EN DE
U maison régnante , porta d'abord le titre de duc de H-'ji, et succéda en 1405 à Jean II, son cousin, mort sans enfants légitimes. Pour condescendre au rœu du son épouse Isabelle, il bannit du Portugal , les Maures et les Juifs. Il bâtit le palais de Delem et! fonda le monastère altenanl.où son t les tombeaux des! rois de Portugal. Il donna un uraud c*sor à la naviga-\ tlon , et son règne fut illustré par d'importantes > découvertes • en 1497, Vasco de uama doubla pour ! la première fois le cap de Bonne-Espérance ; en 1500, Alvarès de Cabrai assura au Portugal la possession du Brésil ; Jacques Flgueira s'empara de l'Ile de Sumatra en 1510, et Albuqucrque des villes de Goa et de Malacca en 151 1. Ces conquêtes, qui furent pour le Portugal une source de gloire et de richesses, valurent a Kmmanuel le nom de Grand.
Emmanuel-Philibert, duc de Savoie, Ûls de Charles III, né à Chambéry en 1528, mort en 1580, succéda à son père en 1533, servit avec zèle et courage l'empereur Charles-Quint contre Ut ligue de Smalkalde (1545), se distingua au siège de Mets en 1552, reçut en 1553 le commandement de l'armée Impériale, et gagna en 1557 la bataille de St-Quentin sur les Français. La paix fut conclue à Caleau- Cambrésis en 1559; la même année, Kmmanuel 'pousa Marguerite de France, fille de François I, et il put rentrer avec honneur dans ses étals que la guerre avait démembrés. 11 a laissé un Journal mi- ÎUaire. récemment trouvé dans les archive» de Turin.
EMMANUEL l-IV (CHARLES-), dUCS de Savoie. Voy. : Mil y -i MMANCEL.
i M M .U s, bourg de Jodée, où Jésus-Christ apparut pour la première fois à ses disciples après sa résurrection. Voy. nicopolis.
EMME. nom de deux riv. de Suisse : Tune, nommée Grande-Emme (Gross-Emmcn) , naît dans le ranton de Berne et tombe dans l'Aar à 2 kil. E. de Soleure, après un cours de 80 kil.; l'autre, dite Pelite-Emme (Klein-Emmen), dans le cant. de Luzerne, se perd dans la Rem* à 3 kil. N. O. de Lu cerne : cours, 44 kil. Leurs eaux charrient de l'or.
EMMKR1CH, ville des Etals prussiens (Westphalie). à 7 kil. N. E. de Clèvcs; 4,500 hab. Industrie : toiles, mousselines, lainages ; tanneries, brasseries.
EMODl montes, auj. I Himalaya. Voy. imacs.
EMONIE, jEmnnia. Voy. hemonie.
; .MOU1 ou AMOY, ile et v. de Chine (Fou-Kian). -ar 115» 33' long. E.. 24" 27' lat. N.; 24 kil. de 'our. Port spacieux, 1res fréquenté des Européen* iTUil la concentration de tout leur commerce a Uanton, ouvert de non», aux étrangers depuis 1 842.
EMPEDOCLE, célèbre philosophe d'Agrigente , florissait vers l'an 444 av. J.-C. Il reçut les leçons ('.es Pythagoriciens, et excella à la fois dans la philosophie. Ta poésie, la médecine et la musique. Il irait composé sur la Nature et les Principes des chose* un poème si beau qu'on le lut publiquement aux jeux olympiques. On dit que, voulant cacher «a mort et passer pour un dieu, Il se précipita dans le eratère de l'Etna; mais que la montagne, reje- '-.nl ses sandales, démasqua sa vanité. H est plutôt \ croire qu'il périt, ainsi que Pline, victime de son lèJe pour la science. Selon d'autres. Il ouitla sa patrie après la prise d'Agrigente nar les Carthaginois (103), et alla mourir dans le Péloponèse. Empédocle admettait quatre éléments : le feu ou Jupiter, la terre uu Juuon, l'air ou Plulon, l'eau ou Nestis : et deux causes primitive», l'amitié qui unit les éléir.er.Li, la haine qui les sépare. Partant de ce »ingulier principe, que le semblable ne peut être connu
3ue par le semblable, il composait I ame elle-même es 4 éléments. Onati'h. unin, , . . . Médec. prouvé en 1846 par Deieimens parmi ceux d Hipnocrate) et des»aym., publ. par Sturx, 1805, cl Peyrou. 1810.
EMPEREUR . du laUn imperator. Ce Utre était décerné dans Porcine par les soldats romains à
tout général victorieux ; depuis César, il devint l'. ttribut de l'autorité souveraine et la qualification du chef Ut '•>!. Jusqu'au partage définitif de l'empire en 396 , i. . . avait eu le plus sou v . qu'un *mp. mais, depuis cette époque, tl y en eut deux, on en Occident et un en Orient. Le titre u empereur disparut en Occident après la chute d'Auguslule (476); en Orient, il fut conservé jusqu'à là prise de Con&lauliuople par les Ottomans (1453), et même après cet événement, il subsista encore quel» que temps à Héraclce et à Trébuonde. En 800, Charleuiagne reprit le titre d'empereur romain, et il le transmit à ses descendants. Mais, dès 888, après Charles-! e-Gros, ce litre disparut ou fut sans cesse disputé. Depuis Otbon-le-Grand , 962 , il fut syuonvme de celui de souverain 4» r AHomaene. Na-
K'aléon prit le tilre d'emp. en 1804; le prince Louis apoléon lit revivre ce titrecuFraucecu 1*52. Il est en outre porté, eu Europe, par lessouver.de l'Autriche, de la Russie et quelquefois de la Turquie; en Amérique, par le souverain du Brésil. En Asie, il y a eu de* empereur» du Mogol, et il y a encore des empereurs de îa Chine ; en Afrique, on décore parfois du nom d'empereur le souverain du Maroc.
EMPIRE (bas-) et empire d'orient. Voy.* en ci Ht. d'occident. Voy. romain (empire).
EMPIRE (SAINT-). Voy. ALLEMAGNE.
EMPOLI, Emporium, ville de Toscane, sur l'Arno, à 37 kil. E. de Plse; 3,000 hab. Pavée en dalles.
EMPORIES, Emporte, du grec emporion, c.-à-d. marché, auj. Ampuriat, ville d'Hispanie (Tarraeonaisc), chex les Indigtus, sur la Méditerranée, était une grande place commerciale : de là son nom. — Ville de Sardaigne, auj. castel-sardo.
empories, district de la Byzaeène, était renommé par sa prodigieuse fertilité en grains et regardé par les Carthaginois comme le grenier de leur capitale.
EMPUSA, spectre horrible qui, selon les superstitions vulgaires, était envoyé par Hécate aux hommes pour le* effrayer et les punir. Il prenait toutes sortes de formes hideuses. Voy. lamies.
EMS, Amitus, riv. d'Allemagne, naît au mont SUpel.ig, dans le Teutoburger-Wald (We-lphalie) ; traverse la régence de Munster, le Hanovre; reçoit l'Aa, le Haase et la Leda. et se divise près d'Emden en deux bras, l'Ems orieu tal et l'Ems occidental ; puis, après avoir mêlé ses eaux à celles du Dollar!, se jette dans la mer du Nord. Cour», 2lK)kiI.— L'Emsa donné son nom à trois dép. de l'empire français: l'Ems occidental (ch.-l. Groningue) ; l'Ems oriental (eh.-l. Adrien) ; et I Ems supérieur (rh.-l. Osnabruck).
ems, Emoaxis, bourg du duché de Nassau, à 10 kil. N. 0. de Nassau ; 1 ,500 hab. permanents. Eaux thermales célèbres cl connues dès l'antiquité. Parmi les élablissemenUde bains on dislingue ceux des Princes, du Landgrave, la source des Gamins [Die Bubciiquetle) et celle de la Pièce- Ronde. — On connaît mui» le nom de punciaiion d Emi un plan de rerormes ecclésiastiques signé à Ems le 25 août I .86 par l.-s archevêques de Maycnce. Trêves. Cologne cl Sdtii'outg. Ce plan, bien qu'approuvé par 1 fcuipc- ,eur. Tut improuvé par le pipe Pie M.
ENAMRUC. Voy. d'cnambuc.
BNCELADB, géant redoutable, fils du Tartare et de la Terre, est un des géants qui firent la guerre aux dieux de l'Olympe. Jupiter victorieux le couvrit du poids énorme de l'Etna. C'est lui don» I haleine embrasée, dit Virgile, exhale lo- feux que lance le volcan: lorsqu'il essaie de se retourner, Il Tait treuil.lcr la Sicile, et une épaisse fumée obscurcit l'air d alentour. Voy. TTFMHf,
EN DE, ile de la Sonde. Voy. flores.
ENDEAVOIR, riv.de la Nouv. -Hollande dans U NOUV. -Galles merid.. tombe dans le i.raud-Oi^an. —Détroit entre !a N.-Holl. et leslles du Pr. de Galles.
eudeavour (Terre de Y) , dans la Nouvclle-Hoi-
ENFE
lande, s'étend depuis h baie de la Trinité la rivière d'Endcavour.
ENDKRl, ville de Russie. Voy. kmntivk.
END1AN, ville de Perse (Khousistan), sur le Tab, à 2G kil. du golfe Persique; 3,500 habitants, presque tous Arabes. Commerce avec Bassora.
ENDOR, ville de Palestine (Issarharj, près du mont Thabor, et au S. E. de Naïm, était la demeure d'une célèbre pythonisse . qui évoqua devant SaUl l'ombre de Samuel avant la bataille de Gclboë.
ENDYM ION, berger fabuleux de Carie ou d'ÉIiue. d'une grande beauté, avait été placé dans le ciel par Jupiter, qui ensuite l'en chassa et le condamna à un sommeil perpétuel, parce qu'il avait osé attenter h l'honneur de Junon. Diane s'éprit d'une vive passion pour lui pendant qu'il dormait, et le transporta dans un antre du mont Latmus en Carie, où elle venait souvent le visiter. 11 est à croire qu'Endymion cultivait l'astronomie et passait les nuits à suivre le tours de la lune ; c'est là ce qui l'aura fait passer pour l'amant de Diane.
ÊNÉE, jEneas, prince troyen , fils de Vénus et •rAnchisc, épousa Créusc, fille de Priam, et en eut Ascagne. 11 se distingua pendant la guerre de Troie, surtout pendant la nuit fatale dans laquelle la ville fut prise (1270). Après le sac de sa patrie, il s'enfuit portant sur ses épaules Anchlse, son père, avec ses dieux Pénates, tenant par la main son fils Ascagne, et suivi de Créuse, son épouse, qui se perdit dans une forêt. Il s'embarqua avec un grand nombre de Troyena pour aller former un établissement dans une terre étrangère. Après avoir été longtemps sur les mers le jouet d'affreuses tempêtes, et avoir été jeté sur les cotes de Carthagc où, selon Virgile, Dtdon le retint quelque temps. Il aborda enfin en Italie après sept ans de na- » igatlon. A Cumes, la Sibylle le conduisit aux enfers, où il vt»iu l'ombre de son père, qui était mort depuis plusieurs années. Arrivé dans le Lalium, il fut bien reçu du roi Latinus qui lui offrit la main de sa fille Lavinle. MaisTurnus, roi des Rutules, à qui la princesse avait été fiancée, lui dédara la guerre. Après des succès divers, le roi des Rutules fut vaincu et tué par Enée dans un combat singulier. Le vain-
3ueur épousa Lavinie, bâtit en son honneur la ville e Lavinium, et régna plusieurs années sur le Lalium (vers 12601. Il eut de Lavinie un fils nommé Sylvius. — Virgile a Tait d'Ênéc le héros de son Enéide, et lui a donné une piété sans égale. Il est Inutile de dire que rien n'est moins certain que les aventures d'Énée, de même que son établissement en Italie.
EXEE le Tacticien , l'un des plus anciens auteurs qui aient écrit sur l'art militaire, vivait dans le tv siècle av. J.-C., vers l'an 336 ; ses ouvrages sont perdu. Casaubon a publié sous le nom de cet écrivain an traité De tolcranda obsidione, grec et latin, 1G09, traduit en français par Beausobre, 1757. C'est un abrégé de l'ouvrage d'Enée fait par Cinéas.
ÉWÊe de Gaza, philosophe platonicien du v* siècle, disciple d'Hiéroclès, était chrétien. Il écrivit, sous le titre de Théophraste, un dialogue sur 1 immortalité de l'âme et la résurrection des corps, Zurich, 1559, qui fut traduit en latin par Ambroise-lc-Camaldulc dés 151 C et réédité par Boissonade, Paris, 1836, in-8.
Exêe (Sylvius), pape. Voy. jme ii.
ENERVES de JtMiECEs (les). Voy. jcmiEces.
ENÊSIDÉME. Voy. **esidkiie.
ENFERS, Inferni loci, lieux souterrains où, selon le* anciens , se rendaient les ftmes des morts ; ils avaient Pluton pour dieu et pour roi. L'Enfer était arrosé par 5 fleuves, l'Achéron, le Cocyte, le Slvx, le Phlégéthon et le Léthé. Après avoir passé l'Achéron, on subissait le jugement, et l'on était envoyé soit dans leTartare, séjour des méchants, qu'entourait le Slyx, •oit dans la Champs-Elysées, séjour heureux des Justes, qu'arrosait le Léthé. Les poètes plaçaient gé