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l'esprit de Pierre II, cxar de Russie, avec lequel il avait été élevé, et fit etiler Mentikoff; à lavéncment de l'impératrice Anne, il fut envoyé lui-même en Sibérie avec sa femme, et quelque» années après (1738), il fut mis à mort avec la plus grande partie de sa fan il le sur les plus faibles soupçons. — Parmi les membres de cette famille qui survécurent à ce tragique événement, nous pouvons mentionner Yasili Dolgorouki , général en chef sous Catherine II, qui força les lignes de Pérékop en 1771 et mérita ie nom il»- Krymtki [tour avoir conquis la Crimée ; — cl Iwan-Mikaïlovitch Dolgorouki, ué en 1764, moi» en 1824, qui s'est distingue comme poêle et à qui on doit des odes, des épitrcs philosophiques et des satires. Ses œuvres complètes parurent sous ce titre : Etat de mon âme, ou Poésie* du prince /.-M. Dolgorouki, Moscou, 1819.
D'OLIVET. Voy. olivet et fabre d'olivet.
DOLLART (golfé de), golfe de la mer du Nord, à 1 embouchure de l'Ems, entre les prov. de Groningue
S Hollande! el de Frise orient. (Hanovre) ; Il a de 30 i 85 kll. «l'enfoncement sur 15 de Large. II fut formé en 1277 par deux éruptions de la mer qui engloutirent 31 villages et 100,000 hab.
DOLLE (lai, montagne de Suisse. Voy. oôle. DOLLEREN.riv.de France, nail dans les Vosges, passe à Ma^sevaux (H.-Rhin), el se jette dans 1 III.
DOLI.OND, famille d'opticiens aillais. Jean Dollond, né en 1 706, mort en 1 762, issu de réfugiés français, était d'abord fabricant de soie ; il étudia seul les mathématiques, et ayant formé ses deux fils, Pierre et Jean Doilond, il se consacra avec eux à la fabrication des instruments de mathématiques et d'astronomie. Ils- out perfectionné les lunet les achromatiques, les télescopes réfringents el le micromètre.
DOLOMIEU, village du dép. de l'Isère, au N. 0. et près de la Tour-du-Pin; 1,300 hab., donnait Jadis son nom à un marquisat.
DOLOMIEU l Déodat-Guy-Sylvain-Tancrède cratet oe ) , géologue et minéralogiste français, né en 1760, au château de Dolomieu en Dauphiné, mort en 1801, membre de l'Institut, Ingénieur et professeur à l'Ecole des mines et au Muséum d'histoire naturelle, a enrichi la science de différents ouvrages sur les substances volcaniques et sur des questions soit générales, soit particulières, de géologie et de minéralogie. 11 parcourut à pied pour faire ses observations la plus grande parlie de l'Europe, et visita Malte , le Portugal, la Sicile, la Calabre, l'Italie, le Tyrol, la France, les monlagnes de la Suisse et de la Savoie, et l'Egypte pendant l'expédition française dont il fit partie, il était entré jeune dans Tordre de Malle, mais il le quitta après y avoir éprouvé toutes sortes de tracasseries. Au retour de l'expédition d'Egypte, il fut Jeté sur les cotes du royaume de Naples, et y subit pendant 21 mois la plus dure captivité. Les plus remarquables de ses ouvrages sont : la Philosophie minéralogique, Paris, 1802, in-8 ; Sur ta nécessité d'unir les connaissances chimiques à celles de minéralogiste, dans le Journal des Mines, 1797 ; Voyage aux lies de Lipari, suivi d'un Mémoire sur une espèce de volcan d'air, et d'un autre sur la température du climat de Malte, Paris, 1783. in-8: Sur le tremblement de terre de la Calabre, Home. 1784, ln-8: Sur Us tles Ponces et tes produits volcaniques de l'Etna, Paris, 1788, in-8 ; Sur tes volcans éteints du Vat-di-Noto; Sur un voyage à lEtna en juin 1781, etc. (daus le Voyage de l'abbé de Si-Non), etc. Les minéralogistes ont donné en son honneur le nom de dolomic à une espèce de pierre calcaire.
DO LOI* ES, ancien peuple de taThessalie.au S.O., su pied du Pinde, elsur les confins de l'Etolie et de l'Epire. Leur pays élait traversé par l'Achélous. Ils vinrent à Troie, sou» la conduite Jo Phénix. DOLORES(nostra-*E!«ora-T)E-los). ville de la
Confédération mexicaine, à ib kil. N. 0. de Cuanaxuato. C'est là qu éclatèrent les premiers troubles qui amenèrent I indépendance du Mexique (1810).
DOM ou DON, de dominus, seigneur, titre d honneur, usité en Espagne et en Portugal, ne s'appliquait d abord qu'aux princes et aux seigneurs; il n'est plus auj. qu'une forme de politesse. — Ce nom est aussi appliqué aux religieux de certains ordres qui ne recevaient que des nobles, par ex. aux Bénédictins, aux Chartreux, etc. On dit qu'il fut primitivement porté par le pape, d'où il passa aux évèques et aux seigneurs, et enfin aux simples moines. Devant les noms de religieux, on écrit toujours dom.
DOM Al RON (L.), littérateur, né a Uéziers en 174S, mort en 1807, fut professeur à l'Ecole Militaire depuis 1778 jusqu'à la révolution; devint au rétablissement des éludes professeur de belles-lellres, et principal à Dieppe, puis fut nommé inspecteur de l'Instruction publique. On a de lui plusieurs ouvrages de littérature et d'histoire, dont les plus estimés sont : Principes généraux des Belles- Lettres, 1786. 2 vol. in-12, et 1802, 3 vol. in-12; tes liudiments de Chistoirc, 1 801, 4 vol. in-12. DOMART, ville de France. Voy. dommart.
DOM AT (Jean), savant jurisconsulte, né i Ormont en Auvergne en 162&, mort en 1696, fui avocat du roi au présidia) de Germon t, et consacra toute sa vie à l'étude do droit. Le droit romain avant lui était un Téritable chaos; il fit jaillir la lumière au milieu de celte obscurité, en replaçant les lois «-omaiues dans leur ordre naturel, et en élaguant tout ce qui dans ces lois était absolument étranger à nos mœurs et à nos usages. Ses plus importants ouvrages sont : Lois civiles dans leur ordre naturel i le Droit public ; Legum delcctus. Ce d»rn. n'est qu'un choix en latin des lois les plus usuelles renfermées dans les recueils de Justinieu. Ces div. ouvrages ont été imprimés ensemble, Paris, 17 1 7, in-fol.; avee des additions d'Héricourt sur le droit publie, Paris, 1724, 2 vol. in-fol.: avec les notes de Boucbeul, Berroyer et Chevalier. 1744 2 vol.: et enfin avec le supplément de Dejouy, 1765-6? , et 1777 , 2 vol. infol.; ils ont été réimprimés, en 4 vol. in-8, 1828-30, par J. Rémy, avec les art. correspondants de nos codes. Dom.it était janséniste et grand ami de Pascal.
DOMBESfpaysde), ancien pays de France, compris au nombre des pays savoyards du grand-gouv. de Bourgogne, entre la' Bresse, le Lyonnais, le Beaujolais et le Méconnais, formait une principauté qui, après avoir fait parlie du roy. dn Bourgogne, appartint aux mai«ons de Beaujcu.dc Bourbon H d'Orléans: capit», Trévoux. Ancien parlement (à Trévoux). — Etangs.
DOMBOU, ville du Sahara à 440 kil. S. E. de Biltna. On trouve aux environs d'immenses lacs salés qui «ont peut-être le Palus Chelonidesde Ptolémée DOMBOVTTZA, riv. de Valachie, sort du mont Tamas en Transylvanie et se jette dans l'Ardjich.
DOMBROWSKI (Henri-Jean), général polonais, né près de Cracovleen 1755, prit les armes en 1791 pour défendre la Pologne, remporta plusieurs avantages sur les Russes et 1*» Prussiens, mais fut néanmoins obligé de se réfugier en France (1796); il y forma une légion polonaise , et la commanda pendant ( expédition d Italie En 1S06, après la victoire d'Iéna, Oombrowski courut en Pologne, et y rassembla plus de 30.000 combattants, qui vinrent grossir 1 armée française. Il fut nommé commandant de la 3* division du grand-duché de Varsovie (1809), el repoussa les Russes qui avaient envahi la Pologne. En 1812, après avoir fait les plus grands efforts pour couvrir la retraite de la grande araiée^ il ramena les débris de l'armée polonaise en-deçà du Rhin. En 181 S, Dombrowski fut nommé général de la cavalerie cl sénateur palatin du nouveau royaume de Pologne ; mais il ne jouit pas longtemps de ces nouvelle dignités et mourut co 18 18.
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1 0M KL. \te de l'empire Birman, à 10 kll. de h côte, par 95» 24' long. E., ll« 15" lat. N., e»t la plui grande de l'archipel de M ergui ; 65 kil. sur 30.
0OMENE. ch.-l. de cent. (Isère), à 9 kil. N. E. de Grenoble; 1,050 hab.
DOM EN ICH I (Ludorieo), né à Plaisance, mort à Pise sn 1504, a puMié dea traductions d'auteurs grecs, a refondul Orlando innamoraio de Boiardo. Venise. 1552, tn-8, et a composé lui-même: Diatoghi damore, Venise, 1568, in-8 ; De/ft e fatti notatnli, 1565, in-8 : la Donna di coru, Lueques. 1564, in-4 ; la Profite, tragédie. Florence, 1561, in-8, etc., et des Facéties, iraduiles en français, Lyon, 1574.
DOMERGUE (Fr.-Urbaln) , grammairien, né à Aubagne (Bouches-du-Rhone) en 1745, mort à Paris le 29 mai 1810, fut professeur de grammaire générale i l'école centrale des Quatre-Nations à Paris, professeur d'humanités au lycée Charlemagne et membre de l'Institut. Il s'occupa avec sèle à réformer la langue, défigurée parle néologisme révolutionnaire, et fonda à cet effet nn Journal de langue française. qui obtint un grand succès. On a de lai une Grammaire simplifiée, 1778; la Prononciation française déterminée par des signes invariables, etc. , 1790; Grammaire générale analytique, etc., 1798, ln-8 ; Manuel contenant tout ce qui a rapport aux genres si à la prononciation , 1805, in-8; Solutions ieates, 1808, in-8. Domergue tenta d'inre dans la grammaire une nomenclature sa- . mais bizarre, qui n'a pas été adoptée. DOMESDAY - BOOK ( e.-a-d. hvre du jugement), grand rôle des propriétés foncières de l'An-
Îleterre que Guillaume-le-Conquérant fit dreaur e 1080 à 1086. afin de servir de base pour réglera l'avenir tons les différends qni s'élèveraient an sujet des fiefs : le manuscrit, conservé dans l'abbaye de Westminster, existe encore. 11 a été imprimé et publié en 1783, 2 vol. in-fol. En 1816, on publia îles Additions et des Index , 2 vol. in-fol. On y a loint en 1833 une Introduction générale, 2 vol. in-8.
DOMEVRE-EN-HAYE. ch.-l. de cent. (Mcurlhc;, à 15 kil. N.deToul:350hab.
DOMFRONT, ttonmfrons ou Dumfronium, ch.-l. d'arr. (Orne) , sur une colline d'où sort la Varenne, à M kil. N. 0. d Alençon; 2,417 h. Collège. Coutils, drogueta. serges: forges, papeteries, verreries. — Dom front était jadis une des plus fortes places de la Normandie : elle fut fondée au II* siècle par Guillaume, comte de Belleame, et fut prise et reprise plusieurs fois par les Français et les Anglais aux xiii* et xtv* siècles, et par les Protestants et les Catholiques pendant les guerres religieuses du i vi* siècle. — L'arr. de Dom front a 8 cantons ( Athis, La Ferté-Maeé, Fiera. Juvtgnj, Meesey, Passais, Tlochebray, plut Domfront) , 108 commune» et lll,74&hab.
DOMINGUE (sam*-). Yoy. haTtî.
DOMIN1CA. Voy. iaromsb (llea).
DoniNiCA, une des Antilies. Voy. dom r ; ; t. (la). DOMINICAINS ou Frères Prêcheurs, ordre refrgiem de la règle de Saint-Augustin , fut fondé par saint Dominique, à Toulouse, en 1215, et approuvé la même année parle pape Innocent III. Il reçut pour mission de prêcher et de convertir les hérétiques. Le* fonctions Inquisiloriales furent ajoutées en 1233 à ses attributions. L'ordre des Dominicains a fourni un grand nombre de papes et de perxonnacélèbres: saint Thomas d Aquln , Albert-letd . CaTetan , Dominique Solo, étalent sortis de sein. Cet ordre soutint une longue rivalité avec celui dea Franciscains. Supprimés en France, en 1790, les Dominicains se sont conservés dans les au très pays catholiques, notamment à Rome, où ils ont un couvent eeli'bn.-, qui leur scti île chef-lieu. ll> oui ule lepui* peu d'auurc* réintroduits en Fraucc par le P. Lacurdairc. — Yoy. Jacobiss.
Grand,
DOMINIQUE (la), une des Petites- Antlltes, an S. E. de la Guadeloupe, par 60* 5.V long. 0., 15* lat. N.:46kil. sur 22; 18.000 h. (dont 15,000 nègres ou hom. decouleur) : ch.-l.. Roseau. Montagnes volcaniques. Beaucoup de soufre, eaui thermales, sol fertile ; pas de port. — La Dominique fut découverte tt 1493 par Colomb ( c'était un dimanche, die* domimca , d'où son nom). Elle appartint d'abord aux Espagnols, puis aux Français, jusqu'en 1763; elle est aujourd'hui à l'Angleterre. Voy. antili.cs.
DOMINIQUE (saint), fondateur de Tordre des Dominicains, né en 1 170 à Calahorra dans la Viellle-Castille, se distingua de bonne heure par la ferveur de son xèle et par son talent pour la prédication : U enseigna la théologie à Palencia, entra a 28 ans dans le chapitre de l'évcque d'Osma, et accom|«gnare prélat à la cour de rrance, où le roi de Caatille l'avait chargé d'une négociation. A leur retour, ils s'arrêtèrent tous deux dans lt Languedoc qui était alors infecté de l'hérésie dea Albigeois , et s'étant mis i la tête de quelques missiounalres , Us travaillèrent à prêcher la foi et à convertir les hérétiques par la parole. Pendant que Simon de Montfort, à la tête d'une formidable armée de Croisés, les exterminait parle fer (1205-16) Saint Dominique opéra un grand nombre de conversions par la seule persuasion : il ue prit aucune part i la guerre, ne voulant d'autres armes que la prédication, la prière et 1rs bons exemples. Durant son séjour dans le Languedoc, Il fondai Toulouse l'ordre des Frères Prêcheurs, qui a prit de lui le nom de Dominicains (12 1 5). Il ails ensuite se fixer a Rome > Honorius 111 créa pour lui l'ofllice de maître du sacré palais, le chargent «le imtr une école spirituelle dan» le palais du Vatican etOe nommer les prédicateurs. Il employa aes dernières année» a répandre son Institut, qui bientôt compta de nombreux couvents en France, en Italie, en Espagne. Il mourut à Bologne en 1221. Quelquesuns le regardent comme I* premier Inquisiteur, et disenlqu lllutchargéd'exercercesfonctious dan? le Ijinguedoc; d'unir»-» dînent Hue l'inquisition existait avant lui (di s 1184). S. Dominique Ht plusieurs miracle*. Il fut cauonisé en 1234 par Grégoire IX, qui fixa au 4 du mois d'août le morde &■> fête. Sa vie a été écrite par '«n irraml imml"f '''»'» leurs, notamment par le P. Touron, 1739, et récemment par M. Lacordaire (1841^ — Il oe faut pas le confondre avec un autre saint Dominique, dit l En
cutrassé. parce qu'il portait une cuirasse de mail les d> fer qu'il oe quittait que pour se flageller: celui-ci vivait dans le xi* siècle, et mourut en 1060. Il se rendit céièbre par ses austérité». Il passa sa vie dans le» dé~ eerta de Montefellro et de FonUvellano , au milieu de» Apennins, ne vivant que de pain et d eau , et se flagellant sans cesse. On l'hon. le 14 oci.
oosumoni ■uncocEtu, nom de deui acteur» de la Comédie-Italienne, père cl fils qui dirent un grand succèa tous les régne» de LoUisXiV et de Louis XV, surtout dau* le .o.eo Amqu.H. L.c m-cuiii nosa lui-même des comédie* ctexcella dans la parodie. noMiNioot (Louis) , littérateur. Voy. MMimm DOMINIQUIN (ix). Doiskmico Zampieri, pclntn célèbre, né A Bologne en 1581. était fils d'un cordonnier. U M l'urina A l'école de« Carn-hi» " . «'.lorne . OÙ il se ha avec l'Albuue, puis se reudit à Rome. U fut dans cette dernière ville qu'il eiêcuxa son premier Ubleau : Adonu tué par un sanglier. I eu Oe temps après il peignit son beau Saint André qu U composa en rivalité avec le Guide, et sa Communion 2 Lu Jérôme, où il est reaté fidèle au principe de son maître Annibal , qui n adixettait dm plut de 12 figures dans une composition. Le ^ml™|* quin exécuta ensuite à Bologne la Vierge du Rosaire et son Martyre de sainte Agnès. puU il rerin . 4 Rome . où il enduisit de nouveaux chofe-d «uvrt
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