de). Voy. mute-de-ccivre.

CUJAS (Jacques), le plus fameux jurisconsulte du IW siècle, né à Toulouse en 1620 ou en 1522, mort à Bourges en 1590. Méconnu dans sa ville natale, Cujas la quitta pour toujours. Il enseigna avec une réputation extraordinaire, à Cahors , à Bourges et a Valence, le droit ancien et moderne, civil et canonique. Emmanuel-Philibert, duc de Savoie, l attira £ Turin, et lui donna les plus grandes marques de son estime. Il revint ensuite se fixer à Bourges, où il eut un nombre prodigieux d'écoliers ; il ne se contentait pas de les instruire , mais il les assistait souvent de sa propre bourse. Aucun jurisconsulte n'a pénétré plu3 avant dans la connaissance et l'explication des lois romaines , et aucun n'a écrit la langue latine avec {dus de pureté. Cujas a été longtemps l'oracle des jurisconsultes. Ses Œuvres qui consistent principalement en Commentaires $ur te Corpus juris , ont été souv. réimprimées ; la meill. édit. est celle de Venise, 1756, 10 vol. in-fol.

CUJAV1E, Kujawia en polonais, région de la Grande-Pologne, comprenait ce qui depuis forma le palatinat de Brzesc, celui d'Inovroclav et le pays de Dobrxin. Elle fit d'abord partie de la vaste principauté de Maxovic, érigée vers 1206 en faveur de Conrad, fils de Casimir H; mais elle en fut détachée ensuite cl furma un duché particulier, dont

les limiles varièrent. Vers 1377, Louis 1, roi de Pologne et de. Hongrie, en investit le duc d'Oppeln Uladislas. Réunie plus tard au duché de Maxovie. elle revint finalement 5 la couronne de Pologne en 1526. On donne encore aujourd'hui le nom d'évéque de Cujafle a l'évéque de Wladislaw , parce

Îue, primitivement, le siège de cet évfcché fut à rouswica en Cujarie.

CULARO, dit aussi Gra&anopolU t ville de la Gaule Narbonnaise, auj. Grenoble.

CULENBORG, ville de Belgique (Gueldre), à 40 Ml. E. d'Arnheim ; 3,800 hab. Murailles et larges fossés. Jadis manuf. d'armes (auj. à Liège).

CULIACAN, ville du Mexique (Sonora-et-Cinaloa), sur le Culiacan, qui tombe dans le golfe de Californie, à 175 Ml. S. E. de Cinaloa; 10,000 hab.

CULLEN, ville d'Ecosse (Banff), à 28 Ml. N. 0. de Banff; 1.000 hab. Lin, toiles damassées. On la transférer un peu plus au N. sur la céte, et Ton a commencé à creuser un port sur ce point.

CULLEN (William), médecin, né en Ecosse en 1712, mort en 1790, professa avec la plus grands distinction la médecine et la chimie à Glascow, puis à Edimbourg; attaqua la doctrine médicale de Boerhaave, qui régnait alors, et y substitua une doctrine nouvelle dans laquelle il attribuait le principal rôle au système nerveux, que son prédécesseur avait tropnégllgé. Il rendit aussi dcgrandsscrvicesàla physiologie et surtout à la nosologie, dans laquelle il Introduisit une classification méthodique. Ses ouvrages principaux sont : Physiology, traduite en français par Bosqulllon, 1785, ln-8; Practice of physic, traduite par le même, 1787 ; Synopsis nosologiat tnethodicœ, 1772; A t réalise ofihe Mater ia medica, 1789, traduit la même année par Bosquillon.

CULLERA, Suero, ville d'Espagne (Valence), i 36 ML S. E. de Valence ; 5,000 hab. Vieux château.

CULLODEN-MOOR. bruyère d'Ecosse (Inverness). Il s'y livra en 1746 une célèbre bataille où les Jacobites furent dérails par le duc de Cumbcrland. Leur parti ne s'est jamais relevé de ce désastre.

CULLU. ou COLLOPS, auj. Collo, ville d'Afrique (Mauritanie Sitifine), sur La mer, à l'E. du fleuve Ampsagas, à l'O. du promontoire Treiwm. C'est là que Bochus livra Jiiarurtha. Occup.cn 1843.

Cl'L M, en polonais Chelmno. ville des Elats prussiens 'Prusse), à 53 ML S. 0. de Marienwcrder • $,300 h. Evêché; séminaire, éc. de cadets.— Bour^r de Bohème (Lent merit) ,où Vandamme fut battu en 1813.

CULMBACH, ville de Bavière (Haut-Mein), à 24 kil. N. 0. de Bayreuth; 3,700 hab. Aux environs, houille ; moulin à poudre, etc. — Incendiée par les Hussites (1430). Patrie du graveur Schœn (Martin).

ci lmb a en (principauté de), dite aussi principauté, de Bayreuth. Voy. bayreuth.

CULMSEE, ville des Etals prussiens, dans la Prusse propre, à 20 kil. N. de Thorn, sur un lac du même nom ; 600 hab.

Cl' M AN A, ville de la république de Vénézuela , ch.-l. de La prov. de Cumana et du dép. de Maturin, par 66* 30' long. 0., 10° 27 lat. N., à l'embouchure du Manzanarès dans le golfe de Curiaco; 10,000 hab. Climat sain , mais très chaud. Ville forte et commerçante ; baie magnifique. Cumana «st exposée à de fréquents tremblements de terre.

il M A ML (cramde-). Kagy-Kunzag en madgyar, district particulier de Hongrie, dans le cercle cn-ueca de laTheiss, entre les coraitalsd'Hevesch, Szaboltsch. Bckes ; 1 ,086 ML carr.; 60,500 hab. en 1 826. Ch.-lieu, Kardzag-Uj-Szallas.

COHanie (petite-), Kis-Kunzag en madgyar, district particulier de Hongrie, dans le cercle en-deçà du Danube, est composée de 5 parties distinctes, dont quatre entre leseomilats de Bacs, Csongrad, Hevesch et Pesth, et une enclavée dans le dernier; 2,200 kil. carr..- 80,000 hab. Ch.-L. Felcgyhaza.-

CUMB

CUl'l

La Grande et la Pctltc-Cumanle prennent leur nom d'un corps de Cumans on Polo v lies, peuple de Russie, dont une partie était venue s'établir en Hongrie dans le» Ul* et XIII* siècle». Les rois de Hongrie leur concédèrent des terres en récompense des services qu'ils leur rendaient dans la guerre et pour prix de leur conversion an christianisme.

CUMANS, dits aussi Cornant, Vus et Polovtus, peuple de la Sarmatie européenne , était probablement une tribu des Alains et tirait son nom du Cuma ou Kouma, Qcuve qui se jette dans la mer Caspienne. (Voy. kouma.) En 888, on voit les Cumans établis entre le Volga et l'Oural , dans le pays dont ils avaient chassé les Petchenègues. Au xi« siècle, ils se répandirent entre le Dniepr , le TanaïS, le Volga et l'IaTk. Au mi*, la plus grande partie d'entre eux passa en Hongrie, ou ils s'établirent dans le appelé aujourd'hui de leur nom Cumanie.

ou. l'art, ci-dessus. )

CUM BERLAND, Cumbria, comté d'Angleterre, dans l'angle N. 0. , sur la mer d'Irlande , et limitrophe de l'Ecosse : 115 kil. sur OS ; 170,000 hab. Ch.-l., Carliste. Sol très varié, sites pittoresques en grand nombre; montagnes (de 300 à 1,000 mètres); vallées ; riv. et ruisseaux . climat sain, mais humide; trains, etc. Mines de plomb, de houille, carrières le pierres à chaux ; très peu d'industrie. Au nord du comté s'étend l'ancien mur élevé par Adrien. Le pays tire son nom des Cimbres [Cumbri ou Cimbri) , ses anciens habitants. — Le nom de Cumberland est très commun aux États-Unis et dans les possessions anglaises de l'Amérique du Nord ; ainsi il est porté : 1* par plusieurs comtes des Etals-Unis. On trouve aussi un eomté de Cumberland dans la Nouvelle-Galles du Sud (ch.-L, Sjdney); — 2» par une rivière des Etats-Unis qui arrose les états de fcentueky et de Tennessee, passe par Nashville, et se jette dans TOhio, rive g., après un court de 800 kil.; — I* par une chaîne de montagnes qui sort de la branche occidentale des monts Alleghany et s'étend de ta* à 37* lat. N. Elle forme au N. E. la limite entre l'état de Kentucky et la Virginie ; au S. 0. eUe couvre le centre de l'état de Tennessee ; — 4° par une ville qui est la capit. du comté d'Alleghany , dans le Mary land, au confluent du Potomacet du WiU'sCreek, a 200 kil. N. O.de Baltimore ,— 5» par une Ile de la Géorgie, dans l'Océan Atlantique, par 30* 43' Ut. N., 8> 55 long. 0.; — 6« par une région de la Nouvelle-Bretagne , à l'O. du détroit de Davis, au N. E. de la mer d'Iludson, au N. des détroits de Cumberland et d'Iludson ; etc.

CUMBERLAND (Richard), moraliste, né à Londres en 1632, mort en 1718, Tut longtemps ministre d'une petite paroisse, et fut nommé en 1601 à l'évèché de Petcrborough sans l'avoir sollicité. Il publia en 1672 , sous le litre De legibus Ntuurat , un traité philosophique où il établit, contre Hobbes, qu'il y a une morale naturelle , indépendante des conventions des hommes. Cet estimable ouvrage a été traduit en français par Barbeyrac, 1744. Cumberland était ai;. . i un érudit ; il a donné un Essai sur les poids et mesures des Juifs, 1686; une tradition des fragments de Satichoniathon, 1720. — Un de .-t'A descendants , nommé aussi Richard Cumberland, né en 1732, mort en 1811, s'est fait connaître comme littérateur, et a donné plusieurs pièces de théâtre (le Comte tf Eté, 1765; les Frères; l'Améi kain, 1769), qui eurent du succès.

cpbberlako ( George clifforo, comte do) , favori . d'Elisabeth. Voy. clifford.

cubrerland ( Gui 11. -Auguste , duc de ) , général inglaii, fils du roi Gccrge II, né en 1721 , mort en' 1765, battit à Cul loden ,174c, le prétendant Charles- j Edouard qui n'était plus qu'à doux journées de Londres, et ruina par cette \ictoirc toutes ta e*pc- |

rances. Il fut moins heureux contre les Français: déjà, en 1745, il avait perdu la bat. dcFontenoy; il se fit encore battre à Lawfeld (1747) etàH astenbeck ( 1 7 57 ) e t fut forcé , après cette dern . défai te , de si gner 1 a conven tion de Kloster-Sevcn. H cetwa don. de rnmmander.

CUME ou CYME, ville de l'Asie-Mineure (Eolle) entre les embouchures du Calque et de l'Hermus. sur le petit golfe de Cumes (auj. golfe de Sondât Ifj.

cube ou cubes, Cuma ou Cumœ, ville d'Italie (Campanie), au N. de Naples, fondée vers 1130 av. J.-C. , par deux colonies , l'une de la Cume d'Eolie, l'autre de Chalcis en Eubée, passait pour être le séjour d'une sibylle, qui conduisit, dit la fable , Enée aux Enfers. C'est aux environs de Cumes que les poètes placent les champs Phlégréens. où les géants osèrent soutenir le combat contre les dieux de l'Olympe. Cumes eut pour colonies Neapolis (Naples) et Zancle eu Messine. En 41 U av. J.-C. elle fut prise par les Campaniens , à qui les Romains l'enlevèrent.

CUMIANA, ville des Etat* sardes (Turin), à 1» kil. N. de Pignerol: 4,500 hab.

CUMIN (île du), tle dépendante de celle de Malte, dont elle n'est éloignée que de 3 kil. ; elle a 1 kil. sur 4. A l'O. est l'Ilot de Cuminetto, qui est encore plus petit.

CUNAXA, village de la Mésopotamie mérid.. près de l'Euphrale, à 130 kil. N.O. de Babylone, est célèbre par la bataille qui s'y donna entre Artaxerce H et Cyrus-le-Jcune, son frère ; celui-ci y périt, tandis que 13,000 Grecs commandés par le Lacédémonien Cléarque remportaient pour lui la victoire (l'an 401 avant J.-C.)

CUNDINÀMARCA, un des 5 départements de la république de la Nouvelle-Grenade ; ch.-l. Santa- Fé-de-Bogota. Il se divise en 4 provinces: Bogota, Antioquia. Mariquita, Neyba; 371,000 hab.

CUNÊGONDE (sainte), impératrice, fille de Sigefroi, premier comte de Luxembourg, épouse de Henri, duc de Bavière et successeur de l'empereur Othon III, consacra les jours de sa puissance à fonder des monastères , des évèchés et des églises. Après Ut mort de son époux (1024), elle se retira dans un couvent près de Casse) , et y mourut en 1040. On célèbre sa fête le 3 mars.

CUNERSDORK, village des États prussiens (Brandebourg), près de Francfort-sur-l'Oder, 460 kil. 0. de Berlin. Frédéric-! e-Grand, roi de Prusse, y fut battu en 1759 par les Russes et les Autrichiens.

CUNEUS, c.-a-d. le coin , VannU , région méridionale de la Lusitanie, au S. 0. , entre YAnas (Guadiana) et le promontoire Sacrum (cap Saint- Vincent), est auj. i'algartc.

CUNHA (Tristan ©a). Voy. acustoa.

CUN1BERT, dit le Pieux, roi des Lombards, fut d'abord associé à sou père Perlharite en 678 ; il lui succéda vers l'an 686, et fut détrôné en 690 par Alachis, duc de Trente et de Brcscia. Mais bientôt après, rappelé par les vœux de ses sujets, il chassa Alachis et reprit possession de ses états. Il régna en paix jusqu'à sa mort, arrivée en 700.

CUNLHAT, ch.-l. de cant. ( Puy-dc-DÔme ) , à 17 kil. N. 0. d'Ambert; 3,000 hab.

CUPAR, ville d'Ecosse, ch.-l. du comté de Fife, à 42 kil. N. E. d'Edimbourg ; 6,500 hab.

cupar-angus , ville d'Ecosse, sur le Tay, prtie dans le comté do Perth, partie dans celui d'Angus ou de Forrar, à 22 kil. N. E. de Perth ; 2,600 hab. Restes d'un camp romain et d'une abbaye fondée en 1163.

CUPIDON, dieu de l'amour, fils de Mars et de Vénus. On le représentait sous la figure d'un enfant nu et aveugle ou les jeux couverts d'un bandeau, l'air malin, armé d'un arc et d'un carquois rempli de flèches ; on lui donnait des ailes, pour marquer 1 inconstance de l'amour. Il fut l'amant de Psvché.

CURI

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