‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 352 sur 567 · DONA · texte numérisé non relu

DONA

qui soulevèrent contre lui une foule d'envieux. Enfin, appelé à Naplee pour orner à fresque la chapelle du trésor, il essuya dans cetta ville les mortifications le* plu» humiliantes, et y mourut en 1641, empoMonné, selon quelques historiens. On a refusé su Dominiquin l'invention ; mais H s'est placé, par son dessin exact et expressif, par son colons vrai, au premier rang après Raphaël, le Corrège et le Titien. On e»uuic Mniuui »e» pvlutuiea .. lie-n^.e.

DO M IMS (M .-Antonio de), né en 1 5S« àArbe. sur les cotes de la Daimatie , entra d'abord chez les Jésuites où il enseigna avec un grand succès la philosophie et l'éloquence: devint évèque de Segni et archevêque de Spalalro; mais avant embrassé l'opinion des Kéformés, il se démit de ses dignités et se réfugia en Angleterre (16)6), où il écrivit contre le pape le traité De Hcpubtica chruimna (1617-70), et où Jacques 1 lui donna de riches bénéfices. Au bout de peu d'années I) changea encore une fois d'opinion, quitta, furtivement l'Angleterre, et alla à Rome où Grégoire XV le recul fort bien , et où il ie rétracta publiquement. Mais ayant laissé entrevoir que sa conversion n'était pas sincère , il fut enfermé au château Saint-Ange où il mourut en 1624. Dominis est célèbre dans l'histoire de k science pour avoir eu la première idée de l'explication de l'are-eu-ciel. que beeearles adopta depuis et perfectionna. Cette explication se trouve dans le traité De Radiu in vitru pertpectivit et irufe, Venise, 1611, ouvrage qui d'ailleurs est rempli d'erreurs.

DOMITIEN, Tau, Flavius Domùtanue, empereur romain, 2« fils de Vespasien, né à Rome l'an bi de J.-C., succéda à Titus son frère l'an 81 . Au commencement de son règne I) laissa espérer un gouvernement as&ei heureux : Il se montrait libéral et juste: il embellit la ville de ptusieursédluces, rétablit labibliolhèqne qu« avait été brûlée , et fit avec quelque succès la guerre contre les Cattes , les Germains et les Daces. Mais se livrant bientôt à son naturel féroce , il mit à mort un grand nombre de sénateurs et de Romains distingués , et s'empara de leurs biens; excita contre les Chrétiens la plus «ruelle persécution : proscrivit les philosophes , les gens de lettres et les historiens, dont il craignait les jugements sévères. Il se livrait en même temps aux plus infimes débauches : il sédnisit sa propre nièce Julie, et poussant I orgueil jusqu'à la folie. Il voulut être regardé somme dieu et se fit élever des autels. 11 succomba enfin victime d'une conspiration lormée dans son palais même par Domitia Longina, son épouse, qui craignait pour sa vie, et fut assassiné par Etienne, affranchi de cette femme, l'an 96 de J.-C., à l ige de 4& ans. Ce monstre se plaisait à faire trembler ses sujets, lors même qu'il les épargnait. Un jour II Invita à un festin les principaux sénateurs et les reçut dans une salle tendue de noir, où étaient préparés autant de cercueils que de convives ; après s'être fait un jeu de leur frayeur, il les laissa sortir. Une autre fols , dit-on , il convoqua le sénat pour décider dans quel vase on devait faire cuire an turbot. Dans ses moments de loisir, il s'amusait à percer des mouches avec un poinçon, ce qui donna occasion à Viblus Prtscus, auquel on demandait ■Tl n'y avait personne avec l'empereur, de répondre : «Pas même une mouche» ; ce mot lui coûta la vie. Domitien devint chauve de bonne heure, ce qui le fit sur nom m <■ r par J u vénal te Néron chauve.Catvus JVero.

DOMITIUS, famille plébéienne de Rome, qui fournit un grand nombre de consuls et de magistrats à la république. Les deux branches les plus connues sont celles des Calvinus et des Ahénobar-

bns. Le nom de cette dernière, qui signifie barbe d'airain ou barbe r ou* te, vint, selon Pl'Jtarque, de se que la barbe d'un certain L. Domitius fut tout à coup changée de noire en rousse.

dovitics AHKROBARBrjs [CKtcs), consul l'an 122 av.

J.-C., défit dans un grand combat les Allobroges et leur tua 20,000 hommes. Il souilla sa victoire par une trahison: ayant invité Bi lui tus, leur roi , à se rendre auprès de lui pour une entrevue, il la chargea de chaînes et l'envoya à Rome.

DoaiTios ahem)b a h rus (ch.), père de Néron, épousa Agrippine, qu'il laissa veuve de bonne heure, et qui, ayant épousé l'emper. Claude, lui fit adopter Néron, qu'elle avait eu de son 1" mari. Il fut préteur et consul sous Tibère. Domitius avait le caractère vil et féroce. Il disait lui-même que de sa femme et de lui il ne pouvait nattrequ'un monstre funeste au genre humain.

domitius a m, orateur. Voy. afir.

DOMMART-LES-PONTH1EU, ch.-l. de canton (Somme), à 20 kll. S. de Douilens; 1,200 hab.

DOMMART1N-SUR-YEVRE , ch.-l. de canton (Marne) , i 13 kll. de Sainle-Menehould ; 300 hab.

DOMME, eh.-l. de cant. (Dordogne), à 10 kll. S. de Sarlat : 1 .950 hab.

DOMMEL. ri v. de Belgique, natt dans le Llmbourg, baigne Bois-le-Duc, reçoit l'Aa, et se perd dans la M euse, sous le nom de Diexen, au fort de Crèvecœur, après un cours de 80 kll.

DOMMOUDAH, riv. de l'Inde anglaise, natt dan. le Bahar, i 9 kil. S. de Djobre, et après s'être divisée en 2 bras, tombe dans l'Hougiy; son cours est de 490 kil.

DO MO D'OSSOLA, Otctlla des anciens, Cortt di Maiaretlo au moyen âge, ville des Etats sardes, sur la Tore, à 28 kil. N. 0. de Pallanxa, au pied du Simplon. Petit fort. Elle fit d'abord partie du duché de Milan, pois du roy. de Sardaigne : appartint à la France de 1796 à 1814, et depuis cette époque elle est retournée aux Etats sardes.

DOM PAIRE, eh.-l. de cent. (Vosges), à 1 1 kil. S. E. de Mi recourt; 600 hab. Elle était plus Importante autrefois, mais elle fut brûlée en I47& par le duc de Bourgogne, Charles-Ie-Téméraire.

DOM PIERRE, eh.-l. de cant. (Allier), à 26 kil. E. de Moulins; 1.000 hab.

dohpierrc, ville du dép. de la Charente-Inf., » 7 kil. N. E. de la Rochelle: 2.000 hab.

DOM REM Y. village du dép. des Vosges, à 10 kll. N. de Neufchàteau i 300 hab. C'est là que naquit Jeanne d'Are. Sa maison existe encore; on y a établi une école de filles Fontaine dite de Jeanne-d" Arc.

DON, Tonati, riv.de la Russie d'Europe, sort du lae Ivan-Oxero, dans le gouvernement de Toula: coule d'abord au S., puis au S. E., jusqu'au pays des Cosaques du Don; se dirige alors vers le S.O., et tombe dans la mer d'Azov après un cours de 1.400 kil. Il reçoit à droite la Metcha. la Tsimlia et le Petit-Don; 4 gauche, le Voronèje, la Toulouechéva, le Khoper et le Manllche. Son embouchure est encombrée de sable en été; il éprouve de grandes crues en hiver.

don, riv. de France, natt dans le dép. de Maineet-Loire, et s'unit à la Vilaine dans le dép. de la Lolre-lnf., après un cours de 90 kil.

don, riv. d'Angleterre, dans le comté d'York, se jette dans l'A yr après un cours de 88 kil.

don, riv. d'Ecosse, dans le comté d'Aberdeen, se jette dans la mer du Nord à 3 kil. au N. d'Aberdeen.

don (pays des cosaques »n). Dontki-Koiakoi- Zemtia, gouvernement de la Russie d'Europe, entre ceux de Voronèje et d'Ekatérinoslav au N. 0. et à l'O., la prov. du Caucase et la mer d'Axov au S., le gouvernement d'Astrecan et celui de Saretov à l'E. et au N. E., par 44» 7* - SI» 1 1' Ist. N. et 3i« - 42» 26' long. E. ; 640 kll. sur 450: iOO.OOO hab. Il se divise en 7 districts, et a pour ch.-l. Tcherkask.

Vou. COSAQUES.

DON, titre d'honneur. Yoy. doh.

DONAGHADEE, ville d'Irlande, dana l'Ulsler (Down), à 26 kll. E. de Belfast.

DONALD 1, anden roi d'Ecole, mort en 216, fut

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