DESS
1769, mort en 1814, a publié : tes Quatre Satires, ou la fin du xvm« siècle, 1796-1801 , in-8 : 5« Salix:, littéraire, morale et politique, ln-8, 1801. Dans ces satire», qui respirent l'indignation de l'honnête homme, il coml>at les horreurs de la révolution autant que les écarts du goût.
DESPÊRIEBS (Bonavenlure), écrivain françai?. né à Arnay-le-Due en Bourgogne, était valet d? chambre de Marguerite de Valois, reine de Navarre, sœur de François I. H se donna la mort en 1544. On a de lui : Cymbalum Mundi ou Dialogues satiriques sur différents sujets, 1537, in-8; une traduction en vers de VAndrienne de Tércnee. 1537, ln-8; un Recueil de ses œuvres, 1544, in-8; Nouvelles Récréations et joyeux devis, 1561, in-4.
DESPORTES (Phil.), poète et abbé, né à Chartres en 1546, mort à Paris en I6i>6 , s'attacha au duc d'Anjou, qu'il suivit en Pologne, et fut comblé de bienfaits par ce prince devenu roi (Henri III) ; Il en reçut plusieurs abbayes qui lui formaient un revenu de 10.000 écus. Il s'était d'al>ord fait un nopi
Gr ses poésies galantes, dans lesquelles il avait lité Marot avec asset de bonheur: mai* quand il se vtt a la tête de plusieurs abhayes, il eut lu bienséance de ne plus faire que des vers chrétiens. Il possédait les poètes italiens et les imita souvent. Ses poésies galantes furent Imprimées pour la première fols en 1575: Il donna en 1691. 1508 et IG04 des traductions en vers des psaumes qui eurent un grand succès. Régnier était neveu de Dcaporles.
DESPOTO-DAGH , autrefois le mont Rhodope, chaîne de mont, de la Turquie d'Europe (Roumélic), se rattache au Balkan et s étend entre les sandjakats de Sophia et de Galllpoli, jusqu'à la Maritza, sur une longueur de 270 kil.
DESPOUL, ville d'Iran. Voy. desfoul.
DESPREAUX (boiucau). Voy. boileau.
despréaux (cousin). Voy. COUSIN.
desmuîaux (Jean-Etienne), poëte lyrique, né en 1748, mort en 1820, ancien inspecteur-général de l'Opéra, professeur de grâces au Conservatoire et répétiteur des cérémonies de la cour. Il a composé un asses grand nombre de chansons et plusieurs parodies, telles que Berlingue (parodie d Ermelinde), 1773, in-8; Momie (d' Iphigénie) , 1778, in-8; Roman (de Roland), 1778, in-8; Syncope (de Pénélope), 1786, in-8. U a encore publié : Mes Passe- Temps, ete., Paris, 1806, 2 vol. in-8. H est inventeur du chronomètre musical. Voy. guward.
DESROCHES (J.-B.), dit de Parthenay, né à La Rochelle, mort en 1766, aida d abord à La Haye le célèbre Bruien de la Marlinlère dans la composition de son Dictionnaire géographique et de quelques autres ouvrages. On a de lui : Uistoirede Danemark, Amsterdam, 1730. 6 vol. in-12: Histoire de Suède, traduite de Puffendorf, et continuée jusqu'en 1730, La Haye, 1732, 3 vol. In-12 ; Histoire de Pologne sous le règne d'Auguste II, La Haye, 1733, 4 v. in-8.
DESRUES (Anl.-Fr.L empoisonneur, né à Chartres en 1745, vint s'établir marchand épicier à Paris s'enrichit par des escroqueries et des crimes, et sut par son hypocrisie se faire une telle réputation de vertu que pendant longtemps on ne put le soupçonner. S'étant fait vendre par M. de la Motte, écuyer du roi, la terre de lluisson-Soef , qu'il devait payer 130,000 francs, il résolut de faire mourir toute la famille de son créancier afin de s'emparer du bien sans rien débourser. H avait déjà empoisonné la femme et le dis de M. de la Moite, lorsque son crime fut découvert. Il fut roué vif en 1777.
DESSAIX (Joseph-Marie), général français, né à Thonon en Savoie. en 1704. mort en 1826, avait étudié d abord la médecine à Turin, puis à Paris (17S8). En 1792, il proposa à la Convention la création «ta la légion des Altobroges, et fut envoyé à Grenoble pour l'organiser ; bientôt après il reçut le titre de
DEST
chef de bataillon de cette lésion. En 1 798 , il fut nommé membre du Conseil des Cinq -Cent*, mate U
en vtteiclu u pris h; 18 brumaire ; il fut néanmoins, on 1803, élevé au rang de général de brigade, et en 1809 à celui de général de division. En 1814, U repoussa les Autrichiens de la Savoie et mérita dans cette courte campagne d être surnommé le Boyard de la Savoie. 11 quitta U France en 1816 et se retira d'abord en Suisse, puis en Piémont, ou U fut arrêté par l'ordre du roi de Sardaigne. U fut peu après rendu à la liberté, et vécut depuis dans la retraite. Il ne faut pas confondre ce général avec le célèbre Deaait.
DESSALINES (J*oq.), 1" empereur d'Haïti, né en 1758 aux Cormiers (Haïti), était noir et futd'abord esclave à Sl-Dumingue. Dans les troubles de 111e, il devint aide-de-cam p du général uègreJ can-Fra nçois, puis lieutenant de ToussùiilLouvcfture.eteombatlit le eéo*r. mulâtre Rigaud et le gétiér. franc. Leclorc, 1 802. liais après la déportation de Toussaint, il se soumit à la France. S'élant insurgé peu après, il se relira au N. de l'Ile, et repoussa Roc ha m beau danslesanglan t combat de Si-Marc. Alors il se fll déclarer empereur sousle nom de Jacquesl (1801); mais bientôt suu gouvernem. devint une insupportable tyrannie. Les généraux Christophe ot Pétiou se révoltèrent: en marchant contre eux. il péril dans une embuscade, 1806.
DESSAU, caplL du duché d'Anhall-Dessan, sur la Mulde, près de son confluent avec l'Elbe, à 120 UL S. 0. de Berlin; 10,000 hab. Elle est divisée en trois parties : vieille ville, ville neuve, Sand. Château du prince, nouvelle chancellerie, manège, arsenal, observatoire. Maison d'orphelins. Philanthrnpinon. Draps, bonnelorie, chapeaux, passementerie, fabrique de tabac. Commerce de grains. Aux environs, jolis châteaux des dues, sépulture ducale, BtfegliUberg, digue de l'Elbe. Patrie de Moïse MendeUuohn.— -Pour le duché de Deesau, Voy. a>ru.t
DESSAU (Léopold, due d anh ai.t-;. Vo». amhalt.
DESSOLLE (le marquis), générât né I Auch en 1767 mort en 1828, ût sous Bonaparte la campagne d Italie, se distingua dans U Valteline contre les Autrichiens (1800), et commanda en Espagne et en Russie. En 1814, il se prononça en faveur des Bourbons, fut nommé pair et commandant de la garde nationale. Il devint en 1818 ministre et prélident du conseil ; mais il se retira deux mois après, dégoûté des exigences du parti réactionnaire. 11 se montra toujours depuis partisan des libertés publiques.
DESTERRO (hossa-sekhora-do) , Tille maritime du Brésil, par 51 • 2' long. 0.. 27* 27' lat. S., ch.-l. de la prov. de Santa-Catarina, sur la côte ; 5,200 hab. Port où relâchent presque tous les bâtiments qui vont du Brésil â la rivière de La Plata.
DESTIN , Fatum, divinité aveugle des anciens. Toutes les autres divinités lui étaient soumises, et rien ne pouvait changer ce qu'il avait résolu. Le Destin n'était autre chose que cette fatale nécessité suivant laquelle tout arrive dam le monde. On le représentait ayant sous ses pieds le globe de la terre , et tenant dans ses mains l urne qui renferme le sort les mortels.
DESTOUCHES (Ph. iréniCACvr), auteur comique, né â Tours en 1680, mort â Paris en 17 54, fut dans sa jeunesse acteur, on, selon d'autres, servit comme volontaire. H s'attacha de bonne heure â M. de l'uymeox, ambassadeur en Suisse, qui le fit entrer <!ans la diplomatie. Tout en travaillant pour le théâtre, U remplit avec succès plusieurs missions in portantes, particulièrement en Angleterre où il • atrompagna le cardinal Dubois (1717). Apres la mort du Régent, Il se retira des affaires et s* consacra tout entier aux lettrée. Il fut reçu à l'Académie en 1723. Sa première pièce fut le Curieux imptrimtmt qu'il composa en Suisse (1709) : Il donnai
ensuite C Ingrat, l Irrésolu , U Méditant (1715), U Triple Mariage, f Obstacle imprévu, le Philosophe marié (1727), le Glorieux (1732), le Dissipateur 1 1736;, etc. 11 laissa en manuscrit plusieurs pièces dont deux furent jouées avec succès après sa mort : laFausse Agnès (Il b9),eiU Tambour nocturne {\m, 62). Ses chefs-d'œuvre sont le Philosophe marié et le Glorieux. On lui reproche en général de manquer de gaité et de naturel. A la no de sa vie, il ne s'occupa que de théologie et écrivit contre les philosophes. Les meilleures éditions de ses Œuvres ont été publiées par son fils en 1767, 4 vol. ln-4, et par Crapelet, 1822, 6 voL in -8. M. Auger a donné en 1810 nn choix de ses pièces, 2 vol. in-18.
D EST HE ES (1 abbé Jacq.), prieur de NeufvUle, écrivain, né â Reims vers 1700, fut le collaborateur de l'abbé Desfontaines. On a de lui : Observations eut les écrits modernes (avec Desfontaines, Fréron, etc.), Paris, 173a et années suivantes, 34 vol. in- 12 : U Contrôleur du Parnasse, etc., Berne, 1745, 3 voL in- 12 ; Mémorial de chronologie généalogique et historique, de 1752 à 1755, 4 vol. in-24 ; l'Europe vivante et mourante, Bruxelles (Paris), 175» et 1760 2 vol. in-24, sans nom d'auteur.
d'estbées. Voy. Estâtes.
D ESTUTT-TRAC Y . Voy. mscr.
DES VIGNES (Pierre), Petrue a Vineis, chancelier de Frédéric U, né â Capoue d une famille pauvre, s'éleva par son savoir et ses talents, acquit le plus grand crédit sous l'empereur Frédéric II, améliora la législation, l'administration; excita Frédéric â se rendre indépendant des papes, et indtspnea vivement par cette conduite la cour de Itome.Frédéric Unit pourtant par se croire trahi par son chancelier, l'accusa d'avoir voulu l'empoisonner, et ordonna de lui crever les yeux : Pierre Des Vignes se brisa U tète contr les murs de sa prison (1246). On pensa générale ment et l'on présume encore qu'il était innocent.
DES VItiNOLES (Alphonse), savant chronologiste. né en 1649 au château d Aubais, dans le Languedoc, mort en 1744, fut d'abord ministre de l'église protêt» tan tes Aubais: quitta la France â la révocation de l'édit de Nantes, et séjourna successivement â Genève, à Lausanne, à Berne et â Berlin, où il obtint une cure avantageuse; fut nommé en 1701 membre, puis directeur de l'Académie de Berlin ( 1 7 27 ), et prit la plus grande part â la rédaction de la Bibliothèque germanique. On a de lui : Chronologie de l'histoire sainte H des histoires étrangères depuis la sortie d'Êgupte jusqu'à la captivité de Babylone, Berlin, 1738, 2 volumes in-4, ouvrage plein d é rudition et nul fait encore autorité.
DES Y H ES ou DESURÊNES. ch.-l. de canton (Pas-de-Calais), â 15 I» il. S. E. de Boulogne ; 2,750 hab. Gros drape, faïence,
DES Y VET EAUX (Nicolas vaoquklin, seipnour;, poète épicurien, né en 1567, près de Falaise, d'tine faradle noble et ancienne, m. en 1649, fut lieu tenantgénéral au bailliage de Caen,vintà Paris dans les dernières années de Henri IV, et fut précepteur du due de Vendôme, fils naturel du roi et de Gabrielle, puisdu dauphintLouisXlUÎjniaislesdésordresd'une vie licencieuse le Tirent renvoyer de la cour en 1011. On a de lui un poème intitulé : De l'Institution du prince ; des Stances, des Sonnets et antres pièces de 7ers. Ses OEuvret poétiques ont été réunies pour la l'*fois par M. Pr. Blanchemain, Par., 1854, gr. ln-8.
DETMOLD. ville d Allemagne, -apit. de la principauté de Linnc-Detmold, à 90 kil. S. 0. de Hanovre, sur la «erra ; 2,400 hab. Toiles, tanneries. Aux environs, carrières de marbre et de gypse.
DETROIT, ville des Etats-Unis, eh.-l. du territoire de Michigan, entre le lac Saint-Clair et le lac Erié, sur le Detroit-RIver, par 85» 18' long.O., 42» 30' lat. N.; 9,000 hab. Arsenal, entrepôt d'artillerie, magasins du gouvernement, belles casernes.