‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 358 sur 567 · DR Y A · texte numérisé non relu

DR Y A

stnicUon des Lapons, etc. Entrepôt du cuivre des mines de Roraas. Comm. de boit, de harengs et d'huile de poisson. Deux incendies, en 1841 et 1842.

OH THE m (MORDRE-) et SONDRE-DRONTHE1M. nom

de deux bailliage* du NordenÛels en Norwége. Le second a pour ch.-l. Dr ntheim.

DROUE, ch.-l. de cant. (Loir-et-Cher), à 26 kil. h', de Vendôme; 900 hab.

DROUET, conventionnel, né en 1763, mort en 1824, était maître de poste à Sainle-Ménehould lorsque Louis XVI, fuyant de Paris avec sa famille, passa par celte ville, le 21 juin 1791, pour se rendre à slontmédy. D rouet, ayant reconnu ce prince à cause de sa ressemblance avec le portrait empreint sur les assignats, prit une route détournée pour arriver avant lui i Varennes ; il mit sur pied dans cette ville les autorités et la garde nationale, et parvint ainsi a faire arrêter la famille fugitive. Député à la Convention, il s'y fit remarquer par son exaltation. Commîssuireàl'armée du Nord en 1793, il fut pris par les Autrichiens, tenta vainement de s'évader du Spiclberg, et ne recouvra la liberté qu'en 1795. Sous-préfet sous le Consulat et l'Empire, il fut exilé à la Restauration.

DROZ (Pierre jacquet-), habile mécanicien suisse, né en 1721 i La Chaux-de-Fond, dans le comté de Neufcbàtel. mort a Bienne en 1790, trouva d'abord le moyen d'adapter, à peu de frais, aux horloges communes un carillon et des jeux de flûte: inventa une pendule qui, au moyen de la combinaison de deux métaux inégalement dilatables, marchait sans tire remontée tant que les pièces n'en seraient pas usées par le frollement; fit une pendule astronomique et un automate qui écrivait lisiblement et faisait tous les mouvements des doigts. — Henri- Louis Jacquet Droz, son ûls et son élève, né i La Chaux-de-Fond en 17S2, mort en 1791, n'avait pas encore 22 ans lorsqu'il apporta à Paris un automate dessinateur et une figure de jeune tille qui louchait du clavecin, suivait des yeux la musique, et indiquait la mesure par des mouvements de tête, se levait quand elle avait fini de jouer, et saluait la aompagnie. Droz fabriqua encore deux mains arti- Jicielles, remplaçant presque la nature; Vaucansou lui dit en les voyant : a Jeune homme, vous comuieoccz ptr où je voudraisfiuir.»— Ecrivain. F. Su;>/>/.

ORUhNTIA, riv. de Gaule, auj. la durance.'

DRUIDES, ministres de la religion chez les anciens Gaulois ou Celtes; on fait dériver leur nom, soit du mot grec drus (chêne), soit des mots irlandais de rhouydd (parlant de Dieu). Les Druides se partageaient en trois classes : !• les druides proprement dits ou prêtres, qui furent dans l'origine possesseur» da suprême pouvoir, mais qui le cédèrent dans la suite aux brtnn» ou chefs des guerriers ; 2* les tubages, devins et sacrificateurs ; 3* les bardes, qui chantaient Jes hymnes divins et les exploits des héros. Le* Druides croyaient à l'immortalité de l ime et à la métempsycose ; l'objet de leur culte était surtout la Nature: cependant ils reconnaissaient plusieurs dieux, tels qu' Esua ou Hésus, Teu talés, etc. : mais ils n'avaient point de temples : ils se réunissaient dans de sombres forêts , entre Dreux et Chartres, et à certains jours y cueillaient en grande cérémonie le gui sacré sur un chêne antique. Dans les grandes calamités, les Druides immolaient des victimes humaines. Les dol-men et les men-hir , pierres énormes que l'on trouve en grand nombre sur les côtes de la Bretagne, sont regardés comme les autels où se consommaient ces sacrifices sanglants. Le druidisme était mêlé d'une foule de pratiques superstitieuses: il attachait de mystérieuses vertus à certaines plantes, telles que la séfage, la samole, la verveine, et surtout le gui , auquel étaient attribuées des propriétés merveilleuses. Les Druides étaient en même temps médecins, astronomes, physiciens : Ils n'avaient rien d écrit ; toute eur science était contenue dans des pièces de vers

qu'ils apprenaient par cœur. Il y avait aussi des Druidenes : elles prédisaient l'avenir et consultaient les entrailles des victimes. Les invasions successives des barbares et rétablissement du christianisme dans les Gaules mirent On à la religion des Druides : elle disparut vers le TP siècle.

DRUL1NGEN, ch.-l. do cant. (B.-Rhin), à 24 kil. N. 0. de Saverne ; 400 hab.

DRUMMOND (William), historien et poète écossais, surnommé le Pétrarque écossais, né en 158& à Hawthornden, mort en 1649 du chagrin que lui causèrent les malheurs et la fin tragique de Charles 1. 11 a écrit une Histoire dÉcosse de 1423 i 1643, in-8, où il professe les opinions les plus monarchiques, et des poésies élégiaques remarquables par leur mélodie. On a publié ses Œuvres complètes, Edimbourg, 171 1.

DRUNA, riv. de Gaule, auj. la drôre.

DRUS ES. Voy. druzes.

DRUSUS (M. Livius), tribun du peuple l'an 122 av. J.-C., fut opposé par le sénat à C. Gracchus, qui s'était rendu redoutable par sa popularité. Pour détruire l'influence de ce tribun séditieux, Drusus, an nom du sénat, combla le peuple de faveurs et de largesses, et distribua gratuitement des terres. Il géra ses fonctions avec la plus grande intégrité, et fut nommé consul l'an 112 av. J.-C. — M. Livius Drusus, son fils, tribun l'an 91 av. J.-C., suivit le mèiiu; plan de conduite que lui, et chercha à rattacher le peuple au sénat par des largesses et des lois populaires. Il alluma la guerre sociale en voulant étend tv aux Italiens le droit de cilé, et périt assassiné (90!.

drusus (Cl. Nero), fils de Livie et frère putné de Tibère, fut adopté par Auguste. 11 remporta plusieurs victoires dans les Gaules, la Rliélie, la V iodé licie et la Germanie, et fit creuser le canal du Rhin au Flevo (Yssel). Il mourut jeune, l'an 9 de J.-C. Il fut père du célèbre Germanicuset de l'emp. Claude

DHtisus , dis de Tibère et de Vipsanie, 2* femme de cet empereur, montra beaucoup de courage lors de la sédition de Pannonie (14 de J.-C.). Son père l'éleva au consulat (21) et partagea avec lui la puissance tribunitienne. Mais le jeune prince ayant donné un sou 111 et à Séjan, celui-ci , pour se venger, le fit empoisonner , l'an de J.-C 23.

DRUZES ou DERUUZ, peuple de la Syrie, habite le N. du pachalik d'Acre, dans le pays qui s'étend de Balhek à Arnoun, et le long delà Méditerranée, entre Djéball et Saïde. Leur nombre s'élève 1 1 20,000 individus, dont 40,000 hommes pouvant porter iesarmes. Ils sont tributaires du pacha d'Egypte, mais de fait presque indépendants. Les Druzes sont hospitaliers, belliqueux : ils professent une religion particulière, dérivée de celle de, Ismaéliens et dont le point capital est l'adoration du calife Hakem Biamrillah, qui vivait \ au commencement du xi* siècle, et qu'ils croient un Dieu incarné; aussi leur chef s'appelle-t-il toujours hakem. Le hakem des Druzes réside à Déir-el-Kamar. Les Druzes onl pris, dit-on, leur nom de Durzi, un des premiers apôtres du calife Hakem, qui conduisit en Syrie ses partisans persécutés en Egypte. Retirés dans les montagnes du Liban, les Druzes devinrent redoutables : ils résistèrent longtemps aux attaques des Turcs, et ue furent soumis au tribut qu'en l.iSS par le sifllao Amural III. La Porte leur a donné en 1842 un chef de leur nation. M. Sylvestre de Sacy a publié Y Exposé de la religion des Druzes, P.»i s. I R iR. 2 vol. in-8.

DRYADES (du mot grec drys, chêne) , nymphes qui présidaient aux bois et aux arbres en général. Il ne faut point les confondre avec les Hamadryades. Celles-ci étaient pour ainsi dire attachées à l'arbre, et ne pouvaient le quitter un instant: elles mouraient avec lui. Les Dryades au contraire pouvaient errer dans les bois : elles étaient immortelles.

DRYANDER (Jonas eicbmann, connu sous le nom grec de), naturaliste suédois, disciple de Linné né eu

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17*8, mort en 1810, m rendit en Angleterre, devint membre de la Société Linnéennc de Londres, et fut mis par J. Banks à la tête de sa bibliothèque. On a de lui des Mémoires, qui se trouvent dans les Transactions de la Société Linnéenne, et le Catalogue de la bibliothèque de /. Banks, 1800, 5 vol. in-S. ouvrage qui présente la bibliographie la plus complète et la mieux faite des sciences naturelles.

DRYDKN (J.), célèbre poète anglais, né en 1631 à Adwinckle (Northamplonshlre), mort en 1701, commença à faire des vers au collège. D'un caractère versatile et vénal, il débuta devant lepublic par des stances à la louange de Cromweil (1668), et deux ans après, il célébra le retour de Charles II, dans un poème intitulé : Asirea redux; il composa aussi en l'honneur de ce prince VAnnut mirabilis MC66), et fut nommé en récompense poète lauréat (1668). Il s'adonna ensuite au théâtre, fit des comédies et des tragédies, et obtint pendant trente ans une suite de succès non interrompue. Ses meilleures pièces sont Don Sébastien et la Conquête de Grenade. II s'exerça aussi dans le genre satirique, publia quelques satires politiques, entre autres Absalon et Achitophel ^contre la révolte de Monmouth), qui lui attirèrent beaucoup d'ennemis et l'exposèrent même à de mauvais traitements. U s'était fait catholique, sous Jacques 11, peu avant la révolution de 1688 : aussi perdit-il - son titre de poète lauréat sous Guillaume d Orange. N'ayant plus d'autre ressource que son talent, U se remit à l'œuvre, quoique déjà vieux. C'est alors qu'il composa plusieurs de ses meilleur» ouvrages : sa Traduction de Virgile , 16'.*? ; des traductions de Juvénal , de Perse, ses Fables, 1698, et la plus belle de ses odes, la File d'Alexandre, pour la Sainte-Cécile. Outre ses ouvrages en vers, il en a composé quelques-uns en prose ; le plus estimé est YEssai sur la poésie dramatique. Dryden est mis à U tète des poètes classiques de l'Angleterre pour l'élégance, l'harmonie, le goût ; on le regarde comme le père de la critique dans son pays. U est à regretter que, pressé le plus souvent par le besoin, il ait travaillé avec trop de précipitation. Walter Scott a donné en 1808 une édition complète de Dryden, Londres, 18vol. in-8, réimprimée à Edimbourg, 1821.

DRYOPES, peuplade sortie, dit-on, de l'Arcadle. Ils se Axèrent à une époque reculé* sur les bords du Haut-Céphise et au S. du mont OEta, d'où ils étendirent leurs ravages dans les environs. Hercule les chassa de ce pays qui reçut alors les Durions et prit le nom de Déride. Les Dryopcs se dispersèrent et allèrent, les uns en Argolide ou Ils élevèrent Asine, les autres en Eubée où ils fondèrent Caryste; quelques-uns passèrent en Asie avec les émlgrants athéniens et Ioniens, et s'établirent près de Cyilque, quelques-uns même abordèrent dans l'Ile de Cypre.

DUARTK. Voy. vdocard, roi de Portugal.

Lu Ai.l M, ville de la Gaule, auj. douai.

DÛ BARRY (Jeanne vaubehmer, comtesse,, maltresse de Louis XV, née à Yaucoulcurs en 1744, était fille d'un commis aux barrières. Après avoir passé quelque tempe chei une marchande de modes, puis dans une maison de débauche à Paris, sous le nom de mademoiselle Lange , elle fut présentée à Louis XV (1769) par le comte Jean Du Barry, dont elle avait été la maîtresse. Le vieux roi , frappé de sa beauté, conçut pour elle une vive passion et lui accorda bientôt un crédit sans bornes. On lui fit épouser, pour lui donner un rang à la cour, Guillaume Du Barry, frère du comte Jeaa. Elle devint bientôt l'instrument de tous les intrigants ; fit disgracier le ministre Choiseul, qui avait osé reprocher au roi l'abjection de son choix ; contribua beaucoup à l'exil des parlements (1771), distribua les grâces au hasard, et dilapida les finances. Louis XV fit bâtir pour elle le pavillon de Luciennes, I rèsde Marly. A la mort du roi (1774), elle se retira

de la cour et vécut ignorée jusqu'à la Révolution. A cette époque elle fil courir le bruit qu'on lui avait volt ses diamants et les porta en Angleterre pour secourir les émigrés. Arrêtée à son retour , elle fiA condamnée à mort en 1793. Elle montra une grande faiblesse dans ses derniers moments. On a publié un grand nombre d'ouvrages sur mad. Du Barry. On peut consulter l'Histoire de France au xvtu* siècle, de Ch. Lacretelle; la Yie privée de Louis XV, par Moufle d" Angerville , Londres, 1781, 4 vol. in-12; Lettres originales de madame la comtesse Du Barry, par Pidansat de Mairobert, Londres, 1779, in- 12, etc.

DU BARTAS (Guillaume de salcste), poète français, né à Mont fort. 1644, mort en 1690, se distingua sous Henri IV par sa bravoure dans les combats et son talent pour les négociations, et fut chargé de missions en Angleterre elen Danemark. U composa des poésies qui obtinrent un grand succès ; le plus connu de ses ouvrages est la Semaine de la Création, en 7 livres, qui eut plus de 30 éditions en six ans ; il a fait aussi une Seconde Semaine, qui comprend des histoires de l'Ancien Testament. Ce poêle avait de U verve, de l'imagination, mais manquait dégoût. Ses Œuvres ont été réunies en 1611, 1 v. iu-f.

DU BELLAY (Jean) , cardinal et homme d'état , 1492-1560, jouit de la faveur de François 1, occupa les sièges de Rayonne , Paris , Limoges, Bordeaux, fut ambassadeur près de Henri VUI et de Paul III , puis (ieutenant-gén. du royaume pendant que le roi repoussait Charles-Quint en Provence. Disgracié à la mort de François I, il se retira à Rome. Le card. Du B. protégea et cultiva les lettres : c'est sur sa proposition que fut fondé le Collège de France. On a de lui des Poésies latines, 1546, des Lettres, etc. Rabelais avait étéattachéàsamaison. — Gulll. DuB., seigneur de Langey, son frère, un des plus braves généraux de François I, 1491-1543, fut vice-roi du Piémout, où il battit les Impériaux, remplit div. missions, et laissa de précieux mémoires qu'il intitula Ogdoades (Huitaines^, parce qu'il les divisa de 8 en 8 livres. — Ces mé moires ont été continués par son plus jeune frère, Mar tin Du B., qui fut aussi grand capitaine et bon négociateur. Les Mémoires de Martin Du B.f avec des fragments des Ogdoades , ont paru en 1569, in-fol.

du BELLAY (Joachim), poète, cousin des prt':réd. né vers 1525 à Liré (Maine-et-Loire), m. à Paris en 1560. Ses vers lui donnèrent accès à ta cour, où on l'appela COvide français. Des ennemis secrets le tirent accuser d'irréligion ; ces tracasseries le conduisirent au tombeau. On a de lui : Poésies françaises, Paris, 1561, in-4, et 1597, In- 12; Poésies latines, 1569, en deux parties, in-4. Il écrivit en prose la Défense et illustration de la langue française, 1519, in-8. Du Bellay fut avec Ronsard un de ceux oui tentèrent de régénérer la poème Irantaise.

DU BIEZ (OUDART), maréchal de France, illustra les règnes de Fiançois letde Henri II. il servit avec une haute distinction en Italie et reçut le bâton de maréchal en 1642. 11 partagea avec le connétable de Montmorency la gloire d'avoir déconcerté les projets de Charles-Quint lorsque ce prince envahit la Provence (1544). Il battit deux fois les Anglais en Picardie ; mais une faute de son gendre, Jacques de Coucy-Yervlns , qui rendit aux Anglais la place de Boulogne (1541), lui fit perdre la confiance du roi Mis en jugement avec Coucy (1549), Us furent condamnés l'un et l'autre k perdre la tétc. Coucy subit sa sentence. Henri 11 lit grâce an maréchal, qui fut enfermé au château de Loches. Il en sortit au bout de trois ans, et mourut de chagrin à Paris eu 1651. Sa mémoire et celle de son gendre furent réhabilitées en 1676.

DUBIS, riv. de Gaule, auj. le docbs.

DUBLIN, Ballana-Cleib et Drom-choll-Cce: en langue erse, Eblana portus et Dublana des anciens, ville capit. de l'Irlande, eh.-I. de la prov. de Lcin-

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2l'lat.N..à 460 kl . ^vf.rSu Rovaume4]nl. Le ! C'est une de. plus belle. J".^,0(!n. ct elle , Liffev U traverae, 2 Vd TZ ï 0«*Ju.; 1

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