‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 39 sur 567 · ALCA · texte numérisé non relu

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roi» de Portugal. C'est lui qui créa la domination des Portugal* dans l'Inde. Son premier exploit fut la conquête de Goa (1610), place très Importante, dont 11 lit le centre de la puissance et du commerce des Portugais en Orient. Bientôt après il soumit le reste du Malabar, Ceylan, les lies de la Sonde et la presqu'île de Malaca; en 1614, il s'empara d'Ormux, à l'entrée du golfe Persique. Il devint ai puissant que les peuples et les monarques de l'Orient lui faisaient demander l'alliance et la protection du Portugal. Albuquerque était actif, prévoyant, sage, humain , juste et désintéressé ; ses contemporains lui ont donné le glorieux surnom de Grand. Il mourut à Goa en 1516, au moment où il allait revenir en Europe. Il fut calomnié près de son souverain, et eut la douleur de se voir remplacé dans la viceroyauté des Indes par Lopès-Soarex , ion ennemi personnel. Son Qls Biaise-Alphonse d' Albuquerque a publié les Mémoire* de ce grand homme, Lisb., 1576, in-f. — Il y a eu quelques personnages moins célèbres de la même famille. Nous citerons don Juan-Alphonse d' Albuquerque, qui fut d'abord le ministre et le favori de Pierre-Ie-Cruel , roi de Castille (1360), et qui fut ensuite disgracié et prit lea armes contre son souverain ;— Hathias d' Albuquerque, général portugais qui fut envoyé au Brésil en 1628 pour défendre cette colonie contre lea Hollandais, et qui, k son retour en Portugal, prit une grande part à la révolution qui plaça sur le trône la maison de Bragance.

ALBURNUS mon*, enLucanie, est auj. Monte di Postiglione, dans le roy. do Naples (Principauté citérieure).

ALBY, Albiga, ch.-l. du dép. du Tarn, sur le Tarn, à 698 kil. S. de Paris; 9.367 hab. Belle cathédrale, hôpital Saint-Jacques, hôtel de la préf. ; arche v.; collège communal ; industrie et commerce (surtout en blé et en vin). Aux environs, laminerie, papeteries, fonderie de boulets, etc. Jadis ch.-l. des Ruteni provinciales (dans l'Aquitaine 1"), puis du comté d'Alby et enfin de l'Albigeois. Détruite deux fois , par les Sarrasins et lors de la croisade contre les Albigeois. Il s'y tint un conc. en 1235 pour l'entière extinction de l'hérésie albigeoise. — L'air, a 8 cantons (Alban , Monestiers, Pampelonne, Réalmont, Yalderlèa, Valence, Villefranche, plus Alby); 105 comm., et 84,929 h— Alby est la pal. de Lapérouse.

ALC... ou ALCK.... Yoy . AJJL (Exemple : alcmae», Voy. alxmaeh.)

ALCAÇAR DO SAL, Salacia, ville de Portugal (Estramadure), à 48 kil. S. E. de Setubal. Immenses salines) aux environs. Voy. alihonse ii , roi de Portugal.

ALCAÇAR-QUIVIR, c.-à-d. Grand-Palau, ville de l'empire de Maroc (Fex). à 23 kil. E. de Larache ; par 12* long. 0., 35° 6' latit. N. On y voyait un beau palais construit par Almanxor, roi de Maroc. Bataille livrée en 1578 aux Maures par le roi de Portugal Sébastien, qui y périt.

ALLA UK. nom tiré de I arabe al eadi, le juge, et que portent en Espagne certains magistrats dont les attributions tiennent à la fols de la police civile et de la police militaire, et répondent en partie a celles de nos maires. Ils portent comme marque de leurs fonctions une longue baguette blanche.

Al CALA, nnrn d'une douzaine de villes d'Espagne, parmi lesquelles 11 faut remarquer:

alca la de HËSAkts, Comptutum, sur le Hénarèa, à 23 kil. N. E. de Madrid : 6,700 hab. Patrie de Cervantes. Célèbre université fondée en 1499 par Mménés, et la première après Salamanque; archevêché, cathédrale.

alcala la mal, à 32 kil. S. 0. de Jaen: tl,000 hab. Riche abbaye. Bataille en 1810 où les Lspagnols furent défaits par les Français.

ALCAMO. Mlle de Sicile, à 37 kil. EÏdeTrapanl,

13,000 hab. Aux environs, ruines de Ségesla ALCA NT AU A, c.-k-d. en arabe le pont,Norba Cœtarea des anciens, ville d'Espagne, à 115 kil. N.O. deMérida, par39«441at.N., sur la rive gauche du Tage ; 3,000 hab. Beau pont en pierres (construit sous Trajan). Draps communs; commerce de laines. Alphonse IX , roi de Castille , la prit sur lea Maures en 1214. Ch.-l. de l'ordre militaire d'Alcantara

alcartara (ordre d'), ordre militaire institué en 1214 par Alphonse IX, roi de Castille, en mémoire de la prise d'Alcantara sur les Maures. Les membres de cet ordre sont soumis à la règle de Saint- Benoît, et portent un poirier sur leur écusson, parceque les premiers chevaliers choisis par Alphonse IX faisaient partie de l'ordre du Poirier, institué en 1 176 par Fernand Gomex. La grande-maîtrise de cet or» dre a été réunie à la couronne sous Ferdinand et Isabelle. Il avait pour ch.-l. Alcantara. ALCAZAR. Voy. alcaçar.

ALCEE, Alexus, père d'Amphitryon, l'époux d'AIcmène , était fils de Pensée et fut grand-père d'Hercule, qui prit de lui le nom à'Alcide. 11 régnait a Tirynthe, vers le xiv siècle av. J.-C.

alcee , fils d'Hercme, que ce héros eut en Lydie de la reine Omphale, ou, selon d'autres, de Malis ou de Jardane . suivantes de la reine , fut la tige de la 2* race des rois de Lydie ;les Héraclides) , et commença à régner vers 1292 av. J. C.

ai cee, poète lyrique grec, de Mitylène, dans l'île de Lesbos , florissalt vers l'an 604 av. J.-C., et était contemporain de Sapho pour laquelle il éprouva, diton, un amour malheureux. Il se rendit redoutable par ses vers satiriques et s'attira le courroux du tyran de Mitylène, Piltacus, qui l'exila. Il se rangea dès lors parmi les ennemis de sa patrie , et s arma contre elle ; mais il abandonna lâchement ses armes dans le combat et prit la fuite. Alcée composa, outre ses invectives contre lea tyrans, des hymnes, des odes des épigrammes. Les meilleursjiiges, Horace, Quintilien , font le plus grand éloge de ses poésies. Il ne nous en reste que quelques fragments épars dans Athénée et dans Suidas, et recueillis depuis par H. Etienne à la suite de son Pmdare. Ces fragments ont été publiés à Halle en 1810, par Th. Fr. Stange, in-8. Ils ont été traduits en français par Coupé, dans ses Soirée* littéraire*.

ALCESTE, fille de Pélias, et femme d'Admète, roi de Thesaalle. Ce prince étant tombé malade, Alceste consulta l'oracle , et le dieu répondit qu'il mourrait si quelqu'un ne se dévouait à la mort a sa place. Personne ne s'offrant, Alceste se dévoua ellemême. Hercule, pour reconnaître l'hospitalité qu'il avait reçue d'Admète , entreprit de sauver Alceste : il descendit aux enfers, d'où il l'arracha malgré Pluton, et la rendit k son époux. Le dévouement d' Alceste fait le sujet d'une des plus belles tragédies d' Euripide. ALCHINDIUS. Voy. al-kendi.

ALCHIPICHI, riv. du Pérou. Voy. amacnajia. ALCIAT (îles), ou îles de CLARKE, groupe d'îles situées vers 64* lat. N. . à l'entrée du détroit de it. Iirmg; dêcouv. au xvui* s. par Dm . CUrke.

ALCIAT (André), célèbre jurisconsulte Italien, né k Milan en 1492, fut nommé professeur de droit à Avignon en 1621, et retourna après quelques années d'exercice k Milan. Son talent l'exposa à la Jalousie et aux persécutions des autres professeurs. Pour M soustraire à leurs attaques, il se réfugia en France, où François I lui confia la chaire de Bourges avec 600 écus d'appointements; mais sur les instances du duc de Milan, François Sforce , il retourna se fixer en Italie. Il y professa successivement k Pavie, à Bologne et k Ferrare. et aiourut en 1550. Alciat fut un des premiers jurisconsultes qui s'occupèrent de concilier l'étude de l'histoire avec celle des lois, et d'éclaircir l'une par l'autre. Ses ouvragée ont été imprimés à Lyon, 1660 , 6 vol. Lu -fol.; k Bkle,

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1S71, 6 roi. In-f. ; à Strubourg, 1616, 4to1. in-f. etc. Ils m composent principalement de traites de jurisprudence ; mais on y trouve aussi des travaux de critique et de philosophie estimés, et des ouvrages purement littéraires. Le plus connu de ce dernier genre est le poSme des Emblèmes, Emblemalum libellus, souvent imprimé à part, et traduit en vers français par J. Lefebvre (1536); par Aneau (Lyon, 1549), et par Claude Mignaut (1584).

ALCIBIADE, célèbre général et homme d'état athénien, ûls de Clinias, né l'an 450 av. J.-C., était neveu dePériclèa. 11 conçut de bonne heure le projet de succéder à son oncle dans le gouvernement de la république. Pendant la guerre du Péloponëse, il conseilla aux Athéniens d'entreprendre la conquête de la Sicile, et se Ut charger en 4 15 de celte expédition, qui fut si funeste à sa patrie. On l'accusa d'impiété pendant son absence ; on confisqua ses biens, et il se vit contraint de s'éloigner de sa patrie. Il se retira d'abord à Sparte, puis en Perse, auprès de Tissapherne , suscitant partout des ennemis aux Athéniens. Rappelé par eux en 407, Il leur fit reprendre l'avantage sur les Spartiates ; mais ayant de nouveau encouru la disgrâce de ses concitoyens, il M retira «uprès de Pharnabaze, satrape persan, qui, à l'instigation de Lysandre, général lacédémonien , le fit périr par trahison, l'an 404 av. J.-C. Alcibtade montra alternativement toute» les vertus et tous les vices ; il suivit d'abord les leçons de Socrate, puis il se livra à tous les excès. 1a souplesse de son caractère ne le rendit pas moins célèbre que sa beauté : à Sparte, il vivait en Spartiate; en Perse, il étalait tout le luxe d'un satrape. La vie d'Alcibiade a été écrite par Plularque et par Cornélius Népos.

ALCIDAMAS, philosophe et rhéteur grec, disciple deGorgias, vivait vers 424 av. J.-C. 11 reste de lui deux harangues 1 une d'Ulysse contre Palamède ; l'autre contre les rhéteurs du temps. On les trouve dans le recueil de Reiske, t. v ni. p. 64. L'abbé Augcr en a don né une traduction à la suite de celle d Isocrate.

ALC1DAMIDAS, général des Messénlens, qui, après la prise d'Ithome par les Spartiates, conduisit une colonie à Rhégium vers l'an 723 av. J.-C.

ALC10E, nom fréquemment donné à Hercule, j parce qu'il était petit-fils d'Alcée, roi de Tirynthe.Ce nom pourrait aussi être dérivé du gnealki, force.

ALC1ME, grand-prêtre des Juifs, 163 av. J.-C., usurpa cette dignité avec le secours d'Anliochus Eu-

5tor, roi de Syrie.malgrél'oppos.de Judas Macchae, et attira les plus grands maux sur la Judée. Il mourut d'une paralysie, après trois ou quatre ans de pontificat.

ALC1N0US, roi des Phéaciens, dans l'île de Coreyre, accueillit Ulysse à son retour de Troie. Il avait des jardins magnifiques, qu'Homèro a célébrés dans l'Odyssée. Il avait pour fille la belle Nauslcaa.

ÀLCiNous, philosophe platonicien du n* siècle, n'est guère connu que par une Introduction à la doctrine de Platon, qui a été traduite en latin par Marsile Flcin, Venise, 1497, et Paris, 1532; et par l). Lambin, Paris, 1567. Combes Dounous en a donné vnc traduction française, 1800, in-12.

ALCIPHRON, écrivain grec, qu'on croit do iii'ou du iv* siècle après J.-C., a laissé des lettres supposées écrites par des pêcheurs, des parasites, des courtisanes, etc., où I on trouve des détails curieux sur les mœurs et les usages de la Grèce. Elles ont été publiées par Bcrgler, grec et latin, avec des notes, Leipsirk, 1709 et 1715, ln-8, par J.-A. Wagner, Leips, 1798, 2 vol. in-8,etpar Simlcr, 1853, avec index. L'abbé Richard a trad. ces Lettres en français, 17 85, 3 vol. in-12.

ALCIRA, Sucro sous les Carthaginois, Sœtabtcula des Romains. Algézirah des Arabes, ville d'Espagne (Valence), à 35 kil. S. 0. de Valence, dans une lie du Xucar ; 9,000 hab. Territoire fertile , mûriers. ALCMAN, poète grec, né à Sardes en Lydie, vers

670 av. J.-C. 11 mourut, dit-on, de a maladie pédiculaire, par suite des excès auxquels il s'était abandonné. 11 avait composé dans le dialecte dorique six livres de chants lyriques que les anciens admiraient et qu'Horace a quelquefois imités ; il ne nouen reste qu'un petit nombre de fragments, conservés par H. Etienne, dans son Recueil des lyriques grecs, et publiés à part par Fr.-Th. Welcher, Glessen, 1815, Fn-4. Ils ont été traduits par l'abbé Coupé, dan» ses Soirées littéraires, tome vu.

ALCMÊNE,ÛUed'Electryon, pr. argien, etfemme d'Amphitryon, roi de Tirynthe. Jupiter prit pour la séduire les traita de son époux, et la rendit mère d'Hercule. . +

ALCMEON, flls du devin Amphiaraus et d Eriphyle, vengea son père tué au siège de Thèbes, en faisant périr sa mère qui avait été cauBe de cette mort. {Voy. amphiaraus.) Agité par les Furies après ce meurtre, il se fit purifier par le roi Phégée. dont Il épousa la fille Alphésibée ; mais ayant quitté cette princesse pour Callirhoé, fille d'Achéloua, il fut tué par les frères de la première.

alcméon, 13» et dernier archonte perpétuel dAthènes. de l'Illustre famille des Alcméonides, gouverna pendant les années 756 et 755 av. J.-C. Après lui les archontes ne furent nommés que pour 10 ans.

aicméon. philosophe pythagoricien, disciple d'Archytas, né à Crotone vers 500 av. J.-C., écrivit sur la nature de l'Ame, «ir la médecine ; il e*t le 1" qui ait disséqué des animaux. On lui doit une décadielle se compose de dix attributs fondamentaux dont chacun a son contraire, comme le pair et l'impair, le uni et l'infini, l'un et le multiple, etc.

ALCMÉONIDES, famille noble et puissante d Athènes, descendait d'un Alcméon, petit-fils de Nés tor qui chassé de Messène avec toute sa famille parles Héraclldes, lors de la connuète qu'ils firent du Péloponèse, vint se réfugier à Athènes. Les Alcméo nides furent en possession des plus hautes chargea de la républiq. jusqu'à l'usurp. de Pisistrate; bannis alors, ils rentrer, bientôt. V. MécaclÈS.Clisthene.

aiwi s. ii* . m • — . ■ • —

ALCOBAÇA, vilie de Portugal (Kstrainadure), a 85 kil. N.de Lisbonne, sur I* Alcoa et la Baça. Fameuse abbaye de Bénédictins, fondée en 1 170. Tombeau d'Inès "de Castro et de Picrre-lc-Justicier. ALCORAN. Voy. coran.

ALCOY, ville d'Espagne (Valence), sur l Alcoy, non loin de sa source, à 35 kil. N. d Allante, 18,000 hab. Environs fertiles; grande industrie, draps fins, savonnerie, papeteries. Commerce en ble, soie, huile.— L'AIcoy se nomm. Jadis Sertabu.

ALCUD1A, ville d'Espagne, dans li le de Majorque, à 53 kil. N. E. de Palma, sur la baie d Alcudia. Port, avec phare; deux forts la défendent. Pêche d<corail On élève aux environs des moutons à laine superflne. — Plusieurs autre» villes d'Espagne portent le nom d' Alcudia, une entre autres Alcudia de Carlet, dans la prov. de\alence, à 27 kil. S. O.de Valence: elle a été érigée en duché pour Manuel Godoy, prince de la Paix. — 11 y a en outre une vallée d Alcudia dans la Sierra Morena (Manche) , ou 1 oc trouve' plusieurs mina d'antimoine et du cristal de roche.

ALCUIN , Flaccus Albmus Alcumus , savant du vin* siècle, ne dans le Yorkshire en 726, mort en 804, fut élevé par Bède-le-Vénêrable. Il était simple diacre de l'église d'York, lorsque Charlemagne, sur la réputation de son immense instruction, l appela en France, pour l'aider à faire renaître les sciences et la arts dans son vaste empire. Alcuin fonda sous la auspica de a monarque, plusieurs écoles à Paris, à Tours, à Aix-la-Chapelle, et diriga lui-même 1 école dite Palatine, qui se tenait dans le palaisduprinceetàlaquelleétaientjointaunebibliothèque, *t une sorte d'académie dont Charlemagne faisait parti». Charlemagne l'employa dans diver»«

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négociations et loi donna plusieurs riches abbayes. 11 savait le latin, le grec, l'hébreu, et réunirait toutes les connaissances de son temps; aussi l'appelai l-on le sanctuaire des arts libéraux, liberalium ariium sacrarium. Ses ouvrages ont été réunis par A. I)uehesne, avec une vie de l'auteur, Paris, 1617, ln-fol., et par l'abbé Krobcn, Ratisbonne, 1777, 2 vol. ln-fol. On y remarque un Dialogue sur la rhétorique. Les noms de Flàccut Albinus, que prit Alcuin, sont des noms qu'il avait, comme tous ses confrères de l'académie palatine, empruntés à l'antiquité.

ALCYON I US (Pierre), philologue du xv siècle, né à Venise vers l'an M87, mort en 1527, fut d'abord correcteur d'imprimerie cbei Aille Manure. En 1621, il obtint à Florence, par la faveur du cardinal Jules de Médicis, la chaire de langue grecque. Il a traduit plusieurs harangues de Démoslhène et d'Ieocrate, ainsi que plusieurs ouvrages d Arlstote. Le plus célèbre de ses écrits est un dialogue intitulé : Medtees legatus sive de Ejcilio, Venise, 1522, in-4, ubliéde nouveau à Leipsiek. par Menck, 1707, in-12. t ouvrage était écrit si purement en latin que l'on prétendit qu'avant entre les mains le seul manuscrit qui existât du traité de Cioéron De Glorid, Alryonius en prit ce qui lui convint pour composer son dialogue, puis jeta au feu le manuscrit pour qu'il ne restât aucune trace de son plagiat. Mais cette accusation n'est pas suffisamment fondée.

ALDAN, riv.de la Russie asiatique (Irkoutsk), coule au S. 0., puis au N., baigne le village d'Aldan à l'E. d'irkoutsk, et se perd dans la Lena, après un cours de 533 kil.

ALDE MANUCE. Voy. *a*tjœ.

ALDENARDUM , Tille de Belgique. Voy. oude-

NARDE.

ALDENBURGUM, ville d'Allemagne. Voy. altïs-

BOURG

ALDENHOVEN , village des États prussiens (prov. Rhénane), entre Julicrs et Aix-la-Chapelle, à 4 kil. S. 0. de Julien; 1,200 hab. Le 1" mars 1193, les Français y furent vaincus par les Autrichiens commandés par l'archiduc Charles, i qui cette victoire permit d'occuper Aix-la-Chapelle et Liège, ainsi quede dégager Maastricht. Mai» le 18 du même mois, les Auti iehiensy rurenl battus à leur tour. Jourdan y remaria unenoiiv. viet. sur les Autrichiens, le 2 octobre 179%.

ALUERETE (DiégoGracian de), écrivain espagnol, né à la. On du xv* siècle, mort à l'âge de 90 ans, fut secrétaire particulier de Charles-Quint. Il a beaucoup contribué aux progrès de la littérature espagnole en traduisant un grand nombre d'ouvrages anciens et modernes, entre autres Xénophon, Salamanque. 1552, ln-fol. ; Thucydide, 1554, in-fol.. et la plupart de* ouvrages de Plutarque, d lsocrate, de Dion Chrysostdme, etc.

ALDERMAN, c.-à-d. senior, major, était le nom que donnaient les Anglo-Saxons aux gouverneurs ace shiret ou comtés, qui furent remplacés, après la conquête des Danois, par les iarli ou earU, comtes. Auj. \e*aldermen ne sont plus que des magistrats municipaux et des chefs de corps de métiers. Il y en a 26 à Londres. Le maire, mayor, est choisi parmi eux.

ALDERNEY, nom anglais de lilc d Aurigny (JUduna). Voy. aurigny.

AL-DJEZAIR. Voy. àlcm.

AL-UJKZYREH. Voy. alcezireh et algésiras. ALDOHRANDINI (Sylvestre), savanljurisconsulte, né à Florence en 1500* mort en 1558, fut obligé de •'exiler de sa patrie par suite des discordes qui la déchiraient, et enseigna le droit à Pise. Il fut père d'Hippolyle Aldobrandini, depuis pape sous le nom de Clément VIII, et de Thomas Aldobrandini, auquel on doit une traduction estimée de Diogène Uerce. Rome. 1594. in-fol.

ALDROYANUE (Ulysse), célèbre naturaliste, proà Bologne, né en 1527, mort en 1605, voya-

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