‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 313 sur 567 · CUV · texte numérisé non relu

CUV

CYAN

et l'empan de Spire, Worms, Mayence et Francfort : mais il fût ensuite repoussé par lea Prussiens et obligé d'abandonner lea deux dernières places. Il lut alors envoyé à l'armée du Nord ; mais il ne tlt qu'y paraître. Accusé de n'avoir pas fait tout ce qu'il turait dû pour dérendre Mayence, il fut appelé à Paris, condamné par la Convention, et conduit au supplice le 28 août 1793. CusUne était on bon officier, mais un général très médiocre. On lui a aussi reproché son Intempérance et une excessive sévérité à l'égard du soldat.

CUSTRIN ou KL STRIN, ville des États prussiens (Brandebourg), à 36 kll. N. E. de Francfort, surl'Oder et la Wartha, au milieu de marais ; 4,700 hab. Place très forte. Jadis ch.-l. de la Nouvelle- Marche de Brandebourg. Custrin fut détruite par les Russes en 1758, mais depuis elle a été rebâtie plus régulièrement. Les Français l'ont occupée de 1806 à 1814.

CUSUS, fleuve de Germanie, ches lea Quadet, auj. le WAAC.

CUTHÉENS. Foy. itmrfnu.

CUTTAK, ville de l'Inde. Vou. iattai.

CUVEL1ER DE TRYE (J.-Guill-Aug.), auteur aromatique, nue l'on a surnommé le Crébillon du mélodrame, né en 1766 à Boulogne-sur-Mer, mort en 1824, suivit d abord la carrière militaire, puis se consacra au théâtre et donna, de 1793 à 1824, an nombre prodigieux de mélodrames, drames, pantomimes, etc., dont plusieurs eurent un grand succès. Le nombre des pièces de ce fécond dramaturge ne va

pa^ 7* ^V.'1}* dB "°- 11 fut Ic ri¥al deG.de l'ixerecourt.

CUMtK (beurge), célèbre naturaliste, qu'on a nommé CAristote du xw siècle , né en 1769 à Monlhéliard, d'une famille protestante, mort à Paris en 1832. Après aroir étudié au collège de Montbé-

j liard et à l'Académie Caroline de Sluttgard, où il acquit la connaissance de la langue et de la littérature allemandes, il fut chargé d'une éducation particulière en Normandie. 11 resta six ans dans cette position, et commença dès ton à se livrer à l'étude de l'histoire naturelle. Ses talents ayant été appréciés par Teasier, savant agronome, qui eut occasion de le voir dans sa retraite. Il fut appelé à Paria en 1 , 1Jj par G. b.-Hilaireet se flt bientôt remarquer, soit par ses cours, soit par ses écrits. 11 fut nommé suceessi vcmen t professeur d'histoire naturelle aux écoles centrales, suppléant de la chaire d'anatomie comparée au Muséum, professeur au collège de France, membre de l'Institut, puis secrétaire perpétuel de ia section des sciences. Plus tard, 11 devint inspecteur des études, conseiller et chancelier de l'université (1808), et remplit plusieurs fois les fonctions de grand-maître. Il usa de son pouvoir pour introduire partout d'importantes améliorations et favorisa surtout l'enseignement de l'histoire et des sciences. Cuvier fut en outre appelé à Jouer un rôle politique. Nommé en 1813 maître dea requêtes, il denm à U restauration conseiller d'état (1814), puis président du comité de l inlérieur, et enfin pair de rrance (1831). U se eignala aussi dans cette nouvelle carrière par une haute capacité, mais on lui reproche de s'être montré trop complaisant pour le gouvernement de Charlea X, et de s être chargé de soutenir à la tribune lea lois les plus impopulaires. Considéré comme naturaliste, Cuvier a rendu d immenses services. 11 a donné à la xoologie une classi- Jcation i naturelle qui lui manquait encore ; il a fait faire à 1 anatomie comparée un pas immense, en reconnaissant qu'il existe entre tous les organes d uo même animal une correspondance et one subordi- B*Uon telles que de la connaissance d'un seul organe on peut déduire celle de tous lea autres : c'est ce qu il appelait loi de corrélation des formée. A la faveur de cette loi, il a créé pour ainsi dire un monde nou-

JSBS « «y*nl établi par de nombreuses observations

qu'il a dû exister à la surface du globe des espèces d'animaux et de végétaux qui ont disparu aujourd'hui, il est parvenu à reconstruire ces êtres dont il reste à peine quelques débris informée et à les classer méthodiquement. Enfin il a donné à la géologie de nouvelles bases, fournissant les moyens de déterminer l'ancienneté des couches terrestres par la nature des débris qu'elles renferment. Ses principaux ouvrages sont : Leçon* d'anatomie comparée, S vol. in-8, 1800-1805, ouvrage capital, qui obtint en 1810 an dea prix décennaux; le Règne animai distribué d après ton organisation, 4 vol. in-8, 1816, plusieurs fois imprimé ; Recherches sur les ossements fossiles, précédées d'un Discours sur les révolutions du globe, 5 vol. in-8, 1812 et 1824, plusieurs fois réimprimées : Histoire naturelle des poissons, 2 vol. in-8, 1828 (continuée par M. Yalenciennes). On a en outre de lui un Rapport sur les progrès des sciences naïurelles depuis 1789 jusquen 1808 ; un Recueil déloges historiques lus à f Institut, ainsi qu'une foule de mémoires donnés aux sociétés savantes, aux journaux scientifiques, et d'articles dans le Dictionnaire des sciences naturelles, dans U Biographie universelle, etc. On doit à M. Mourons une excellente Histoire des travaux de G. Cuvier, 1841 et 1845, in-12.

a vire f Frédéric} frère du précédent, né vers 1770. m. à Strasbourg en 1838, a publié, avec Geoffroy St- Hilairc, Y Histoire naturelle des Mammifères (1819- 1 828), eta fourni d'excellents articles au Dictionnaire des science* naturelles, aux Annales du Muséum et d histoire naturelle. On cite avec éloge ses recherches sur l'Instinct et l'intelligence dea animaux. A l'époque de sa mort, il était inspecteur-général dea études, directeur en chef de la Ménagerie du Roi , et membre de l'Académie des Sciences, où son élogs a été prononcé par M. Flourens (1840).

CUXHAVEN , village de la république de Hambourg, i 90 kll. N. 0. de Hambourg, à l'embouchure de I Elbe ; 800 hab. Port sûr ; phare. Bains da mer, pèche. Grand mouvement de bateaux à vapeur.

CUYABA, ville du Brésil (Mato-Grosso), sur U Cuyaba, i 280 kll. E. de Villabella; 20,000 hab. Ch.-l. de remarque, titre d'un évéchc m partibut. Aux environs, riches mines d or.

CUYAHOGA. riv. des Etats-Unis (Ohlo), tombe dans le lac Erié à Cleveland. Cours, 1S0 kll.

CUYO , région de la confédération du Rlo-de-ia- Plata, forme presque entièrement auj. l'état de Mendoia ; Mendoza en était le ch.-l. Vov. mendoxa.

CUZCO, ville de la république du Pérou, jadis capit. de toute U monarchie péruvienne, et auj. ch.-l. da départ, de Cuzco. à 660 kll. E. de Lima, P» 14» lat. S. , 73' long. 0. ; 47,000 hab. Évèché, université, 3 collèges. Etoffes, broderies. Fondée dès 1050, Cuico était regardée par les Péruviens comme une ville sacrée. On y admirait un magnifique temple du Soleil, l'un des plus vastes et dea plus riches qui aient Jamais existé. Sur son emplacement s'est élevé le couvent des Dominicains. Le palais des Incas, la citadelle qui avait 3 murailles, la demeure dea Vierges du Soleil, étaient aussi des monuments remarquables. Dana les faubourgs de Cuico habitaient les députés de tous les peuples soumis aux Incas : les quartiers qu'occupait chaque tribu étalent disposés par rapport au centre de la ville comme les provinces de l'empire l'étaient elles-mêmes par rapport à la capitale. De Cuxco partaient deux célèbres chaussées de plus de 2,000 kll. de long, qui conduisaient toutes deux à Quito, l'une par les mont., l'autre par le plat pays. — Le dép. actuel de Cuxco, situé à l'E. et au S. de celui d'Ayacucho, et sur le. confins du Brésil, a pour villes principales (outr. Cuzco) Abancay, Tinta, L'rubamba.

CYANEES ou SYMPLÉGADES (lies), Cycrneœ

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