AIGU
récemment réuni nui ordres impériaux de Russie. —
te Wurtemberg possible depuis 1702 un ordre de VA . r. 'Or, et lu duché de Mo lène, dep. 1SD6, VA, d'Esle.
AK'.NADEL. Voy. agnadel.
A1GNAN , ch.-l. de cant. (Gers), à II UL S. E. de Nogaro; 1,500 hab.
AIGISAN (Etienne), homme de leltrcfl, né en 1773, à Bcaugency-sur-Loire, mort en 1824, embrassa avec chaleur la cause de la révolution et n'en Tut pas moins, sous l'empire, un des plus assidus courtisans de Napoléon, qui le nomma aide des cérémonies et secrétaire du cabinet de l'introduction de* ambassadeurs. 11 fut reçu à l'Académie en 1 S 1 4 . Il est surtout connu par une traduction en vers de 17liade, 3 vol., 1809 ; on a aussi de lui une traduction en vers de l'Essai sur la critique de Pope : une traduction du Vieaire de Wakefield, 1 803 , et de quelques autres romans anglais, il a composé plusieurs tragédies qui ont eu peu de succès. 11 fut un des collaborateurs de la Minerve, journal politique libéral.
AIGN AY-LE-DUC , ch.-l. de cant. (Cotc-d'Or), à 40 lui. N. 0. de Dijon : 860 hab. Quelques antiquités (médailles, tombeaux).
AIGRK, ch.-l. de cant. (Charente), à 17kil.S.O. de Ruffcc; 1.380 hab.
AIGREFEUILLE, ch.-l. de cant. (Charente-Inf.\à 15 lui. N. de Rocbefort; 1,1001». Boom cau-de-tie.
aicrefeulle, ch.-l. de c*nt. (Loire-lnf.), à 17 kil. S. K. de Nantes: 750 hab.
AIGUEKLIJ.E,Car/>onari'a,bnuredcFranec(dép.
de Savoie), ch.-l. de cant., sur l'Arc et sur la roule d'It alie p ir le mont Cenis, arr. et a 27 k.N.O.deSt- Jcan-de-Mauriennc; 1200 h. Cuivre et fer aux rnv. Détruite par les Burgundes fv siècle) et les Sarrasins (855j, rebâtie par Bérold de Saxe (998). Bataille où le due de Savoie fut vaincu par les Franco- EspagnoU, 17 12. — B. de la Drùme, près do Cri{j nui, i N. Ane. abbavefond. oarS. Bernard; Trappistes.
i. An«\ abbaye fond, par S. Berui AIGl'Kl'EBSEwb/Miî sparui, cb.-l. duc du d -Dùtiic, a l.\ Lil.N. du Bi..iu;^,07I h. Près «le la, château de la Roche, où naquit le chancelier.de L'ilospital. — 11 v a une autre Algueperse dans le dép. du Rhône , a 46 kil. N. 0. de Villefranehe. ■
AIGUËS-MORTES , Aquct mortuœ, petite ville de France, ch.-l. de canton (Gard), à 31 kil. S. de Niantes , à l'embranchement de plusieurs canaux ; 2,550 hab. Aux environs sont les immenses salines du Peccais cl des marais qui rendent l'air malsain et qui ont valu à la ville son nom. Aigues-Mortes était jadis sur la mer; elle en est éloignée aujourd'hui de près de 6 kil. Saint Louis l'acheta en 1248, et s'y embarqua deux fois pour la croisade (1248, 1270r: une statue lui a été érigée dans cette ville en 1 s io.
AIGUILLE { H, mont, du dép. de l'Isère, à 5 kil. de Corps, s élève à pic à une liauteurde 4,000 mètres.
AIGUILLES, ch.-l. de cant. (Hautes-Alpes), à 22 kil. S. E. de Briançon; 600 hab.
aiguilles (cap des), le cap le plus méridional de l'Afrique , par 17» 68' long. E., 34» 69 lat. S. , k 15 myr. S. E. du cap de Bonno-Es|»érance.
AIGUILLON, ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne), à 25 kil. d'Agen, sur le confluent du Lot et de la Garonne; 1,967 hab. Celte ville fut assiégée en 1346 par Jcanle-Bon, duc de Normandie (depuis roi de France i. Aiguillon fut éri«ré en duché-pairie en 1600 pour la maison de Lorraine-Mavenne ; Louis Xlll donna ce duché en 1638 à Marie de Wigncrod, nièce du cardinal de Richelieu.
AIGUILLON ( Marie-Madeleine de Wigncrod, duchesse d' ). nièce du cardinal de Richelieu, était Ullc de René de Wipnerod, seigneur de Pont-Gourlay. el de Françoise Duplessis, sueur de Richelieu. Elle entra de bonne heure comme dame d honneur à la cour de Louis XIII et joull d une grande faveur. Elle épousa en 1620 Antoine du Roure de Combalet, qui
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la laissa veuve an bout de peu d'années; elle devint
duchesse d'Aiguillon en 16:J8, «m oncle ayant acheté (tour elle la terre qui porte ce nom. Elle employa des sommes Immenses en actes de charité et ên Œuvres pies. M. en 1676. Fléchier fit son orais. fun.
aiguillon (Armand-Louis de Wigncrod, daed'), pclit-neveu de la précédente, né en 1683, mort en 1750, fut d'abord connu sous le titre de marquis de Richelieu, et prit le titre de duc d'Aiguillon quand cette duché-pairie eut été rétablie en sa faveur, Il n'est connu que par quelques livres obscènes composés en société avec l'abbé Gréeourl , le P. Vinot et la princesse de Conti.
aiguillon ( Armand de Wigncrod, duc d" ), fils du précédent et ministre de Louis XV, né en 1720, mort en 1780, obtint vers 1756 le gouvernement de la Bretagne et se Ql universellement détester dans cette province ; il eut de vifs démêlés avec la Cha- Iolais, fut accusé devant le parlement, et n'échappa à une condamnation infamante que par la protection de la Dubarry ; il n'en fut pas moins appelé au ministère en 1771 avec le chancelier Maupeou et l'abbé Terray , et eut le portefeuille des affaires étrangères." 11 laissa consommer le partage de la Pologne et «appliqua en tout à contrecarrer les utiles projets de Choiseul qu'il avait supplanté. Il fut destitué et exilé à l'avéncment de Louis XVI. — Il a laissé un Ois, nommé aussi Armand, officier distingué et député k l'assemblée nationale ; il fut un des premiers k consentir k l'abolition des privilèges. 11 commanda après Custines (1792}, et mourut en émigration k Hambourg (1800).
AIGURANDE, ch.-l. de cant. (Indre), k 19 kil. S. 0. de la Châtre; 1,690 hab.
AU, une des 3 iles du groupe propre de Banda, où le muscadier se cultive.
AlklN (John), littérateur anglais, 1747-1822, était frère de mistriss Barbauld. Après avoir exercé la médecine avec peu de succès, il 6e mit à écrire. On a de lui entre autres ouvrages des Mémoire» sur les médecins de la Grande-ttrttuijnc, 1780 .-une Description de V Angleterre; une Vie d'Howard ; une Biographie générale, 10 vol. ln-4. 1799-1815, et les Annales du rigne de Gcorqe III.
A1LA. AILAH ou A1LATH. Voy. jelana et akaba. AILHAUD (J.), charlatan du dernier siècle, mort en 1756, se disait chirurgien et chimiste. Il est connu par une poudre qui porte son nom el à laquelle il attribuait la vertu de guérir toutes les maladies; Ce n'était qu'un mélange de résine, de scammonée et de suie. Il lit une fortune immense.
AILLAN-SUB-THOLON, cb.-l. de cant. (Yonne), k 17 kil. N. 0. d Auxerre: 800 hab. Draps commuai.
AILLY-HAUT-CLOCIIER, ch.-l. dec. 'Somme), è 11 kil. E.d Abbevillc: 800 hab.
aii.ly-s! •r-nove, ch.-l. de cant. (Somme), à 18 kil. de Montdidicr; 1,000 hab.
A1LLY (d ). nom d'une famille noble de la Picardie, dont plusieurs membres adoptèrent la reforme. Charles d'Aitly de Picqnigny, vid me d'Amiens, périt, ainsi que son fils, à la bataille «le Saint-Denis, en 1667, en combattant dans les nuiî-'s des protestants C'est par une fiction toute poétique que Voltaire, dans 1 un des plus beaux épisodes de la Henriade, arme le fils contre le |>ère et les fait périr tous deux à la bataille d'ivry, qui ne fut livrée qu'eu 1590, 23 ans après la mort de Charles d'Ailly.
ai il y ( Pierre d ), Parus de Atuico, célèbre docteur, surnommé l'Aigle de la France et le Marteau des Hérétiques, né à Compiègne en 1330, d'une famille obscure, mort en 1420, parvint par son mérite h être successivement grand-maître du collège de Navarre (1384), chancelier de l'université de Paris, aumônier et confesseur du roi Charles VI, évèquc de Cambray, et enfin cardinal (1411). Il se distingua aux conciles de Pise et de Constance, et démontra
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la nécessité d une réforme dans l'église. 11 fut légat du pape, d abord en Allemagne, puis à Avignon. 11 joua un grand rôle dans les disputes philosophiques de son temps, et fut un des plus ardents défenseurs du nominalisme. Ses traités philosophiques et théologinue* ont été imorimés à Strasbourg, 1490, in-fol.
Al LSFORD (Kent) , sur la Med way , à 40 k. S. E. de Londres. Le saxon Hengisl y battit les Bretons en 466.
AIME, Jrima, bourg de France (Savoie), ch.-l. de cant. de l'air, de Moutiers, près de l'Isère, sur 3 torrents, à près de 760 m. de hauteur. Antiquités.
A1MOIN, chroniqueur français, né à \ilklranche en Périgord, ver» 960, mort en 1008, entra chez les Bénédictins de Fleurv-sur-Loirc, et j fut disciple de l'abbé Abbon. 11 est l'auteur d'une Histoire des Français, divisée en & livres, dont les 3 premiers vont jusqu'à la 16* année du règne de Ckms 11 ; les 2 derniers paraissent être d une main étrangère. Cette chronique a été publiée par Nicot.
AIMON. Voy. aymos.
AIN, Danus, Idanus, Ens, petite riv. de France, a sa source dans le Jura, près de Noierol , passe à Noxerol, Pont-d'Ain, reçoit la Blenne qui vient des environs de Saint-Claude, traverse le dép. de l'Ain, auquel elle donne son nom, et se jette dans le Rhône, à 3S kll. au-dessus de Lyon, après un cours de 168 lui. du N. E. au S. O.
A» (dép. de l ), dép.-frontière, entre le» Etala sardes et la Suisse à l'E., les dép. du Jura au N de Saône-et-LoIre a 10., de l'Isère au S. : ch.-l. Bourg. Il est forméde la Bresse, du Bugey, delaprin eipautéde bombes et du paysdeGex,et a 6,392 kil. carres ; popul. 346,188 hab., dont une grande partie tr compose de montagnards qui émlgrent chaque anné au nombre de 7,000 environ. Le Rhône et la Saôvc bornent ce dép. de 3 côtés ; l'Ain le traverse. L'ancienne principauté de Bombes y forme un vaste plateau semé d'étangs et malsain ; on y pèche beaurouj de poissons, que l'on envoie à Lyon. — Le dép. d< l'Ain a 5 arr. ÎBourg, Belley, Gex, Nantua, Trévoux; 35cant.,443eomm.; il fait partie de la *«div. milit. dépend ili- la rourimp. de Lvnn etannévéchéà Belley.
AIN-MAHDl ou A1N-MA1THIE, ville d'Afrique, au S. de l'Algérie, de l'antre côté de l'Atlas, a '27 myr. S. rt* Alger, était le siège d'un chef arabe longtemps Indépendant, qui ne fut «nnnve qu'en 1*52.
A1NOS, peuple aborigène des île» Kouriles et Tchoka dans l'Asie orientale, et soumis au Japon. Ils parlent une langue particulière. -
A1NSA, ville d Espagne (Saragossc), sur la Cinca. à 40 kil. N. de Barbastro; autrefois capitale du royaume de Rlbagorcc (ver» l'an 1036, etc.), puis résidence d»-» rois d Aragon.
A1NSWORTH (Robert), grammairien anglais, né à Woodyaie, près de Manchester, en 1660, mort en 1743, dirigea avec succès plusieurs écoles de Londres, et composa plusieurs ouvrages classique» qui eurent une grande vogue. Le plu» connu est son Dictionnaire laiin-anyUùs, publié pour la première fois en 1736, ln-4, souvent réimprimé avec des additions et siéréotvpé en 1830. Il se livra aussi avec ardeur à l'étude des antiquité». — U y» eu sous Elisabeth un théologien non-conformiste du nom d Amsworlh qui a mené une vie assci agitée et qui a laissé des commentaires sur l'Ancien TeslUment. Mort en 1629.
A1NTAB, Anùochia ad Taurumon Dtfra.v. de Tur-; quie asiatique, à 77 kil. N. d'Alcp, Pf' 36° 13 long. E., 37° 5' lat. N. On lui donne 20,000 hab. Quelques fortifications; air très sain, mais trembliv ments de terre fréquents. Antiochia ad Taurum était la capitale d'un petit royaume établi par les Romains lors de la réduction de la Syrie en prov. romaine. Prise par Timour-Leng en 1400.
A1RUREE, ville d'Ecosse (Lanark), à 18 kll. fc. de Glascow ; 4,860 hab. Filature de coton, forges, distdkrfe.
AIRE, ch.-L de cant. ( Pas-de-Calais), à 15 kil. E. de SV-Omcr, sur la Lys ; 9,000 h. Place forte de Classe. Fondée en 030, p. Lideric, grand fortslier de Mnilro:prise p. les îu>rmamhH881),par la Meillcnue 1 64 1 ; , par le» Espagnols, puis par le maréchal d* Ri i mières (1676), et enfin cédée à la France (1713).
aire, Atures, Vicus Julii, ch.-l. de canton (Landes) et évéché, à 24 kll. S. de St-Sever; 4,028 hab. lésidenec du roi goth Ataric. Collège communal.
AiRE.riv. de France, »e jette dans l'Aisne, aprèsavoir baigné Beautée, Clermonl-en-Argonne, Grand-Pré. AIROLA, ville du roy. de Naples. Voy. caopium. AlROl.O.li.mru de Suisse (Tcssm) , près duTYssin. à 47 kil. N. 0. de Bellinzone, sur le St-Golhard, à 1200 mètres de hauteur. Gros grenats aux environs. Victoire des Russe» sur le» Français, 1799. AIRVAUIT, Akrea Va//M, ch.-l. de cant. (Oeux-Si-
vres), sur le Thouet, à 19 k. N.ue Parthenay ; 1 .830 h AlSNK, Axona, riv.
de France, naît dan» le dép.
de la Meuse, près de Beaulieu, eu Arumiiie, haigm: Ste-Menehould, Vouiiers, Attiguy, Hélliel, CliAtcau- [»orcien, Neufrh.Uel, Vailly, S.issous; reçoit l Aire, a Retourne, la Smppc, la Yesle, et se jette daus Oise à Compiegne , après un cours de i 10 ail. aisne ( dép. de n, situé entre ceux du i\ord. de la Somme, de 1 Ôi»e, de Seme-el-Marne , de la Marne, des Ardenne»; ch.-L, Laon " est formé d une partie de la Picardie et de J2^f£?£ Superficie, 7,286 kil. carrés: popul., 62 i, 096 hab. On rencontre des colline» et des vallons au N. E. ei an S ■ partout ailleurs de» plaine» ondulées. L Ourcq, la Somme, la Sambre, l'Escaut, ont leur source dani ce dép.; 1 Oise, l'Aisne, la Marne le tweraent. ainst 1 1 ic lU canaux de Croxat, de St-OuenUn. Beaucoup de blés et de besttaux; de grands bois, entre autres la forêt de Villers-Cotterets. Commerce étendu et aclit . -Ce dép. a 6arrond. (Laon, St-Quentin Château- Thierry. Sois*ons, Vervin.l; 37 c*nt., et OcooM.; il fait partie de la 2' division ra.lil., est ,|.»us toressort de la cour d'Amiens, et a un évèché à Soissou, AISSE (mademoiselle), née en Circassic, fut achetée à 1 âge de 4 ans et demi d'un marchand d esclaves par le comte de Ferriol , amliassadeur de France à Constantlnople , homme corrompu, qui 1 éleva avec soin, la destinant à ses plaisirs. Sa jio- Bition dan» la société et une réunion de circonstance» bizarres et romanesque» lui ont donné de la célébrité dans le dernier siècle. Elle mouruten 1133, à 3K ans. Ses Lettres ont été publiées en 1787, 1 yol in-1 », avecnotcsdeVoltaire,ctcutH',6, iiv-12, parSte-Beuve.
A1X, Aquœ Sextitz, ville de France, ancienne capit. de la Provence, auj. ch.-l. d un des arr. «1° dép des Bouc.hes-du-Bhône,surla riv.d Arc,à30kil. N. de Marseille: 24.000 hab. Belles rues. I>>"^«™ monuments (entre autres, hÔtel-de-ville, cathéilralc, grenier d'abondance, tour de l llorlo e); plusieurs promenades. Archer., courimp.,»rad unlv.. fac.de Ihéol.. de droit, de lett., coll. c.éc. d'arts et métiers, de dcss'in, sociétés savantes, muséedetalileauxetd anliquités, cabinet d'histoire naturelle, riche l.ibliol ... industrie assci active; grand commerce d huile (la meilleure de France, etc.). 11 existe aux environs des eaux thermales autrefois fort célèbres. Alx fut fondée auprès de ces eaux vers 123 av. J.-C. par Sextms Calvinus, dont elle prit le nom. Florissante sous 1 empire, ruinée par les Arabes (au temps de Charles Martel), elle fut restaurée par les comtes de Provence, qui en firent leur capitale. C'est là que naquirent li langue d Oc et la littérature provençale. Tournefort, Adanson. Vanioo. Vauvcnargnes, d'Entrecasteaux, etc. sont nés a AU.— L'arr. d'Aix a dix cant. (Bcrrc. (.ardane, Istres, Lambesc, Martigues, Pcyrolles. Salon, Trels, pins Aix qui en forme ?), et rompt» 104,610 hab. — Bat. d'Aix. V. skxti.* AQV£.
aix, j4qu*Gratiarue,*.Ae France (drp.de Savote\ près du lacduBourget, à 13 kil.auN.de Cuambéry.