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les orties de mer, les actinies on anémones de mer, les huîtres, etc., que l'on trouve consignées dans le Journal de Physique, 1772-1789. 11 s'occupa aussi d'astronomie el de géographie, et inventa un cosmoplane qui sert à résoudre les problème* d astronomie nautique.
D1CT/EUS hons, montagne de la Crète orientale. Voy. DICTÉ.
DICTAMM M. Voy. DICTTHIU.
DICTATEUR. On nommait ainsi à Rome un magistrat extraordinaire que l'on investissait de l'autorité suprême dans les moments difllciles. Il était nommé par le consul. La durée de son commandement était de 6 mois. A l 'exception des tribuns du peuple, tous las autres magistrats étaient suspendus pendant cet espace de temps. U nommait pour commander la cavalerie 60us ses ordres un lieutenant qu'on appelait le maUre de la cavalerie [magister equitum). Il marchait précédé do 24 licteurs, faisait la paix et la guerre, avait le droit do vie et de mort, sans appel au peuple. Il ne pouvait toutefois disposer des deniers publics sans l'autorisation du peuple, ni s'éloigner de l'Italie, et il rendait compte de sa gestion à i'inslant où il sortait de charge. La dictature fut créée l'an 408 av. J.-C., sur la proposition de T. I<arlius Flavus, qui en fut le premier revêtu. Primitivement les patriciens seuls exercèrent cette magistrature, mais ensuite les plébéiens l'obtinrent ;j&6). Sylla (82) et César (48-44) en furent les derniers revêtus; ils se firent nommer dictateurs perpétuels, titre qui équivalait a celui de roi. La dictature fut abolie avec la république , ou plutôt les empereurs ne furent que des dictateurs perpétuels.
DICTE, nymphe de Crète, se jeta dans la mer du haut d'uc rocher, pour échapper aux poursuites de Minos, lequel, en mémoire de sa chasteté, donna le nom de Dictœtu à cette montagne.
D1CTYNNA ou D1CTAMNUM, ville, promontoire et montagne de Crète, au N. 0. L'herbe merveilleuse appelée dictamne y croissait en abondance.
DICTYS de Crète, auteur pseudonyme d'uno Histoire de ta guerre de Troie en G livres. On conte que Dictys suivit Idoménée au siège de Troie, qu'à son retour il écrivit en phénicien l'histoire de ce siège célèbre, que son ouvrage fut mis avec lui dans son tombeau, et qu'il y resta jusqu'au règne de Néron, époque à laquelle il fut découvert par l'effet d'un tremblement de terre, et traduit en grec. Toutes ces circonstances sont autant de fables; l'i/Mtotrede Dictys, que nous n'avons aujourd'hui qu'en latin, parait avoir été traduite ou fabriquée au m* ou au If" siècle par un certain Q. Scptimlus. Cet ouvrage, qui du reste est digne d'intérêt, fut Imprimé pour la première fois vers 1477 ; il est généralement joint à Darès de Phryçie. La dernière édition de ces deux auteurs est celle du Valpy, Londres, 1825, 2 vol. in - S. M. Dederich a publié, à Bonn, 1833, une édition séparée de l'ouvrage de Dictys. 11 a été traduit en français par Aehaintre, 1813.
DICUIL, géographe irlandais du tx* siècle, a composé un traité De Mensura Orbis, publié par M. Walckenaer, Paris, 1807 (texte seul), et par M. Letronue en 1814, avec de savants commentaires. Cet ouvrage a permis de Axer l'époque de la découverte de l'Islande et des Iles Féroé, et celle de la rupture du canal entre le Nil et la mer Rouge.
DIDEROT (Denis), philosophe du xvm» siècle, né à Langres en 1712, mort en 1784, était fils d'un coutelier. Destiné à l'état ecclésiastique, Il fut envoyé à Paris pour étudier en théologie, puis II entra chei un procureur; mais n'ayant de goût que pour les sciences et les lettres, il renonça a prendre un état, et se livra tout entier à l'étude, embrassant tout à la fois littérature, métaphysique, morale, physique, géométrie. 11 se mit en même temps à donner des leçons st J faire des livres pour vivre.
U Ht d'abord quelques traductions de l'anglais s U
fiublta en 1745 un Euai sur U mérite et la vertu, mité de Shaflesbury; en 1746 des Pensée* philosophiques qui commencèrent à attirer l'attention sur lui, et qui furent condamnées au feu par le parlement; en 1749. U Lettre sur les aveugles, à f usage de ceux qui voient, qui renfermait quelques paradoxes impies et quelques allusions hardies A des personnages puissants: il fut pour ce dernier ouvrage enfermé plusieurs mois à Vincenncs. Devenu libre, il conçut te projet de Y Encyclopédie, et n'étant associé d'Alembcrt et quelques autres gens de lettres, il réussit, à travers mille obstacles que lui suscitaient le clergé et l'autorité civile , à mettre à fin cette grande entreprise (1751-72, 28 vol. in-fol., savoir, 17 de texte et U de planches). 11 se réserva le rédaction des articles sur la philosophie ancienne, et ceux sur les arts et métiers qui étaient tout entiers à créer, et qu'il traita avec un talent supérieur. En même temps qu'il publiait les volumes de l'Encyclopédie, il composait plusieurs ouvrages, les uns sérieux, tels que les Pensée* sur l'interprétation d* la nature, 1754, qui lui furent inspirées par le Novum Organum de Bacon; les autres frivoles, tels que Jacques te Fataliste, ta Religieuse, romans licencieux qui deshonorèrent sa plume; il donnait deux drames, U Fil* naturel, 1757 , et U Père de Famille, 1 758, pièces d'un genre tout nouveau; il faisait connaître et goûter Richardson ; il jugeait dans ses Salons les ouvrages de peinture exposes en 1765 et 1767. Ce-
Sendant, tous ces travaux ne l'enrichissaient pas, et so vit réduit en 1765 à vendre aa bibliothèque i l'impératrice de Russie, Catherine U, qui favorisait les philosophes, l'acheta 50,000 francs, à condition qu'il continuerait d'en jouir, et dès ce moment elle se chargea de pourvoir à ses besoins. En 1773, Diderot Ût le voyage de St-Pétersbourg pour visiter sa bienfaitrice. Après avoir passé quelques mois auprès d'elle, il revint à Paris où il vécut fort retiré jusqu'à sa mort, U publia dans ses dernières années un Essai sur les règne* de Claude et de Néron, 1779, qui n'est autre chose qu'une apologie de Sénèque avee une appréciation de sa philosophie et de ses écrits. Outre les ouvrages qu'il publia sous son nom, Diderot a beaucoup contribué à l'Histoire philoeophique des deux Inde* de Raynal, au Système de la nature de d'Holbach, et à quelques autres publications antireligieuses. On lui attribue à tort te Code de la nature ( K.MHU.LT au Su».)etauires écr.du mémo genre. D. était un des ennemis les plus acharnés du christianisme, et même de toute idée religieuse ; il professait ouvertement le matérialisme et l'athéisme, et prêchait ces doctrines désolantes avee une sorte d'enthousiasme et de fauatisme. Comme écrivain, il brille par le mouvement, la chaleur, l'abondance, la hardiesse; mais il ne sait pas tempérer son imagination et tombe souvent dans la déclamation. On a dit de lui : • Il a écrit de belles pages, il n'a jamais au faire un livre.» Diderot fut lié avee les principaux écrivains du xvm» siècle, avec Rousseau, qui plus tard devint son ennemi, avee Voltaire, d'Alembert, d'Holbach. 11 eut pour amis particuliers Grimm et Naigeon. 11 s'était marié de bonne heure, et il eut une fille qu'il chérit tendrement (madame de Vandeuil}. Naigcon publia en 1798 une édition de ses œuvres en 15 vol. in-8. 11 en a paru en 1821. cbcibrière, une édition plus complète, en 22 volumes, avec les Mémoire* de Naigeon sur Diderot. On a enfin publié chex Paulin, en 1830, des Mémoires et ouvre* inédite* de Diderot, 4 vol. ln-8, précédés de Mémoire» sur «a vie par sa fille.
DIDIER (saint), Desideriu*. évèque de Langres. subit le martyre en 264. L'Eglise célèbre sa fête le 23 mai,avec celle du suivant.
didier (saint), archevêque de Vienne en Dau- Phiné (59C), assassiné v. 612 près de Lyon nar or-
DIDY
dre de la reine Brunchaut.— Les légendes mention rient 4 autres saints prélats du mcrne nom : le 1", évêque de Nantes vers 451 ; le 2', évéque de Cahors, dont plusieurs lettres se trouvent dans la Bibliothèque de* Pèret, et qui mourut en 655: le3»,arehevêque de Bourges vers le v siècle : le 4% évèque de Chilons, puis de Gap, mort vers 531.
Didier, dernier roi des Lombards, était d'abord due distrie. Aslolphe, roi des Lombards, étant mort sans enfants , Didier rassembla une armée força Rachis. frère d'Astolphe, a lui céder ses droits' 767. Il attaqua ensuite Etienne 11 : mais Tut repoussé par Pépin. En 770, il donna sa fille à Charlematme espérant avoir en ce prince un allié sûr; mais dès 1 année suivante, il eut la douleur de Toir sa tille rfyudée. et en 773 ses propres états furent envahis P»« OU gendre, qo'avait appelé le pape Adrien, menaj-J par les Lun'ards. Assiégé et pris dans Pavie 1*7^. 0 <Vi« >.'»* an monastère de Corbie, où il m.
DIDIUS JULIANUS, empereur romain, avait d'abord servi avec distinction, sous le régne de Commode , cl subjugué lesCattes, peuple germain. Après la mort de Pertlnax (30 mars 193), il acheta l'empire mis à 1 encan par les prétoriens. Il se rendit bientôt odieux par son luxe et son extravagance, et ayant u ailleurs rerusé de payer la somme pour laquelle on I avait élevé à l'empire, il fut tué par ses
W mm\-i' a,'P»d,eieSc,,Uinc S**™. * juin 193
Dl DJELou Petit-Tigre, riv. de la Turquie d'Asie (Bagdad), sort de la rive droite du Tigre, près de Samarra. et va se perdre, à 26 kil. 0. de Bajrdad dans le eanal d'iasa qui joint le Tigre à l'Euphrate.' Son cours est de MO kil.
DIBON, princesse de Tyr, Olle de Bélus, sœur de Pygmalion et épouse de Sichée, fut forcée de quitter sa patrie à cause des cruautés de son frère, qui Tenait de faire périr Sichée pour s'emparer de ses trésors, et s'enfuit en Afrique, où elle fonda Cartilage vers I an 860 av. J.-C. On raconte que. pour se soustraire aux poursuites d larbas roi de» Gélules, qui voulait la forcer à l'épouser, elle se précipita sur un bûcher et s'y frappa d'un poignard. Virgile s est ©carié de la vérité historique en faisant vivre D.don du temps d'Enée, auquel elle est postérieure clc .tOO ans On lui donne quelquefois le nom d'Elise. nm«4e P°mP'gnan a fait unetragédiede Didon. DIDOT, famille d imprimeurs-libraires, qui a beaucoup contribué aux progrès de l'imprimerie en France. Le premier de cette famille qui se soit distingué est François-Ambroise Didot, né à Paris en 1730. mort en 1804. il établit chez lui une fonderie d où sortirent les plus beaux types qu'on eût vus jusque-là, inventa un instrument propre à donner au corps des caractères une juste proportion, et publia des éditions admirables par la correction du texte, entre autres la collection dite d Artois, en 64 vol. in-18, et une Collection de classiques franfats, Imprimée par ordre de Louis XVI, dans les trois format* in-4, in-8 «t in-18. — Flrmin Didot, fils du précédent, né à Paris en 1764, mort en 1836, travailla de concert avec son frère aîné, Pierre, à ajouter de nouveaux perfectionnements à son art, et Ut le premier des éditions stéréotypes, 1797. Parmi leur» éditions, on estime surtout: Virgile, 1798, in-fol • Uorace \ 799, in-fol., le Camoens. 1 8 1 7 ; la Hcnriade, 1819. r.rmin Didot cultivait aussi les lettres : on lui doit de bonnes traductions en vers dr.s lliicohques de Vlnnle, 1806 , des Idylles de Thoorrite. 18:j3.el unetrair d AnmbalM fut dép. en 1829 Se* 2
ni\ïï'££lHj*c "î''ir.m ,ouUenl» l'honneurdunom. DIOlMh, e < t-à-dire jumeau, nom ou surnom