DUPE
prise aux Anglais par les Français en 1 558 : cou w cédèrent à l'Espagne en 1559, mai» Condé la prit en 1646; perdue de nouveau, elle fut reprise par Tu renne (1658) , cédée aux Anglais, puis achetée par Louis XIV (1662). Ce roi la fortifia, mais il fut forcé par le traité d'Ltrecht de combler le portetde raser les fortifications (1713), ce qui toutefois ne fui exécuté qu'en partie. Louis XV la fortifia de nouveau. Le duc d York essaya vainement de la prendre en 1793. Jean Bart y est né et y a une statue, érigée en 1845. — 7 c. 'Bergues,Bourbourg,Gravelioes, ilondsenoote, Vormhoudt, plus Dunkerque, qui •omitte pour deux), 60 communes et 96,858 hab.
DtJNLKARY, nommée depuis 1821 Georgetown, petit port d Irlande, dans la prov. de Leinaler (Dublin), à 5 kil. S. Ë. de Dublin, sur une baie dite de Dunleary.
DUNOD DE CHARNAGE (François-Ignace), professeur de droit à Besançon, né à Saint-Claude en 1679, mort en 1752, a publié plusieurs ouvrages de jurisprudence: 7Vaid des prescriptions, 1710, in-4; De la main-morte et des retraits. 1732, ln-4 ; et des ouvrages d'histoire estimés, notamment V Histoire du comté de Bourgogne, Dijon, 1735-37; Besançon. 1740, 2 vol. in-4 ; Observations sur la coutume du comté de Bourgogne, ibid.: Histoire de l'église, ville et diocèse de Besançon, 1750, 2 vol. in-4.
DUNOIS, petit pave de Franee eomprls, avant 1 789, dans le grand-gouvt de l'Orléanais, était situé 4 l'O de cette prov., et au S. 0. de la Beauce. Places principales : Châteaudun (chef-lieu). Fréterai, Cioyex. 1 Bon ne val. Patev. Marchenoir. 1 1 fait aui. nartie de> srr. de Vendôme et de Cnaicaudun. Jadis comté, donne i»ar l. u Onuau*. aaon bâtard, Jean de Dunou.
DUNOIS (Jean, comte de Longnerllle et de), dit le "Bâtard d' Orléans, graml-chamliellan de France, flls naturel de Louis de France, due d'Orléans, né à Jaris en 1402, mort en I4G8, se distingua de bonne heure par une brillante ardeur dans les combats ; à l'âge de 25 ans, il battit, avec 1,600 hommes, tons les murs de Mon^irgis, 3,000 Anglais commandés par les comtes de Warwlck , de SufTolfc et Jean de la Poil. U partagea sous les murs d'Orléans les lauriers cueillis par Jeanne d'An et contribua puissamment à la victoire de Patay en 1429. En 1432, il réduisit à l'obéissance royale la ville de Chartres, et en 1436 reprit Paris occupé aussi par les Anglais. Après tant de services, Dunois fut un Instant coupable : il entra dans une conspiration tramée par La T remouille contre Charles VU, et fit révolter contre ce prince son propre fils, le dauphin, depuis Louis XI : mais il répara sa faute en Tenant se jeter aux pieds du monarque, et fit oublier sa conduite en se distinguant aux sièges d'Uarfleur, de Callardon et de Dieppe. En 1444, le roi le nomma son lieutenant-général ; à peine revêtu de cette haute dignité, il expulsa entièrement les Anglais de la Normandie ; en 1450, Il conquit la Guyenne, occupée aussi par les Anglais. La place de grand-chambellan fut la récompense de ce nouveau service. Après la mort de Charles Vil l 161 j, Dunois, mécontent de son successeur, entra dans la ligue du Rien public; mais 11 rentra en faveur à la pacification, et fut même nommé par Louis XI président d'un conseil de réformation pour le bien public. Dunois s'honorait du surnom de Bâtard d" Orléans. — Voy. LO; cllyilll.
DUNS. Voy. pictes.
WJNS scot. Voy. SCOT.
DUNSE, ville d'Ecosse 'BerwickL k 24 kil. 0. de
Berwick; 2,300 hab. Joli hôtel-dé-vllle , moderne. Aux environs, lainages, papeteries.
DUNSTABLE, vilh d'Angleterre (Bcdford), k 26 kil. S. de Bcdford; 1.900 hab. Chapeaux de paille, «rand commerce d'alouettes pour la ville de Lonlres. — On croit que cette ville est l'ancienne Ma-
C'est k Dunstable que furent Jouées les premières pièces de théâtre en Angleterre.
DL'NSTAN (saint), saint anglais, né k Glasloubury, dans le comté de Somerset, en Angleterre, vers 924, d'une famille Illustre, fut de bonne heure présenté k la cour et honoré de la bienveillance particulière du roi Athelslan. Mais se voyant en butte à l'envie, il s'éloigna de la cour, se fit ordonner prêtre et alla desservir l'église de Glastonb ury. U sortit cependant de sa retraite â la prière du roi Edmond: fut nommé évéque de Worcester, 957, puis archevêque de Cantorbéry en 961, et enûn légat du pape Jean Xll pour opérer la réforme des moines en Angleterre. Sévère envers les princes mêmes, 1) Tut surtout puissant sur Edred (94t>-955j et sur Edgard (957-975), qu'il avait mis tous dcu\ sur le frone. Il mnurul le 19 mfti 988 , jour auquel l'Eglise célèbre sa f.'te.
DUNYVICH, ville d'Anglelerre (SufTolk), k 5 kil. S. 0. de South wold, sur la mer du Nord. C'était autrefois une ville importante, mais les empiétements successifs de la mer l'ont réduite presque k rien ; on n'y compte guère que 250 hab.
DUPATY (J.-B. mercier), né à La Rochelle en 1744, mort en 1788, avocat-général au parlement de Bordeaux, ensuite président k mortier dans le même parlement, ne se distingua pas moins par ses talents comme homme de lettres que par son intégrité comme magistrat. Ses principaux ouvrages soid : Mémoire pour trois hommes condamnés â la roue (il réussit k leur sauver la vie : Réflexions kittoriques sut les lois criminelles : Lettres sur l' Italie. 1788. Ce dernier écrit, quoiquesufierlieiei et ampoulé, eut du succès, grâce à un certain sentiment de l'art et k la philosophie du terni*. Il e«t a I7wdex â Rome.
dupatt (Charles), fils du précèdent, seulpteur dislingue, né â Bordeaux en 1771, mort en 1825, fut destiné k la magistrature, mais préféra les arts. Il étudia la sculpture sous Lemot, puis alla se perfectionner en Italie. U fut nommé k son retour professeur k l'école des beaux-arts. On distingue parmi ses compositions Le général Leclerc, Vénus yenilrix, Ajax, Cadmus , Bxbhs mourante. Il a fait le modèle de la statue équestre de Louis XtU qui lui depuis exe.ruU-e par M. Cortot [a la place Royale, k Paris). — Ecrivain. V. le Supplément.
DUPERIER (Charles), né â Aix svn 1620, vintâ Paris, se lia avec Ménage, Raptn, Commire, Bouhours ; s'appliqua aux vers latins, et réussit surtout dans l'ode. Ménage le nomme le prince des poètes lyriques de son temps; il était au nombre des auteurs qui formaient U réunion appelée la Pléiade française (avec Rapin, Commire, Larue, Santeuil, Ménage, Petit). Dupérier était neveu de François Dupérier, k qui Malherbe a adressé une de ses plus belles odes, celle qui commence |*r ce Ter» :
Ta douleur,
éternelle.
DUPERRON (Jacques datt), cardinal, né en 155t>, k Orbe (Vaud) ou k St-Lo, m. â Paris en 1618, avait été élevé dans le calvinisme. U vint k Paris après avoir été suffisamment instruit par son père dans les langues grecque et latine, embrassa l'état ecclésiastique aprèsavoir abjuré le calvinisme, obtint la place de lecteur du roi Henri III , et s'attacha ensuite par quelques services k Henri IV, devenu roi de France. Celui-ci le nomma évéque d'Evreux, et renvoya k Rome pour solliciter la levée de l'interdit lancé contre la France : il réussit dans cette mission. A son retour, il combattit dans deux conférences les doctrines du calvinisme défendues par Mornay et d'Aubigné. La cour de Rome lui donna après cela le chapeau de cardinal, et le roi le fit archevêque de Sens pour avoir contribué k rétablir la paix entre le Saint-Siégeet les Vénitiens. Les litres favoris de ce prélat étaient ceux de Rabelais et de