‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 327 sur 567 · DARA · texte numérisé non relu

DARA

DANTZICK, Daraig en allemand, Gedanum et Damiseum en lat.. T.et port des Etat* pru». (Prusse), ch.-: de 1» régence de DanUick , arr la Vistule.

[>rès de ton embouchure, à 39<l kil. N. E. de Ber- In; 65,000 hab. f moine de 40.000 en 181 4 ). Belle situation, beaux édifice», établissements Mienliflquea nombreux (Institut royal de navigation, etc.). Fortification* très importantes. Ville industrielle et commère, «galon» d or et d arg., maroquins : mil. de sucre, t '• re, mu dei itdeDanlik A, etc. L. &id. d'un consul français. — Daatikk <Wi*wii de» I an 997, et était la capitale de la Pomérélie. En 1295 elle passa avec cette province sous la domination polonaise; mais en 1308 Vladisla* IV céda le tout à ïôrdre Teutonique. Les chevaliers l'agrandirent en 1311, et en 1314 la fortifièrent. En MM ,» elle fut conquise par les Polonais : mais en 1675, ayant refuse de reconnaHre Etienne Bathori , elle eut à soutenir la guerre contre ce monarque, qui s'en empara en 1577. Stanislas s'y réfugia en 1734 et y soutint un siège. La Prusse se la fit céder en 1793. DanUick fut une des principales villes de la Hanse de 1360 à 164 1 , et elle était le chef-llea du quartier prussien. Lors de la dissolution de la ligne, elles unit aux trois villes de Lubeck, Hambourg et Brème {jusqu'à ces derniers temps on a nommé ces quatre cité». villes htnuiatuiucê). En 1807, le maréchal Lefebvre •'empara de cette ville et reçut en récompense le titre de duc de Dantxick. Par la paix de Tilsitl cette ville fut déclarée ville libre, sous la protection de la Pr«i**f et de lu Saxe , mais conserva garnison française. Les illi>"< la reprip-nt en l A 1 3 après un long iiége soutenu parRapp. Patrie de Fahrenheit. Dantzice (duc de). Foy. lefebvre (maréchal). 1 ANL'IJK, Uanmbiu* ou hier des anciens (/«erse dit surtout de la portion inférieure du cours) , Donau des Allemands; grand fleuve de l'Europe, naît dans le grajd-duché de Bade, par 6* 10' long. E., 47° 58' lat. N., traverse le Wurtemberg, la Bavière, FAutriche, la Hongrie, sépare la Hongrie Je la Sertie, puis l\ Valarhie, la Moldavie et la Bessarabie de la Bulgarie , et tombe dans la mer Noire par einq embouchure», entre 46» 32' et 47» 34* lat N. « cours. 2,790 kil. Les principaux lieux qu'il arrose •ont Slgmaringen, Ulm, Ratisbonne, Passau, Lints, Vienne, Presbourg, Gran, Peath et Bude. Petervaradin. Belfn-ade, «Vmendrle.Widdin. Nicopoli. Silistrie, Tnrna, Brahilov, Galatz, broalL des principaux affluents sont : 1» à droite, l'HIcr, le Lech, 1 Inn , la Traun , l'Ens, la Trascn , la Leitha, la Raab, la Dra\e avec la Mur, la Save, la Morava, l'isker : 2* a gauche, la Breni. la WerniU , lAltmtlhl, la Nab, la Rcgen, lits, la March ou Morava (différente de celle oui aboutit à la rive droite) , le Gran, la Theiss, l'Aluta , l'Ardjich , la Sereth et le Prulh. Le Danube est très rapide (7 kil. par heure). Sur se» bords, depuis la Hongrie, sont de vastes

marais; il a peu de pont*, et L navigation y est dif- d une nymphe, était habile à chanter et à jouer de Ûcile. Ce fleuve forma lonlemps la limite de le m- la flûte, et fut protégé des Muses, qui lui Inspirè-

qnatre grandes dirlslom de la Hongrie. Les mots nu-delà et en-dtça supposent ici que le point de vue est pris de la partie orientale de la Hongrie, et même en ce sens ils ne correspondent pas encore bien exactement aux positions géographiques. Le cercle au-delà du Danube, qui est le plus voisin de l'Autriche, a II comltats (Wieselburg, UEdenburg, Eiaenburg, Raab, Komorn , Szalad. Sxumegh , Vesxprim. Stuhlweissenbourg, Baranya, Tolna). Le cercle en-deca du Danube a 13 comiuta (Presbourg, Ncutra , Trencain, ThuroU, Arva, Lipto, Sohi, Bars, Hont, Neograd , Gran , Pesth, Bacs).

DANUS ou 1DANUS, fleuve de Gaule, auj. I'aik. DANYKRS, commune de» Etats-Unis (Massachusetts), à 24 kil. N. E. de Boston ; 3,800 nab.

I) A N VILLE , nom commun à beaucoup de villes des Etala-Unis, dont la principale est dans l'état de Vermont, à 36 kil. N. E. de Montpellier ; 2,400 hab. DAN VILLE, géographe. Foy. anviixe (d'). DAON/E, peuple de l'Inde ancienne, dans la Chcnooèae d Or, habitait sur les bord» de ïlraouaddy actuel, anx environs d'Ava.

DA0UALAGHIR1 (mont) , montagne d'Asie sur les limites du Népal, par 29° 4' lat. N. et 79* 81 long. E., est le plus haut sommet de la chaîne de r Himalaya : il a 8,600 mètres d élévation.

U vol las , ch.-l. de cent. (Finistère) , à 16 kil E. de Brest : 580 hab.

DAOULETABAD, A>eooAïr des H ind., Tagara? v. de l'Hindoustan, dans le roy. du Decao, à 13 kil. N. 0. d Aurengabad , faisait partie de lAurengabad et a été capiUle d'utie pnneipaulé puissante.

DAOUH1E , vaste région de 1 Asie centrale es Inclinant vers le N. E., entre le Saghalien et le lac Batkal; elle est très haute, très froide; les monta qui la couvrent font partie du Grand-Ailal; elle» renferment des mines d argent, de plomb, de cuivre et de fer. La plupart des habitants sont de la famille tongouse. Cette contrée est partagée entre la Russie et la Chine : la partie russe a pour eapilale N ertchiosk et fai t partie du gouvernement d' I rkourtak ; la partie chinoise est enclavée dans la Mantchourie.

DAPHNÉ, fille du Ladon ou du Pénée, fut aimé» d'Apollon pendant son exil sur la terre. Ce dieu,

Poursuivant la nymphe, l'atteignit sur les bords du énée. Daphné Implora le secours de son père, qui, pour la sauver, la métamorphosa en laurier (en grec daphné). Apollon, désolé, voulut que le laurier lui fût ronsacré, et qu'il devint la récompense des poètes.

DAPHNE, Tillage délicieux, sur ïOronle , au S. 0. d'Antloche, était regardé comme un faubourg de cette ville. Le* riche» y avaient de* maisons de campagne. On y célébrait tous les ans, dans un bois de laurier» qui était voisin, les fêtes d'Apollon Daphnéen. — Ville de l'Egypte Infér., auj. Safnat, près de la bouche péluslaque du Nil, au S. 0. de Péluse. DAPHNIS, berger de Sicile, fils de Mercure et

pire romain (sauf pendant le temps qui vit la Dacie Trajane unie à l'empire). Aujourd hui l'empire russe est séparé de l'empire ottoman par la plus méridionale des 5 bouches, dite la bouche SainWGeorge.

Danube (eercle du), un des quatre cercles du roy. de Wurtemberg, au S. de celui de liait; 137 ML *ur 62; 338,800 hait. Ch.-l., Ulm.

DAMUBE (cercle du ias-), Vmrr-Dvnau , un des I cercles du roy. de Bavière, limitrophe de I Autriche à | E. et an S., de la Bohême au N. et N. E.: 142 kil. sur 97 ; 335,200 hab. Ch.-L. Pasaau.

Danuoe (cercle du huit-), Qber-Donau , on de» 8 sercles du roy. de Bavière, borné à 10. par le Wurtemberg, an S. 0. par le Tyrol et le lac de Constance; IS9 kH. sur 76; 610,000 hab. Au S. courent le» Alpea de Souabe.

oanu&e (cercles em-deça et au-delà du), deux de»

rent l'amour de la poé»ie. Il fut le premier, dit-on, qui excella dans la pastorale.

DARAB GHLRD. ville d Iran (Far*), à 19 kil. S. E. de Chinu, par 52- 2' long. E., 29» 4 laL N. ; de 12 à 16,000 hab. Cette ville est grande, mais à peu près en ruine*. — Elle fut, dilron, fondée par Darius (Darab) Nothu*.

DARA-CHEKOUH, fils aîné de Chah-Djihan, •ouverain mogol de i HindousUn, né en 1617. fut a*soeié à son père, fut vaincu, fait prisonnier et mis à mort par son frère Au reng-Zeyb, jaloux de w^™*1' dans une bataille que lui livra ce dernier près d Airra. Ce prince était Tort «avant et avait traduit ou Lit traduire un aasex grand nombre d ou orages do sanscrit en persan, entre autres VOupnekkai.

DARADUS, fleuve de 1 Afrique, se jetait, suivant Ptoléméc, dan» l'Océan AUauuoue, au N. du cap

DAiii)

DARJ

.{runarium (auj. le cap Vert). On peiuc que cest le ! tire Sénégal ou bien la rivière de Su*.

DÀItAH ou DKA1IA, Darœ Gœtuli, pror. de lélat de Maroc, entre le Tafllet, le Sahara, la pror. de Sus ; 580 kil. sur 310. Dattes renommées ; du reste ;>cu de fertilité. Antimoine, cuivre, fer. — Le ch.-l. Je cette province et la rlTlère qui baigne ce ch.-l. portent aussi ce nom. — Y. dabra au Supplément.

DARALKHIER. Voy. àdjrir.

DARAN (Jacq.), habile chirurgien, né en 1701 à ainl-FraJou (H. -Garonne), mort en 1784, s'est occupé avec succès des maladies des voies urinaire» et a inventé pour les guérir les bougies médicamenteuses ou emplastiques qui portent son nom.

DARANTAS1E, Daraniatia , auj. Moustier-en- Tarantaite, ch.-l. des Centrâtes, dans les Alpes Grecques (prov. du diocèse des Gaules],

DAR-BAGHERME, c.-à-d. itat de Baghermi, état de la Nigtïtie centrale. Voy. bachermjL

DARCET (Jean), chimiste, né en 1725 à Douazit (Landes), mort en 1801 à Paris, fut d'abord précepteur des fils de Montesquieu et jouit de l'amitié de ce grand homme jusqu'à sa mort ; il se Ul ensuite recevoir médecin (1762), et s'étant lié avec Rouelle, se livra spécialement à l'étude de la chimie. Il fut nommé en 1774 professeur au collège de France, puis directeur de la manufacture de Sèvres. Inspecteur des emais des monnaies, membre de l'Académie des Sciences où il remplaça Macquer, et enfin sénateur. On lui doit l'art de fabriquer la porcelaine, que jusque-la on tirait de l'étranger, une foule d'atadyses chimiques, ïextrection de la gélatine des os, et de la soude du sel marin, l'invention de l'alliage q«i porte son nom. etc. On a de lui un grand nombre de mémoires dansdivers recueils; on a publiéa part vs Mémoires sur l'art ion d 'un feu égal sur un grand nombre de terres, 17G6. — Voy le Supplément

DARCHAN. ville du Tliibet. Yoy. gangari.

DARDA, Mursa Minor, bourg de Hongrie (Ba- : .n va' . à 9 kil. N. d'Eszek, sur la Draw.

DARDANELLES, nom qu'ont d'abord porté en -ommun les deux vlllesde Bovaib-Kaleasie et Nagara- Bouroun (jadis Sestos et Abvdos), situées sur les deux bords du détroit qui sépare la Turquie d'Europe de l'Asie, et dont une seule Ha 2*) est dans l'ancienne Dardanie (d'où son nom). Ces deux villes se nomment auj. Anciennes-Dardanelles, et on appelle Nouvelles- Dardanelles deux autres villes situées sur le même détroit : Kilidh-Bahr et Sultanié-Kalessie, dite aussi Château d'Europe et Château d'Asie. Ces quatre villes sont très fortifiées et rendent presque impossible le passage des Dardanelles. On compte 336 bouches à feu sur la côte européenne, 488 sur la côte asiatique. Néanmoins les Anglais, conduits par l'amiral Duckworth, forcèrent les Dardanelles en 1807; il "St vrai qu'à cette époque les fortifications étaient :rès délabrées. — - F, ljNKiAU->iktLEssi (Trait* m ;

d «hdamclles [canal ou détroit des), i' Heltespontut les anciens, détroit qui lie l'Archipel à la mer de Marmara et conduit à Constantinople. Sa largeur varie de 2 à 9 kil. ; la côte occident, est européenne; la côte orient, est asiatique f c'est l'ancienne Dardanie, en Mysle). Sur ses borna sont plusieurs fort* et batteries [Voy. l'art, prècéd.). Ce canal est si étroit qu'en quelques endroits on peut le traverser à la nage. ( Voy. hellesport, sestos et abydos. )

Dardanelles (petites—). On appelle quelquefois a : si le golfe de léparte.

DARDANIE, Dardania, région de l'Europe ancienne, au S. de la Mé»ic centrale, et sur le revers sentent, des monts Scard et Orbel. Ch.— 1., Scupi. Au lenij* de Constantin la Dardanie devint une prov. du diorè*c de Dacie. La Dardanie fui soumise à la Macédoine par Philippe et par Ab-xandre, mais elle oc fit que nominalement partie de leur empire. Les Romains ne l'assujettirent qu'au f siècle.— On

aussi le nom de Dardanie à laTroade, où avait ré

Kié Dardanus. On retrou te encore auj. le nom df» ■rdanie dans les Dardanelles [Voy. ce nom). DARDANUS, un des plus anciens rois de Troie, était né à Corythe en Étrurie. Ayant tué son frère Jasion pour s'emparer du trône, il fut forcé de s'expatrier, et passa dans l'Asie Mineure, où il épousa la dite de Teuoer, roi de la Teucrie. Il lui succéda et régna de 15G8 à 1537 av. J.-C. On le regarde comme le fondateur de Troie. C'est de lui que les Troyens sont appelés par le* poète* Dardanidœ, el la Troadc Dardanie. C'est lui qui fit faire le Palladium.

DARES te Phrygien, Troyen, vivait au temps de la guerre de Troie, était grand-prètrc de Neptune. Il écrivit, au rapport d'Elicn, une histoire de eetU guerre. Il est fort probable qu'Elien se trompait, el que l'ouvrage qu'on avait sous le nom de Darès, et qu'on appelait Petite Iliade, était l'ouvrage d'un sophiste moderne. Quoi qu il en soit, nous n'avons plus cet ouvrage en grec ; il n'en existe aujourd'hui qu'une traduction latine sous le titre De Excidi* Trojae, faussement attribuée à Cornélius Népoa. Darès est le plus souvent imprimé avec Die lys ds Crète. La meilleure édition est celle de Périxonius, Amsterdam, 1702, qui fait partie des Variorum. U a été plusieurs fois traduit ; la traduction la plut récente est d'A. Caillot, 1813.

darès, athlète troyen dont U est parlé au Y* livre de YÊnéide, osa défier Entelle, qui le terrassa.

DAR-FOQ , e.-à~d. état de Foq , pays de Nubie, dans la partie mérid. duSennaar, sur la rive gauche du Tournât.

DAR-F(U:R, c.-à-d. roy. de Four, état de l'Afrique centrale, sur les confins de la Nigritie et de la contrée du Bahr-el-Abiad, à Ï'E. du Dar-Koulla et du Dar-Baghermé, au S. O. de la Nubie, à 10. du Kordoran. Population, 200,0<>O hab. Ch.-l., Cobbé. Grands déserts semés de belles oasit.. Quelques endroits fertiles; peu d'eau. Le commerce s'y fait par caravanes et seulement moyennant échange. Les habitants sont noirs, mais différents des nègres de la Guinée ; ils professent l'islamisme. Ils obéissent à un roi despotique. — Le Dar-Four était jadis maître du Kordofan, du Bégo, du Dar-Run^a, elles ii est auj. réduit à ses propres force*. Visité en 1793 par W. G. Brnvnie , el eu 1853 par M. d'Escayrac. D'ARGENSON (voter). Voy. argersok (voter d*). DAR1EL, fort russe en Circaaaie, sur la limite de l'Europe et de l'Asie, et sur la rive uroile du Torrk . enlre Mosdok cl Tiflis. 11 donne son nom au déflié jadis nommé Portes Caucasiennes.

DAR1EN, riv. de N. -Grenade, conf. A lort avec I Atrato, se jette dans l'Oc. pacifique au -olf.- S.-Miguel damier t golfe de), golfe formé par la mer des Antill'*, sur la côte septentrionale de la Nouvelle- Grenade, entre 7» 50' et 10» 12 lat. N., et entre 77» 55' et 79» long. 0. 11 reçoit l'Atralo.

DARtKN (isthme de), le même nue l'isthme de Panama, est ainsi nommé du golfe de Darien. Voy. par ABU.

dariem, Tille des Etats-Unis (Géorgie), k 88 kil. S. 0. de Savannah, sur U branche N. de l'Alatamaha ; 2.000 hab.

DARIORIGUM, ville de Gaule, auj. taures. DARIUS I, roi de Perse, fil* d'HvslAspe, et de la race des Achéménides, monta sur le trône l'an 521 av. J.-C., après l'Interrègne qui suivit la mort de Camhyse et celle de l'usurpaVcur Smerdls le mage. On dit qu'à la mort de Smerdis les principaux seigneurs, ne pouvant s'accorder entre eux, convinrent de reconnaître jour roi celui dont le cheval hennirait le premier au lever de l'aurore, et que Darius obtint la couronne par l'artifice de son écuyer qui mena d'avance une cavale au Heu du rendei-vous. Darius réprima la révolte de la Babylonle, et s'empara de Babvlone par le dévouement d'e Zopyre ( Voy. ce nom). Il conquit ensuite la Thrace et s'avança dans U Sey-

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