‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 32 sur 567 · AJAX · texte numérisé non relu

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A-KEM

faux thermale* en renom. Antiquité*. C'est là • q j cul Heu la cession de la Savoie et de la Maurienne à Berold par Rodolphe, l'an 1000.

aix (ile d' i, dans l'Océan, à 7 kil. de l'embouchure de la Charente (Char.-lnf.), au N. 0., avec un rilL du nom d'Aix; 43* ■ h. Place forte, phare. Pèche.

aix-dangilloh , ch.-l. de cant. (Cher), à 20 k. N. E.de Bourges: 1 ,200 hab. Antiquités romaines et restes d'un vieux château.

aix-en-othe , ch.-l. de cant. (Aube), à 26 kil. 0. de Troyes; 1,670 liab. Filature de coton renommée.

Aix-la-Chapelle, Aachen en allemand, Aquu Granum ou Aquœ Grani en latin , ville imitante des Etats prussiens, dans la province Rhénane , ch.-l. du gouvernement d'Aii-la-Chapelle , jadis ville impériale, à 708 kil. N. E. de Paris, à 67 kil. S. 0. de Cologne, par 3« 55' long. E., 50° 66' lal. N.; env. 48000 h Cour d'appel, église collégiale, hôleb-de-ville magnifique, cathédrale célèbre bâtie par Charlemagne, plusieurs monuments modernes; gymnase, école de métiers ; belle galerie de tableaux; nombreuses fabriques de draps et étoffes légères, d'aiguilles, épingles, etc. On voit k Aix-la-Cha(>elle le tombeau de Charlemagne et celui de l'empereur Olhon III. On y conserve les reliques de Charlemagne, dites les Grandet- Relique*, qu'on ne montre au peuple que tous les sept ans et qui attirent depuis des siècles un grand nombre de pèlerins. Auprès de la ville sont des eaux thermales sulfureuses et ferrugineuses fort en vogue. Cette ville fut fondée, selon la tradition, par le Romain Cranus, sous Adrien, vers 124 de J.-C.: mais plus probablement vers 773, par Charlemagne, qui en découvrit les eaux dans une partie de chasse et y Ht construire une chapelle : d'où son nom d'Aix ( pour Aquœ ) la Chapelle. Cet empereur en fit sa résidence habituelle et la capitale de tout son empire ; la plupart des empereurs s'y firent couronner, tille resta ville libre et impériale juqu'en 1792 que Dumouriez s'en empara ; prise et reprise depuis, elle resta aux Français de 1794 i 1814 et devint sous l'empire le ch.-lieu du département de la Roer. En 1814, elle fut donnée à la Prusse. On y signa deux traités célèbres: la paix de 1668 entre l'Espagne et Louis XIV, qui assura à la France la possession de la Flan- <lre : la paix de 1748, qui termina la guerre de la succession d'Autriche. C'est aussi là qu'eut lieu en 1818 !e concrès où la Sainte-Alliance abréeca le temps de l'occupation «le la France. Il se tint à Aix-la- Chapelle plusieurs conciles. — Le gouvernement d'Aix-la-Chapelle est un des cinq gouvernements de la province rhénane (Prusse) ; il a pour ch.-l. la ville de son nom et pour ville» principales Burtscheid ou Borcette, Stolbcr, Juliers, Duren, Eupeu, Montjoie, M.ilmédy.

A1XE, ch.-l. de cant. (Haute-Vienne], à 10 kil. de Limones; 2,645 hab.

AJACCIO, ch.-l. du dép. de la Corse, sur la côte 0., à 1,050 k. S. E. de Paris: 9,000 bah. ; évéché, résidence du pénéral commandant le dép.; place forte. Acad.univ.,collopccom. Port commode, mais trop large d'entrée et mal à l'abri des vents d'O. Cathédrale, ancien couvent des jésuites, casernes ; commerce en vin, huile, corail. Elle était jadis à 2 k. plus au N., et se nommait Adjncium; ce n'est pas, comme on l'a cru, l'antique Urcimum. Elle est au heu actuel depuis 1495. Pat. de Napoléon.— L'arr. d'Aj accio a 12 cantons : Bastelica, Bocopnano, Evisa, Ste-.Marie, Piana, Salice, Sarri, Sarrola, Soccia.Vico, Zicaxo, plus Ajaccio), 75 comm. et 46,383 hab.

AJAN, jlsantVi, contrée de l'Afrique orientale, va le long des côtes de la mer des Indes, du fleuve Mapadoxo au cap. Gnrdafui, entre 2" et 3" de lat. N., et s'étend indéfiniment dans les terres. Ce pays est fort peu connu. La côte d'Ajan est en général stén <Lwvy„!r0UTeun Peu dc mvrllie et d'aromates.

AJAa, fils dc Télamon et roi de Salamiue, était

après Achille, le plus vaillant des princes grecs. Il combattit contre Hector pendant un jour entier, sans pouvoir décider la victoire. H disputa à Ulysse les armes d'Achille : furieux de n'avoir pu lemporter, il tomba dans un délire violent pendant lequel il égorgea un troupeau de moutons, croyant immoler les Grecs à sa vengeance. Ayant bientôt reconnu son erreur, il en fut si houleux qu'il se perça de son é|>ée. La démence d Ajax est le sujet d'une tragédie de Sophocle.

ajax, fils d Oïléc et roi des Locriens , est célèbre par son impiété. 11 alla au siège de Troie, et après le sac de la ville, il fit violence à Cassandre dans le temple de Minerve. Lorsqu il rctou niait en Grèce, la déesse irritée Ut périr sa flotte par une tempête ; il échappa cependant k la mort et se sauva sur un rocher , d'où il insultait encore les dieux , quand Neptune fendit le roc et l engloutit dans les Oots.

AKABA (Kalaat-el), Asionaaber , Alla ou Elalh des Orientaux, ville d'Arabie (ilcdjaz),au fond d'un petit golfe que la mer Rouge forme au N. E., et! dépendante de l'Egypte. Petit port, rendez-vous d une partie des Musulmans égyptiens ou barliaresques qui entreprennent le pèlerinage de la Mecque. ALaba donne son nom & l'un des deux golfes terminaux de la mer Rouge, celui qui est le plus à l'E. — 11 y a une autre Akatta dans l'intérieur dc l'Arabie.

AKAK1A (Martin), professeur de médecine à l'université dc l'.ins, médecin de François 1 , mort en 1551, a traduit Galien et a laissé quelques ouvrages dc médecine. Il se nommait Suns-ilulice et il changea son nom en celui d'Akakia qui en est la traduction grecque. — Voltaire, dans un de ses |»amphlels les plus comiques (Diatribe du docteur Akakia), a désigné sous ce nom burlesque le président de l'académie de Berlin, Maupertuis.

AKALTSIKÉ ou AK1SKA, ville dc Russie asiatique ('Géorgie), sur un affilient du Kour, à 183 kil. N. E. d Erzeroum, par 40' 45' long. F., 41° 55' lat. N. est un des principaux entrepôts du commerce avec la Turquie; 4.500 malsons; célèbre mosquée d'Achuiet. Cette ville aété cédée aux Russes en 1 829, et était jadis chef-lieu d'un |>achalik turc de même nom. — Le pachalik d'Akaltsiké ou Tcbeldir comprenait une partie de l'Arménie et de la Géorgie turque ; pays fertile, salubre, montueux; habité |»ar des races diverse* (Lues, Kourdes, Géorgiens, ainsi que Turcs). Il appartient auj. en partie k la Russie.

AK-BACHI-L1MAN. ville de Turquie d'Europe Roumélici, sur le détroit des Dardanelles, pris de l'ancienne Sestos, pour laquelle ou l'a prise à tort, et en face de l'anc. Abydos.

AKBAR | Mohammed), empereur motrol de l'Inde, né à Amerkok en 1542, descendait de Babour, issu lui-même dc Tamerlan. 11 monta sur le tiône à H ans (15561, et eut à combattre, dans le cours d'un règne dc 50 ans, des insurrections continuelles. Les soins de la guerre ne lui firent |»oint perdre de vue les sciences et les arts, dont il fut le protecteur ; il ordonna des recherches sur la population, sur les productions naturelles et industrielles de chaque province, et il fit rédiger sous ses yeux, par son crand-visir, Aboul-Fazel, un ouvrage qui renferme la description de l'Inde et l'histoire dc son lèsrne.

Akbar

mourut

en 1605, Aire de 63

ans.

On

crut

empoisonne. L'empire d'Akbar était compris entre l lndus, le mont Himalaya, le golfe de Bengale et le Décan : sa capitale était Asrah.

AKBARABAD. Voy. agrah.

AKCHEHER, Anttnchia ad Pisidiam, ville de Turquie d'Asie (Caramanie),par29* 15' long. E., 38* 13' lat. N. Nombreux ruisseaux k l'intérieur. Superbe mosquée et collège deBajaiet.Ce sultan y mourut, dit-on, après y avoir été rclécrué par Tamerlan.

A KEMP1S (Thomas), relipieux, ué vers 1380 au bourg de Kcrapen (diocèse de Cologne), d'où il tire

AKKE

ÀLAC

en 1471, entra en 1309 au monastère du mont Sainte-Agnès, prés de Zwoll ( Pays-Ban;, prit Tliabit religieux, devint sous-prieur de son ordre et donna I exemple de la piété. 11 s'occupait surtout de l'instruction des novices, et composa pour eux plusieurs ouvrages. On a de lui divers écrits a*cétiques : Soliloquium animœ, Vallis liliorum, Gemilus et tuspiria animœ parnitenlis, etc. On lui attribue communément le célèbre traité De Imitatione Christi , que d'autres donnent k J. Gerson. A- Kempls avait un talent calligraphique remarquable qui procurait k son couvent un assez bon revenu; on cite de sa main une Bible en 4 vol. in-f. qui lui demanda 15 ans de travail. Quelques-uns prétendaient qu'il n'avait fait que transcrire le livre de l'Imitation, et qu on a pris pour le nom de l'auteur ce qui n'était que la signature du copiste ; mais les autres ouvraee.qu'on ade lui prou ventqu'il pouvait écrire celui-ci. Ses OE u i re> fu r en t r é u n ies pou r la 1 ' • fois v ers 1 47 5 (o D ue trouve pas dans cette première édition I Imitation •t depuis, en 1600, 1607, etc., à Anvers (avec Vlmitation ). L'Imitation de J.-C. a eu plus de mille éditions diverses : elle a été traduite dans toutes les langues, notamment en français, par P.Corneille, Sac y, Gonnclicu. MM. Lamennais, Genoude, Darboy.

AKENSIDE (Mark), célèbre poète anglais, ne en J 721, à Newcastle, sur la Tyne, était Ois d'un boucher. Il fut envové à l'université d'Edimbourg, où il étudia d'abord la théologie qu'il abandonna bientôt pour la médecine. II exerça successivement comme médecin à Norlhampton, à Hampstcad et à Londres , et devint membre de la Société royale cl du collège des médecins. Il mourut en 1770. Tout en exerçant la médecine, il cultiva ta poésie avec succès. L'ouvrage qui a fait sa réputation est 'e poème didactique intitulé les Plaisirs de l'Imagination, écrit en vers blancs ; il l'avait composé dès l'âge de 23 ans ; U l'a depuis plusieurs fois retouché. Akcnside a aussi laissé quelques dissertations de médecine qui «ont estimées. Ses œuvres poétiques ont été réunies k Londres (1772), 1 vol. in-4°. Les Plaisirs de rimagination ont été traduits en français par d'Holbach. Amsterdam. 1769. et Paris, 1806.

AKERBLAD, archéologue suédois, fut attaché à l'ambassade suédoise à Constantinople, visita Jérusalem et la Troade (1792-97), fut chargé d'affaires à Paris (1800), et mourut k Rome en 1819.11 s'est surtout occupé d'antiquités égyptiennes ; on remarque parmi ses écrits deux lettres k M. de Sacy : la première Sur récriture cursive copte ( 1801), la deuxième Sur l' inscription égyptienne de Rosette (1802). ♦AKERMAN, ville de Ruscie. Voy. amerman.

AKH Voy. ax ou ac.

AKUALTSIKÊ. Voy. aialtsi«5.

AK-IUSSAR, c.-à-d. Château- R lane , Thyatira chec les anciens, ville de la Turquie d'Asie (Anatolie), prov. de Saroukan, k 102 kil. N. E. de Smyrne. Importante chei les anciens, mais déchue. Une des premières églises chrétiennes. Bons vins. Son territoire produit le meilleur coton de 1 Anatolie.

AKIBA, gâtant rabliin, né en Palestine, dans le l" siècle de J.-C., se jeta dans le parti de Barcochébas, qui mis fait révolter les Juifs contre les Romains, fut pris et écorché vif, l'an 135 de J.-C. On prétend qu'il avait alors 120 ans. On lui attribue un livre sur la Création, ainsi qu'une grande partie de la Mischna, recueil de traditions antiques. On le regarde comme le père de la cabale.

AKKAR ou AKK1AR, Demetrias, ville de la Tur-

Sie d Asie, en Syrie, k 35 kil. E. de Tripoli. Evôé maronite.

AKKERMAN on BIELGORODOK , Alba Julia, ville de laRussied Europe (Bessarabie), k48 kil.S.O. d'Odessa, par 28» 4' long. E., 46* 12" lat. N., sur on rocher, dans une baie du Dniestr, k 17 kil. de la Woire; 15,000 hab. Port peu profond, fortifica-

tions; Immenses salines; commerce. Traité de 18^0 entre la Russie et la Turquie, pour confirmer la paix de Bucharest, et dont la violation par les Turcs a causé la guerre de 1828.

AKLAT, petite ville de la Turquie asiatique (Van\ sur la côte N. 0. du lac de Van ; 1,000 maisons. Noyers, pommiers; climat froid. Prise par Djelal Eddin (1228); par Aueddin, sultan de Boum (1248); par les Turcs ottomans, un siècle après.

AKMYM, Chemmis ou Panopolis, ville de la Haute- Egypte, sur la rive droite du Nil, k 26 kil. N. 0. de Ujirdjeh. Catacombes aux environs ; ruines qui couvrent un espace immense et qui peut-être viennent de son beau temple d'Osiris, encore debout en partie ; grande manuf. de coton.

AKOUCIlA, ville et petite contrée de la Russie asiatique, dans le Caucase, habitée par les Lesghis.

AKSAI. riv.de la Russie asiatique, sort du Caucase, traverse le lac Tchouval, et se jette par quatre bouches dans la mer Caspienne. Elle formait jadis la limite de la Russie et de l'Iran.

AK-SERAI, Carsaura, ville de la Turquie d'Asie (Caramanie), sur l'Eusdcnt, k 133 kil. 0. de Kalsarieh, ch.-l. d'un livah. Château fort, jardins. — Le livah d'Ak-SéraT est dominé au S. par les monta Foudhal Baba , et baigné par l'Eusdcnt. Il a un grand lac salé, dit lac d Ak-Séraï, qui approvisionne de sel presque toute ! Ami -Mineure.

AKSOU, c.-à-d. Eau blanche, ville principale de la petite Boukarie, par 41° 9 lat. N., 76° 52' long. E.; résidence du commandant de toutes les trou* pes de cette division, et d'un chef indigène, vassal de la Chine. Le fertile canton environnant et la riv. qui le traverse se nomment aussi Aksou.

AKTAMAR, ile et fort de la Turquie asiatique (Van), sur la côte E. du lac de Van. Près de 1k est un monastère bâti en 653, résidence d'un des quatre patriarches d'Arménie (le patriarcat date de 1113'.

A k l ou: A. bras de la rive gauche du Volga, t'en sépare à 20 kil. N. de Tsaritsin, et se perd dans la mer Caspienne k KrasnoT-lar.

AL, c.-a-d. le, est le commencement de beaucoup de noms arabes tirés de la qualité par laquelle se signalaient certains personnages, comme Al-Mansor. Àl-Mamoun, etc. Voy., pour les noms qui ne seraient pas ici, le mot qui suit al.

A ! A M A M A , riv. des États-Unis, sort des monb Alleghany , court du N. au S., parcourt l'état auquel elle donne son nom, se réunit au Tombeckbé pour former la riv. Mobile, et se jette dans le golfs du Mexique par la baie Mobile.

alabama, un des états de l'Union, situé au S., entre ceux de Tenesséc au N.. de Géorgie k l'E., ds Mississipi k 10., et le golfe du Mexique au S., par 87» 91 «de long. 0., 30-35* de lat. N., a pourcapit. Tus» caloosa, et pour villes principales Mobile, Cahawba. Montgommery, Saint-Etienne. Il est partagé en 36 comtés. On y comptait 143,000 hab. en 1820; il y en avnit déjà 6.11 .SU en 1«55. Le rlim.it très-viri. permet d'y cultiver à la fois la canne à sucre et les céréales ainsi que les autres plantes de nos contrées. On y trouve plusieurs peuplades indigènes : Alabamas, Cherokis, Criks, Chartas, etc. L' Alabama n'a été admis qu'en 1819 au nombre des états.

ALACHAN (monts), chaîne secondaire de l'Altaï, longe le côté 0. de la grande courbure du Hoang-Ho.

A LACHEUR, Philadelphia, ville de la Turquie d'Asie (Anatolie), k 124 kil. E. de Smyrne ; résidence d'un évèque grec; 6,000 hab. Belle eatl.édra! • grecque, mosquées. Quelque industrie, étoffes en coton, teintures; eau minérale aux environs. — Fondée par Attale 11, roi de Pergame, dit Philadetphe.

ALACOQUE (Marie), née en 1647 k Lauthecour, près d'Autun, se voua de très lionne heure à la vie religieuse, et devint célèbre par ses vertus et par des grâces extraordinaires. Ayant été guérie d'une

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