‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 386 sur 567 · FM IL · texte numérisé non relu

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Marseille, 1784, 2 vo.. in-4, qui fait autorité en celte nuire, et des Mémoires sur des contestations maritimes, 1780.

EMKRITA AUGUSTA, auj. Mirida, ville d'Hispanie, dans la Lusitanie, chea le* Veuonet et sur l'Anas, était renommée iiar la teinture de ses laines. — Plusieurs villes d'Itispanie, mais beaucoup moins importantes, portaient aussi le nom d'Emerita.

EMERY (Michel particelli, sieur d"), surintendant des finances, né à Lyon, succéda à son père dans l'emploi de trésorier du roi, et gagna la faveur do Kichelieu et de Mazarin qui le chargèrent de plusieurs missions importantes. Mal» ses exactions lui attirèrent la haine du peuple. Il perdit sa place en 1GI8. On a de lui : Histoire de ce qui t'est passé en Italie pour le regard det duchés de Mantoue et Montserrat de 162* à 1630, Bourg, 1632.

émery (Jarq. -André) , supérieur de St-Sulpice, né à Gex en 1732, mort à Issy en 181 1 , avait été uommé conseiller de l'Université dés 1808. 11 est auteur de plusieurs ouvrages esHmés, où il a invoqué en laveur de la religion l'autorité des plus grands philosophes; ce sont : TEsprit de Leibnitz , 177? (réimprimé en 1803, sous le titre de Pensées de Leibnito, complété en 18 m par une Exposition de la doctrine de Ltibnin sur la religion, ouvrage posthume) ; le Christianisme de llacon, 1778: Pensées de Descartes, 18 II. On lui doit aussi C Esprit de sainte Thérèse, 1772 ; la publication de Nouveaux opuscules de Fteury, ]807, et des écrits de circonstance.

EMESK, auj. Hems ou Iloms, \llle de Syrie, dans la Phénleie du Liban, à 10. de Palmvre. au N. h. de Sidon. Les habitant» d'Emèee adoraient le soleil sous la forme d'un cône de pierre et sous le nom d'Elagabal. C'est dans cette ville qu'HélioRahale fut proclamé emp. Aurélien y battit Zénobie, 273.

EMIL, riv. de Mongolie (Dzoungaric;, naît dans les mont* Tchamar-Daban et tombe dans le lac Kiourgha après 620 kil. de coure.

EMILE (paul), L. jEmiliut Paulus, dit le Macédonique, naquit l'an 227 av. i.-C., contribua pendant sa prêt ure aux succès des Romain» en F.spagne (189), conquit la Ligurie pendant un premier consulat (182), échoua dans la poursuite d'un second, et se retira quelque tempe de» affaire*. Mais ayant été élu de nouveau en 168, et chargé de la guerre contre Persée, il déploya I» plus grande vigueur contre ce malheureux prince, le vainquit a Pydna, s'empara de toute la Macédoine, ou il lit le plus riche butin, et prit Persée lui-même dans Samolhrace. Il obtint à son retour les honneurs du triomphe. Cette cérémonie dura trois jours, et les .masses de numéraire, lingots et objets d'orfèvrerie qu'il apportait au trésor furent si considérables

Îue le* citoyens romains ne payèrent plus, dit-on. impôt jusqu'à Pan 44 avant J.-C. Paul-Emile mourut en 158. — Un de ses Ois, adopté par le Ois du grand Scipion, est connu sous le nonideScipiou Emilien. — Le père de Paul-Emile, nommé aussi L. Almillus Paulus, fut consul en 219 av. J.-C, fit heureusement la guerre à Démétriu», roi d'IIlyrie, et obtint le triomphe ; consul pour la seconde fois en 216 avec Varron, il ne put empêcher la défaite de Cannes et resta sur le champ de Intaille.

in ILE (Paul), Paolo Emili en italien. Paulus Mmilius en latin, historien moderne, né à Vérone vers 1460, entra dans l'état ecclé.->iastique et vécut d abord à Rome où il se lit une réputation de savoir. Louis XII l'attira en Franre et le chargea d'écrire notre histoire. Il publia son ouvrage eu 1500, sous ce titre : De fichai gesth Francorun. libri IV; il y ajouta dans la suite plusieurs livres et y travailla jusqu'à sa mort en 1529. Le tout a été tu!pi.àPar.,iS39,ettrad.narRenard,l581.Ccttc histoire « étend depuis les premtvia temps de la jusqu'à la 6« année de Charles VIII. |

émile (S. .. u tcuombés, se releva bientôt. et subit le martyre en Afrique en 250. On l'hon. le 22 mai.

EM I Ll E, AEmilia, prov. delà Gau le Cisal pl ne, créée dans les derniers temps de l'Empire, formait une 'les prov. du diocèse d'Italie , elle était située au S. du Pô, entre la Flamlnle à l'K. et la Ligurie à 10., et répondait à peu près au grand-duché de Parme et Plaisanee, à celui de Modène et à la partie occid. de la légation de Bologne. Elle avait pour capit. Placentia (Plaisance) ou liononia (Bologne). Elle devait son nom à la voie Emlliennequi la traversait.

EM1LIKN, M. J. jEmilins sEmilianus, empereur romain, natif de Mauritanie, commandait l'armée romaine contre les Perses, et venait de faire des prodiges de valeur quand II fut proclamé par les solda!» h la place de Trébonianus Gallus, 2Î>3. Mais peu après, Valérien, ayant pris la pourpre, vint l'attaquer près de Spolète, et ses soldats, fatigués d'avoir toujours à combattre, le massacrèrent. Son règne n'avait duré que quatre mois. — II y eut aussi fous Gallien un Kmilien qui usurpa la pourpre en Egypte et reçut des habitants le surnom d'Alexandre; il lut défait et mis à mort par Théodotc, général de Gallien.

Emilien (scipion). Voy. scipion.

EM1MKNNK (voie), AZmilia via , grande route qui conduisait de Rome à Arimlniim en passant par Pisc et Plaisance ; elle devait son nom à iEmilius Seau rus qui la commença ; JÏmll . Lépidus Tache va.

EMINEH, Uœmi Extrema , cap de la Turquie d'Europe, sur la mer Noire, par 42° 42' lat. N., 25° 33" long. E., est situé à l'extrémité de la chaîne des monts Balkan.

emineii-dagh , chaîne de mont, de la Turquie d'Europe. Voy. balkan.

EMIR (c.-à-d. en arabe commandant), titre honorifique que portent tous les Musulmans qui se prétendent issus du sang de Mahomet ; ces émirs, dont le nombre est considérable, ont seuls le droit de porter le turban vert : Ils sont du reste réiiandus dans toutes les classes de la nation, sans jouir d'aucun privilège. — Emir se dit aussi de toute personne revêtue d'une autorité quelconque , comme des gouverneurs de province et des chefs de tribu. Tels sont l'émir des brutes en Syrie, plusieurs émirs arabes, et dans la colonie d'Alger l'émir Ahd-el- Kader. — Le mot émir entre encore dans la composition d'un grand nombre de noms de dignités; voici les principaux: émir-al-mouménim, chef des crovants, titre autrefois porté par les califes comme chefs spirituels: il ne faut pas leconfondrc avec tmir-al-motlemin ou chef des Musulmans, titre inférieur que portèrent les prinees almoravides, et dont les Espagnols ont fait le mot barbare de miramolin, — émiral-omra, ou émir des émir», titre créé en 936 par Rhadi. calife de Bagdad, et que portèrent après lut les premier» ministres des califes abbassides ; cette charge lm|>ortante devint héréditaire dans la famille des sultans scldjoucides : aujourd'hui le titre û'émir-al-omra a été remplacé par celui de mir~miran ou beglerbeg, qui a la même signification, mais qui com|M>rte une bien moin» grande autorité ; — e>niral-ma, émir de l'eau, d'où est venu notre mot amiral; — émir-tadeh , fils du prince, d'où s'est formée l'abréviation Mina, nom que l'on donne en Perse aux princes de la famille royale: tel était Abbas-Mma, fils de Fetlt-Ali-Schah, mort récemment en Perse , — rmu -et-hadj, cher des pèlerins, chargé de commander le» trois caravanes de Damas, d'Egypt»' e» de Bagdad qui se rendent tous les ans à l*a Mecque; etc.

EMMANUEL, nom hébreu qui signifie Dieu avec nous, est le nom sou» lequel le prophète laaïe désigne le Messie (VU, 14, et VIII, 8).

Emmanuel, empereur d'Orient. Voy. MANCEL.

lmmanlel, dit le Grand et le Très Heureux, roi de Portugal, né en 1409, mort en 1521, fils «le Ferdinand, duc de Yiseu, d'uuc brauche caddie de

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