‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 338 sur 567 · RIO COLORADO · texte numérisé non relu

RIO COLORADO

desaguadero, lac de la Bolivie. — Lac du Chili, dans le pays des Araucaria, dit Desaguadero de Osomo; 80 kil. sur 10. Il donne naissance au Rio de Penon au S., et à l'Osorno au N. 0.

DESAGUL1ERS (J.-Théoph.), physicien, né à La Rochelle en 1683, mort en 1743, était fils d'un ministre protestant, qui, à la révocation de l'édil de Nantes, passa en Angleterre. Il étudia à Oxford Keill, et reçut les ordres en 1717. 11 fit à Lon-

dres, de 1710 à 1740, différents cours, poursuivit les expériences de Newton et fut reçu à la Société royale. 11 publia ses leçons sous le titre de Cours de physique expérimentale, 1719, 2 vol. en anglais.

DESAIGNES. bourg du dép. de l'Ardèche, à 26 ki I. N. 0. de Tournon ; 3,500 hab. Antiquités.

DESA1X (L.-Ch.-Ant.), général français, né. en 1768, d'une famille noble, f Auvergne, était lieutenant au lorsqu éclata la révolution. Il en adopta les principes, fut nommé aide-de-camp du général Victor, de Broglie, se signala dans plusieurs occasions, et fut promu au grade de général de division. Il se distingua en cette qualité à l'armée du Rhin en 1796, et défendit avec un rare courage le fort dé Kehl. En 1798, il accompagna Bonaparte en Egypte, •e rendit mattre de la Haute-Egypte et y exerça ?e pouvoir militaire avec tant de modération et d'équité, que les Musulmans eux-mêmes ne l'appelaient jamais que le Sultan juste. F ',itré en France en 1800, H reçut le commandenu.û île deux disions à l'armée d'Italie et contribua puissamment à ta victoire de Marengo (14 juin J800) ; mais il y^perditlavie. On lui a élevé un monument à Paris (place Dauphinc) et un autre àClermont. — V. dessaix.

DESAUGIERS (Marc-Ant.), chansonni er, Ois d'un compositeur auquel on doit Ut Jumeaux de Berçante, lu Deux Sylphes, Ftorine, etr "naquit à Fréjus en 1772, et mourut en 1827. lise In >aitàSl-Dommguelorsde l'insurrection et faillit J1 ;erdre la vie. De retour en France, il se flt bientr " onnaître par ses chansons et ses vaudevilles; fut '^temps l'âme du Caveau moderne, et devint en f.Slô directeur du théâtre du Vaudeville. On a de hri un recueil de chantons pleines d'esprit et de gaiçlé , rirrai lesquelles on dUjngue f Épicurien. Ma frrtitiU est faite. Cadet Buleux,la parooV* de In Vearfme, M. et Mm* Denis, lia donné une foule <le petites f .»—»•«* dont qq.unes, comme les Petites Du adules, 'y-Chatte merveilleuse, M. Vautour toni eu une prodigieuse.

DESAULT (P.-Joseph), chirurgien.' né en 1744, au Magnj-Vernois en Franche-Comté, vint en 1764 à Paris, et, tout en suivant les leçons de Petit et des chirurgiens célèbres de l'époque, commença dès l'âge de 22 ans â faire des cours qui attirèrent bientôt la

l'Hotel-Dieu en 1788. 11 fut élu en 1792 mer du comité de santé des armées, devint professeur de clinique chirurgicale â la nouvelle école de santé, et fut chargé en 1795 de donner des soins au jeune fils de Louis XVI. Il mourut lui-même pendant ce traitement, à l'âge de 51 ans. Desault était également remarquable comme professeur et comme opérateur. La chirurgie lui doit un grand nombre d'inventions ou de perfectionnements importants. II n'a presque rien écrit, mais Bichat, l'un de ses élèves les plus distingués, a publié sous son nom 4 vol. d Œuvres chirurgicales, qui contiennent sa doctrine, et Chopart, son ami, a donné un Traiti des malùdies chirurgicales fait en commun avec lui.

DESAVENTURA ffle). Foy. chiens (îledes).

DESBARREAUX (Jacques vallée), fameux épicurien, né à Paris en 1602 , mort en 1673, était petit-neveu de Geoffroy Vallée. Son père, qui était président au grand - conseil , l'avait pourvu d'une charge de conseiller au parlement, mais il s'en démit pour se livrer plus librement à son goût pour la bonne chère et le plaisir. Il changeait de climat selon les saisons. Desbarreaux fut Hé avec les beauaesprits de son temps, avec Baltac, Chapelle et même avec Descartes. Il avait composé un asses grand nombre de chansons cl de poésies fugitives dans lesquelles il affichait Incrédulité et même l'athéisme ; on n'a conservé de lui que ce fameux sonnet où H chante la palinodie : ■

Grand Diav ' tet JaieœeoU ioni rempli! d'*qulU, etc

Il le composa dans une maladie, mais i! le désavoua, dit-on, quand il fut revenu h la santé. Voltaire assure que ce sonnet n'est même pas de lui , et l'attribue à l'abbé de Lavau.

â St-Hilaire-d Àyat. en ï DESB1LLONS (le P. Fr!-Jos. terrasse), poète lai régiment de Bretagne Uin, né en 1711 â Châteauneuf

en Berri , mort en 1789, entra chex les Jésuites, enseigna les humanités avec distinction à Nevert, â Caen, â La Flèche, puis vint â Paris afin de s'y livrer à son goût pour la littérature. Lors de la dissolution de la société des Jésuites, il se retira â Manheim où il resta jusqu'à sa mort. On a de lui 15 livres do fables latines fort estimées, sous le titre de Fabula Msopicœ, Manheim, 1768, 2 vol. in - 8 : deui poèmes : An bene valendi, 1788; De Pace christiana, 1789; des Miscellanea posthuma , 1792 , où l'on trouve deui nouveaux livres de Tables. 11 s'est beaucoup rapproché de la Fontaine.

DESBOULMIERS (J.-Aug. jcu-îenI, nomme de lettres, né à Paris en 1731, mort en 1771 , est l'auteur d'une Histoire du Théâtre-Italien, 1769; d'une Histoire de f Opéra-Comique, 1769, et de quelque! autres œuvres médiocres.

DESCAMISADOS , nom donné en Espagne, de 1820 à 1821 , à la fraction la plus violente du parti démocratique : ce mot répond â notre mot sansculotte ; il veut dire sans chemises.

DESCAMPS (Jean-Baptiste), peintre, membre de l'Académie, né à Dunkerque en 1714, mort en 1791 , excella dans les scènes de village. Il a publié une Vie des peintres flamands, allemands et hollandais , 4 vol. in-8, U 53-63; le Voyage pittoresque de la Flandre et du Brabant, in-8, 1769. DKSCARRlERES. littérateur. Voy. hérissant. DESCARTES (René), Cartesius, célèbre philoso-

She français, né à Lahayc en Touraine l'an 1596f 'une famille noble, étudia à la Flèche sous les Jé« suites, se distingua surtout en philosophie et senti dès lors le vide des doctrines qui étaient en honneur. Il se destina d'abord à la carrière des armes . servit comme volontaire sous Maurice de Na&sai. (1617) et sous le duc de Bavière (1619), mais il

sitv > 1 1 « in ■ sa— t ■ ■ l,-..e A «rti. «l JL— f 4 />«r\\ Il

foulc.il fut nommé successivement professeur à l'école quitta le service au bout de peu d'années (1620). fi pratique, membre du collège de chirurgie en 1776, se mit alors h vovnwr; pnreourut l'Allemagne . la chirurgien en chef de la Charité en 178», puis de I Hollande, l'italic'et viol ânluafeun reprises è Par i.

H. tl

DESE

où 0 m lia avec 1m sav&nU , particulièrement avec Mersenne, Mydorge, Sorbière, Clereellier, et après être resté plusieurs année» indécis sur le choix d'un état, il résolut de se livrer tout entier à la méditation. Pour y mieux réussir, il quitta la France, où il eût trouvé trop de distractions , et se retira en Hollande (1629), où il vécut dans la retraite , habitant tantôt Amsterdam, Deventer, La Haye ou Leyde, tantôt les délicieuses solitudes d'Ëyndegeest ou d'Egmont Le premier fruit de ses travaux avait été un Traité du Monde, dans lequel il admettait, comme Galilée, le mouvement de la terre: mais 11 supprima prudemment cet ouvrage dès qu'il connut la condamnation du philosophe italien (1633). En 1637 il publia le Discourt de la Méthode, avec la Dioptrique, tes Météores et ta Géométrie, rédigés en français; il y enseignait une méthode nouvelle qui devait faire révolution dans la philosophie, et il présentait comme applications de cette méthode plusieurs de ses plus admirables découvertes. Kn 1641 parurent les Médiations sur la philosophie première, qu'il rédigea en latin, et qu'il dédia i la Sorbonne ; elles furent suivies en 1644 des Principes de la philosophie, écrits aussi en laUn, et où l auteur présentait l'ensemble de sa doctrine. Ces ouvrages attirèrent à Descartes un grand nombre d'admirateurs , mais Us lui suscitèrent aussi de vives contradictions et même des persécutions.

de ses adversaires se plaça un théologien d Utrecht, Giabert Voel, qui l'accusa d'athéisme, et

A la téte dt

fui Kir le point de faire brûler ses livra par la main du bourreau (16431. Quelques-uns de sesécriU furent mis à l'index. Il eut aush a répondre uux objections toutes philosophiques de lionnes, œ Gassendi, d'Arnaud et d'un grand nombre d'autres. Mais d'un autre côté 11 comptait d'illustres suffrages : ses principes étaient enseignés dans plusieurs universités: la princesse Elisabeth, fille de l'électeur palatin Frédéric V, recherchait ses entretiens ; Malarin lui accordait une pension de mille écus (1647); enfin la reine Christine 1c pressait de se rendre à sa cour. Flatté de cette invitation, Descartes partit pour Stockholm à la fin de 1649, mais au bout de peu de mois il succomba à la rigueur du climat. Il mourut en 16SO . âgé de près de 54 ans. Ses restes furent rapportes en France en 1667 , et déposés avec honneur è Sainte - Geneviève, mais il ne fut pas permis de prononcer son oraison funèbre. Deseartes est regardé comme le rénovateur des sciences. Sentant combien étaient peu solides la plu-

Kt des connaissances que les anciens nous ont nsmisos , Il résolut de douter provisoirement de tout et de reconstruire l'édifice entier sur de nouvelles bases en ne se fiant qu'à l'évidence, et en suivant une méthode toute nouvelle. Dans les travaux qu'il entreprit pour opérer cette grande restauration, il faut distinguer le métaphysicien , le mathématicien, le physicien et l'astronome. En métaphysique, il prit pour point de départ ce célèbre enlhymème, le pense, donc je suis, et se servit de cette première vérité pour établir et l'existence de Dieu , qu'il fonde sur l'idée même que nous en avons , et celle des corps , qu'il fonde sur la véracité de Dieu ; il distingua nettement l'esprit de la matière, mais sans expliquer l'action réciproque des deux substances: plaça le siège de l'aine dans la glande piaéale ; enfin réduisit les animaux à n'être que de pures machines. En mathématiques, il fit faire un > Immense par l'invention d'un nouveau mode de

notation en algèbre, celui des exposants, et par l'application de cette science à la géométrie des courbes ; ce qui lui permit de résoudre comme en se Jouant des problèmes regardés Jusqu'alors comme Insolubles. En physique. Il découvrit la véritable loi de la réfraction

l et proposa la plus exacte théorie f Unlique. » §*■ on pût donner alorss mah ilseli- 1 18* 6*' loof.O.

vra aussi trop souvent , dans l'explication des météores , aux hypothèses les plus gratuites. En astronomloeteii cosmologie , il imagina ce fameux système des tour billons, suivant lequel le soleil et les étoiles fixes sont le centre d'autant de tourbillons de matière subtile qui font circuler autour d'eux les planètes : mais, coins hardi que Copernie, il ajoutait que tous ees tourbillons circulaient eux-mêmes autour de la terre. Il s'occupa aussi beaucoup de physiologie et d'anatomie. Les ouvrages de Descartes, outre ceux que nous avons cités , sont Us Passions de lame , Amsterdam , 1649 ; le Monde ou Traité de la lumière, 1664 (posthume) ; Traité de r homme et de la formation du fatus , 1664 : Compendium musicor, 1 650 : la Mécanique, 1668 ; et de nombreuses Lettres, 1657-67. Plusieurs de ses ouvrages, qui étaient écrits en latin, ont été traduits par Clcrsellier, notamment : ses Lettres, 1667 , 8 vol. in-4 ; les Méditations 10)73 (déjà traduit dès 1647 par le duc de Luynes); le Traité de l'Homme , 1677 ; les Principes , 1681 . L'édition de ses Œuvres la plus récente et la phicomplète est celle de M. V. Cousin, en tl volumes in-8, Paris, 1824-1826; H. Ad. Garnier a donné à part les œuvra purement philosophiques. 1835. 4 vol. in-8, avec des notes. La vie de Deecarte» a été écrite par Baillet, 1691 ; son éloge aété comp. par ThomAi et par Gaillard, 1761. — Mal>rr<4 1 opposition que la philosophie de Deseartes avait rencontrée à son début, elle ne laissa pas de se propager dans toute l'Europe, et d'y obtenir, sous le nom de cartésianisme, un grand nombre de partisans, qui furent appelés Cartésiens. Parmi ceux-ci, les uns, comme Delafoi^e. Clersellier, Clauberg, Sylvain Régis, Jacques Hohault. se contentèrent d« reproduire la doctrine du mai Ire , et de la commeulci timidement: le» autres , comme M aie branche, S^Inosa, FardHla, en tirèrent de*«5û"«ktu«-uc'ehacun à leur manière, et bâtirent des système* qui s'en écarlaienl fort : d'autres enfin n'empruntèrent à Deseartes que son esprit et sa méthode, dont il? se servirent, tantôt pour défendre les vérités religieuses et morales, comme Arnaud , Bossuet, Wot> Ion, Nicole, et la plupart des Jansénistes de Port- Royal; tantôt pour battre en brèche toutes les croyances ; Bayle descend en ligne directe de cette classe particulière de cartésiens. Après une vogue de plu» d'un demi-siècle, le cartésianisme s'éclipsa rapidement devant la faveur qui s'attachait aux systèmes nouveaux de Locke, de Newton, de LeibniU .• cependant il continua d'être en France la philosophie dominante jusqu'à Condillae. Voltaire lui porta les derniers coups.

DESCHAMPS (Eustache) , dit Morel parce qu il fut prisonnier chex les Maures , vieux poète français, né au milieu du xiv« siècle à Vertus en Champagne, mort en 1421 , suivit la profession des armes, bon ouvrage le plus étendu est intitulé s Miroir de la Vérité. Il a écrit un grand nombre de fables; La Fontaine en a Imité quelques-unes , notamment la Cigale et la Fourmi et le Conseil tenu par les Rats. M. Crapelet a publié en 1832 un choix de ses poésies.

deschamps (Françols-Micbel-Chrétlen), noëte, n* près de Troyes en 1683, mort en 1747. fui abbe , nuls militaire et enfin financier. On a de lui plusieurs tragédies. Catun a~Utique, 1115 ; Antiochui et Cléopâtrc, 1717: Médus, 1739. On lui doit bush la Religion défendue contre TÊpUre à Vranie, et des Recherches hUtoriques sur le théâtre français. DESCOUTURES. Voy. coutures (des).

DESENZANO, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 25 ail. S. E. de Brescla, sur le lac de Garda; 3,500 bab. Bon port. Pèche active. Vins estimée. DESERTES (Iles), groupe d'Iles de l'Océan Atue, à l'E. de Madère, par 32» 30' Ut. N.

on y trouve plusieurs couvents, au milieu de bote d'orangers. L ile qu'on nomme la Table-Déserte est fertile et donne surtout de bon vin.

DES ESSARS (Pierre), surintendant des nuances de France sous Charles VI, dut son élévation à U protection du due de Bourgogne Jean-sans-Peur. En Mil il était prévôt de Paris, et les Parisiens lui donnèrent le titre de Père du peuple pour avoir assuré les approvisionnements de la capitale au milieu des troubles qui l'agitaient: mais il ne sut pas conserver longtemps leur amour. On l'accusa d'avoir dilapidé les finances de l'état : U fut obligé de fuir, et demeura quelque temps caché dans ses terres: Il chercha ensuite à rétablir son crédit en s'attachent an duc de Guyenne, et s'empara de ta Bastille au nom de ce seigneur. Mais il y fut assiégé, obligé de se rendre, poursuivi comme dilapidateur, accusé d'avoir voulu enlever le roi, condamné à mort et exécuté en M 13.

des essaxs (Charlotte), comtesse de Romorantin, devint maîtresse de Henri IV en 1690, et en eut deux filles. Elle vécut ensuite dans la plus grande intimité avec Louis de Lorraine, cardinal de Guise: et, après la mort de ce prélat, elle épousa, en 1630, le maréchal de l'Hôpital , connu alors sous le nom de Du Hallier. Elle mourut en 1651.

DESESSARTS (dechanet), comédien, né à Langres en 1740, mort en 1193, joua avec un grand succès les financiers. Il était d'une grosseur énorme.

desessarts (lehotne), né en 1744, mort en 1810, d'abord avocat, puis libraire, est auteur on éditeur d'un grand nombre de volumineux ouvrage*, dont les plus connus sont : Cause* célèbres, 1773-39, 196 vol. in-12; Bibliothèque de l'homme de goût, 1798, 3 vol. in-8 ; Siècles littéraire» de la France, 1800-1803, 7 vol. în-8.

DESKSSARTZ (Jean-Charles), docteur régent do la faculté de médecine de Paris, membre de l'Institut, né à Bragetogne (Aube) en 1729, mort en 1811, a donné: un Traité sur C éducation corporelle des enfanta en bas âge, 1760. in-8 : Discours sur Us inhumations précipitées; Mémoire sur la musique; Traité sur le croup, Paris, 1807 ; et une nouv.édit. des Fundamenta materiae medicœ deCartheuser.Par., 1769,4 v. in-12.

DE SEZE Raym.), cél. avocat, né à Bordeaux en 1748, d'une fam. anc, plaida d'abord dans sa v. natale; fut appelé à Parispar Vergennes, alors ministre; défendit a son début la cause des Olles d'Helvétius ; fit acquitter Besenval, accusé de haute trahison (17*9) ; fut choisi par l«ouis XVI, au refus de Target, pour être adjoint à ses défens Tronchetct Malesberbes, etprononça avec rnuraite la défense du r. dev. laConvent., le 26rlée. 1792, fut par suite arrêté comme suspect, et ne sortit de prison qu'après le 9 thermidor. Sous le Directoire et l'Empire, il se tint éloigné de toute fonction publique. En 1815, U fut nommé président de la Cour de cassai, et pair de France ; il fut élu a l'Aead. fr. en 1816, et faitcomte en 1817. U m. en 1828.

DESFAUCH KRETS (J.-L. brousse), né à Paris en 1742, mort en I8C8, a donné plusieurs comédies qui brillent par l'esprit, et dont la meilleure «si le Mariage secret, 1786, en S actes et en vers. 11 a rempli avec intégrité des fonctions municipales pendant la révolution.

DESFONT AIN ES (l'abbé P .-Franc. crrOT), critique, né à Rouen en !685, mort à Paris en 1745, était fils d'un conseiller. 11 entra d'abord ehei les Jésuites, mais il les quitta en 1715. 11 prit alors le rôle d'arislarque et publia, soit seul, soit avec FrsV ron. Grasset, etc., différents rect U Nouvelliste du Parnasse (1731):

tu écrits modernes ; Jugements sur les (avec Fréron), 1745. Sescritiqnes pleines d'àprete Tuï firent de nombreux ennemis; le plus redoutable fut Voltaire, qui engagea une longue lutte avec lui et qui l'accabla déniframmes et même dlnvecUves.U

sur

parait, au reste, que l'abbé Desrontame* était un homme dépravé, et il eut plusieurs aventures fort scandaleuses. On a de lui, outre les écrits périodiques déjà cités, une édition de la Henriade, avec U critique de ce poème, 1728 ; un Dictionnaire néologique, 1726; la traduction de Gulliver, 1727 : une traduction de Virgile, 1743, longtemps estimée, et un grand nombre d'autres écrits oubliés aujourd'hui.

DESFOirTAiNEs (Guillaume-François focques desbayes, connu sous le nom de), écrivain français, né à Caen en 1733, mort en 1826, coopéra à la publication de U Nouvelle Bibliothèque des romans, et donna seul, ou eu société avec MM. Barré et Radet, un grand nombre de pièces de théâtre dont les plus estimées sont : la Cinquantaine; la Dot ; le Droit du seigneur; Arlequin afficheur; la Chaste Suzanne-, r Amant statue; la File de l'Égalité; le Rive; M. Durelief; Petit Voyage du vaudeville, etc. 11 avait en 1764 concouru pour le prix de l'Académie Française sur ce sujet : Êpitre à Quintus sur l'insensibilité des stoïciens. On lui doit auesl : Lettres de Sophvet du chevalier de", etc., 1766, 2 vol. in-12.

desfoctames (René louiche). botaniste, né * Trembley (Ille-eUVilaine) en 1760, mort en 1833, fut reçu membre de l'Académie des Sciences en 1783, et partit aussitôt en Afrique pour étudier le flore des côtes de Barbarie. De retour de son voyage en 1786, Il en publia le résultat sous le nom os Flore Atlantique, Paris, an vi (1798), 2 vol. in-4, avec planches. On lui doit aussi des observations nouvelles sur le.daMier, le lotos de Libye, le chh\t à glands doux; un Mémoire sur l irritabilité des plantes; l'Histoire des plantes et des arbrisseaux qui peuvent être cultivés en France m pleine terre, 1809; des Expériences *ur la fécondation artificiel^ des plantes, 1831.

DESFORGKS (P.-J.-B. choudard), acteur et anteur, né à Paris en 1746, mort en 1806, joua d'abord à la Comédie-Italienne, fut engagé à Pétersbourg en 1779, revint à Paris en 1782, et s'y livra dès lors tout entier à la littérature. Ses principales pièces sont : Tom Jones à Londres, 1782 ; ht Femme jalouse, 1785; le Sourd; Joconde, 1790. U a publié en 1798 des Mémoires où il affiche l'immoralité

desforces-maillard (P.), poète, né au Croisic en Bretagne en 1699, mort en 1772. Du fond de sa

Iirovince, il adressait de mauvais vers au Mcrcwe o rédacteur de ce journal lui avait signifié qu'il n'insérerait plus rien de lui. Alors 11 imagina d'adresser ses poésies sous le nom d'une muse bretonne imaginaire, mademoiselle Mêlerais de la Vigne. Ellrs furent dès ce moment reçues avec empressement ; le rédacteur s'éprit même d une belle passion pour la nouvelle Sapho, et la lui déclara dans le Mercure. Desforges mit un terme à celle mystification en se faisant connaître. Cette aventure a fourni à Piron le sujet de sa Métromanie. Les Poésies de mademoiselis Materais ont été publiées en 1735.

DESFOULouDESPOUL, villed'Iran (Khousistan), à 67 kl). 0. de Chouster; 13,000 hab. Etoffes de soie et de laioe. Commerce. Aux environs, ruines d'une ville ancienne (Suse ou ElymaTs).

DESGENETTES (René-Nicolas dofriche, baron), médecin célèbre, né à Alençon en 1762, mort en 1837, fut d'abord médecin ordinaire auprès de l'armée d'Italie en 1793, et s'éleva bientôt au grade de médecin en chef. U fit partie de l'expédition d'Egypte (1798) ; Il eut à combattre la peste à Jaffa, et ne craignit point, pour relever le courage du soldat, de s'inoculer en présence de l'armée le virus pestilentiel. Il fut nommé à son retour professeur d'hvgièTi à l'école de médecine, puis inspecteur-général du service de santé, et fit en cette dernière qualité toutes les campagnes de genettes perdit de peine

si*

et fil en cette dernière qualité BSWi de l'Empire. Sous la restauration, Des l plusieurs de ses places, et eut beauà recouvrer le titre de médecin en

DESL

DESM

chef des armées. En 1830, il défini médecin en chef de l'hOle! des Invalides, place qu'il a conservée jusqu'à sa mort. Malgré sa vie active, Desgenetle* a publié plusieurs travaux importants : une Analyse du système absorbant et lymphatique, 1792; une Histoire médicale de formée d'Orient , etc.

DESGODETS (Antoine), architecte, né à Paris en 1653. mort en 1728, professeur à l'Académie d'Arehiteclure, publia par ordre de Colbert les Édifices antiques de Rome, dessinés et mesurés tris exactement, 1682, in-fol. On a aussi de lut un traité des Lois des Adrimenu, 1748, in-8, avec notes de Goupy.

DESHAUTERAYES(Michel-Arige-AndréLEROUX), orientaliste, né à Conflans-Sainle-Honorine vers 1724, mort en 1795, fut pendant 32 ans professeur d'arabe au Collège royal. 11 a publié V Histoire générale de la Chine, 1777-1784, traduite du chinois par le l\ M.iillac, et a formé de savants élèves.

DES11AYES (Louis), baron de Courmemin. né à la On du xvt* siècle, fut chargé par Louis XIII de plusieurs missions dans le Levant, en Danemark, en Perse et en Moscovie. Étant entré dans une coni pi ration contre le cardinal Richelieu, Il fut arrêté et décapité à Bézlers, 1632. On a publié sous son nom : Voyage du Levant, fait par le commandement du roi en 1621, par le sieur de Courmemin, Paris, IG24, 1629, 1643, in-4 ; Voyages au Danemark, enrichis d'annotations, par P.-M.-L., Paris, I664,in-l2.

DESHOUL1ERES (Antoinette du licier de la garde, dame), née à Paris en 1638, morte en 1694, est une des gloires littérairesdu siècle de Louis XIV. Elle Malt liée avec les deux Corneille, avec Fléchicr, M asca.ro n, Péli&son, etc. Ses contemporains la surnommèrent la Dixième Muse, la Calliope française. Madame Dcshoulièrcs s'est essayée dans presque tciis les genres, depuis la chanson jusqu'à la tragédie : mais elle n'a réussi que dans l'idylle et Péglogue. On a surtout admiré son Idylle des .If outons, touchante allégorie où elle déplore en beaux vers le sort de ses enfants qui avaient perdu leur père. Elle avait épousé en 1651 Guillaume de Lafon de Boisguérin, seigneur Desboulières, officier distingué, ■lui mourut «n 1693. la laissant sans fortune. L'édition 1 1 plus récente des Œuvres de madame Desboulières est celle de Crapelet, Paris, 1799, 2 vol. in-8.

DESIUFRII moks. nom latin de montdidier.

DESI.MA ou TCHOU-TAO. c.-à-d. île avancée, Uol artificiel du Japon, au S. 0. delà ville de Nsga- «ki, avec laquelle il communique par un pont. Résidence des Hollandais qui font commerce avec le Japon. C'est le seul lieu où les vaisseaux puissent titre cliargés et déchargés.

DES10, bourg du roy. Lombard-Vénitien, à 17 Vû. N. de Milan ; 2,200 hab. Victoire des Visconti lur les Torriani en 1277. qui assura aux Visconti la possession du duché de Milan.

DÉSIRADE (la), une des Petites- Antilles, par G3» 20' long. 0., 16« 21' lat. N.; 17 kil. sur 9; 1,250 hab. Cette île est d'origine volcanique. Elle appartient à la France. La Désirade fut découverte par Colomb en 1493. Les Français s'y établirent les premiers. Les Anglais s'en emparèrent en 1762 et pendant la révolution, mais ils la rendirent en 1815.

DÉSIRÉ (saint), Desideratas ou Desidenus, paraît être le mfme nom que Didier [Voy Didier).

DESJARDINS (Martin bogaert). sculpteur, né à Bréda ( Hollande) en 1632 mort à Paris en 1694, se rendit célèbre par des monuments en bronze. C'est lui qui exécuta en 16Rfi le l.eau monument de la place des Victoires où Louis XIV était représenté couronné par la Victoire, et tenant sous ses pieds Cerbère, dont les trois lûtes figuraient trois nations vaincues. Ce monument a été lu lsédans la révolution.

DESLANDES (André-Frai çois uoureau), ué à Pondichéry eu 1GÏK), mort à Taris, en 1757, fut commissaire de la marine «jiU se démit de ses fonctions

pour cultiver les lettres. Il a laissé entre an très ou ■ v rages : Histoire critique de la philosophie, Amsterdam, 1737, 8 vol., et 1756, 4 vol. lu- 1 2. ouvrage médiocre ; Essai sur la marine et le commerce, Paris, 1743, in-8: Essai sur la marine dee anciens, etc.! 1748, 1768, ln-12, flg.; Des différents degrés de la certitude morale, 1750, etc. U affecta l'Incrédulité dans plusieurs de ses écrits.

D'ESLON (Charles), médecinde lafaculté deParis, mort jeune en 1786, fut un des plus télés défenseurs du système du médecin Mesmer, dont 11 avait suivi les leçons ; il a composé quelques ouvrages sur le Magnétisme animal, publiés de 1780 à 1782.

DESMAH1S, poète, né à Sully-sur- Loire en 1722, mort à 39 ans en 1761, se Ût d'abord connaître, sous les auspices de Voltaire, par des pièces fugitives, dont la plus estimée est le Voyage de Samt-Cermain ; Il fit jouer rimpcrtinent, comédie qui réussit. On a recueilli ses œuvres en 2 vol. in- 1 2, 1778.

DESMA1SEAUX, né en Auvergne l'an 1666, mort en 1745 à Londres, membre de la Société royale de cette ville, a été l'auteur, l'éditeur et le traducteur d'un grand nombre d'ouvrage» qui intéressent l'histoire littéraire , tels que : Vu de Boileau, 1712, ln-12 ; Recueil de plusieurs pièces de 1. Locke, 1720, ln-8; Recueil de diverses pièces sur la philosophie, etc., par Leibnili, Clarke et Newton, Amsterdam, 1720: Vie de Saint- Evremont; Œuvres diverses de Bayle, La Haye, 1727 ; lettres de Bayle, Amst., 1729, 3 vol. ln-12 ; Vie de Bayle, La Haye, 1732, 2 vol. ln-12, etc.

DESMARAIS (REGNIER-). Voy. REGNIER.

DESMARETS (Jean), avocat-général au parlement de Paris, fut l'un des plénipotentiaires qui signèrent le traité de Rréugny (1360), et le seul magistrat qui osa rester dans Paris lors de la révolte dite des Maillotins, 1381. Il avait refusé en 1359 l'entrée de cette ville à I'évèque de Laon et aux partisans du roi de Navarre ; 11 se ût ainsi de nombreux ennemis, qui le calomnièrent auprès de Charles VI ; ee prince le fit décapiter en 1382, lors de son retour à Paris.

desrarets de SAiNT-soRLi^l'un des premiers membres de l'Académie Française, né à Parisen 1596, mort en 1676, travailla d'abord pour le théâtre et donna plusieurs pièces, entre autres les Visionnaires , qui eurent du succès, grâce à la faveur de Richelieu; pull passant tout à coup d'un relâchement extrême a une dévotion outrée, il tomba dans une espèce de folie fanatique, et proposa au roi de lever une armée pour exterminer les hérétiques. 11 est surtout connu par le poème intitulé Ctovis ou la France chrétienne, qui fut beaucoup loué par Chapelain et que Boileau a livré au ridicule. Ce poème, publié d'abord en 20 chants (1657), fut refondu par l'auteur et réduit à 20 chanta dans une édition de 1673. Dans la querelle des anciens et des modernes, Des ma rets se montra un des plus acharnés contre les anciens.

desiarets (Nicolas), contrôleur-général des finan* ces, neveu de Colbert, et père du maréchal de Maillebois, succéda en 1 708 à Chamillard ; rendit de grands services à l'état, remit plus d'ordre dans les finances, cl se fit estimer pour sa modestie, et pour l'intégrité et l'urbanité de son caractère. Il fut remplacé à la mort de Louis XIV (1715) et mourut en 1721. Il a publié un Mémoire sur l'administration des finances depuis le 20 février 1708 jusqu'au i" septembre 1715, Paris, 1716, in-8.

desmarets (Nicolas), physicien , membre de l'Académie des Sciences, né en 1725 à Soulaines en Champagne, mort en 1815, exerça de 1757 à 1792 les fonctions d'inspcctcur-général des manufactures. 11 a publié en grande partie le Dictionnaire de géographie physique, dans l'Encyclopédie méthodique, 1798-1828, 5 vol. in-4. On lui doit un grand nom* bre de mémoires, parmi lesquels nous citerons ceux u'il a écrits : Sur rorigine et la nature du l>asalte. 11 ; Sur la constitution physique de locoihne de

DESP

Montmartre; B a rédigé de savantes Notes sur les Quittions naturelle* de Sénèque, pour la traduction

^DEsSl APURES (L.), poète français, né à Toumay vers 1523, mort à Metz en 1580, pasteur protestant de cette ville, est auteur d'une traduction en vers de X Enéide (1560), de tragédies saintes : David combattant; David triomphant; David fugitij , 1565, in-12, et autres poésies françaises et latines.

DESMOLETS (P.-Nic), prêtre de l'Oratoire, né en 1678, mort en 1760, a laissé de nombreux travaux et publié beaucoup d'ouvrages des PP. Latin, Malebranche, etc., que le temps ne leur avait pas permis de faire paraître. On lui doit : le 2« vol. de YHistoria ecclesiœ parisiensis, du P. Gérard Dubois, 1710; divers Traites du P. Bernard Lami, 1720 et 1723, In-fol. ; une nouvelle édition de la Riblioiheca sacra du P. Lelong, 1723 , 2 vol. in-fol. il a dirigé la suite des Mémoires de littérature et d histoire de Sallcngre, 1726, 1 1 vol. in-12: l'édition de 17/ùtoirede f empire ottoman, par Jonquières, 1743, in-4.

DESMOULINS (Camille), conventionnel, né à Guise (Aisne) en 1760, fils d'un magistrat de cette Tille, était avocat à Paris lorsqu'éclala la Révolution française. 11 en adopta les principes avec chaleur et fut un des principaui orateurs du club des Corde- 11ers. Le 12 juillet 1789, lendemain du renvoi de.Necker, il harangua la multitude au Palais-Royal, et, après avoir donné aux insurgés une feuille verte pour signede ralliement, il entraîna à la Bastille cette armée improvi«éequi le 14 juillet força les murailles de la forteresse. Desmoulins rédigea avec une extrême vigueur de pensée et de style un journal intitulé : Révolutions de France et de Brabanl, et en 1792 11 fut nommé député à la Convention nationale, il s'y lia avec Danton, vota comme lui toutes le* mesures violentes qui furent prises à cette époque ; mais comme lui il chercha à arrêter l'effusion •lu sang aussitôt qu'il pensa qu'elle n'était plus nécessaire. Il publia même dans ce sens quelques numéros d'un nouveau journal intitulé : le Vieux Cordelier. Sa perte fut dès ce moment résolue par Robespierre, alors tout puissant: il fut, avec Danton, jugé, condamné sans avoir été entendu, et monta sur l'échafaud le 5 avril 1794. Sa femme, à peine âgée de 22 ans, y porta elle-même sa tête deux jours après, accusée du crime d'avoir voulu délivrer son mari.S^Wt/r.ont é|ép.cn1828:saCorre*p.en 1816.

DESNA. riv. de la Russie d'Europe, traverse les gouvernements dOrel et Tchernigov , et tombe dans le Dniepr à 9 kil. N. de Kiev, après un cours de 880 kil. environ. On projette de faire un canal pour la joindre à l'Oka.

DESODOAHDS (pantin). Voy. fantin.

DESOLATION (Ile de la). Voy. kerguelen.

DESOTEUX (Franç.). médecin, né en 1724 à Boulogne-sur-Mer, mort en 1803, fut d'abord élève dans lea hftpitaux de l'armée, puis devint en 1760 chirurgien-major du régiment du roi. Il est célèbre

Sur le tèle avec lequel il combattit les adversaires l'inoculation, et répandit en France la nouvelle méthode appelée tutiontenne. On a de lui un Traité historique sur l'inoculation, Paris, an vm { J801). in-8.

DESPAUTËRE (J.), en flamand Van Pauteren, grammairien, né vers 14C0 à Ninovc, petite ville du Brabant, mort & Commincs en 1 52 i. professa successivement dans différentes villes de Flandre. On a de lui une Grammaire, des Rudiments, une Syntaxe, une Prosodie, un Traité des temps, etc., réunissons le titre général de Commentarii yrammatici, Paris, Robert Etienne, 1637 , in-fol. Sa grammaire a été longtemps, malgré ses nombreuses imperfections, d'un usage général dans les écoles de France. Quoique écrite en latin, on ia mettait entre les mains des commençants: aussi faisait-elle leur supplice. DESPAZE (Joseph), satirique, né * Bordeaux m

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