DUMA
dont les principaux sont une Histoire eiviU, physique et morale de Paris, 1825, 6 vol. tn-8 (réimprimée plusieurs fois, notamment en 1837,8 vol in-8. avec des additions et des note* par J.-L. Belin);une Histoire des environs de Paru, 1825, 7 vol.; des Esquisses historiques sur tes principaux événements de la révolution française, 1823, 6 vol.; une Histoire de la révolution de 1830 (ouvrage posthume publié
en 18381- etc. La nllinarl H« nmm u»nM
preints i
main droite.
i, Dulong reconnut avec
Petit cette loi Importante, que la chaleur spécifique des corps est en raison inverse *
1838), etc. La plupart de ces juvrages, emdnts d'un esprit d'opposition assex prononcé, ont joui d'une grande popularité.
DULAURENS (H.-Jos.), né à Douai en 1719, entra chei les chanoines réguliers de la Trinité ; puis
Suitta la vie monastique, et vint à Paris pour se vrer à la littérature. Lors de l'arrêt rendu par le parlement contre les Jésuites (1761), il publia contre cet ordre une satire violente sous le titre de Jésuitiques ; puis craignant d'être poursuivi, il se réfugia en Hollande ; il y composa des livres, la plu-
Sart irréligieux, pour les libraires d'Amsterdam, e Liège, de Francfort, mais sans pouvoir sortir de l'indigence. Ayant été dénoncé â la chambre ecclésiastique de Maycnce , comme auteur d'ourrages Impies, il fut condamné à une prison perpétuelle (1767); on l'enferma dans une maison de pauvres prêtres ou il mourut au bout de 30 ans (1797). Il ne manquait ni d'esprit ni d'imagination, et travaillait avec une facilité prodigieuse : mais il a fait on déplorable usage de ses talents. Outre les Jésuitiques, on a de lui deux poèmes héroï-comiques : le Balai, 1761, et la Chandelle* Arras, 1765; lArétin moderne, 1776; VÊvangile de la raison, 1764; le Compère Matthieu, ouvrage licencieux, qui fut d abord attribué à Voltaire.— On connaît encore: André Dulaurcns, médecin du roi Henri IV, mort en 1609, auteur de divers ouvrages d'anatomie et de médecine réunis à Francfort, 1627, ln-fol.; — Louis Dulaurens, savant controversiste, qui vivait au xvir» siècle, et qui travailla par ordre de Richelieu à la réunion des cultes catholique et protestant.
D0LC1GNO, Ulcinium, ville de la Turquie d'Europe (Roumélie), sur 1" Adriatique, à 32 UL & 0. de Scutari ; 7,500 hab., la plupart pirates.
DULCIN, hérésiarque de Novare, annonçait que •LïfS08 du St- Esprit avait commencé en Tan 1 300, et que depuis cette époque le pape avait cessé dêtre le vicaire de J.-C. 11 fut brûlé vif avec sa remme en 1307 par ordre du pape Clément V. Ses disciples s'appelèrent Dulcinistes ou Dulciniens.
DLLGIBlNl, peuple de Germanie, sur les bords de 1 Atmsius (Ems) , était, dit-on , une colonie des Lhérusqucs, et eut \wur ville principale Ascalin- 'Jtum (Linhen ou Hildesheim).
DUL1CHIUM, auj. Neochori ou Cacaba, Ile de la mer Ionienne, et l'une des Echinades, formait ^ec Ithaque le roy. d'Ulysse. Voy. itraqdk.
DULONG (Pierre-Louis), savant français, né à Rouen en 1785, mort à Paris en 1838, exerça d'abord la profession de médecin, mais y renonça pour s appliquer tout entier à l'étude des sciences. 11 fut succeàsivement professeur à l'école vétérinaire d'AIrort et à l'Ecole Normale, examinateur puis professeur de chimie et de physique à l'École Polytechnique. En 1830, il fut nommé directeur des études à cette même école. 11 était en même temps professeur de physique à la Faculté des Sciences, et. en 1823, il avait été reçu i l'Académie des bciences. Dulong a fait en chimie et en physique de savantes recherches qui ont utilement servi aux progrès de ces deux sciences. Nous citerons ses travaux Sur la décomposition mutuelle des sels, 1811; Sur r acide nitreux, 1815 ; Sur Us combinaisons du phosphore avec Coxigène, 1816. En 1812, il avait découvert le chlorure faiote, et en faisant dea expériences «ur ce composé si dangereux, il perdit, P*r suite d une explosion, un œil et un doigt de la
- du poids de leurs atomes. On lui doit aussi des travaux Sur la me- ' sure des températures et Sur Us fluides élastiques 1820. La plupart de ses écrits ont été Inséré* dans
les AnnaUs de Chimie et de Physique.
) DULORENS (J.), poêle et magistrat, né ver» 1583 : à Château neuf en Th huerais, mort vers 1650, était i lieutenant-général du bailliage de cette ville. 11 a | laissé des Satires, Paris, 1624, in-8, qui font con- I naître les mœurs de son temps. On a de lui des Annotations sur les coutumes de Château neuf, ele., 1645.
DL LOT, poète du xvu* siècle, passe pour l'inventeur dea bouts rimés. Sarrazin, qui n'avait pu réussir dans ce pitoyable genre, s'en vengea en publiant Dulot vaincu, ou la Défaite des bouts rimés DULW1CH, village ducomtû de Surrey, à 8k. S. dé Londres, célèbre par un collège fondé en 16l4par W. Alleyn, acteur célèbre, sous le nom de God's Gift, et par une bibliothèque et un musée de peinture.
1)1 MA NIANT (Jean-André bourlain, dit), né en 1754 à Clermont en Auvergne, mort en 1828, quitta le barreau pour le théâtre , fut comédien â Paris Jusqu'en 1798, puis entrepreneur breveté des spectacles de province. Il a donné au théâtre : les Français en Huronie, 1778; Guerre ouverte, ou ruse contre ruse, 1787, etc., et a écrit plusieurs romans f Enfant de mon pire, 1798, 2 vol. ln-12 ; Aventures dun émigré, 1798, in-12 ; Trois Mou de ma vie, 1811, etc.
DUMA USAIS f César chesneau), grammairien philosophe, né â Marseille en 1676, mort en 1756, vint jeune à Paris, s'y maria et se fit recevoir avocat ; mais se trouvant dans la gène, il quitta sa famille pour faire des éducations particulières. U eut entre autres élèves les enfants de Law, mais n'eu devint pas pins riche. 11 ouvrit plus tard une pension au faubourg St- Victor, mais y eut peu de sucées. Il mourut pauvre et accablé d'Infirmités. Ses principaux ouvrages sont i Méthode raisonné* pour apprendre la langue latine (1722); cette méthode consiste â présenter d'abord les mots dans l'ordre de la construction française avec une version Interlinéaire; Troué des Tropes, 1730, souvent réimprimé, et accompagné d'un savant commentaire par FonUnIer(l820) j Principes de grammaire, 1769, ouvrage justement estimé où il traite la grammaire en philosophe; enfin une petite Logique. On lui attribue quelques écrits anti-religieux qui ne paraissent pas lui appartenir. U a proposé des réformes dans l orthographe qui n'ont pas été accueillies. Ses Œuvres ont été publiées en 1797, 7 vol. Son éloge a été écrit par d" Alembert, et par M. de Gérando (1 805).
DUMAS (Louis), inventeur du bureau typographique, né â Nîmes en 1676, mort en 1744, soocupa surtout de l'éducation de l'enfance. Il imagina, pour faciliter l'art d'apprendre â lire et à écrire, d'imiter les procédés de l'Imprimerie et de donner aux enfants des lettres détachées qu'on leur faisait assembler, comme en jouant, pour en former des mots ; c'est ce qu'il appela le bureau typographique. Cette invention eut un grand succès. On a de lui la Bibliothèque des enfanu, ou Us premiers éléments des Uttres , 1733, ouvrage composé pour l'application de sa méthode. 11 voulut aussi l'appliquer a la musique et publia l'Art de la musique enseigné et pratique par la méthode du bureau typographique., 1753, domas MCh.-L.), médecin, né à Lyon en 1765, étudia â Montpellier, fut employé â l'Hôtel-Dieu de Lyon où il rendit de grands services pendant le siège de la ville (1793), puis â l'armée des Alpes (1794). 11 fut nommé en 1795 professeur d'anatomie et de physiologie â Montpellier, devint successivement doyen de la faculté de médecine, recteur de l'académie de Montpellier, et otourut dans cette
DUMS
viile en 1813. Ses principaux ouvrages sont : Principes de physiologie, 1800-6, où 11 développa la doctrine du principe vital de Barthex ; et Doctrine des maladies chroniques, 1812, travail neuf où l'auteur expose la théorie et la formation de ces maladies.
DUMAS (Alexandre dav y), homme de couleur, générai de division, né a Jérémie(St-Domingue) en 1762, du marquis de la Pailleterie, riche colon de cette lie, et d'une femme africaine, servit avec distinction sous Dumouriex, et acheta tous ses grades au prix d'une foule d'action» d'éclat. En 1798, il défendit seul, à l'affaire de Brixen, le passage d'un pont d'où dépendait le succès de la journée, ce qui le fit surnommer ïHoratius Coclis du Tyrol. Pendant l'expédition d'Egypte, il comprima, à la tête de quelques braves , une Insurrection dont le général Dupuy venait d'être victime au Caire ; mais une maladie le força bientôt â se retirer. Il m. en 1 807 , a Villers-CottereU. Il est père du célèbre Alex. Dumas.
dumas (le comte Matthieu), né à Montpellier en 1753, mort en 1837, entra dès 1 âge de 15 ans dans la carrière des armes et combattit en Amérique sous les ordres de Rochambeau. U prit une glorieuse part à toutes les campagnes de l'Empire et reçut le titre de général de division. Sous la Restauration, Dumas fut nommé conseiller d'état et président du comité de la guerre. Après 1830, il fut élevé à la pairie. On a de lui un Précis des événements militaires de 1799 à 1107, 19 v. in-8. 1817-26, ouvrage capital, etdesSoui>ewr*(l839), précieuxàconsulter.
DUMB ARTOIS", la Dalclulha d Osslan et le Dumbritonium des Romains, ville d'Ecosse, ch.-l. d'un comté de même nom, à 80 kil. 0. d'Edimbourg; 3,600 hab. Bon port franc; verreries, filatures, tanneries. Vieux château-fort. — Le comté de Dumbarton, situé entre ceux de Perth, Stiriing, Lanark, Renfrew, la Clyde et la mer, a 76 kil. de long sur 9 de large ; il est traversé par le Grand-Canal et offre plusieurs lacs dont le principal est le Lomond. Montagnes, marais: sol peu fertile: bonne pèche; quelque industrie. foy. ARGYLE(Arcliibalill d').
DUMESNIL (M"« ). cél. actr., rivale de Clairon, née à Paria en 1713, morte en 1803, débuta au Théâtre Français en 1737, et remplit dans la tragédie, avec un succès toujours marqué, les rôles de reines et de princesses. Elle excellait surtout dans les rôles de Mérope, de Clytemnestre, d'Athalie et d'Agrippine. Mademoiselle Dumesnll n'était pas douée d'un extérieur avantageux, elle manquait quelquefois de grâce et de noblesse dans ses attitudes et dans son geste : mais quand elle s'animait, sa voix devenait terrible, l'expression de ses yeux était foudroyante ; elle arrachait des larmes et excitait au plus haut point dans l'âme du spectateur la terreur ou la pitié. Elle quitta le théâtre en 1775.
DUMFR1ES, Dunfreja, ville d'Ecosse, ch.-l. d'un comté de même nom, a 102 kil. S. 0. d'Edimbourg; 12,000 hab. Quelques édifices, obélisque élevé en 1780 en l'honneur de Charles, duc de Queensberry. Tanneries, brasseries, bonneteries, chapeaux, etc. — Le comté de Dumfries est situé au S. de l'Ecosse, entre ceux de Peebles, Selkîrk, Roxburgh â I E. , d'Ayr etdeKirkcudbrightâl'O.; il a 80 kil. de long et 75,000 hab. Pays montagneux; plomb, houille, pierres calcaires en quantité. Gros bétail. Industrie assez active. Commerce.
DUMNOM1 ou DAMNONII, peuple de la Bretagne 2', au S. 0. de l'île, dans le comté actuel de Cornouailles.— Le cap Lizard, situé â la pointe S. 0. du comté de Cornouailles, s'appelait jadis Dumnonium promontorium.
DUMNOKIX, chef éduen de haute naissance, frère de Divitiac, avait un commandement dans l'armée de César; U suivait à regret le général romain, et â soulever ses soldats contre lui. César,
DUMO
i, le fit mettre â
ayant découvert ses l'an 59 av. J.-C
DUMONT (Jean) , publiciste , né en France vers 1660, mort â Vienne en 1726. 11 suivit d'abord la profession des armes , puis 11 parcourut presque toutes les contrées de l'Europe. Les renseignements qu'il avait recueillis pendant ses voyages lui fournirent le sujet de plusieurs ouvrages qui eurent un grand succès et lui valurent l'estime de l'empereur d'Allemagne , qui le nomma son historiographe et lui donna le titre de baron de Carlacroon. Les plus importants de ses ouvrages sont : Mémoires politiques pour servir à la par/aile intelligence de l'histoire de la paix de Ryswick, 1699, 4 vol. ln-12; Recueil de traités d'alliance, de paix et de commerce depuis la paix de Munster, 1710; Corp* universel diplomatique, ou Recueil de traités depuis Charlemagne, 1726 et années suivantes, continué par J. Rousset.
ddmont (Pierrc-Elienne-Louls) , publiciste , né â Genève en 1759, mort â Milan en 1829. fut d'abord pasteur de 1 église française réformée â Genève, vint en France au commencement de la révolution, se mit en relation avec Mirabeau, rédigea plusieurs de ses discours et l'aida dans la publication du Courrier de Provence. En 1791, il quitta la France, et quelques années après il s'établit en Angleterre; Il s'y lia étroitement avec Jérémie Bentham, et fut son collaborateur pendant plus de vingt ans. U ne revint â Genève qu'en 1816. Les ouvrages qu'il a rédigés avec Bentham sont : le Traité de législation civils et pénale, 1802; la Théorie des peina et des récompenses, 1 8 1 2 ; la Tactique des assemblées délibérantes, 1816 ; le Traité des preuves judiciaires; De l'organisation judiciaire et de la codification : Ils sont tous écrits en français. 11 publia en outre une série de Lettres sur Bentham , qui ont été insérées dans la Bibliothèque britannique, tom. V, VI, VU. Depuis son retour â Genève, il fut membre du conseil souverain.
DUMONT d DRV1LLE. Voy. L it VILLE.
DUMOULIN (Charles), célèbre jurisconsulte, né & Paris en 1500, mort en 1566, descendait d'une famille noble, alliée â Anne de Boulen, mère de la reine Elisabeth d'Angleterre. 11 fut reçu avocat au parlement de Paris en 1522; mais n'ayant pu vaincre un bégaiement auquel il était sujet, il se relira peu après du barreau, et se consacra désormais aui seules études du cabinet et à la composition des ouvrages qui l'ont rendu célèbre. Un ouvrage intitulé Observations sur l édit de Henri II relatif aux petites dates, qu'il publia en 1561, et dans lequel 11 soutenait que le roi avait le droit de réprimer les abus et les fraudes qui se commettaient â Rome dans la distribution des bénéfices , lui valut les tannes grâces de Henri U, mais donna lieu à de vives réclamations de la part de la cour de Rome. Quelque temps auparavant, il avait embrasé le calvinisme ; il l'avait abandonné ensuite pour le v.uthéranisme de la confession d'Augsbourg. Inquiété pour ses opinions, U se réfugia en Allemagne, où il fut reçu avec la plus grande distinction, fl revint à Paris en 1557, mais ce fut pur y subir de nouvelles tribulations. Ayant publié en 1564 un ouvrage intitulé : Comeilsur le concile de Trente, dans lequel il voulait prouver que ce concile était nul, il fut jeté en prison et ne recouvra sa liberté qu'à condition qu'il ne publierait pluB rien sans la permission du roi. Si uous en croyons le président de Thou , il se serait réconcilié avec l'Eglise quelque temps avant sa mort. — Ch. Dumoulin était un des plus grand* jurisconsultes de son siècle. Il trouva le premier les véritables sources et les règles fondamentales du droit français, et les deux ouvrages déjà cités montrent qu'outre le droit canon il av. étudié les Père» Outre ces écrits, U a publié plusieurs commentaires sur les principales coutumes de France : sa Révision de la coutume de Paris
DUNB
DUNK
d'œuvre. La meilleure édition de ses œuvres est celle de Paris, 1681. & vol. in- fol., donnée par le* soins de François Pinson.
dcmoulin (Pierre), théologien protestant, né en 1 568 i Buhv dans le Vetin (Selne-et-Olse), occupa quelque temps une chaire de philosophie à Leyde , devint chapelain de la princesse Catherine de Bou rbon( 1 609) , fut appelé en I6l5en Angleterre pour y travailler à une réunion des églises protestantes, présida le synode d'Alais, 1630, et mourut en 1658 à Sedan" où il s'était (hé. Il a laissé un grand nombre d'écrits polémiques, entre autre* : De Monarchia temporali pontificiê romani, Leyde, 1614; Nouveauté du papisme, Sedan. 1(127.
Dumoulin Jacques), médecin. Voy. moun.
DUMOURIEZ (Charles-François), né en 1739 à Cambray, était déjà maréchal -de -camp quand éclata la révolution ; il en adopta les principes, et fut nommé en 1 792 min. des afT. étrangères avec l'appui des Girondins. Peu après, ayant encouru la disgrâce de ce parti, il m retira du ministère, et il reprit du service. Chargé après le 10 août du commandement de l'armée du Nord, il fit la belle campagne de l'Argonne, et remporta les victoires de Val my (20 septembre 1792), de Jemraapes (6 novembre), et conquit toute la Belgique. Pendant le procès de Louis XVI, il vint à Paris dans 1 espoir de sauver le roi ; n'ayant pu y réussir, il rejoignit son armée, prit plusieurs places en Hollande avec une armée de 13,500 hommes qui manquait de tout, repoussa le prince Cobourg de la Belgique, et livra la bataille de Nerwtnde (18 mars 1793), où nos troupes, tout en restant maltresses du champ de bataille, éprouvèrent un véritable échee. A partir de ce revers, il se vit en butte à de nombreuses persécutions. Il avait d'ailleurs Irrité par sa hauteur la Convention et les commissaires qu'elle avait envoyés à son armée; se voyant menacé par elle dêtre traduit à sa barre, il "fit des ouvertures au prince de Cobourg, et lui proposa de se joindre â lui peur rétablir la constitution donnée par l'Assemblée nationale, et dissoudre la Convention. Mais ces projets transpirèrent: la Convention envoya le ministre Bcurnonville et les députés Camus, Bancal, Lamarque et Quinette, pour le suspendre de ses fonctions et lui ordonner de venir rendra compte de sa conduite. Dumouriex fit arrêter les commissaires, et voulut marcher sur Paris ; mais 11 fut abandonné de ses soldats, et contraint de gagner en fugitif le camp ennemi. A partir de cette époque, H prit peu de part aux événements. Il séjourna successivement dans plusieurs parties de l'Europe. Il est mort en 1823 en Angleterre, où il recev. une pension de l'étranger. D, a laissé un grand nombre d écrits sur la révolution nous ne citerons que ses Mémoires, dont la meilleur, édition a été publiée par lui-même sous ce titre : Vie et ouvrages du général Dumouriez, Hamboun;. 1795; réimprimés dans la Collection des Mémovn relatifs à ta révolution, Paris, 1823, 4 vol. in-8.
DU.N. Du«um,c.-à-d. colline en celtiq. Cherches par ooi ou din les mots que vous ne trouvères pas ici.
UUN, Dunum, ch.-l. de cant. (Meuse), sur la Meuse, à 19 kll. S. 0. de Monsmédy; 1,300 hab. Scierie, moulin à huile, tanneries, brasseries, allumettes.— Dun fut cédée à la France en 1633 par le duc de Lorraine.
dum-i*-î>au.eteao, ch.-l. de cant. (Creuse), 122 kil. N. 0. de Guéret; 1,100 hab.
Dt'N-LC-ROi, ch.-l. de cant. (Cher), à 18 kil. N. de Sainl-Ain.u i 4,019 hab. C'était une place forte et importante au XV siècle.
DUN A. mieux D WIN A ou DZ VIN A. Vou. dwina.
DE N BAR, ville d Ecosse (Haddington), à 40 kil. (S. d'Edimbourg, à l'embouetiura du golfe du Forlb tans la mer du Nord ; 4.800 hab. Ancien château- '•ort. Deux fora», chantiers de construction, etc.
sur
Pêche active. On voit encore près de cette ville les ruines du château de Bar, où se retira Edouard II après sa défaite à Bannockburn. Marie Stuart se retira au château de Dunbar après le meurtre de Rixxio, 1566 ; Bothv/ell y conduisit aussi cette princesse lorsqu'il voulut la forcer à répouser(l567].En 1650, Cromwell y battit les royalistes écossais
DUNBLANE, ville d'Ecosse' (Perth) , â 9 k. N. de Stiriing ; 3,300 hab. Aux environs, source minérale rri-quenléc.
D ENCAN 1. roi d'Ecosse. Voy. douald th. duncan n, DU naturel de Maleolm III, chassa eu 10931'usurp. Donald VIII quiavailenlevélacoiironre au jeune Edgar.lils légitime de Maleolm ;mais la gartia pour lui. Il se rendit odieux par sa sévérité, et fu*» assassiné par un émissaire d<- Donald VIII, 1095.
DUNDALK, ville d'Irlande, dans la prov. de Leinster, ch.-l. du comté de Louth, au fond de la baie de Dundalk, à 60 kil. N. de Dublin ; t0,8<>0 hab. Manuf. de batiste, la seule qui existe en Irlande. Bataille entre Edouard Bruce et Edouard il, roi d Angleterre (1318); Bruce y périt.
DLNDAS (Henry). Voy. melville.
DUNDEE. Atectum, ville d Ecosse (Forfar), le golfe du Tay, à 64 kil. N. E. d Êdimboi 46,000 hab. Port sûr et commode. Jolie ville: tre grandes rues , belle place. Plusieur remarquables : la vieille église, l'église Saint-André, l liôtel-de-ville, etc. Toiles, fils, rafllneriea de sucre, filatures hydrauliques de coton. — Cette ville était autrefois la seconde de l'Ecosse; mais les ravages de la guerre lui ont Blé de son importance. DUNELMUM, auj. dorham.
DUNES. On nomme ainsi des collines de sable qui s'élèvent le long de l'Océan, principalement Bar les côtes d'Ecosse, de Hollande et de France, et dans la Méditerranée sur les côtes d'Egypte. C'est aux environs des Dunes qui s'étendent entre Nieuport et Dunkerque que les Espagnols lurent battus sur mer par Mari Trou i p . 1 639, et sur terre par Turenne, 1 658.
DUNFERMLINE. vUle d'Ecosse (comté de Fife), â 22 kil. N. 0. d Edimbourg; 17.000 hab. Belle éfrlise antique, superbe église moderne, hôtel-deville. Toiles et surtout linge de table renommé. Etoffes de coton. Charles 1 y naquit en 1600. Cette ville fut désolée par un grand incendia en 1604, pull par la peste en 1645 et en 1661.
DUNGALIA, auj. donegal.
DUNCAN NON, ville d'Irlande, dans la prov. d'UlstervTvrone), â40kB. S. E.d Omagh ; 4,000 hab. Riche collera. Résidence des O'Neil, anciens souverains de l'Uister.
DUNGARVAN, ville d'Irlande, dans la prov. <n Munster, à 40 kll. S. O. de Waterford, sur la baie de Dungarvaa ; 2.000 hab. Bains de mer.
DUNKELD, ville d'Ecosse (Perth), à 22 kil. N. de Perth, sur le Tay ; 1 ,400 hab. Haute muraille. Beau pont en pierres. Ruines d'une cathédrale gothique. Dunkeld a été Jadis laeapit. de la Calédonie.
DUNKELSBUHL, ville do Bavière, à 60 kll. S.O. de Nuremberg ; 5.000 hab.
DUN K EH QUE, Duinkerken en fia m and (c.-à-d. église des Dunes), ville et port de France, ch.-l. d'an*. (Nord), â 66 kil. N. 0. de Lille, sur la mer du Nord; 23,868 hab. Rade magnifique, citadelle, port marchand, bassin naval, magasins de la marine, jetée, écluse, phare. Collège. Ec.de navig., société d'agriculture, bibliothèque; fonderie de fer, de cuivre ; savon, amidon, huile*, ferblanterie, distilleries; voileries, raffineries, chantiers de construction , etc. Armements |>our le commerce. — Dunkerque fut fondée vers 960 par Baudoin-le-Jeune comte de Flandre, autour d'une chapelle élevée par saint Eloi au milieu des Dunes. Elle passa par héritage entre les mains de Charles-Quint, fut prise par les Anglais sous le rèfns de Philippe U, «tre-
DLNS