‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 367 sur 567 · DUP · texte numérisé non relu

DUP

DUPL

Montaigne II a laissé plusieurs ouvrages, le» au 1 vol. in-4 ; Observations sur un livre intitulé: De

l'Esprit des Lois, ibid.f 1767-58, 3 toI. in-«. — Sa femme, madame Dupin, née fontaine, est célèbre par ta beauté et ton esprit ; elle confia quelque temps l'éducation de son 01s à J.-J. Rousseau, et l'employa à transcrire ses manuscrits ; ce dernier la mentionne très souvent dans ses Confessions. L'abbé de La Porte lui attribue la préface des Observations de son mari sur l'Esprit des Lois. Elle mourut en 1800, à près de 100 ans.

dcpiw m framcueil ( Marie - Aurore , dame), fil !«■ naturelle du maréchal de Saxe, née en 1750, morte en 1821, épousa d'abord le comte de Horn ; derenue veuve lorsqu'elle était fort jeune encore, elle s'unit au fermier-général Dupin de

rte controverse ou de littérature, les autres sur ses négociations ; on les a recueillis en 3 vol. in-fol., 1622. 11 avait beaucoup d'esprit et d'éloquence, et jouissait d une grande autorité en littérature. On lui reproche de I ambition ; il fut peu délicat sur les moyens de réussir.

DUPER RON. Vog. ÀNQCETIL et ANISSON.

DUPES (Jooro*" Uesi. L» 11 nonnibre 1630, Marie de Médius et Gaston d'Orléans avaient arraché à Louis Xlll malade la promesse de desUtuer son ministre, le cardinal de Richelieu: mais celui-ci vole à Versailles auprès du roi, regagne sa confiance et le décide à lui livrer ses ennemis. Richelieu, non content d'avoir ainsi dupé ses adversaires, se

\engea bientôt d'eux avec une excessive rigueur.

DUPE TIT-THOUARS (Aristide aubert), cap. de vaisseau , né en 1760 près de Saumur, fit une ex-

pédition à la recherche de Lapérouse (1792), fut pris en mer par les Portugais, et subit une longue détention. A son retour, il fit partie de l'expédition d'Egypte, eut le commandement du Tonnant, et périt glorieusement à Aboukir (1798).

nCPETIT-TBOUARS(L.-M.AUBERT),DOtanistC,frèrtdu

précédent, né en 17 58, mort en 1831 , entra au service en 1792 , et dut aller avec son frère à la recherche de Lapérouse ; parti après lui, il tenta inutilement de le rejoindre à l'Ile de France; faute de ressources, il fut obligé de s'arrêter dans cette fie et y resta 10 ans; il profita de ce séjour pour étudier la flore de ce pays. H passa ensuite quelques mois à Madagascar, et revint en France en 1802. A partir de 1806, U fut 20 ans directeur de la pépinière du Roule. Il a publié des ouvrages sur la botanique et l'agriculture,

DUPHOT (Léonard), général français, né à Lyon vers 1770, se distingua dans diverses actions de 11 campagne d Italie en 1796, et fut chargé par Bonaparte d'organiser une partie des troupes de 1a Republique Cisalpine. U se trouvait à Rome au inok de décembre 1797, dans le palais de l'ambassadeur français, Joseph Bonaparte, lorsqu'il fat taé par ôu soldats du pape dans les premiers moments d'une émeute qui eut lieu devantec palais, à l'occasion d'une fùte qu'y célébraient les Républicains français. Sa mort fut vengée peu après oar la prise de Rome. DUPIN (Louis ellies), savant docteur de Sorbonne.

Francoeil, fils de Claude Dapin. — De ce mariage naquit Maurice Dupin, officier distingué, dontla fille est aujourd'hui célèbre, comme écrivain, sous le pseudonyme de George Sand; c'estM»» Dudevant DUPLE1X (Scipion) , historien, né a Condom en 1569, mort dans cette ville en 1661 , vint à Paris en 1605, à la suite de U reine Marguerite de Valois, qui le fit maître des requêtes de son hôtel. Il vécut à la cour tous les régnée de Henri IV et de Louis Xlll. fut précepteur d Antoine de Bourbon, fila légitimé de Henri IV, puis fut nommé par Louis XI H historiographe de France et conseiller d'état. On a de lui des Mémoires des Gaules depuis le déluge jusqu'à l'établissement de la monarchie française, 1619, in-4 ; Histoire générale de France, publiée de 1621 à 1643, 5 vol. In-fol. U y traite fort mal Marguerite de Valois, femme de Henri IV, qui avait été sa bienfaitrice, et donne de grands éloges à Richelieu. 11 a aussi composé un Cours de philosophie, rédigé en français, 1642 ; un traité des Causes de la veille et du sommeil, des songes, de la vie et de la mort, Paris, 1613, in-l 2.

dupleix (Joseph), gouverneur des établissements français dans l'Inde, fils d'un directeur de la Compagnie des Indes orientales, fut envoyé jeune à Pondichéry avec la qualité de membre du conseil supérieur et de commissaire des guerres (1720), et s'acquitta de ses fonctions avec un grand talent. Unissant le commerce aux soins de l'administration, il fit en peu de temps une grande fortune. La Compagnie le nomma en 1730 directeur du comptoir de Qiandernagor, qu'il releva de sa ruine, et, en 1742, gou-

profesaeur de philosophie au collège de France, né verneur de Pondichéry et directeur-général des compen 1657 d'une famille noble de Normandie, mort toirs français. 11 déploya dans ce poste important un en 1719, consacra la plus grande partie de sa vie génie supérieur. Profilant de 1 anarchie produite à rédiger la Bibliothèque universelle des auteurs] **r la dissolution de l'empire mongol, il voulut ecclésiastiques , ouvrage immense dans lequel il I f*b*e une puissance territoriale de Ut Compagnie , donne la vie de ces écrivains, le catalogue et la chro- qui n'avait été jusque-là que commerçante, et pronologie de leurs ouvrage*, un jugement sur leur |Wi ce qu'a depuis réalisé la Compagnie anglaise style et leur doctrine et le dénombrement avec la dcs Indes. Au mépris des capitulations, il garda critique des différentes éditions de leur* œuvre*. | Madr*s que Labourdonnais avait pris sur les An- Les jugement* qu'il portait dan* cet ouvrage aurlB1*^ (1746), mais qu il s'était engagé à leur renplus. Pérès le tirent condamner a Rome; il fut aussi! ure moyennant de fortes sommes. Dans la guerre vivement critiqué par de savants théolog. français, qui s'ensuivit, il montra un courage et des talent* entre antres par Bossu et, qui exigea de lui une ré- qui firent oublier ses torts, et défendit pendant quatractation. S'étant dans la suite déclaré, avec le* Jansénistes, contre la bulle Vnigenitus, il fut exilé à Chàtellerault et privé de sa chaire au collège de F rance. U fut encore inquiété à la fin de sa vie pour »voir entretenu une correspondance avec l'arche véque de Cantorbéry dans le but de rapprocher la fol catholique de la religion anglicane. La Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques , publiée en 1686

et ann.suiv., forme, avec les suppléments, 61 v. in 8. dont il était l'agent, et qui voulait s'opposer à se*

entreprises. Ruiné par tant de guerres, il chercha quelque temps à cacher le véritable état des choses : mai* la vérité ayant été connue, on le rappela (1754). Il passa le reste de sa vie à plaider contre la Com pagnie, à laquelle il réclamait 13 million* qu'il disait avoir avancé*, et péril danB la misère et l'humiliation à Paris, en 1763, sans avoir pu se faire

ranlc-deux iours Pondichéry contre une flotte anglaise formidable et contre une armée de terre, et se fit céder, par un prince indien qu'il avait placé sur le trône du Décan, tout le territoire situé entre le Krishna et le cap Comorin ( environ 900 kil, de cotes), avec le titre de nabab. Enflé de se* succès, U « engagea dan* une suite d'expéditions aventues cl finit par lutter contre la Compagnie même

son ab

.a en oulredonnédesédit.deS.O/>/«/ ,1700,deG<?r. m, 1703,1a lliblioth.des historiens,\i01 ,une Hisl bréyée de l' Église Al 12, des Ttaitésde la Puissance

temporelle, 1707, des Excommunications, 1715, etc MJPM (Claude), fermier -général, né à Chàteauroux vers 1700, mort en 1769, a.

de l'anonyme : '

écrit sous le voile

DUPO

DUPR

un

rendre Justice. 11 avait publié peu avant sa Mémoire oui Ût grand bruit.

DUPLESSIS. Voy. richeueu et «ornât.

DUPONT DE NEMOURS (Pierre-Samuel), né à Parti en 1739, adopta de bonne heure les doctrine* de l'économiste Quesnay, composa en commun avec ce philosophe plusieurs ouvrages, entre autres la Physiocratie (1768), où 11 recherche quel est le gouvernement le plus avantageux au genre humain ; se lia avec Turgot, qui l'appela auprès de lui pendant qu'il était ministre des finances, partagea la disgrâce de ce ministre, puis fut rappelé aux affaires par Vergennes, et fut un des rédacteurs du traité de 1783 qui reconnaissait l'indépendance de l'Amérique. 11 fut député eu 1789 aux étaU-généraux par le bailliage de Nemoura, vota les réformes les plus importantes, mais encourut la colère du peuple pour avoir combattu la création des assignats et s'être montré fidèle à Louis XVI. Soustrait à la mort sous la Terreur par un ami qui le cacha, il chercha un refuge en Amérique, où il fut fort bien accueilli. I) ne revint en France que sous le Consulat. En 1814 il fut nommé secrétaire du gouvernement provisoire ; mais après le rétablissement de Napoléon 11 retourna en Amérique. II y mourut en 1817. Dupont de Nemours a laissé une foule d'ouvrages sur l'économie, la politique, la physiologie, l'histoire naturelle , la physique générale. Nous citerons, outre la Phyiiocratie , la Philosophie du Bonheur, où il fonde une morale universelle sur une seule loi, aimer , et de curieux Mémoires lur les animaux , où il prête aux brutes un tangage. 11 avait été nommé membre de l'Institut dès sa fondation.

dupokt de l'étang f Pierre ) , lieutenant-général, né à Chabannais (Charente) en 1765 , mort en 1840, fut, au commencement de la> révolution, aide-de-camp des généraux Théobald et Arthur Oillon ; m distingua au eombat de l'Argonnc, et fut rjocauvé successivement général de brigade ( 1793) et général de division (1797). 11 combattit à Marengo, au Hineio; parut avec beaucoup d'éclat dans les campagnes de 1805 et de 1806, et contribua

Euissamment à ta victoire de Friedland. Envoyé en «pagne en 1808, il y obtint d'abord quelques avantages ; mais bientôt Castanos l'obligea de signer la capitulation déplorable de Baylen, que rendit plus désastreuse encore la mauvaise foi de l'ennemi. Le général Dupont fut, à son arrivée en France , arrêté comme ayant trahi les intérêts de l'armée ; il demeura enfermé au fort de Joux jusqu'au retour de Louis X VIII. 11 fut nomméen 1814 ministre de la guerre ;utais il n'occutvace poste élevé que pendant quelques mois ; depuis il a fait partie à différente* reprises de la chambre des députée, et a commandé ta 22* division militaire. Ce général cultivait ta poésie dans sa retraite ; on a de lui : Odes d Horace traduites en vers par un lieutenant-général, Paris, 1 836 ; TArt de la guerre , poème en dix chants, Paris, 1839, et quelques pièces détachées.

DUPORT (Adrien), député de ta noblesse de Paris aux états -généraux, né a Paris en 17 M, était conseiller au parlement lors de la Révolution. Il fut une des lumières de l'Assemblée constituante, présenta le 29 mars 1790 un travail admirable sur l'organisation du pouvoir judiciaire, et fit adopter le jugement parjurés. Chargé d'interroger Louis XVI après son évasion, il le fit avec les égards convenables. Poursuivi après le 10 août, il quitta la France et mourut à Appenzell en 1798.

duport du tertre ( François-Joachim ) , littérateur, né à St-Malo en 1715, mort en 1759, entra d'abord dans l'ordre des Jésuites, professa les humanités dans un de leurs collèges, et rentra ensuite dans le monde où il s'occupa de littérature fl d'histoire. Il a laissé, entre autres ouvrages : ibréyi de [histoire d'Angleterre, 1751, 3 toi. ln-12;

Histoire aes conjurations, conspirations u révolutions célèbres, Ibid., 1754 et ann. suiv., 8 vol. in-12; Bibliothèque amusante et instructive, 1 7 55, 3 vol. in-1 2.

dufort do tertre (Louis-François), fils du précédent, né à Paris en 1754, était avocat avant la Révolution ; il adopta les nouvelles idées, mais avec modération, fut porté en 1790 au ministère de la justice qu'il administra avec prudence, et perdit cet emploi à la chute de Lessart. Il périt en 1793.

DUPPL1N, village d'Ecosse (Perth) , voisin d'Abedalsic. Von. aberdalcie.

DUPRAT (Antoine), cardinal, chancelier de France, né à lssoire en Auvergne en 1463, mort en 1535, était parvenu à ta diguité de premier président au parlement de Paris (1507), lorsque ia comtesse d'Angoulême lui confia l'éducation de son fils, depuis François 1, alors héritier présomptif ds la couronne. Après l'avénemeut de ce prince au trône (1515) , Duprat fut nommé chancelier de France. U suivit François I en Italie et fut charge d arranger avec Léon X l'affaire de la Pragmatique- Sanction. Cette loi, établie sous Charles VU , restreignait l'autorité des papes en accordant aux églises de France le droit d'élire aux évêchés et aux autres grands bénéfices vacants. Depuis longtemps la cour de Rome s'efforçait de ta faire abroger : Dupraty consentit, et cette loi, qu'on regardait comme le boulevard des lib. gallicanes, fat abolie : il fut convenu que le roi de France nommerait désormais aux bénéfices vacants, mais que sa nomination aurait besoin d'être confirmée par des bulles du pape, qui elles-mêmes ne seraient délivrées que moyennant le paiement d'une année de revenu du bénéfice. Les articles convenus entre Duprat et Léon X sertirent de base à la bulle connue sous le nom de Concordat (1516), que Duprat fit enregistrer au parlement de Paris, malgré la plus vive opposition des cours souveraines, des universités et du clergé de France. Le chancelier devint dès lors l'objet d'une haine universelle, haine qui s'accrut encore lorsque, pour faire face aux dépenses qu'occasionnait la guerre contre Charles-Quint et aux profusions de la cour, il créa et tendit des ofOces, et leva des contributions sur le clergé. Cependant il n'en conserva pas moins un Immense crédit; pendant l'absence et ia captivité de François 1*', ta duchesse d'Angoulême, régente du royaume, ne gouverna que par ses conseils, et le roi, à son retour, anéantit une procédure

lui <

que le parlement avait commencée contre 1 étant la cause des maux qui affligeaient l'état. Duprat, veuf depuis plusieurs années, avait embrassé l'état ecclésiastique, et ia régente l'avait nommé archevêque de Sens; en 1527 il fut créé cardinal, et en 1530 légat o Lucre. 11 s'occupa alors particulièrement des affaires de religion, et provoqua toutes les mesures de rigueur qui furent prises contre les réformés. Ce ministre déploya une grande habileté, mais il fit le malheur du peuple par son ambition, son avidité et son dévouement servile aux volontés du prince. — Son fils, Guillaume Duprat, futévêque de Clermont, assista au concile de Trente, et en amena à Paris des Jésuites pour lesquels il fonda le collège de Clermont, depuis collège Louis-le-Grand.

DUPRÊ, joaillier, né aux environs de Grenoble vers le milieu du xvnr» siècle, découvrit par hasard un nouveau feu grégeois, et communiqua sa découverte à Louis XV. Mais les effets en étaient si terribles que ce prince préféra ensevelir dans l'oubli ce secret, et acheta le silence de Dupré\ en lui donnant le cordon de Sl-Michel avec une pension considérable. . .

DUPRÉ de saimt-maur, maître des comptes, né a Paris vers 1695, mort en 1774. cultiva les lettres tout en remplissant les devoirs de sa place, et devint meuibre de l' Académie rrançate en 1733. On

DUPU

a de lui ona traduction du Paradis perdu de Milton vee les remarques d Addison, Paru, 1739, 3 toI. !ii-I2: un Essai sur Us monnaies, etc., 1746, in-4: Recherches sur la valeur des monnaies et sur le prix des grains avant et après le concile de Franc fart, Paris, 1762, in-12. Cet deux derniers ouvrages sont estimés.

DUPRF.AU (Gabriel), en latin Prateolus , théologien et philologue, né en 1511 à Marcoussir, mort à Péronne en 1S88, professa la théologie au collège de Navarre à Paris, et fut un adversaire télé des doctrines de Luther et de Calvin. On a de lui : Commentarii ex prœstantissimis grammaticis desumpti, etc. , Paris, in-8 : Flores et sententia senbendi'jue formulœ ex Ciceroms Epistolis familiaribus ; Harangue sur les causes de la guerre entreprise contre les rebelle*, etc., Paris, 1562, in-8; De Vais, tectù et dogmatibus hœretieorum, etc., Cologne, 1569, in-fol. : Histoire de l'état et succès de f Église, en forme de chronique générale et universelle, Paris, 1585, 2 vol. in-fol. Il a traduit du grec deux livres de Mercure Trismigiste; et du latin l'J/moire de la guerre sainte ou la Franciade orientale, par Guillaume de Tvr, Paris, 1573, in-fol.

DUPtlS Oh.-FrançA membre de l'Institut, né à Trie-le-Ch&teau ( près de Gisors) en 1742, fils d'un maître d'école, se fit d'abord connaître comme humaniste, fut nommé en 17G6 professeur au collège de Llsieui, et plus tard professeur d'éloquence latine au collège de France. S'étanl lié avec Lalande, dont il suivait les cours, il prit goût à l'astronomie, et rapprochant de celte nouvelle élude ses connaissances en mythologie, 11 fut conduit à Imaginer que les divinités de la fable ne sont autre chose que des constellations, que les noms des dieux sont les mêmes que ceux des astres, que leurs bizarres aventures ne sont qu'une expression allégorique du fours des astres et de leurs rapporté mutuels. Il exposa cet ingénieux système, dès 1777, dans le Journal des Savants; en 1781, Il publia un Mémoire sur [origine des Constellations et sur l'explication de la fable par [ astronomie ; en 1794, il fit paraître l'Origine de tous les Cultes, ou la Religion universelle (3 vol. in-4, ou 12 vol. In-8), où il développait tout au long son système s 0 en donna un Abrégé en 1798. Dupuis fut reçu en 1788 membre de l'Académie des Inscriptions. A la Révolution, il joua un moment un rôle politique, fut député à la l'on ven lion, puis membre du Conseil des Cinq- Cents, et fut même balloltéavoe Moulins pour la place de directeur. Il mourut en 1809 dans une condition privée. Outre l'Origine des Cultes, on a de lui un Mémoire sur le xodiaqne de Tentyra, 1806, qui a excité une dispute célèbre: il veut y prouver que ce zodiaque représentait l'état du ciel à une époque où le point équinoxial coïncidait avec le signe de la Vierge, et qui remonte par conséquent à 15 ou 16 mille ans. On regrette que Dupuis ait exagéré jusqu'au ridicule l'idée fondamentale de son système, et sur tout qu'il y ait Joint dea déclamations fort déplacées contre la religion.

DUPUY [Henri}, en latin Erycius Puteanus, en holland.ua Van-de-Putte, professeur et philologue, né à Vanloo, dans la Gueldre, en 1574, mort à l.ouvain en 1046, enseigna les belles-lettres dans l'université de cette ville. Il a publié 98 ouvrages divers sur l'éloquence, la philologie , la philosophie, l'histoire, la politique et les malhémaliques. Nousciteron» seulement Deusu fructuque librorum Bibliothecœ Ambrosianœ. Milan, 1 605. In-8 : Cornus stve Phagestpona cimmerta,de tuxu somnium, Louvain, 1608, in- 12, traduit en français par Nicolas Pelloquln. sous ce Ulre Comus , ou Banquci dtxxolu des Cirnméncns, Péris, 1613. in-12; Bruma, Munich, 1619, in-8. auptrv (llaimond). Voy. PUT (DU).

DUPUYTl'.: >' Ho baron Guillaume),

— 530 — DUQU

célèbre né eu 1777 à Pierre-Bufflère (H.-V

Bufflère (H.-Vienne)

murt en 1835, fut nommé A 18 ans prosecteur de la Faculté, et a 24 chef des travaux analomiqie». Il devint bientôt chirurgien en chef de 1 Hôtel-Dieu, inspecteur-général de l'université, premier chirurgien du roi, luron et membre de l'Institut. Dupuytren a peu écrit ; sa thèse pour le doctorat et quelques articles disséminés dans le Dictionnaire de Médecine sont à peu présce qui reste de lui; mais il fut avant tout professeur et praticien ; il a pratiqué toutes les opérations chirurgicales et perfectionne tous lot travaux de ses prédécesseurs. Sa dextérité, ton sang-froid, sa hardiesse, que l'on a voulu taxer d'inhumanité, son esprit Inventif, lui ont acquit le premier rang entre les chirurgiens de notre époque; on lui doit plusieurs opérations nouvelles. Dupuy tren amassa une immense fortune que l'on porte à 7,000.000 de fr. Il a légué en mourant une somme de 200.000 francs pour la fondation d'une chaire d'anatomie pathologique. Set intentions ont été remplies, et même dépassées ; car on a pu créer eu outre, avec le fonds qu il laissait, un musée anatomique. qu on a justement nommé le Musée Dupuytren.

DUQUESNE (Abraham, marquis), seigneur du Bouchel, célèbre marin français, né à Dieppe en 1610, mort en 1688, te forma sous les yeux de son

Eère, habile capitaine, et donna bientôt une ai aute idée de sa valeur et de ses talents qu'à peine âgé de 17 ans il obUnt le commandement d un vaisseau, avec lequel il contribua puissamment à chasser les Espagnols des îles de Lerint. 11 se si-

{nala aussi au combat de Tarragone en 1641, et celui du cap de Gâta, où il fut blessé, en 1643. Pendant les troubles de la minorité de Louis XIV, Duquesne alla servir le roi de Suède: il fut nommé vice-amiralapar ce prince, et défit complètement devant Gothembourg la flotte danoise commandée par Christian IV en personne. Rappelé en France en 1647, ii arma à set Trait une escadre; il battit en 1650 les Anglais et les Espagnols qui avaient envoyé plusieurs vaisseau î au secours de Bordeaux révolté contre le roi. La reine Anne d'Autriche le créa alors chef d'escadre. Dans la guerre de 1672, Louis XIV l'opposa au fameux Ruyter, amiral hollandais, et Duquesne remporta en 167 G, prêt de Messine, une victoire signalée sur ce terrible adversaire, qui mourut de ses blessures quelques Jours après le combat. Duquesne fut ensuite charge de purger de pirates la Méditerranée. 11 battit àChio laflotledeTripoli(l68l). bombarda Vf. Alger (1682 16*3), et foroa lo dey a rendre tous les esclaves chrétiens: il bombarda de même Gènes, qui avait vendu quelques secours aux Algériens, et contraignit le doge à venir s'humilier aux pieds de Louis XIV (1684). Duquesne était prolestant, e'. cette circonstance empocha Louis XIV de lui accorder tous les honneurs auxquels ses services lui donnaient des droits : il ne put devenir amiral et ne fut jamais que lieutenant-général. Dieppe, sa patrie, lui a élevé une statue (1844).

DUQUESNOY (François), sculpteur, plus connu tous le nom de François Flamand, né à Bruxelles en 1594, eut pourmatlre son propre père, et pour protecteur l'archiduc Albert d'Autriche, qui lui accorda une pension pour aller se perfectionner en Italie. Mais à peine avait-il atteint l'âge de 25 ans , qu'il perdit «on bienfaiteur, et se vit obligé de travailler pour vivre. Il te fixa à Rome et s'y lia avec Poussin, comme lui malheureux et comme lui passionné pour les arts. Duquesnoy excelUit surtout à représenter le» enfant» : on regarde comme tes chefsd'œuvre les Groupes d enfams qui accompagnent te» colonne» du roa.trc-autel de Saint-Pierre ; la Sainte Suzanne de Notre-Dame-de-Lorette et le Saint André de la basilique de Saint-Pierre. Ces deux der-

de son çenrt fa-

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