I.i Ai .LS. Voy. dacib
DACU (Simon). ]>oéte prussien, né à Memel en 1605, me rt en 1695, fut professeur de poésie à l'université de KcBnigsberg. 11 a composé des Chants d'église, encore eu usagedans les églises lutbériennes, et des Odes : la Rose, l'Aigle, le Lion, etc., dont le recueil est intitulé : le Sceptre de l'électoral de Brandebourg, K<Euigsberg,l696,in-4. On conserve de lui à Breslau 6 vol. manuscrits d'ouvrages poétiques.
DAC11AU, bourg de Bavière (ber), a 22 kil. N. E. de ilunicb; 1.20* bab. Il est important par ses colonies agricoles, fondées à la fin du dernier siècle. — Dacbau avait des comtes issus de ceux de Scbeuern et dont la race s'éteignit en 1175. Le comté avait été vendu auparavant à Otbon I.
DACi II T. ï , savant compilateur. Voy. acrenr.
DACH1NABADES. peuple de la côte occidentale de l'Inde ancienne, habitait le pays compris entre Barygaxa (Cambaye) et le royaume do Pandion, et qui est connu auj. sous les noms de Konkan, Kauara, Malabar, c^esl-k-dire une partie «lu Décan actuel. Dachinabad semble même vouloir dire villes (abad) du Décan.
DAŒ, Dacia, grande région de l'empire romain, avait pour bornes au S. le Danube, a l'E. le Pont-Euxin, au N. E. \c% Alpes Dastarnicœ ou monts Krapaths, au N. 0. le Danaster ou Dniestr, et répondait à la Moldavie, à la Valachie. à laTran-
Slvanie, et au N. E. de la Hongrie. Avant Conmtin,on distinguait la Dacle en Dacie Trajane et Dacie Aurélienne. — La Docte Trajane ou Dacle propre, au N. du Danube, avait pour bornes le Pont-Euxin, le Danaster, les Alpes Bastarntques et une ligne diagonale entre le Danube et la Tbeiss. Sa capitale était Zarmigétbuse ou Augusta Dacica. Les Daces, dont le nom, le môme que Deutsch, indi-
DACI
que une origine allemande, étaient farouebes, braves et incivilisés; ils ne fui ent soumis que par Trajao, aprèslO ans de guerre. Ce prince prit Zarmigétbuse et força Décébale^roi des Daces,à se donner la mort (105 de J.-C). La Dacie était une des provinces frontières de l'empire et comme une téte de pont contre les Barbare». Trajan y établit beaucoup de colonies; ses successeurs la négligèrent, et Aurélien l'abandonua (274). Elle tomba bientôt après sous la domination des Gotbs, puis sous celle des Huns, des Gépides et des Avares. Les traces de la domination romaine y sont encore visibles : les Yalaques se nomment Roumouni et leur langue est en partie fille du latin. — La Dacie d' Aurélien, sm S. du Danube, fut formée aux dépens de la Mésie, lorsque Aurélien abandonna la vraie Dacie. Cette nouvelle province se trouvaitentre la Mésie Supérieure & l'E., la Mésie Inférieure a l'O., et avait pour bornes au S. la Macédoine ;Sardique était sa capitale. — Sous Constantin on donna le nom de Dacie à l'un des deux diocèses do la préfecture d'Orient : il comprenait l'aiicienne Mésie Supérieure et la Dacie Aurélienne, plus quelques districts au S. E., et se divisa!t en 6 provinces, savoir : 1° Dacie Riveraine (Dacia Riparia ou Ripensis), entre les rives de la Tbeiss et du Danube, auj. partie de la Hongrie et le Banat; cb.-l., Rat tari a : 2° Dacie tuférieure ou Méditerranée (D. Mediterranea), partie de la Transylvanie; cb.-l., Sardique; 3° Dacio Transalpine (Dacq Transalpina). où l'on arrivait en franchissant lev Alpes Bastarniques, auj. la Valachie, la Moldavie et la Bessarabie; 4* Mésie Supérieure [Uaaia Superior), ch.-l.. Viminiacum; 5* Dardante (Dardama), ch.-l., Scupi; 6* Prévalitane; ch.-l., Scodra. — On a confondu les Daccs avec les Gèles ; ceux-ci habitaient plus à l'E. en descendant le cours de l'Ister.
DAC1ER, célèbre couple d'érudiU. André Dacier, né à Castres en 1651 d'un avocat protestant, mort en 1722, étudia à Saumur sous Tanneguy-Lefebvre, et eut pour compague de ses éludes ta dite de 08 savant ; il ne tarda pas à deveuir amoureux de son émule et l'épousa eu 1683. Tous deux abjurèrent le prolestaulisme dans lequel ils avaient été élevés. Dacier fut mis par Monlausier au nombre des savants chargés de commtnter les auteurs anciens pour l'usage du dauphin; il obtint ensuite la place de garde des livres du Cabinet du Roi, fut reçu en 1695 à l'Académie des Inscriptions, et peu après à l'Acad. française, dont il devint en 17 31 secrétaire perpétuel. Ou a de lui des éditions de Pomponius Fesius et de