‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 315 sur 567 · CYR · texte numérisé non relu

CYR

cap Phuicus ; ch.-l. , Cyrène: autres villes principales PlolémaJs, Apollonie, Bérénice, Teurhira ou Aninoé (en loul cinq villes, d'où le nom de Pcntapole). DéserU de sables à l'intérieur; sol riant, fertile.

micui arrosé au nord. Commerce actif et très répandu. — La Cyrénalque fut colonisée par les Grecs Suivant les traditions, le Laconieo Battus fut le premier qui vint s'y établir (630 ans av. J.-C.). Il fonda Cyrène. La Cyrénalque forma d'abord une ligue dans laquelle Cyrène avait le 1*' rang, et qui souvent eut des contestations avec Carlhagc. Jointe à l'Egypte sous Alexandre, elle resta après sa mor* soumise aux Lagides ( 320 ), forma en 264 un éta* particulier tributaire de l'Egypte et parfois indépendant, Jusqu'à ce qu'il fût légué aux Romains par son dernier roi (96). Sa réduction en province romaine eut lieu l'an 65 av. J.-C.

CYRENAlQUES, secte de philosophes grecs qui avaient pour chef Arislippe de Cyrène : ils enseignaient que l'homme ne doit vivre que pour la plaisir. Us se fondirent avec les Épicuriens. CYRÈNE, aoj. Cttrin ou Grennah, ville de l'A-

frique septentrionale, à 16 kil. de la côte, capital» de la Cyrénalque, était la ville d'Afrique la plus commerçante après Carthage tant qu Aleiandris n'exista pas. Elle fut fondée l'an 630 av. J.-C.

tei dents. Ce héros était frère du poète Eschyle, I que ancienne, à l'O. de l'Egypte, le long de la côte CYNIQUES, secte de philosophes grecs, avait pour j de la Méditerranée depuis ia grande Syrte jusqu'au

chef lalhéuien Anlislhèue. Us furent ainsi nommés

du mol grec cyon, cyno», qui veut dire chien, parce

que, dépouillaul comme le chien toute pudeur, ils

bravaient les bienséances sociales. Selon d'autres ,

leur nom vient de Cynosarye», lieu où ils se réunis-

Aiicnl. Les cyniques soutenaient qu'on ne devait rougir que de ce qui est criminel ; ils affectaient un • grand mépris pour la parure, les richesses, les arts

et les sciences; ils ne portaient jamais qu'un manteau en Lambeaux, un bâton et une besace. Les

principaux persounages de cette secte, après An-

;i*lbènc, sont Craies, Diogène et Ménippe. Cette

secte se fondit dans celle des Stoïciens. CYNUP0L1S. e.-à-d. ville de» chien», ville de

1 Égvpte ancienne (ThébaldeJ, vis-à-vis de Co. On adorait Anubis à tête de chacal ou de chien. CYNOSARGES, bourg de l'Atlique aux portes

d'Athènes. Les Cyniques y tenaient leur école.

CYNOSCEPIi ALES , c.-à-d. tête» de chien, lieu de Thessalic , ainsi nommé de hauteurs qu'on y remarque et qui offrent celle forme, est célèbre par

2 batailles qui s'y livrèrent: dans la 1" (366 av. J.-C), Pélopidas, général des Thébains, défit les Tiiessaliens conduits par Alexandre, tyran de Phèrf« ; mais il trouva la mort en combattant. Dans la !• (197 av. J.-C.), le général romain Flamininus

K'-flt complètement Philippe V, roi de M.u*doinc,

l par cette victoire mit An & la ^ooniio guerre de

MaeMoine. Cynreeephàlc* était située au S. E. et

p: *»/*» Sffifii«at à |'K de Pharvile.

CYNTHIUS (mont), dans l'Ile de DSlos, semblait très haut aux anciens et passait pour le lieu où Diane et Apollon étaient venus au monde.

CYNUIUE, Cynuna, petite contrée de ÏArgolide, A l'cxlrém.té S. Ch.-l., Thyrce.

CYPARISSE, Cyparissus, anj. Ârkadia (et non Casiel-HamponOy comme le supposait d'A mille), anc. v. de Messénie, sur un golfe de la mer Ionienne, qui en prenait le nom de golfe de Cyparisse.

CYPR1EN (saint), Tluuciu* Cœcitiu» Cyprianu» l'un des principaux pères de l'église latine, né A Cartilage au commencement du m* siècle, de parents païens, professa d'abord La rhétorique, se convertit ensuite au christianisme, et fut élu évêquede Carthage en 248. 11 fut persécuté sous l'empereur Dèce , et forcé de quitter Carthage ; mais il y rentra bientôt et étouffa les hérésies qui s'étaient répandues en son absence. 11 eut une querelle aases vive avec le pape Etienne au sujet du baptême donné par les hérétiques, et soutint contre ce pape que ce baptême n'était pas valide. Sous l'empereur Valérien il fut exilé et peu de temps après souffrit le martyre (258). On iï-te ce saint le 16 septembre. S. Cvprien a Laissé quelques écrits religieux qui ont été imprimés plusieurs fois ; la meilleure édition est celle qui fut commencée par Baluxe et terminée pardom Maran , Paris, 1726, In-fol. Une

rrtie de ses Œuvre g a été traduite en français par Tigcon, Paris, 1574 : par Lambert, 1G* 2, et par M. Guillon, Paris. 1838, 2 vol. In- 8. Ces oeuvres • composent de traités et de lettres. Les principaux traités sont : De» Tombé» (on nommait ainsi ceux qui avaient fléchi pendant I» persécution de Dèce), de C Unité de l'Eylue, Ut t Or auou dominicale. — Un autre S. Cyprien. év. de Toulon en 616. est fêté le 3<>ct. CYPRUS, île de La Méditerranée. Voy. chymiz. CYPSELUS, tyran deCorinUie, issu de la race dea ftacchiade* , régna avec modération pendant 30 ans I vers 657-627) , laissa le pouvoir à son fils Périan-

par Batti», venu de Théra et prit son nom de Cyrène, nvmphe qui fut aimée d'Apollon et qui, fuyant la poursuite du dieu, s'était réfugiée dans cette partie de la côte d'Afrique. La philosophie y fleurit avec beaucoup d'éclat. Arislippe y fonda l'écolt îyrénaTque. Ce n'est plus qu'un miséraHe -ilïag*. mais ses ruinos sont encore belles.

CYRIAUUE, |>atriaiT|itt de Constantinopie après Jean-le-Jeûneur, en 596, prit le titre û'évéque oxuménique; mais l'empereur Phocas défendit par un édit de donner ce titre à d'autres évéques qu'à celui de Rome. Cyriaque er. mourut, dit-on, de chagrin, 606. C. (saint) .diacre, martyrà Rome, est fêté le 16 mars. CYRILLE (saint), père de l'église grecque, né I Jérusalem en 31 5, devint patriarche de cette ville en 350. Il fut déposé en 357 par les intrigues d'Aeacius , évêque de Césarée, et rappelé au commencement du règne de Julien. Il fut exilé de nouveau par l'empereur Valens, et ne remonta sur son siège qu après la mort de ce prince (378). Il le conserva Jusqu'à sa mort, arrivée en 386. Ses Œuvre» ont été p- gr.lat.,Par.f1720,in-f.;Munich,IK18,2v.io -8 Elles se composent principalement de CaUchetet ou Instructions tur la religion , ouvr. que l'on regarde comme le plus ancien et l'un des meilleurs exposés de la fol chrétienne. Ses Catéchise» ont été trad. en franc, par Grancolas, 1715. On le fête le 18 mars.

craiLLLK (saint) , pstrisrche d'Alexandrie en 412, déploya un grand sèle contre l'hérésie, ferma les egl. des Novatiens cl chassa les Juifsd'Alexaudric ; ces mesures énergiques rengagèrent dans de vifs démêlés av.Oreste, préfet d'Egypte, et furent l'occas. descènes sanglantes (F. byt-xtik). S. Cyrille combattit éiralem. Nestoriusetcontr ibua à le fa ire coudamner par le couc d'Ephèse,431.Il m. en 441. méritant le titrede Défenseur de f Eglise, que lui déc.S. Célestin. Uaéc.contre Manès, Photin, Apollinaire, et contre Julien-t'ApostaL La meilleure édition de ses Œuvre» est celle de J . Aubert. Paris, 7 vol in-fol.. 1638. grec-lstin. On estime son traité inlit /<• Trésor, On l'hon.lei?» jjnf.et S) j ni II.

evsiLLi (saint), dit f Apôtre de» Slave», fut appelé d'abord Constantin, et surnommé te Philosophe ] U naquit au ix» siècle à ThcssaJonique d'une famille

dre. et fut ainsi la souche d'une race dite des Cyp- sénatoriale. Envoyé par St. Ignace vers les Khaxar* stlidc*. qui régna 73 ans à Corinlhe. I U convertit leur khan, et baptisa toute la nation

CYR, r.ctajuiESTiQOE.— CYRANO. V. cc.ncr.iuc. En 860 il alla prêcher La foi chex les Bulgares dans CYRLNAlQliE , dite aussi PENTAPOLE DE la Moravie et la Bohême. U établit à Bude une aci- LYBlk, auj. roy. de Biuxah, vaste contrée de l'Ain 1 démle et Inventa l'alphabet slavon. appelé de son

CYSS

CZAS

nom eyriUien.ÏÏ mourut à Rome en 88?. On lai attribue plusieurs ouvrages sur la langue slavone, et det Apologues moraux publiés par le P. Cordier, Tienne, 1630, In- 12. La I" édition est inUtulée : Spéculum sapientix beati Cyrilli, Raie, vers 1480. Les Grecs fêtent ce saint le 14 février.

Cyrille locar. patriarche grec, né en 1572 dans me de Candie, occu|tait depuis plusieurs années le liège d'Alexandrie, lorsqu'il fut élevé sur celui de Constantinople, 1621. S'éLmt montré disposé à un rapprochement entre l'église grecque et l'église réformée, il fut soupçonné par les Grecs de partialité

fiour la réforme . puis accusé de trahison par des anatiques auprésdu sultan . qui le mit à mort, 1638. CYRNOS. ancien nom de la corse.

CYROPOLIS ou CYRESCHATA, Tille de Sogdiane, sur l'Iatarte ; grande et forte. Fondée par Cyrus, prise et minée par Alexandre.

CYKRHESTIQCE, Currhestûa, auj. partie des pachalicks de Damas et de Manu !» ; province de la Syrie septentrionale, à 1*0. de la Comagène, et a l'E. des monts Amanes, avait pour ch. -1. Cyr {(.yrrhus), située sur un affinent de rOronle.et qui donnait son nom au pays, ancien évèché, occupé par Théodore!.

CYRUS, roi de Perse, Ois de Camtiy»e, prince perse, et de Mandane, fille d'Aslvage , roi des Mèdes, naquit vers l'an 599 av. J.-C Selon Hérodote,

S ru. fut eipoaé après sa naissance par son grandpe Astvage. à qui un oracle avait prédit qu'il serait détrôné par son pctit-flli . selon Xénophon, il fut élevé avec le plus grand soin à la cour d 'Aslyage, cl commanda le* armée* du OU de ce prince, Cyaxarell. 11 rendit I indépendance à la Perse qui depuis longtemps était sous la domination des Hédes, et se fit nommer roi de ce pays vers l an 560 av. 1M\. 11 agrandit en peu de temps son empire naissant, qui devint bientôt la plus vaste de l'Asie. II défit d'abord Crésus, roi de Lydie, à la célèbre bataille de Thymbrée (548) : s empara de Sardes, sa capitale, et de presque toute l Atie-Mineure; puis tint mettre le siège devant Babylone , où régnait Labynétus ou Balihaaar, et prit cette ville après avoir détourné les eaux de l'Euphrate, l'an 538 ar. J.-C. Le roi de Médie, Cyaxare, étant mort peu de temps après sans enfanta, Cyrus, son neveu , hérita de se» état* par droit de naissance (536), et se trouva ainsi maître de presque toute l'Asie. Son empire comprenait les empires de Babylone, d'Assyrie, des Mèdes et des Perses, avec 1 Asie-Mineure. On ignore quelle fut la fin de ce conquérant. Selon Xénophon, il mourut fort âgé et dans les brade ses enfants: selon Hérodote, avant tourné ses armée contre les Massttirctes, il tomba entre les mains de leur reine, Thomyris, qui le fit mettre à mort et plongea m ici.- dans un vaee rempli as sang, en disant: «Monstre, abreuve-toi de ce *ng dont tu as toujours été altéré. • On place sa mort en 530.

émus, dit le Jeans, fils de Darius Nothus et frère d'Arlaxeree Mnémon, roi de Perso, fut nommé pou- Terne ur des provinces de l'Aste-llineura lorsque son frère monta sur le trône (l'an 404 ar. J.-C.). Dévoré du désir de régner. 11 s'avança contre son frère avec une armée de 100,000 Barbares et de

11,000 Grecs. Artaxerce marcha au-devant de lui à la tête d'une armée bien «npér.,ei l'ayant reneantré prés de Cunaxa, il le vainquit et le tua do sa propre main l'an 40» av. J.-C Cyrus avait à son service

Cléarque et Xénophon. Ce dernier, après la défaite de Cvrus. sauva les Grec» qnl étaient & sa solde, par la fameuse retraite dite des Duc Mlle. CVRUS, fleuve de l'Asie ancienne., auj. 'e kocr. Ci SOlNti. eh.-l. de cant (Nord), 4 13 kll de Lille : 2.400 hab.

CYSSUS, suj. Tchetmi, port d< la presqu'île deClatnmènes àlE-drltledeChlos. Les Romains y détruiront ta flotta d'Anliochua-le-Grand. 193 av. J.-C.

CYTHERE. Cythera anj. Cerigo, fie situé près >■ la côte S. de la Laconie, célèbre par le culte de énus. La fable fait naître celle déesse dans la mer mitonnante On y fait aussi naître Hélène. CYTrINOS, auj. Thermia. une des Cyclades, ntre Géos au N. et Sériphe au S.

CYZIQUE, Cyst'eu», ville de rAMC-Minenre,dans I Phrygie HeUespontique et p'us lard dans ta Myie), sur un isthme qui joint la petite presqu'île le Gyxiqtie au continent, et sur la Propontide. Cyique est célèbre par ses temp es, son Prytanée (qui lait le second après celui d'Athènes) ; par ses .-ymnases, ses théâtres, ses stades, son port, ses ar- •enauxet ses fortifications. Alcibiade battit aux environs de cette vii c les troupes larédémonieunei l'an 410 avant J.-C. Mithridate en fil le siège avec uni, 000 hommes (74 ans avant J. C). Lucul us la dégagea par ses savantes man ouvres, et y remporta la victoire dite de Cyzique, en 73. Au iV siè- He, elle devint le ch.-l. de la proviuce dite Hellespont, dans le diocèse d'Asie.

CYZIOUE Usmocnos de). Foy. atitjochus ne. CZxCKl (Thiddée), homme d'Etat, né à Porit en Volhynle l'an 176», d'une aucieune famille d' ce pays, mort à Duhno en i8i3 , fut dè» l'âge de 21 ans nommé onmmiwaire de* finances par la diète de Pologne et atarofte de No'.igrodek. Lors du partage de la Pologne ( il; * Ij.sea biens furent ronflai nés, et II fut forcé de solliciter une place de professeur à runlversilé de Cracovie : mais à la mort de Catherine Il (1796), l'empereur Paul lui rendit ses biens. Nommé cor. *ri lier privé sous Alexandre, il consacra toute son influence à relever le commerce et à Taire fleurir les lettres dans la Pologne: il créa le gymnase de Krxémieniec (1803), et organisa un grand nombre d'écoles dans la Volhynle, la Podolie et le , gouvernement de kief. On lui doit aussi plusieurs ouvrages d'histoire et d'économie politique: le plus important est un Essai historique et philosophique sur les lois de la Lithuanie , Varsovie, 1 800, 2 vol. ln-4 .

GZAR ou TSAR, nom que porte l'empereur de Russie et que l'on fait dériver de César. Le premier qui le porta fut Ivan IV, (Ils de Wasili IV, qui secoua le joug dea Tartares : il le prit en t547.

CZARMEGKI (Etienne), le Du Guesclin de la Pologne, général polonais, né en 1599, fit ses premières armes contre Chmleinicki , hetman de* Cosaque*, et nonlre les Russes: fut nommé général en 1643 , et eartrllan de Kief. Ifi54; Il défendit pendant deux mois, en 1655, la ville de Cracovie contre Charles- Guslave, roi de Suède. Le roi J. -Casimir le récompensa en lui donnant le comté de Tykoeain avec le titre de palatin et eaiui da UHroseur de fa Poloçne. H mourut au milieu d'à ne l contre les Gosaquca, 1664.

CZAHTOKYISKI (ses priât*»), famille noble de Lithuanie, issue de ta mai «on royale des Japellons et

Îui a joué un grand rôle daas l'histoire de la Pologne, lie a prie son nom de Csartarysk petite ville de la Volhynie, sur le Styr. En 1411, LadWas Jagellon donna aux Cfartoryiaki le titre de princes, comme étant proches parents de la dynastie régnante. En 1569, on les trouve aidant Sigismond-Auguste à réunir la Lithuanie à la Pologne. Au iviii» siècle, Constance Csartorytska épouse le comte Poniatowalu et a pour flls Stanislas- Auguste, qui fut roi de Pologne (176S-I795). — Adam-Casimir Cxartoryiski . oeveu de Constance, né en 1781, mort en 1823, était palatin de Russie, staroste de Podolie et feld-maréchal d'Autriche. 11 prit part aux diverse» tentative* que firent les Polonais pour secouer le joug de I étranger, et depuis 1 81 S vécut retiié dans tes domaines, cultivant et protégeant les lettres. Ses compatriote* l'ont surnommé le Mécène de la Pologne.

CZASLAU , ville de Bohême , ch.-l. d uo cercte de rnCœe nom, à 69 kil. S. E. de Pnunie 2.5a0 nab.

CZEK — 451 — CZOK

Très haut clocher. Raffinerie de salpêtre. — Le cercle de Csaslau est situé entre eeui de Kaurxim , Chrinl.m. Taboret la Moravie; il a 76 ail. sur && et 226.000 bab.

CZEKSTOCHOWA , Tille de la Russie d'Europe (Pologne), dan* le gouvernement de KaJisi , à 120 kil. S. E. de Kalis»; 2,000 bab. E*le su divisa en deui parties : Nouvelle -Cientlochowa , an pied du Klarenberg (on y voit un couvent célèbre, objet de pèlerinages), et MePle-Cienstochowa. Cette Tille est célèbre par le siège qu'y soutint contre les Russes, en 1771, Casimir Pulawski, chef de la confédération de Bar. Les Français la prirent en 1812 et les Musses ratèrent ses fortifications en 1813.

CZEK M GEORGE(c.-a-d. Otorye /eAoïr, àcau«e de soi» tei ut basané), né près de Belgrade, ou, selon une versiou récente, à Nancy, montra dè« l'enfance une haine violente contre les Turcs. Il servit d'abord dans les troupes autrichienne*; mais ayant tué son capitaine, il fut forcé de s'enfuir ; il se mit alors à la tête d'une bande de Grecs, d'Esrlavona et de Croates qui harcelaient sans cesse les Turcs sur les frontières : il établit une discipline sévère parmi ses troupes, remporta plusieurs victoires sur les Turcs, •'empara de Belgrade, se fll proclamer généralissime des Scniens . et força la Porte à le reconnaître prince de Servie. 1806. En 1807, il fut vaincu près de Widdin et forcé de céder une partie de ses po**e*sions: mais peu a|irès, eicité par la Russie, il recommença la guerre et la soutint jusqu'en 1313, où i! fût obligé d évacuer la Servie. L'année suivante il obtint encore quelques succès sur la Dwina. L'empereur Alexandre l'appela près de lui, le créa prince et générai ; mais Czcrni-George, •'étant aventuré 4 rentrer

en Turquie , fut pria et décapité par le pacha de Belgrade, 1817. Czerni-George était tellement absolu elcruel qu'il n'hésita pas à mettre à mort son propre ' père et son frère pour maintenir «on autorité.

CZERN1GUV ville de la Russie d Europe, rh.-L du gouvernement de même nom. à 373 kil. S. E. de Minsk, sur la Desna; 17,000 hab. Archevêché.

— Cette ville eut dès le ix« siècle des seigneur* particuliers, dont la descendance s éteignit au un* siècle. En 1239, les Tartan» s'emparèrent de Ciernigov et en massacrèrent les habitants. Elle passa ensuite sou» la domination des Lithuaniens. En IS09, Waaili s'en empara et la réunit à la Russie. — La gouvernement de Cxernigov, situé entre ceui de Mohilev, de Smolensk, d Orel. de Koursk, de Pultawa, de Kiev et de Minsk, a 3% kil. sur 140, et compte 1.&00.000 hab.

C2ERNOVICZ. ville des États autrichiens Gai ne;, eapit. de la Bukowine. à 740 kil. E. de Vienm, 7,000 liah. Industrie variée; commerce. Institut philosophique et théologique.

CZERSKO, ville de la Russie d'Europe (Pologne dans la Maxovie, à 3S kil. S. 0. de Varsov ie ; 3S0 bab. Jadis capitale et résidence dea ducs de la Maxovii.

CZ1RK.MTZ, villant des Etat* autneh. (Carniok), à 2li kil. S. 0. de Laybarli, auprès d'un Inr île même nom, remarquable par ses iotermittcneei (l'eau disparaît souvent l'été, et le fond du lac eitalorsrullivé).

CZONCRAD. Voy. csomcrad.

CZORTKUW, ville des Euu autrichiens (Galicie) . ch.-L de cercle, à 1M kil. de Lemberg ; 2,000 hab .

— Le cercle de Cxorlkow, sJ'.ué entre celui de Tar nopol, la Bukovine et la Podolie, iNktl.w i'J. et 176,000 bab. Ch.-L, Zalmcysli.

DACI

D, dans les abréviations de noms propres, est pour Decius. Dominiu, Deus, Dû-us ; DR. pour Drusus; D. 0. M. pour Deo optimo maximo (au Dieu très bon et très grand).

DADU, Dagsburg. b. de la Mcurlhe, sur la limite du B. -Rb. , a 20 k. S. de Phalsbourg; 1 ,507 b . Au x cut. , ruinesd'un château détruilen 1679 par les Français. — Dabo a été un comté tassai des évèques de Strasbourg, et qui passa dans la maison de Linange vers 1250.

DABOUL ou DABUL, ville de l'Iode anglaise {Bombay), sur la côte du Konkan, par 17* 53' lat. N. et 71*4' long. E. Jadis très commerçante, auj. peu importante. Les Portugais la pillèrent en 1509.

DACA ou DACCA, viUe de l'Inde. Voy. dasjla.

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