DUDE
eocnpoM pour la maison de Sl-Cyr des poésies itérées, des histoires édifiantes et des tragédies religieuse* dont Absalon est la meilleure. On a aussi de lui des opéras; les plus connus sont Céphale el Procrit, et Iphigénie en Tauride.
DUCHE Nb (le Père). Voy. hkbkrt.
1H (lit >M. (André), Quercetanu$ , né en 1584 à l'Ile- Bouchard en Touraine, se concilia par ses utiles travaux la protection de Richelieu, et fut nommé géographe et historiographe du roi. 11 mourut écrasé par une charrette, en 1640. Il a laissé un grand nombre d'ouvrages précieux pour l'histoire, entre autres : le* Antiquité* et recherche* de la grandeur de* roi* de France, 1609: le* Antiquité* des ville*, châteaux, etc., 1610; Bibliothèque de* auteur* qui ont écrit l'histoire et la topographie de la France, 1618 ; Histoire des roi*, duc* et comte* de Bourgogne, 1619 ; Historiœ Normannorum teriptore*, 1619 ; Hùloriat Francorum icriptore* coaetanei, 1636-1641 ; il a aussi publié les Œuvre* d'Abélard, 1616, d'Alain Charger, 1617 ; lea Lettre* d'Etienne Pasquler, 1619, etc. — Son ûls, François Duchesne, acheva et publia quelques-uns de ses ouvrages, entre autres Y Untaire des pape*, 1653, celle de* cardinaux, 1660.
DUCHESNOIS (mademoiselle Joséphine rahn ■, tragédienne, née en 1777. à St-Saulve près de Valenciennes, morte en 1835, débuta en 1802 dans le rôle de Phèdre, et obtint sur le champ un sucées prodigieux; elle fut reçue sociétaire du Théâtre-Français en 1804. La figure de mademoiselle Ducheanois était peu avantageuse; mais sa taille, sa vok et le jeu de sa physionomie faisaient oublier facilement ce défaut. Celle actrice excellait dans les tra-
Îédies de Racine; parmi les rôles qu'elle a créés, eanne d'Arc et Marie Sluart sont ceux où elle s'éleva le plus haut. Elle quitta le théâtre en 1 830.
DUCIS (Jean-François), poète tragique, né à Yers ailles en 1733, d'une famille pauvre, originaire de Savoie, mort à Paris en 1816, ne prit aucune part aux grands événements politiques de son temps, et s'abandonna tout entier à sa passion pour la poésie et le théâtre. Shakespeare fut son principal modèle, et il eut le mérite de transporter sur notre •cène quelques-unes des beautés du poile anglais. Lea pièces qu'il imita sont: H amie t (1769) ; Roméo et Juliette (1772) ; le Boi Léar (1783) ; Macbeth (1784), •t Othello (1792). En 1778, il donna Œdipt che* Admète, imitée d Euripide et de Sophocle. La seule tragédie qui lui appartienne en propre est Abufar ou la Famille arabe ; cette pièce eut un grand succès. Ducis est le plus souvent énergique, pathétique, et il atteint quelquefois au sublime ; mais il ne sait pas combiner un plan, composer un ensemble. Outre ses tragédies, Ducis a composé des épftres et des poésies fugitives où l'on admire un grand talent uni aux plus noblco sentiments. Ducis remplaça Voltaire â l'Académie Française en 1778. 11 vécut pauvre et indépendant, et refusa de brillants avantages que lui offrait Bonaparte. Cet homme de bien eut de nombreux amis ; il fut surtout intimement lié avec Thomas. Ses Œuvres ont été publiées â Paris, 1813, 3 vol. ln-8 ; 1819, 6 vol. : ii-i s el 3 vol. in-8. M. Campcnon a publié ses Œuvres posthume*, précédées d'une Nodce,lH26.0a doitaM.O.Leroy des Etudes turD., 1832.
DUCKWORTH (John-Thomas), amiral anglais, né vers 1760, nior: en I8l7,sedistinguacn 1 778 au combat livré devant la Grenade par le commodore Byron â l'amiral d'Eslaing ; en 1794, â la victoire rem- j portée par les Anglais sur Vil laret- Joyeuse près du eap Litard : contribua â la prise de M inorque, 1798, j et fut, en récompense, nommé gouverneur de la Jamaïque : il bloqua alors St-Domingue et contraignit Rochambeau â se rendre â lui. En 1807, il força rentrée des Dardanelles; il eût même pris Conslantinople sans les efforts de l'ambassadeur français , s l^tianl. Il auitU le service la
DUCL AIR, ch.-t. de cant. (Seine-Infér.), sur la Seine, â 16 kil. N. 0. de Rouen ; 1,300 hab.
DUCLOS (Ch. pinead), écrivain français, né en 1704 â Dinan en Bretagne, mort en 1772, débuta par des romans, puis s'adonna â un genre plm grave, et composa une Histoire de Louis XI, qui eut un grand succès, et lui valut la place d'historiographe de France (1745). 11 publia ensuite les Comidération* tur le* Moeurt, qui lui firent prendre rang parmi les moralistes ; Louis XV disait de ce livre . € C'est l'ouvrage d'un honnête homme. ■ Les Mémoires pour scnir à C histoire du xvill* tilcle, qu'il donna peu après, sont comme le complément des Considération*. Profitant des avantages nue lui offrait sa position d'historiographe, il rédigea des Mémoires secrets de* règne* de Louis XIV el de Louis XV,
S|ui ne furent publiés qu'après sa mort ; ils re Fieraient des renseignements précieux. Duclos fui admis en 1747 â l'Académie Française, et devint en 1755 le secrétaire perpétuel de cette compagnie. U lui rendit de nombreux services, el eut la principale pari â l'édition du Dictionnaire donnée en 1762. Duclos avait beaucoup d'esprit et une grande liberté de parole ; on cite de lui plusieurs mois heureux. Ses ouvrages ont été publiés eu 1806.
10 vol. in-8, et en 1820, 9 vol. ln-8 (par M. Auger). DUCOS (le comte rocee), né en 1747 â Dax
(Landes) , exerçait la profession d'avocat lorsqu'il fut nommé en 1792, par le dép. des Landes, député â la Convention nationale. 11 fut successivement secrétaire et président de rassemblée, mais
11 s'y fit du reste fort peu remarquer. Il passa dans la suite au Conseil des Anciens. En 1799 il fut nommé membre du Directoire. A l'époque du 18 brumaire, s'étant réuni â Bonaparte el â Sieyes, V contribua â renverser ses collègues et fut proclanw troisième consul provisoire. Ildevintséualeuretcomts sous l'empire. Au retour des Bourbons, il reçut l'ordre de quitter la France, el périt en 1816, prèsd'Ulm. en s'élançant hors de sa voiture au moment où elle versait. — Un autre Ducos (Jean-François), député girondin, fut condamné à mort en 1793.
DUC0UED1C (Ch.-Louis), officier de marine, né près de Quimpcr en 1740, commandait la frégate ta Surveillant* comme lieutenant de vaisseau, lorsque, le 7 octobre 1779, il rencontra, â la hauteur d Ou essan 1. le Québec, frégate anglaise, â laquelle il livra un combat des plus vifs et des plus opiniâtres. Le Québec sauta en l'air avec son commandant Framer: la Surveillante, totalement désemparée, rentra â Brest ; mais Durouédic, couvert de blessures, mourut quelques jours après. Louis XVI, qui venait de le nommer capitaine de vaisseau, fit une pension â sa veuve et â ses enfants.
DUCRAY-DUMIML (François-Guillaume), romancier, né â Paris en 1761, mort en 1819, est auteur d'un grand nombre de romans qui eurent pendant longtemps un succès populaire. 1 .< - plus connus sont: Alexis ou la Maisonnette dan* les bois, 1790; le* Soirée* delà chaumière, 1794 ; Vicier ou f Enfant de la forêt, 1796; Câlina ou l'Enfant du mystère, 1798 ; Paul ou la Ferme abandonnée, 1802. Il rédigeait aussi le journal des Petite* Affiche*.
DU DEFFANT (Marie de vicht-chamrocd. marquise), femme célèbre par sa beauté et son esprit , née en 1697 d'une famille de Bourgogne, noble mais pauvre, épousa, étant encore très jeune, le marquis du Défiant, qui était déjà d'un certain âge et dont elle ne tarda pas à se séparer. Belle, spirituelle , d'une morale peu sévère, madame du Deffant se i it bientôt entourée d adorateurs; sa maison devint la rendex-Tous de tout ce que la cour, la robe et surtout la littérature renfermaient d hommes marquait Elle entretint avec Voltaire, Horace Walpole, d Alembert, le président Hénault, etc., une correspondance suivie, où elle jugeait avec sé-Arité. mai-» avec