ALBO
ALBU
Lugduni Balav., 1726 et 1762, ln-8: Bùtoriamusculonon, Lugd. B., 1734, in-4. — Chri8tx>phc-Bernard Albinus, frère du précédent, professa a Utrecht, et publia De anaiome errorct deteyenie in medicina, Ltrechl, 1723, in-4 ; Spécimen anaiomicum inteitinorum, etc., Lugd. B., 1722, in-4.
ALBIOECI eu ALBICI, peuple de la Gaule, fallait partie do Ligures transalpins et habitait chez les Saliuvii (dam la 2* Narbonnaise). Au temps de César, on les appelait Reii, et 1U devaient avoir pour capitale Albiosc, lieu voisin de Ries (B.-AIpcs).
ALBION, était le nom de U Grande-Bretagne, ou plutôt de la côte S. et S. E. de la Grande-Bretagne, lans le langage des indigènes au temps de César. Ce nom s'est conservé longtemps, morne après la domination romaine, et il est encore d'usage en poésie.
albion (nouvelle-), nom donné par Drake à la Californie et à la cote N. 0. de l'Amérique H. ou Nouvelle-Californie, etc. : U est aujourd'hui restreint à la côte qui s'étend entre les 43 et 48e lat. N.
ALBIS, petite chaîne de mont, en Suisse (Zug), le long de la SibI et à l'O. du lac de Zurich.
ALBIS, auj. lELBS. Voy. ELBE.
ALBIL'S ho.ns , chaîne qui unissait les Alpes Carniques au Scardus (Tcliar-dagh) : auj. les monts Dinariques et Glioubotin.
ALB1ZZI. famille puissante de Florence, qui pendant les xiv et xv« siècles rivalisa avec celles des Médlcis et des Alberti. Pierre Albizzi, chef de cette famille, eut la principale part à l'administration de 1372 à 1378, et périt victime de la faction opposée au moment où il se croyait sûr de l'exclure & jamais du pouvoir. Son neveu, Thomas ou Maso Albizzi, ramena sa famille au pouvoir, gouverna avec gloire de 1382 à 1417, et vengea la mort de son oncle. Renaud Albizzi, ûls de Maso, parvenu au gouvernement en 1429. entraîna Florence dans de Toiles entreprises et fut exilé en 1434. Avec lui finit l'Importance de cette famille.
albizzi (Barthélémy), Franciscain, né à Rivano en Toscane, mort en 1401, publia en 1399, sous le titre de Conformité* de saint François avec Jésus-Christ, un livre fort singulier, dans lequel il égale le cher de son ordre au Ul de Dieu, et qui excita de grands scandales.
ALBOIN, roi des Lombards, 561-573, régnait d'abord dans le Norique et la Pannonie [Autriche et Hongrie] ; en b68, il s'empara du nord de l'Italie ei y fonda le royaume lombard. Rosemonde, sa femme, fllle de Cunimond. roi des Gépides, qu'Alboin avait vaincu et mis à mort, le Ht poignarder parce qu'il avait voulu l'obliger a boire dans le crâne de son père.
ALBON, Castrum AUtonis, rill. de France : Drôme], à 8 UL N. b. de Sainl-Vallier. Jadis ch.-l. d un vicomté dont les titulaires finirent par devenir les seigneurs du Dauphiné.
albon, maréchal de Saint-André Voy. saint-andré.
ALBO RI) J ou El.ltOIRZ. ch. de mont, de 1 Iran, est parallèle a la cole sud de la mer Caspienne : pics très hauts, dont le principal. I A bord j proprement dit, a 5,-iOO mètres. L'Albordj était la mont, sainte des Persans : ce fut, suivant les traditions, la retraite de Zoroastrc, et elle joue un grand rôle dans les my thologies locales. Il semble que la position de l'AIbordj varia as ce le pays occupé par ces peuples et qu'il y eut plusieurs montagnes saintes. Tout semble annoncer qu il faut chercher l'Alhordj primitif sur lessommcUde 1 Himalaya. Dans la marche des peuples iraniens vers I Occident, l'A Ibordj. comme toutes les dénominations locales de leur première patrie, marche pour ainsi dire avec eui.
ALRORG , ville du Danemarck. Voy. aai.borg.
ALBOKNOS Cilles-Alvarez Carillol, archevêque de Tolède, né àCuença vers 1300, fut à la fois homme d état et homme de guerre, et jouit d'un grand crédit à la cour d'Alphonse XI , roi de Castille, auquel il
avait sauvé la vie à la bataille de Tarira. Aysnt été disgracié par Pierre-le-Cruel, successeur d'Alphonse, il se réfugia auprès du pape Clément VI, qui régnait à Avignon ; ce pape le fit cardinal. Innocent VI, ton successeur, le ehargeade faire rentrer sous son obéissance Rome et tout le patrimoine de saint Pierre. Albornos réussit parfaitement dans cette difficile entreprise, et rairena dans Rome Urbain V, snee. d'Innocent. 11 m. en 1367, à Viterbe, où il t'était retiré.
ALBREDA, comptoir du Sénésal, sur la Gambie, prèsdesonemb.Ccdéen 1857 aux Ansrl. par la France.
ALBRET ou LEBRET, Lcporetum, petite ville de France ( Landes), à 24 Ul. N. de Mont-de- Marsan : 1 .018 hab. Jadis ch.-l. du vicomté d'Albret.
albret (vicomté d'), en Gascogne, un des 4 vteomtéo des Landes, le plus au N. de tous, entre le Gabaret, le Marsan , etc. Chef-L, Albret. Terroir sablonneux ; forêts remplies de lièvres , d'où les noms de Lcporetum. Lebret, et par corruption Albret.
albret (duché d'), érigé par Henri II, en 1558,
G>ur Antoine de Bourbon: réuni à la couronne par enri IV, et donné en 1651 par Louis XIV an due de Bouillon, en échange de Sedan et Raucourt. U comprenait l'ancien vicomté d'Albret, plus celui de Ta r tas et quelques terres du Condomois et du Bazadois. Ch.-l., Nérac ; autres places Castelmoron. Albret, Tartas.
ALBRET (maison d*), une des plus nobles i du midi de la France , dont le chef est Amanjeu, sire d'Albret, qui vivait dans le xi* siècle, et dont h» membres les plus connus sont : Arnaud Amanjeu, sire d'Albret, et vicomte de Tartas, qui éfiousa Mar-
Buerite de Bourbon, belle-sœur du roi Charles V ; — harles. fils du précédent, sire d'Albret, comte de Dreux et vicomte de Tartas, cousin de Charles VI par sa mère, qui fut fait connétable de France en 1402, et destitué en 1411 pas la faction des Bourguignons ; rétabli dans sa charge trois ans après, il commauda l'armée française a la fatale journée d'Azincourt (14 15) et y perdit la vie ; — Jean d'Albret, qui devint roi de Navarre en 1494, par son mariage avec 'héritière de ce rovaume(Fot/. Je an);— Jeanne d'Albret, fllle de Henri H , roi de Navarre, petite-Bile de Jean et mère de Henri-le-Grand ( Voy. Jeanne); j — César-Phœbus d'Albret, comte de >li - - qui fit ses premières armes en Hollande sous Maurice d'Orange, et qui devint ensuite maréchal de France en 1653. Il mourut en 1676, ne laiwant qu'une fille; avec lui s'éteignit le nom d'Albret.
ALBUCASIS. Voy. abottl-cacen.
ALBUERA ou ALBUHERA, vill. d'Espagne (Estramadure), à 22 Ul. S. E. de Badajoz. Victoire réimportée en 1811 par ie maréchal Soult sur le général Beresford, commandant les Anglo-Espagnols.
ALRUPEIRA, ville de Portugal (Algarve), à 34 kil. O. de Faro ; 3,000 hab. Port où entrent les plut grands navires; citadelle, batteries.
ALBL'FERA, lac d'Espagne, au S. de Valence, et tout près de la Méditerranée , avec laquelle il communique. H a 44 Ul. de tour. Il est très poissonneux. Suchet a reçu le titre de duc d'Albuféra pour avoir battu près de ee lac et sous les murs de Va» lettre le général Blake, qui capitula le 9 j mv. 1812.
ALBU FERA (le duc d'). Voy. suchet.
ALRl'LA, nom primitif du Tibre ( Voy. tibre), est commun du reste à beaucoup d'autres riv. de la région des Alpes et des Apennins.
albula (mont), en Suisse (Grisons), fait partie des Alpes métiennes, et donne naissance à ht riv. d'Albula, qui se jette dans le Rhin à Tusis.
ALBUL& ou ALBUNEVE aqvm , auj. Bain* dg Tivoli, à 4 kil. de Tibur (Tivoli).
ALBL'QUERQUE (Alph. d ), surnommé U Mars portugais, vire- roi des Indes orient., ne à Llsbonn* tn 1452, d'une famille qui tirait son origine dos