‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 314 sur 567 · VV · texte numérisé non relu

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poètes disent qu'Us s'écartaient, puis te rapprochaient pour arrêter ou briser les vaisseaux. Ils perdirent cette propriété lorsque le navire Argo les eut franchis.

CYAXARE, mi des Mèdes et des Perses (655-595 av. J.-C.), A'8 et successeur de Phraorte, repoussa les Scythes qui avaient envahi ses états, ûl la guerre aux Assyriens, détruisit Ninive, battit Alyatte, roi de Lydie, et poussa ses conquêtes au-delà du fleuve Halys. 11 eut pour successeur Astyage.

Ctaxare il, fils et successeur d' Astyage. régna, selon Xénophon , de SCO à 636 ; il confia le commandement de ses armées à Cy rus, son neveu, qui fit pour lui de grandes conquêtes, et qui lui succéda.

CYBÊLE, déesse de la terre, était fille du Ciel, et femme de Saturne, dont elle eut Jupiter, Junon, Neptune et les principaux dieux. On la nomme aussi Démêler, Ops, Vesta, Rhée, Tel lus. la Bonne Déesse. Elle aima [tasxionnément Atys, jeune berger phrygien, qui la dédaigna pour se venger, elle lui in-

spira un accès de fré sie dans lequsl il se mutila. Elle était surtout ado.ée en Phnrgie et en Crète; son eulte ne s'introduisit chex les Romains que vert le temps d'Annibal. A cette époque, on apporta sa statue de Pessinonte à Rome. Elle avait pour prêtres les Cabires, les Curetés, lesCorybantes, les Dactyles, les Galles ; Us célébraient ses fêtes et ses mystères par mille contorsions et en faisant un grand bruit avec des cymbales et des Instrumenta de toute espèce. On représente cette déesse comme une femme robuste et enceinte, les mamelles pleines de lait, la tête couronnée de toura, vêtue d habillements verts et bigarrés, et traînée par des liona.

CYBO (Arano ou Aaron). Génois, originaire de Grèce, né en 1377, à 111e de Rhodes, descendais^ Lambert Cybo qui reprit sur les Sarrasins les fies de Capraia et de Gorgone, et qui établit en 999 le siège de sa famille à Gènes, où elle • Joui depuis ce temps des plua grands honneurs. Cybo partagea le gouvernement de la république avec Thomas Frégoso, et fut ensuite fait vice-roi de Naples par René d'Anjou, auquel il avait rendu des services importants. En 1412 H défendit avec le plus grand courage la ville de Naples contre Alphonse d'Aragon ; il fut obligé de se rendre, mais il conserva sa vice-royauté à la prière même du vainqueur. En 1444 le ppe Calixte III l'appela à Rome, et le mit à la tête de toutes ses affaires. Après la mort du ponUfe, Arano revint dans le royaume de Naples. Il mourut à Capoue en 1457, laissant un fils qui fut pape sous le nom d'Innocent VIII.

ctbo (Innocent) , cardinal, arrière-pelil-flls du précédent, fils de François comte de Fcrentillo, et de Madeleine de Médicis, fille de Laurent-le-Magniflque, fut comblé des faveurs de ses oncles Léon X et Clément VII. Lorsque ce dernier pontife fut enfermé au château Saint-Ange par le connétable de Bourbon, alors au service de Charles-Quint, Cybo parvint a maintenir l'obéissance dans les villes des légations, et à rendre la liberté & Clément Vil. Après (assassinat d'Alexandre de Médicis à Florence, il refusa la souveraineté qu'on lui offrait. 11 mourut à Rome en 1550, a l'âge de 59 ans.

ctbo malaspixa (Albéric 1), de la famille des précédents, né à Gênes en 1527, mort en 1623, s'attacha à la maison d'Autriche, devint chambellan de Philippe II. roi d'Espagne, fut créé en 1568 prince de l'Emi ire et de Massa en l569ducd'Aiello,eten ICOOharon *'e Padula. — Son petit-fils, Albéric II, vit sa prini ipauté de Massa changée en duché de l'Empire (1 600).

CYCLADES, nom que les anciens ont donné à un groupe considérable d'îles de l'Archipel , disposées sa cercle (cyelos en grec signifie cercle). Elles sont voisines des côtes de la Grèce, et situées a 10. des Sporades (Voy. ce mot). Les principales Cycladcs > f lient : Naxos, Andros, Délos, Paro«, Ccos, 'Mélos • I Astvoalée (Voy. ces noms).

| ctclades (GMKors-}, îles du Grand-Océan équitjoxial. Voy. oi'inos (archipel de).

CYCLIQUES (poètes), du mot grec rychs, cercle. On a donné ce nom à des poètes grecs, dont les Ouvrages embraient (tour ainsi dire dans un cercle l'histoire de tous les faits qui se rapportent à Troie. Ils parurent un siècle environ après Homère, et entreprirent de compléter son épopée en célébrant tous les événements qui précédèrent ou suivirent V Iliade. Parmi eux il faut distinguer les poètes dont les œuvres eat été réunies par les grammairiens d'Alexandrie soua le nom de Cycle épique, comme les plus classiques; ce sont, après Homère et Hésiode, Pisandre de Camiros et Panyasis de Samoa (tous deux auteurs d'une Béracléide), et Antimaque, auteur d'une Thébalde. Les autres poètes cycliques les plus célèbres sont: Staslnus de Cypre, Hégésias dt Salami ru-, Leschès de Lesbos, Stésichore d'Himère et Chœrilus de Samoa. Les fragments qui nous sont parvenus de ces poètes ont été Imprimés à la suite deï Homère deWoff , Lelpsick, 1817, et commentés par Millier, Lelpsick, 1829, ln-8. A ces poètes on pourrait ajouter Coluthus, Trynhlodore et Quintus de Smyme, pontes d'Alexandrie qui essayèrent, mais avec peu de succès, d'exploiter encore la mine féconde de l'histoire de Troie.

CYCLOPES, Géants, fils du Ciel et de la Terre n avaient qu'un œil au milieu du front. Ils habitaient la Sicile ou Lemnos, et travaillaient comme forgerons, sous les ordres de Vulcaio, à forger la foudre pour Jupiter. On en nomme 4 principaux : Argès, Brontès, Steropès et Polyphème. Ils furent toas percés de flèches par Apollon qui vengea ainsi la mort d'Esculape, son fils, tué par la foudre. On regarde lesCyclopes comme les premiers habitants de la Sicile, et on les confond quelquefois avec les Pél*>ge8. On leur attribue des constructions dites cyclopéennes, dont on trouve encore quelques vestiges en Italie et en Grèce ; elles consistent dans d'énormes rochers bruts poses irrégulièrement les uns sur les autres, et dont les Interstices sont rem-r plis par des pierres moins grosses. M. Petit-Radel a fait une précieuse collection de modèles qui reproduisent la forme de ces monuments ; on la voit s la Bibliothèque Mazarine à Paris.

CYCNUS, fils de Sthénélus, roi de Llgurie, et ami de Phaéton, ayant appris la mort de ce prince, abandonna ses étals pour venir pleurer sur les bords de l'Ërida/l. Parvenu à la vieillesse, les dieux changèrent en plumes ses cheveux blancs, elle métamorphosèrent en evgne.

CYDIPPE. Voy. CLftOill et BtTOif.

CYDNUS, auj. Kara-sou, riv. deCillde, passait 4 Tarse et se Jette dans la Méditerranée après un court de 60 kll. Ses eaux sont très froides. Alexandre faillit mourir après b't être baierné. et l'empereur Frédéric I s'y noya, "dit-on (1190). V. calycaditosj,

CYDON, auj. la Canée, v. de Crète, sur la cote N. 0., donna son nom aux coings {eydonia poma).

CYM.ENK, G'»///eM/iMm.,auJ. Zyria, haute mont. d'Arcadie, au N. E., consacrée à Mercure, qui y était né— V. d'Elidc, auj. Chiarenza (Clarcnec), au N. O. d'Elis, était le port de cette v. Saccagée par lesCoreyréens dans la g. du Péloponèsc. Temple d'E*cnlape.

CYLON. Athénien, s'empara de la citadelle pour dominer la v. sous farcit. Mégaclès (598 av. J.-C.). il fut asségé et prit la fuite : ses partisans furent massacrés. — Crotoniate. ennemi de Pythagore, excita une émeute contre les Pythagoriciens assemblés chea l'athlète Milon, et en fit périr un grand nombre.

CYNEGIRE, Athénien célèbre par sa valeur héroïque. Après la bataille de Marathon, il poursuivit les vai.«*« aux des Perses, et en saisit un de la main droite: cette main ayant été coupée par l'ennemi, il saUlt le vaisseau de la gauche, et celle-ci ayant eu le mime sort, U s'attacha au bâtiment av«c

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