‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 371 sur 567 · EBUR · texte numérisé non relu

EBUR

de vie. Jadis <*•-»• dcs Ou«lei. peuple de la No-

'"EruFo^u évêque de Reims par la protection de Loul*-le-Dét>onuaire, Tut eriToyé par le pape Pascal prêcher l'Evangile en Danemark. Il présida le concile d £vêquee qui déposa l'empereur à ïinsti- (ration de «on fila Lolhaire. Lorsque Louis fut replacé sur le trône, Il ût enfermer Ebbondans un couvent, en 835. Celui-ci en sortit à la mort du roi, et détint évèque de Hildeaheim. 11 mourut en 851.

EBEL ( J.-Godcfroy ), géologue et statisticien allemand, né k Francfort-sur-l'Odcr en 1764, OU à Zullichau en Prusse en 17C8, mort k Zurich en 1830, étudia d'abord la médecine et vint en 1801 • établir en Suisse où il vécut toujours depuis. On lui doit plusieurs ouvrage» qui sont Indispensables à tout homme qui voyage en Suisse : Guide pour (aire le voyage de Suisse de la manière la plut utile et la plut agréable, Zurich, 1793 et 1810, 4 vol. in-8 ; Description det peuples montagnards de la Suisse, Tubinguc, 1798-1802, 2 vol. t Sur la structure de la terre au sein det Alpes, Zurich, loo» : Idées sur Vorganisalion du globe et sur ses révolutions, Vienne. 1811.

EBERBACH, ville du grand-duché de Bade, a 39 kll. E. de Manheim; 3,000 hab.

EBERHARD, duc de Frioul (846-8G8) , épousa Gisèle fille de l'empereur Lothairc. 11 détendit son duché contre les invantons de* Slaves et le rendit un des flefs les plus importants de l'Italie. 11 laissa quatre flls ; le second, nommé Bérenger, lui succéda d abord dans le duché de Frioul et devint par la suite roi d Italie et empereur. , „

i, il, etc., ducs de Wurtemberg. \oy.

eberhard (Jean-Auguste), philosophe allemand, né à HalbcrsUdt en 1739, mort en 1809, fut d abord pasteur d'une petite paroisse auprèsde Herlin.

maiss*éUntalienest>roreligi«inii.par<lesecrilsqu Ils

regardaient comme peu orthodoxes, il quitta le «t mi*tère, accepU une chaire de philosophie a Halle et ne ■'occupa plus que de philosophie et de littérature. On adelui: Nouvelle Apologie de Socrau. 1772, où 11 examine la doctrine reçue sur le salut des Païen» ; Théorie des facultés de penser et de sentir, mémoire couronné, 1776; Morale de la Raison, 1781 ; Théorie des Belles-Lettres, 1783; Histoire d* la philosophie, 1787 ; Dictionnaire des synonymes allemands, 1795-1802, ouvrage très estimé; E*pril du christianisme primitif, 1807, cl quelque» écrits polémique» dan» lesquels il combat Kant et richtc. Eberhard avait adopté le» doctrine» de Leibniti. 11

rue pour un de» meilleur» écrivain» de son temps, était membre de l'Académie de Berlin.

EBEHSBERG, bourg de» Étal* autrichien» (arehiduchéd 'Autriche), à 23 kll. N. 0. de Steyer, sur la Truun. Il s'y livra en 1809 une bataille ou le» Français défirent les Autrichien».

EBERSOORF, ville d'Allemagne, dan» la principauté de Reu»»-Loben»teln-Eber»dorr, à 3 kll. N. de Lobenstein: 1,200 hab.

emersdov (kaisers), ville des Etats autrichiens (archiduché d'Autriche), à 9 kll. S. E. de Vienne ; 1,100 hab. Beau ehàleau, caserne; école de botam que ; industrie. Napoléon y eut son quartier-général

enmhla. lia aussi publié quelques écrit» historiques. * LBINGEN.villcdu roy.de Wurtemberg icerclc de la Forêt-Noire), à 14 kil. S. E. de Bahlingen ; 4,000 hab. Bas, draps, étoffes do laine» et de chapeaux, teintureries.

EBION. chef des Ebionites. Voy. ébiokites. EBION1TES, hérétique» qui parurent pendant le i" siècle de notre ère , et qui , selon saint tptphane eurent pour chef un Juif, nommé Lbion, disciple de Cérinlhe et stoïcien. Suivant Origine et Eusèbe leur nom dérive d'un mot hébreu qui signille pauvre. Ces hérétiques, qui diffèrent \«a de» Nazaréens, niaient la divinité de J.-C... les écrit» des apôtre», et n'admettaient que I Evangile de saint Matthieu, qu'Us avaient altéré. Aux préceptes de la religion chrétienne, Ils mêlaient le» pratiques du mosaïsnie : le» premier» Ebionites eurent une morale sévère, mai», dan. la suite,»» se livrèrent à do» excès infâme». C'est contre Kl.ion et Cenuliio q< e saint Jean composa son Evangile.

EBLANA, ville d'Hibernle, auj. ocblW.

EBN, mot arabe qni veut dire,/»*. Voy. BER. EBOL4, Eburi. ville du roy. de Naplc* M» paulé Cilér.), à 26 kil. S, E. de Salerne; 5,000 hab. KBOLl (la princesse »'). Voy. peree.

EBORA. ville d'HUpanie (LusiUniie) ,auj. EvOR*. EBORACUM. aui. Vork, ville de la Bretagne roma.ne, dans la Fiavie ^rie"ne;.c*^JiS Briganus et de toute la province. &fPUm^™VJ ConsUnce-Chlore y moururent; Constantin y fut

proclamé auguste (306). -i

EBRE Iberus de» ancien», Ebro en espagnol, Qeuve d'Espagne, naît à Fontibre dans la proviu.C de SanUndcr; à 5 kil. 0. de Reynosa; arrose la Yieille-Castille, la Navarre, l'Aragon, la Catalogne, passe à Miranda, et près de Logrtmo et de I udela , arrose Sarauossc, Mequinenta, Mumbayo, Tortose; reçoit à gauche l'Aragon, le Gallego , la Segre, a droite le Xalon.le Guadalope,ct tombe dans la Hédilerranée >r 4(X> 38* tat. N., après un court de 500 kll. environ. . . . ,

EBKKICHSDORF, village des ElaU autrichiens (archiduché d'Autriche), à 10 kil. N. E. d Lbenfort. Chkteau. Manufacture» d'étoffe» de coton qui occupent plu» de 15,000 personne».

EBREUIL, ch.-l. de canton (Ailler), à 9 kil. 0. de Gannat, »ur la Sioule; 2,3»>0 hab.

EBHODÙNUM. ou EBERODUNENSE ville de la Gaule (Alpes Maritimes), auj. embrun

EBRowimm, ville de la Gaule Transalpine, auj. tverdun (Suisse).

EBR01CUM, ville delà Gaule, dan» la Lyonnaise

2*. auj. ÉYREUX.

EBERT (Frédéric-Adolphe), bibliographe allemand, né en 1791, près de Leipsick, mort en 1834 à Wolfenbuttel, fut successivement bibliothécaire de la ville de Leipsick (1806), de» duc* de Brunswick à Wolfenbuttel (1822), du roi de Saxe à Dresde (1825). On lui doit de» ouvrages utile» sur la bibliographie, dont le principal est intitulé : Dictionnaire bibliographique général, Leipsick, 1821-1830, 2 vol. ln-4, ouvrage fondamental, qui a élevé k la hauteur d'une véritable scicuce l'étude de la '

EBR01N , maire du palais «ou» le» rolsneuetriens CloUire III et Thierry 111 , dès ^j^U^Sfa odieux par sa cruauté. Après la mort de CloUire, il mit Thierry «or le trône (670) ; mais la haine qu on avait pour le ministre rejaillit sur le roi. On donna la couronne k Childérlc 11, et Ebroin Jul renfernié dan» lemonaatere de Luxeuil. U » échappa de sa prison k la mort de Childéric, forma un parU, ût assassiner Leudesic, que Thierry, remonte sur le troue, avait créé maire du palais, et eut l'audace de supposer k CloUire III un ûls, qu'il lit couronner sou» k nom de Clovi» 111; il saccagea les province» qui repaient de reconnaître ce fantôme de irol , , « força cnlln Thierry k lui remettre la charge de maire durais. L'Aquitaine se détacha dès Ion data France, et l'Australe, refusant de e reco n a ire se nomma deux maires du pala»«: i] les va nquit k Leucofao. Peu après (681). il f»! "*r SE

froi seipneur qn'ilavaitdépoulllédeses biens. LbroLD eu 'saint Oueï pour ami, et persécuta aai.it Léger. EBURAou AUTLRA, riv. de Gaule, auj. 1 ecre. ebura, ville d Hispanie, auj.

LBURONLS, peuple de la Belgique

— 53ti —

ECIII

occupait à peuprèi le Liégeois actuel. Ayant égorgé une légion romaine et & cohortes au milieu de la paix, lit furent exterminés par ( ir qui ensuite éUblit les Tongres dans leur pays.

EBUROVlCÈS (aclerci). Voy. aulerqles.

eblrovices , ait aussi Mediolanum , ville de Gaule Lyonnaise seconde), auj. eyrecx.

EIU Ht M, ville de Germanie, auj. oi.nctz.

EBL'SL'S, une destles Baléares, auj. iviça.

ECBATANE, auj. Hamadan? grande ville de l'Asie ancienne, capitale de la Médie, vers le rentre, au pied du mont Oronte (Elvend) , et au S. 0. de la mer Caspienne, fut, selon les historiens grecs, bâtie ver» 706 av. J.-C., par Déjocès ; selon Ta Bible, elle aurait été fondée vers l'an G00 par Arphaxad (Phraorte), roi des Modes, contemporain de Nabuchodonosor. En 561, Ecbalane , ou régnait alors Astvage, tomba au pouvoir de Cyrus, et elle ne fut bientôt plus qu'une capitale secondaire. Les rois de Perse venaient y [tasser l'été. Darius vaincu s'y réfugia (331) ; mais Alexandre y arriva bientôt après lui, et y trouva d'immenses richesses. Parménion fat assassiné à Ecbalane. La ruine de celte ville commença sous les Sélcucidcs, qui la dépouillèrent de toutes sc3 richesses et détruisirent ses principaux monuments. Aujourd'hui il n'en reste rien, et l'on n'est même pas d'accord sur son emplacement. — liy avait dans la Perside une Ecb (»uj. Gucr.Ln ?) , dite Ecb. Magorum . parce qu'elle renfermait un collège célèbre de Mages; et une troisième dans la S\rie, au pied du mont Carmel ; c'est auj. Cafffa.

fc< XF.LIN I. surnommé le Bègue, seigneur do P.ornano, est ]rt chef d'une maison qui posséda do gr ands biens dans la Marche Trévisane, et qui joua un rôle important aux xil» et xm* siècles, pendant les guerres des Guelfes et des Gibelins. Après avoir accompagné en 1 147 Conrad 111 dans une croisade et s'y être signalé par ses exploits , Eccelin I obtint le souverain pouvoir dans Vicence, qu'on eroit être sa patrie. Il entra dans la ligue Lombarde, et combattit Frédéric Barberousse, puis lit alliance avec ce prince. 1175. Il mourut ver» 1180.

ECCELia il, dit le Moine, Ois du précédent, succéda >* son père dans le gouvernement de Vicence. Ayant été chassé de cette ville par la faction des Guelfes ( 1 191 ) , il se mit à la tète des Gibelins , s'allia avec ceux de Vérone et de Padoue, et combattit à outrance les Guelfes , à la tête desquels était le marquis d'Est. Il finit par rentrer dans Vicence avec le secours de l'empereur Othon IV , qui lui donna le titre de vicaire impérial. Il partagea en 1215 ses états entre ses enfants, et se retira dam un cloître, ce qui le ûl surnommer le Moine. Il mourut en 1235.

m, dit le Féroce , fils du précédent , lui succéda en 1215, se mit à la tête des Gibelins , et s étant allie avec l'empereur Frédéric II, s'empara du pouvoir à Vérone, à Vicence, à Padoue, à Brcscia. Il commit dans les villes soumises à ses lois des cruautés qui surpassent l'imagination. Le pape Alexandre IV prêcha en 1256 contre ce tyran une croisade dans laquelle entrèrent les Guelfes, et à la tête de laquelle se mit le marquis d'Esté son ennemi. Après avoir quelque temps résisté, Eccelin finit par succomber et Tut blessé mortellement au pont de Cassano en 1259. Après sa chute, Albéric son frère, qui régnait à Trévise , fut mis à mort avec toute sa famille.

ECCLESHALL, ville d'Angleterre (SlafTord), à 11 kil. N. 0. de StaOurd: 4,300 hab.

ECCLESIASTIQUE (état). F. église (état de l'). ECHARD (Laurent), historien anglais, né en 1671 , mort en 1730. On a de lui : Histoire romaine depuis la fondation de Rome jusqu'à Auguste, 1690, continuée jusqu'à Constantin, 1707, traduilcen franc, par Daniel de La Roque et Guyot Deifootaiuci, 1728

et 1729, 6 vol. ln-12; Histoire ecclésiastique jutqu'à Contlantin, 1712, 2 vol. in-fol. ; Histoire d Angleterre depuis Cinvasion de J. César jusqu'à la fin du règne de Jacques /•', 1707. 1 vol. In-foL, continuée jusqu'à la révolution en 2 vol. in-fol. , 17 18. C'était la meilleure histoire d'Angleterre avant que Hume eût publié la sienne. On lui doit aussi un Dictionnaire géographique publié sous le titre de C Interprète du nouvelliste , qui a servi de modèle a celui de Vosgicn.

ECHELLE'SSIS (abrajuh). Voy. abraham.

ECHELLES (les), bourg des Etats sardes, à 1$. kil. S. 0. de Chambéry; 1,200 hah. Ce lieu ne pouvait communiquer jadis avec Chambéry qu'en escaladant à l'aide d'échelles un rocher qui l'en séparait ; d'où son nom. En 1670, Charles-Emmanu -I II , duc de Savoie, y fit percer une route pour faciliter les communications.

échelles du levant. On nomme ainsi les ports de la Méditerranée orientale, soumis à la domination ottomane et dans lesquels les Européens ont des comptoirs et font commerce. Les principaux sont: CÔnstantinople , Salonique, Smyrne, Alep , Chypre , Alexandrie , etc. — On dit aussi quelquefois les Echelles de Barbarie en parlant des ports de l'Afrique septentr. — Cette expression doit, diton, son origine aux degrés appuyés sur les niôlcs des ports de ces places et au bas desquels les vaisseaux viennent décharger les passagers et les marchandises. Scion d'autres , ce mot vient du terme maritime /arr« escale (ou échelle), c'est-à-dire, s'arrêter à différents ports sur la roule avant de parvenir à sa destination et n'y arriver pour ainsi dire que par échelons, parce que les marins provençaux qui, depuis les croisades, se rendent dans le Levant, ont l'habitude de visiter suecessivcmcnl chacun de ces ports.

ECHENOZ-LA-MËLINE , village du dép. de la Haute-Saône, près de Vesoul ; 900 hab. Vastes grottes où l'on trouve des ossements en partie antédiluviens.

ECHEVIN, en latin scabinus, du vieux mol allemand scheben, qui» écrit auj. *c/u*ppe, et epu signifie juge, savant. Marculfo, qui écrivait vers 6ti0, fait le premier mention des échevins comme assesseurs du comte et de son viguier ou lieutenant daus le jugement des causes. Sous les Carlovingiens, on voit les échevins rendre la justice dans les plaids on assemblée* publiques ; ils sont élus par les notable* des villes, confirmés par le roi et soumis à l'inspection des commissaires royaux (mini dominici]. A partir de la 3* race , les échevins. ne sont plus que des officiers de justice seigneuriale , choisis et nommés par les grands feudataires; une partie même de leurs fonctions judiciaires passa entre les mains des baillis , et dans beaucoup d'endroits les échevins ne furent plus que des officiers municipaux, conseillers du maire de ville. Les échevins de Paris étaient les assesseurs du prévôt des marchands et siégeaient avec lui à l'hôlel-de-ville. La révolution tic 1789 abolit les échevins et transporta leur» attributions aux maires et aux conseils municipaux.

ECH1DNA, monstre moitié femme et moitié serpent, produit par Chrysaor, issu lui-même du sang île Méduse. Du commerce de ce monstre avec Typhon naquirent Cerbère, l'Hydre de Lerne, la Chimère de Bellérophon, le Sphinx de Thèbes , le lion de Némée et plusieurs autres monstres.

ECHIN'ADES, auj.Curso/airM.llcsde l'Adriatique, sur la côte del'Acarnanie, vis-à-vis de l'embouchure méridionale de l'AchéloUs : il y en avait 9 suivant Pline, et 5 suivant Ovide. Un bras du fleuve Achélotls s'étant desséché , les Iles Échinadcs se joignirent au continent. On y voit aujourd'hui, sur une étendue de 20 kil. de long et 10 de large, cinq villages nommés Gouna , Milo, Agouri, Magerla.

Ltkii

ECOS

Néoehori. Selon la fable, les Éehlnades étalent d'anciennes nymphes qui furent transformées en tics pour s'être attiré le courroux d'Achélotls. — On lU ndait aussi quelquefois le nom d'îles Échinadcs aux trois tiesTaphiennes ou Téltboldes, situées entre L< ticade et la côte.

ECHIQUIER (Cour de 1), Court ofexchequer, ccur de justice en Angleterre qu'on croit avoir été instituée par Guillaume-le-Conquérant, est chargée d'administrer les revenu» de la couronne et déjuger tous les cas litigieux nés de la perception des impots. Son nom vient du tapis dont on couvrait jadis la table de travail et sur lequel étaient figurés plusieurs compartiments qui représentaient un échiquier et qui servaient à classer les diverses espèces de monnaies.

ECHIQUIER (Iles de Y) , ou îles BASSES, îles de l'Océan Pacifique, au nombre de 30 environ; très dangereuses par les récifs qui les environnent ou les lient, et leur donnent l'aspect d'une table d'échiquier: la plus méridionale est par 143° 30' long. E., 1° 40' lat. S. Elles furent découvertes par Rougainville en 1768.

ECHO , nymphe de la suite de Junon , fille de l'Air et de la Terre, servit Jupiter dans ses amours, en amusant la déesse par de longs discours lorsque le dieu était avec une de ses maîtresses. Junon, s'en étant aperçue, l'en punit en la condamnant à ne plus parler sans qu'on l'interrogeât , et à ne répondre qu'en répétant les derniers mots des

Sueslions qu'on lui ferait. Echo s'éprit du beau arcisse, mais elle en fut dédaignée.

ECU REF. ville d'Iran. Yoy. ACinur.

ECHTERNACH ou EPTERNACH , Andethanna, ville du grand-duché de Luxembourg, à 1? kil. S. E. de Diekirch; 4,000 hab. Linge de table; fabrique de porcelaine.

ECU A, Attigis, puis Colonia Augusta Fi'rma, ville d'Espagne (Séville), sur le Xénil , à 40 kil. S. 0. de Cordoue ; 36,000 hab. Place ornée de portiques ; jolie promenade. Chaleur brûlante, qui a fait nommer cette ville le Poète de l'Espagne. Beaucoup d'industrie.

ECKARTSBERGE , vilfe des Etats prussiens (Saxe) , à 40 kil. S. 0. de Merscbourg , au milieu de trois montagnes ; 1,040 hab. On trouve du bleu de Prusse naturel dans une montagne des environs.

ECKARTSHAUSEN (Charles D ) , écrivain allemand, né au château d'Haimbhausen en Bavière, 17 52, mort à Munleh en 1803 , était fils naturel du comte Charles Haimhhausen , par la protection du-

Sucl il fut nommé conseiller aulique, puis censeur e la librairie, 1780, et enfin conservateur de* archives de Bavière, 1784. Il a publié un grand nombre d'écrits; le plus connu est un petit traité de théologie mystique intitulé : Dieu eu Camour le plut pur, lv90. Cetouvrage,quisousuneformechrélienuc cache un pur déisme, eut un grand succès en Allemagne ; il a été traduit dans presque toutes les laagues.

ECKERNFOERDE . ville du Danemark, à f kil. S. E. de Sleswig, sur la Baltique ; 2.900 hau. Port, chantiers de construction. Commerce actif.

ECKHARD, en latin Eccardus (J.-Gcorge), historien , né en 1674 dans le duché de Brunswick , mort en 1730, fut successivement professeur d'histoire à Helmstcdt , et bibliothécaire de Hanovre après Lcibnitz ; il quitta secrètement cette dernière ville , et se rendit à Cologne où il abjura le luthéranisme. Il obtint ensuite â WUrtxbourg , par le crédit du pape, les charges de conseiller épiscopal , d historiographe, de bibliothécaire. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, entre autres : Liges Francorum et Ripuariorum , Francfort, 1720, Infol.; Origines Habsburgo-Austriacœ, Leipsick, 1721,

nui ta uiaai

Napoléon y avril 1809,

lempore Car on Magm usque ad finem sceculi XV , 1723, 2 vol. in-fol. ; Commentant de rébus Franciœ orientalis, 1729, 2 vol. in-fol.; De Origine Uermanorum, migratiombus ae rébus gestit, Gattingue, 1760. in-*. On lui doit en outre des recherches élymolo- Iques et la publication des Collectanea etymologica e Leibniut.— Plusieurs autres savants moins connus ont porté le nom d'Kckhard ou d'Eckhart.

ECKHEL (Joseph-Hilaire), antiquaire, de l'ordre des Jésuites, né en 1 737 , dans l'Autriche supérieure, mort en 1798, fut nommé directeur du cabinet des médailles de Vienne, et professeur d'antiquités; il embrassa toutes les parties de la numismatique , et publia sur ee sujet plusieurs ouvrages dont le principal est le grand traité De Doctrina nummorum , en 8 vol., publiés à Vienne de 1792 à 1798. Les médailles y sont distribuées dans l'ordre des villes qui les ont fait frapper.

ECKMUHL, vlge de Bavière, cercle de la Regen. sur la Grande-Labcr , à 19 kil. S. de RaUsbonne.

remporta sur les Autrichiens, le 22 une victoire éclatante à laquelle Da- Toust prit la part la plus glorieuse ; il reçut en récompense le litre de prince d'Eckmtkhl.

ECLECTIQUES (du mot grec eklego, choisir). On nomma d'abord ainsi des philosophes d'Alexandrie quij pour se composer un système , avalent choisi dans chacune des sectes de philosophes grecs es qui leurparaissaitle plus sage. Polamon et Auimooius Sacras fur. les premiers (au n* s. de J.-C.). Cette secte, qui s'attacha surtout à la conciliation de Platon et d'Aristote, donna bientôt naissance au nouveau platonisme, avec lequel on la confond ordinairement, mais â tort.— On a depuis étendu le nom d'éclectiques aux philosophes qui dans tous les âges onl tenté de fondre eu de concilier les divers systèmes.

ÉCLUSE II') , fort de France, dans le dép. de l'Ain , h 27 kil. S. 0. de Gex, commande la route de Genève â Lyon , mats est dominé par les montagnes qui l'avoisinent.Ce fort, qui appartenait jadis aux ducs de Savoie, fut cédé à la France on 1UU1 ; il Tut plusieurs fols pris et repris par les Autrichiens et les Français en 1814 et en 181 o.

écluse (L'), Sluysen hollandais, ville du roy. de Hollande (Zélande), à 26 kil. S. de Middelbourg, sur la mer du Nord ; 1,200 habiLmts. Port. Célèbre bataille navale où les Anglais défirent la flolto franc. \ 134o; .Les l'ianç. reprirent U v. tu 1647 et 1 7 1*4 - ECLUSE (l ) , Ctusius, botaniste. Koty. L'ECLUSE. ECNOME. auj. monte di Licata ou Monteserrato, montagne de Sicile, sur la côte S., est célèbre par la victoire na\ale que Régulus et Vubo remportèrent nrès de lâ sur les Carthaginois l'an 2a7 av. J.-C. ÉCOLAMPADE. You. oecolahpade.

ÊCOLESCHRETIENNES(Frèr.des).V.DOCTRi.M:.

ECOMMOY , ch.-l. de cant. (Sarthe) , à 20 kil. S. E. du Mans; 2,800 hab.

ÊCORCHEURS , nom sous lequel on a souvent désigné ces bandes d'aventuriers qui au xv« siècle désolaient une partie de l'Europe de concert avec les Pastoureaux , les Maillotins , les Routiers, les Cabochiens, etc. LesÉcorcheurs exercèrent principalement leurs ravages dans le Hainaut, en 143 . , lors de la révolte des Pays-Bas contre le duc de Boui gogne. Leur nombre, dit Mézeray , s'éleva Jusqu à 100,000, et les meilleurs capitaines ne craignirent pas de se mettre â leur tôle; Villandras , Chabannes, comte de Dammai tin. le bâtard d Armagnac, etc., sont les plus connus de leurs chers. Un leur donnait le nom dÊcorcheurs, soit parce qu i.s dépouillaient leurs captifs jusqu'à la chemise .soit parce que plusieurs d'entre eux avaient exercé la ororewion de boucher ou d'écorcheur de bel»

de canton (Eure), à 12 kil. N. E.

professio

ECOS, ch.-l.

..... .-.,.,,,,(.4 UUWVWJU-aKJKWm., ""H""-"! - - , .

in-fol. : Uisioria genealogica principum Saxoniœ fu- de Vernon ; 400 hab. CoWwifc COW

Terioris, 1722, in-ful. • Corpus historié; medii œvha \ ECOSSE, en anglais S.oiland, uiieaom^

tcos

les anciens, Scotia en latin moderne, an des trois roy. unis qui forment l'empire britannique, et l'un de» deux roy. compris dans 1 île ap|»rlée Grande- Bretagne, occupe toute ta partie neptent. de celle île et est situé entre 44» 39-48' 37' lat. N., et 4° 9- 8°-27 bmg. 0. L'Ecosse a pour bornes au S. l'Angletcrn- «tout elle est séparée par une ligne allant au N. E.au S. O., depuis l'emboucliure de la Tweed

rivières : les principales sont : la Spcr, la Dec 1 Esk, le l .iv. le Forth, la Clyde, la Tweed, l'Aman et le Liddal. Les lacs ou locht sont nombre ua. Un grand canal, dit Calédonien, faiteommuniq. les 2 mers. Climat froid. On trouve dans les montagnes des mines de plomb, de fer, d'antimoine el de houille, de riches carrières de marbre, des agiles, du cristal de roche. L'agriculture v est

jusqu'à celle du Sur*, dans le golfe de Solway : à j très avancée ; les prairies et le flanc des monta- 1E. la mer du Nord : au N. et à 10. l'Océan

Atlantique. L'Ecosse du N. au S. a 400 kïl., et de l'E. à l'O. 244 kil. dans sa plus grande largeur. Un grand nombre d'Iles l'entourent au N. et à l'O., et en dépendent, savoir .- les trois grands archipels des tles Hébrides, Orcades et Shetland; les Mes Skye, Ram, Coll, Tirée, Mull, Lay, Jura, Bute, An-an. etc., etc. Sa population, évaluée en 1821 a 2,0!>3,456 habitants, s'élevait en 1855 à 2,920,0*6

Capil., Edimbourg. L' tés, «voir :

Au N., Orkney, Caithneat, Sulherland, Ross,

Cromarty, lnvcrneas, Au milieu, Argj le, Bule, Nairn,

Elgin ou Mur- .ray.

Ban II, Aberdeen Meartts ou cardine, Angui ou

Perth, Fife, Kinross, Clackmannan,

Stirling, Oumbarton, Edimbourg ou Mid-Lothian, Linlilhgow ou West-Lothian, lladdington ou East-Ulhian, Berwlck, Renfrew,

?igton,

se divise en 33 corn-

Capitales.

Kirkwall.

Wick.

Dornoch.

Tain.

Cromarty.

Elgin.

Banrr.

New- Aberdeen.

Slonehaven.

Forfar.

Perth.

Cu par.

Kinross.

Clackmannan.

Stirling.

Edimbourg.

Linlilbgow.

Haddington.

Greenlaw.

Hcnlïew.

Ayr.

Wigton.

Peebles, Sclkirk.

Roxburgh, Du mf ri es, Hïrkcudbright,

Pecblus.

Sclkirk.

Jedburgh.

Du mfrics.

Klrkcudbrlght.

L Fcotse orfre lesaspectt les plus variés. Les indigènes la divisent eu hautes terres (hiph lands et liasses terres (lowlands). Au N., elle e>i hérissée de montagnes stériles et couvertes de bruyères: au S., elle s'étend en plaines fertiles et labourables. Le centre est traversé de l'O. à l'E. par la chaîne des monts Grampians. Toute la côte occidentale se compose de nombreuses presqu'îles, les eaux de l'Océan ayant pénétré fort avant sur tous les points et ne s étant arrêtées qu'au pied des montagnes. De là un grand nombre de goires. dont les plus remarquables sont : le golfe de Solway et de Clyde, les baies de Wigton et de Luce. Sur la côte orientale

nt de nombreux pâturage* qui nourrissent de troupeaux et particulièrement de?

à laine très One. L'industrie est très II..-

gnes offrent de nt beaucoup moutons '

rbsaulc , principalement dans les basses terres. L'Ecosse possède quatre universités renommées : celles d Edimbourg, de Glasgow, de S t- Andrews et d'Aberdcen. Les habitant- de l'Ecosse partent trois sortes de langues , l'anglais , le dialecte écossais (dialecte anglo-saxon), et la langue erse ou gaélique. La religion presbytérienne est la religion du pays.

Hùiotrt. Les premiers habitants de l'Ecosse appartinrent sans doute à la race ecl tique. Les Romains n'étendirent leurs conquêtes que dans la partie méridionale de l'Ecosse actuelle, alors habitée par les Calédoniens. Agricola (vers l'an 84 de J.-C.) repoussa les indigènes jusqu'aux golfes de Forth et de Clyde ; Adrien ( 1 20) les contint par une muraille qui allait de la Tyne au golfe de Solway. Vingt ans plus tard, sous le règne d'Antonin, on construisit une autre muraille qui joignit le Forth à la Clyde, et la contrée située au S. de celte muraille, prit bientôt après te nom de VaUnlia; enfln en 207, Septime Sévère construisit un nouveau mur encore plus .au N. Les Seots, qui venaieutd'lrt cl les Pietés, peuple d'origine gothique, occui ensuite l'Ecosse septentr. Ces peuples firent des incursions dans le N. de la Bretagne, d'abord contre les Humain», puis, après le départ de ceux-ci, contre les Bretons. Au u* siècle (833) Kenneth II Mucalpin réunit sur sa tète les deux couronnes des Picteaetdes

Scpta, et devint ainsi véritablement le premier roi de l'Ecosse. Les historiens écossais comptent avant es prince 66 mis, dont le premier, nommé Fcrgos, aurait régné env. 340 ans av. J.-C.; mais ( existence de ces rots est fabuleuse jusqu'à Fergus U, qui monta sur le trône 4 lu ans après J.-C. Le christianismeavait pénétré en Ecosse dès le vr siècle. Au xi* siècle, sous le règne de Mal col ni 111 (1047-1093), qui avait épousé une princesse saxonne, beaucoup de Saxons, fuyant la domination de Guillaumc-le-Conquérant, se retirèrent en Ecosse ; ils adoucirent les mœurs encore sauvages des habitants. L'an 1286, à la mort d'Alexandre 111 , l'antique race des rois d'Ecosse s'éteignit , et après diverses révolutions, pendant lesquelles les Bruce, les Bailleul et les Stuart se disputèrent la couronne, ces derniers Unirent par triompher (1370). Pendant ces querelles intérieures, l'Angleterre tenta plusieurs fois de réunir l'Ecosse à son empire; mais la victoire de Robert Bruce à Bannockburn (13M) la contraignit à différer l'exécution de ses projets. Jacques ( essaya de mettre un frein au pouvoir et à l'orgueil des grands barons ; mais il fut assassiné par eux (1437). Jacquet II .son fils (1437-1460) continua avec succès l'œuvre de son père; mais Jacques III, qui lui succéda, ne réussit qu'à exciter un soulèvement général dans lequel il rut vaincu et tué (1488). Jacques IV, en épousant Marguerite, fille de Henri VU, roi d'Angleterre, acquit à ses descendants le droit de prétendre au trôncd'Anglelerre: il péril, en combattant les Anglais, à la bataille de Flodden (1413). Jacques V épousa Marte de Guise, et resserra par ce mariage les Hens qui unissaient l'Ecosse à la France, depuis longtemps son alliée. Sous son règne, commencèrent les troubles

on trouve aussi la baie de Sinclair, les golfes de | delaRéforme, prèchée d'altord jàar Hamilton (1&2 Dornoch. Cromarty et M un drews et le golfe de Forth. L"

la baie de Si-Ande,

établie, toits le nom de PreiOytériantsme, parle «ueuxKuoi JlaxieStuart^HIe d« Jari.T.riaucéc ao

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