DAUN
Lychnlde en était U ville principale. Les Dassarètes, brave* et féroces, ne furent soumis que par Philippe.
DASYl'OUl US vP.),uom gréciséde Rawhfusa(pied velu), maître d'école à Frauenfeld, puis prof, de grec à Strasbourg, m. en 1559; il publ. lai* Die', grec-lat.- Strisb., 1534, in-8.— Son fils, Cofirad, 1532- 16(10, prof, de mathém. à Strasbourg, a donné le plan de la fameuse horloge de la cathédr. de Strasb.
DAT AME, général des troupes perses sous Artaxcree Ochus, remporta des victoires signalées sur le* ennemis de ce prince ; mais ayant été disgracié par le roi, auprès auquel des envieux l'avaient deskttI, Il fit révolter la Cappadoce, et défit le satrape Artabmae, envoyé contre lui par le roi. Il fut tué peu de temps après par trahison, 361 av. J.-C. Cornélins Népos a écrit sa vie.
DATHAN. Voy. cor*.
DAMS, général de Darius I, commandait, avec Artapherne, l'année de Perses qui fut battue par Miltiade i Marathon (490 a?. J.-C.).
DATTES (Pays dos), dans l'Afrique septentr. Voy.
IILÉDCLT.tRID.
DAUBE (Fr. RICHE») , jurisconsulte (1686-1752), était parent de Fontenelle et s'était acquis une certaine célébrité par son ardeur pour la dispute. Rulhière l'a mis en scène dans son poème sur les Disputes. On a de lui un ouvrage volumineux et médiocre, intitulé ; Essai sur les principes du droit et de la morale. 1743, in-4.
DAUBENTON (L.-J. -Marie), naturaliste, né à Montbard en 1716, mort à Paris en 1800, exerça a abord la médecine, puis s'adjoignit à Huffon pour la rédaction de l II moire naturelle des animaux et fournit aux 15 premiers volumes des articles de description analooiique ; ces descriptions sont r (fardées comme des chefs-d œuvre d exactitude, et forment encore aujourd'hui une des tu*e» de l'anatomie comparée. BufTon le Qt nommer en 1 7 4S garde et démonstrateur du Cabinet d'histoire naturelle; il devint en 1778 professeur d'histoire naturelle an collège de France, en 1783 professeur d'économie rurale à lécole d Alfort, et fit en 1795 quelques leçons aux écoles normales. Il fut reçu de bonne heure à l'Académie des Sciences et fournit à celte société un grand nombre de mémoires. Il a en outre donné des articles à V Encyclopédie et à plusieurs recueils savant*. On lui doit la naturalisation des moutons espagnols en France, et il a publié plusieurs ouvrages sur la manière d'élever ces animaux. — Madame Daubenton, son épouse, est l'auteur du roman intitulé i Zélie dans le disert.
D AUBICNAC (l'abbé). Voy. aukignac (o ).
D'AUBIGNÊ. Voy. aubicné (d ).
DAUBIGNY (J.-L.-Marie villain), ancien procureur an parlement de Paris, devint membre de la mcnicspaltté de Paris pendant la révolution, et servit tour à tour Danton et Roupie rre. 11 fut accusé, après les massacres de septembre, d'avoir commis un vol considérable dans le garde-meuble de la coutonne, mais il parvint à arrêter les poursuites. Adjoint en 1793 au ministre de la guerre, Bouchottc, il se vHanr*Jséd'uns4 roiKl volet fut de nouveau acquitté. Il fut compromis en IK01 dans l'affaire de la machine infernale. «1 déport* aux îles Séchelles, où il est mort.
DaUCOUBT (kARtiKM). Voy. barbif.r.
DAUDlN (Fr.-Mane), jeune naturaliste, né vers 1770. mort en 1804, a composé un traité à' Ornithologie (1800, 2 vol. in-4), ouvrage peu exact et qui 4 rarté incomplet, et une Histoire naturelle des
P nies IH02-3. 8 vol. in-8), qui fait suite au Bujfon le Sonnini et qui est estimée.
DAUDNAGOR, ville de l Inde anglaise (Bengale), sur la rive droite de la Sone: 8,0"<i maisons, j corn prit Ahmedgongc. Grand commerce d opium, onyx, cornalines.
DAULK. riv. de la Nouvelle-Grsnado naît
les Andes, à 90 kil. S. 0. de Quito, coule du N . au 5. et se jette dans le Guayaquil près de la ville de ce nom, après un cours de 200 kil. environ.
DAULlS, d'abord Anacris, auj. Darlia y, de Phoclde, au S. E. de Delphes, et à 10. de Chéronée. C'est là que la fable place les aventures de Pbilomèle et de Procné.
DAUMESN1L (Pierre), général français, surnommé la Jambe de bois , né à Périgueux en 1777, mort en 1832, servit d'abord comme simple soldat dans les guerres d'Italie et d'Egypte. A la suite d'une foule d'actions d'éclat. Il fut nommé major de la garde en 1809; H eutuue jambe emportée par un boulet de eanon à Wagram. En 1812, il fut élevé au grade de général de brigade, et reçut de l'empereur pourratraite le gouvernement du château de Vincennes. En avril 1814, Il défendit ce poste avec le plus grand courage contre les troupes alliées ; aux sommations qui lui furent faites, U répondit plaisamment : Je vous rendrai la place lorsque vous m'aurez rendu ma jambe. Il fut mis à la retraite par Louis XVI II . On s'empressa en 1830 de le rétablir dans son gouvernement. A cette époque, Il s'opposa avec énergie aux exigences du peuple de Paris , qui s'était porté en foule à Vincennes et qui demandait à grands cris la tête des ministres de Charles X.
DAUN (Léopold-Marie, comte de), feld-maréchal d'Autriche, né à Vienne en 1705. mort en 1766, fut généralissime des troupes impériales pendant la guerre de Sent-Ans, et eut à combattre Frédéric-le- Grand. En 1757, il gejna sur ce prince à Kollin une victoire complète et fut proclamé le sauveur de la pa trie. Mais il fut ensuite défait à Leuthen avec le prince Charles de Lorraine. U reprit ses avantages l'année suivante, en remportant sur Frédéric à Hochkirch une victoire plus brillante que la première. En 1759. il prit Dresde ; mais il se laissa battre en 1760, malgré la supériorité du nombre et les avantages d'uns excellente position.
DAUNiL, Daunia, à peu près la CapUanate. région de '.'Italie mérid., dans l Apulie, dont elle formait la partie septent. ; les Grecs étendaient même le nom de Daunie à toute l'Apulie. Villes principa- k les : Aroi ou Aryyrippa, fondée par Diomède; Cannes, célèbre par la défaite des Romains; Venusia, patrie d'Horace. La Daunie doit son nom à Daunus, son premier roi, qui était beau-père de Diomède.
DAUNOU (P .-Claude-François), pair de France, membre de l'institut, et secrétaire perpétuel de l'Asadémie des Inscriptions et Bel les- Lettres, naquit en 1 7 6 1 i Bou logne. 1 1 en Ira d'abord chesiesOrstorienset enseigna les belles-lettres, la philosophie et la théologie dans plu*, de leurs collèges; mais, à la Révu luliou. il abandonna son état. Il fut nommé m 17' député à la Convention nationale, on il se distingua par la modération de ses opinions; puis au Conseil de» cinq-cents , dont il fut le premier président et un des membres les plus actifs; fit un instant partie do tribunal, devint garde de la bibliothèque du Panthéon en 1801, el en 1804 archiviste de l'empire, charge qu'il perdit sous U Restauration, mais qu'il reprit en 1830. U fut nommé en 1819 professeur d histoire au collège de France, et fut élu la même année membre de la Chambre des députés, où U siégea toujours parmi les défenseurs des libertés nationales, il venait d'être élevé a la dignité de pair de France, lorsqu'il mourut en 1840. Parmi les nombreuses et utiles publications de Daunou, nous citerons : De l'influence de Botleau sur ta Httératun française. Paris, 1787, in-8: Mémoire sur fétciidut et les limites de la puissance patmv lie. Berlin, 1788, in-4 : Analyse des opinions sur t'onyme de l'imprimerie, 1802, ln-8 ; la continuation de Y Histoire de Pologne de Ruhllère, 1807, ln-8; un Essai historiaue sur ta puissance temporelle des papes. 1810, in-8 : la continuation de la collection des Historiens tfc
DAUP
DÀV1
Franc* et de Y Histoire littéraire de ta France, ou- 1 ' -«s commencés par les Bénédictins; l'Essai sur les garanties individuelles, 1819; enfin de nombreuses éditions arec notices de divers auteurs, tels que fioileau, 1809; Chénier, 1811 ; La Harpe, 1826. Il a laissé un excelient Csars d'ituaes historique*, |Hiblié après sa mort par MM. Bidot,?0v.in-8, IK42-46. Ce savant laborieux et modeste fut épalernfrrt remarquable par ses vertus privées et publiques. M. Mttmet a la son Éloge à l'Acad. des se. morales, en 1843.
DAUPHIN, nom que portaient d abord les seigneurs du Dauphiné de Vienne (par allusion an dauphin, dont plusieurs membres de cette maison avaient coutume d'orner leur casque], et qui fut ensuit* donné à l'héritier présomptif du trône de Prenrc, lorsque le Dauphiné eut été cédé à la couronne (Voy. dauphins!) . Ce titre n'impliqnait point d'ailleurs, chex le prince héréditaire de France, la souveraineté réelle du Dauphiné. On connaît dam l'histoire sous le nom spécial de Grand dauphin le fils amé de Louis XIV, Louis de France, oé en 1661 , et mort avant son père •n 171 1 : et sous celui de Second dauphin, Louis, fils du grand dauphin, né en 1682 et mort en 1712, aussi avant Louis XIV. ( Voy. louis. ) C'est pour le premier que fut faite la collection des classiques latins dite ad usum delphini. — Le titre de dauphin fut pareillement porté par les seigneurs de la branche aînée de la maison d'Auvergne du xn* au zr* siècle.
DAUPHIN (fort-), établissement français sur la cote S. E. de l'Ile de Madagascar, an N. E. du cap Sainte- Marie, par 24- f lat. S., 44* 62' long. K. Il a été longtemps délaissé, mais le gouvernement en a repris possession en 1827.
d au phi* (port), ?nrt sur la côte orient, de l'île de Cap-Breton, dans l'Amérique septentr., à l'entrée du golfe de Saint-Laurent.
DAUPHINE, Delphmatus en latin moderne, ancien
ch.-!. VaudaMe?.
gouvernement de la France, avait pour N. la. Bresse et le Bugey, à l'E. la Savoie et
et le Bugey, à l'E. la Savoie et le Piémont, au S. la Provence, à 1 0. le Lyonnais, le Forea, le Vivarais. au S. 0. le eomtat Venaissin. On le divisait en Haul-Dauphiné et Bas-Dauphiné. Dans le premier, on distinguait le Grésivaudan, le Royancx, Champsaur, le Bnançonnals, I'Embrunais, le Gapençaia, les Baronies. Dans le B. -Dauphiné étaient compris le Viennais. le Valentinois, le Diola, le Tri- ^astinoi«, la principauté d'Orange. Grenoble était le eh .-4. et du Grésivaudan et de mule la prov. Ce pays forme aujourd'hui les départements de l'Isère, des H.-Alpes, et une petite partie de celui de la Drome. 11 est très accidenté, très pittoresque, et offre de nombreuses curiosités naturelles, qu'on a nommées îes merveilles du Dauphiné. — Le Dauphiné était occupé jadis par les Allobroges. les Seçalaum, les Vocontii et les Tricattini , il fit partie d abord de la Viennaise et de la Narhonnaise 2*. puis du roy. des Burgundes, de la Bourgogne Cisjurane, du roy. d'Arles, et lorsque ce dernier sa divisa en fiefs nombreux, le Dauphiné se forma de la réunion de beaucoup de ces fiefs au comté de Vienne ou d'Albon dans le diocèse de Vienne, comté dont les titulaires se qualifiaient dauphins. Il y aeu 3 maisons de dauphin* de Vienne : la 1" issue de Uuigues 1 (1UOT-121?): la 2*. dite dynastie d« oourgogne. commençant à Guigues VI. avanl 1228. et qui finit en I?8l : la 3'. dite maison de La Tmirdu-Pin (1281-1349). En 1.143, Humbert II , héritier de cette maison, céda le Dauphiné à Jean, fils de Philippe de Valois, à condition que toujours le 01s aîné du roi de France prendrait le nom de dauphin.
BAirrmmï d auvercrc , nom donné du xir an rr» siècle à une seigneurie appartenant à la branche aînée des comtes d'Auvergne, et qui se composait d'une partie de la Liinagne et de la moitié de la ville de Clermont. foy. Auvergne. — On donne encore le nom de Dauphiné d'Auvergne à un cant. du
dép. du Puy-de-Dôme, qui a j DAURAT. Voy. dorât.
DAUSQUE (Claude), commentateur, né à Saint- Orner en 1666, mort en 1644, jésuite et chanoine de Tournai, a donné des traductions latines des Homélies de saint Basile, Paris, 1622, in-folio ,- des notes sur Quintus Calaoer, Coluthus, etc. ; une édition de Si !m s Italiens, texte et notes, 1 C I 6 ; Antiqui novinue Latii orthographia. Tournai, 1632, in-folio.
D A VENANT (air William), poète anglais, né à Oxford en 1605. mort en 16€8. fut nommé en 1637 poète lauréat. Il s'attacha dans les guerres civiles a Charles 1, combattit vaillamment et fut fait chevalier en 1643. Quelque temps avant la mort tragique de ce prince, le poète passa en France, et ta fit catholique. Il revint en Angleterre lorsque Charles 11 monta sur le trône. Ses ouvragée ont été publiés en 1673, in-fol. Ce recueil offre des Tragédies, dea Tragi-Comédies, des Mascarades, des Comédies et des poésies diverses. — Son fils Charles Devenant flS66-l7f4)a'est fait un nom par plusieurs ouvrages de politique, de poésie et d économie. Ses ouvrages ont été imprimés en 1771, & vol. in-8.
DAVENTRY, ville d'Angleterre (Northamptoo). à 1S kll. O. de Northampton ; 3,600 hab. Aux environs, restes d'un vaste camp romain.
DAVID, roi et prophète, fils d Isal ou Jessé, né à Bethléem vers 1071 av. J.-C., conduisait les troupeaux de son père, lorsqu'il fut désigné par Samuel < à l'Age de 16 ans, pour succéder à Sattl, et reçu: l'onction royale. 11 tua le géant philistin Goliath, qui avait défié les Juifs, et se couvrit de gloire en plusieurs autres occasions; mais SaOl, jaloux de ses «uceès, vonlut le faire périr; ce qui le força à se cacher pendant plusieurs années, et même a chercher un refuge chex l'étranger. Après la mort de Saol, qui périt à Gelboé, il se fit reconnaître roi à Hébron (1040). Le trône lui fut d'abord disputé par un fils de Satll, Isboseth; mais ce prince ayant été assassiné, David régna seul au bout de 7 ans. Il fit de grandes conquêtes, enleva aux Jébuséens Jérusalem, dont il fit sa capitale, vainquit les rois de Syrie et de Mésopotamie. Mais il ternit la gloire de son règne en cédant à des passions coupables : on lui reproche surtout la mort d'Lrie, dont il se défit pour épouser aa femme Bethsabée-, cependant ayant fait pénitence. Il obtint de Dieu son pardon. 11 eiil aussi de grands chagrins domestiques : il vit un de ses fils, Amnon, tué par son frère Absalon, et eut à réprimer la révolte de ce dernier. 11 mourut en 1001, laissant le trône à Salomon, le plus jeune de ses fils. On a sous le nom de David 160 psaumes qui sont regardés comme le chef-d'œuvre de la poésie Ivrique. Ils ont été traduits ou imités en vers français: lé* traductions les plus estimées sont ©elle* de Marot, de Malherbe, de Racan et de J.-B. Rousseau.
David, philosophe arménien du v» ou Vf siècle, était cousin -germain et disciple de Moïse de Khoren. Il fut chargé par le patriarche Isaac 1 de visiter Edeiwe. Alexandrie. Athènes, Cnnstantinople, pour s'y instruire ei recueillir des manuscrits : il étudia U philosophie à Athènes sous Synanus. et fut condisciple de Procius. Il a laissé de* commentaires important* sur Aristote. Porphyre, etc., les uns en grec, les autres en arménien ; ils sont restés manuscrits.
David (saint), patron du pays de Galles, né vers 48(1, mort en 644, était fils d'un prince du Cardigan : Il prêcha le christianisme dans la partit: méridde la Grande-Bretagne, fonda 12 monastères, et fut évflque de la ville de Mmtvia, qui prit de là le nom de SainUDavid. On l'hon. le I" mars.
david COUNEHE, dernier empereur de Tréhiionde. avait usurpé le trône apre* la mort de son frère. Il livra ses états à Mahomet II en 1468) à condition que ce sultan épouserait sa fille Anne, et que luimême aurait la vie sauve. Le sultan observa la
DAVI