‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 390 sur 567 · ECU · texte numérisé non relu

ECU

Seca près de Valladolid, j(i«JO, mort en 1772. fut porté par »oa seul mérite aux plus hauts emplois, et gagna la cofinance de Ferdinand VI, qui le nomma minMr» des finances. Il sut, par une sage administration, rétablir les finances épuisées et faire fleurir le commerce et les colonies. A l'avènement de Charles III. il devint victime do cabales de cour et fut destitué. 1759.

ENSISHEIM. Urunca, ville de France, ch.-l. de canton (H.-Rliin), 4 23 kil. S. de Colmar. sur lïll ; 2,734 hab. Ancien collège des Jésuites, qui sert auj. de maison de détention. Hôtel-dc-ville. Calicots, chapeaut de paille. — Cette ville était jadis le ch.-l. de l'Alsace autrichienne , du Brisgau , de la Forèt- Noire et des villes forestières: le conseil souverain d'Alsace y a siégé de 1069 à 1674. Elle fut prise et reprise par le* Suédois, les Impériaux et les Français pendant la guerre de Trente-Ans. Elle fut cédée à la France par la paix de Minuter (1648).

ENTK1.LE, athlète. Voy. darès.

ENTWS. Voy. enzo.

ENTK AIGUËS, Inieraquœ, village du dép. de l'Isère, jadis ch.-l. de caxit., à 37 kil. S. E. de Grenoble : 94)0 hab.

cntraigves, ch.-l. de cant. (Aveyron), à 21 kil. N. O. d'Espalion : 1,800 hab.

ENTR A I G 11 ES (Cath e r i ne-Ile nrictle DE BALZAC n') , marquise de Verneuil, fllledc François d'Enlraigues, gouvern. d'Orléans et de Marie Toucbet, maîtresse de Charles IX, inspira, après la m. de Gabriel le, une vive passion à Henri IV, qui allaju«qu'à lui signer uneproine^sc de mariage (que Sully déchira) ; elle montra un vif ressentiment lors du mariage de Henri avec Mari* de Médicis. Le roi pour la calmer lui fit don du marquisat de Verneuil; néanmoins elle entra quelque temps après dans une conspiration dont son père et son frère, le comte d'Auvergne, furent les principaux agents. Tous deux furent condamnés & mort; mais Mlle d'Enlraigues obtint leur grâce. Elle se retira alors de la cour et mourut en 1633, > 50 ans. Elle avait eu de Henri IV un (Ils, le duc de V crneuil,et une fllle,qui fut mariéeau ducd'Épernon.

ENTRECASTEAUX, bourg du départ, du Var, à S9 kil. N. E. de Brignolles; 2.000 hab.

entrecasteaux (canal d'), détroit de l'Australie, sépare l'Ile de Bruni de la côte S. E. de la Tasmanie. Il est ainsi appelé du navigateur de même nom oui l'explora le premier.

ENTRECASTEAUX (Joseph-Antoine bruni d'), né à Aix en 1740. fils d un président du parlement de Provence, entra de bonne heure dans la marine royale, et devint en 1 7 85 commandant des forces navales dans l'Inde. En 1791, il fut chargé daller arec deux frégates à la recherche do Lapeyrouse , et en outre de parcourir les côtes que ce brave et malheureux navigateur avait encore a explorer. D' Entrecasteaux, malgré son xèle, ne put remplir que lu seconde partie de ses instructions: il reconnut la côte occidentale de la Nouvelle-Calédonie, de l'Ile de Bougainville, et près de 1,300 kil. de côtes dans la partie sud-ouest de la Nouvelle-Hollande, et explora sur les eôles de la Tasmanie une suite de points auxquels il laissa son nom. 11 mourut en mer (1703) près de l île de Java. L'expédition fut alors dirigée par M. de Rosse! , capitaine, qui en a publié une relation fort intéressante , Faris, 1808, 2 vol. in-4.

ENTRE-DEUX-MERS (pavs d'). subdivision du Bordelais (en Guyenne), entre la Gironde et la Dordogne, ainsi nommée parce que la marée remonte très haut dans l une et l'autre rivière. Places principales : Créon, Artigues, etc.

ENTRE-UOUIWUÉ-MINHO.en latin mod. Porn*galUa mutramnentis , prov. du Portugal, à l'angle N. 0., bornée au N. par le Minho qui la sépare delà Galice et au 8. par le Douro qui la sépare de la Beira,

à l'E. par le Tras-os-Montcs et à 10. par 17 tique; 133 kil. sur 62 ; 900.000 hab. Ch.-l., Braga. Climat délicieux, grande fertilité: gros et petit bétail. Industrie. Grand commerce de vins, fruits, etc.

ENTRE-R10S (c.-à-d. ernre rivière»), état de l'Amérique méridionale, fait partie de la (Uiiili<dératioa du Rio-dc-la-Plala. Il est situé entre l'étal de Corrien tes au N., la république de r Uruguay kl' E., l'état de Buénos-Ayres au S., celui de Saula-ré k 10 Environ 60,000 hab. Son chef-lieu avluel «-si Baxada; auparavant c'était Santa-Fé, qui est auj. chef-lien d'un étal particulier. 11 est formé de l'ant'ien viceroyaume d'Entre-Rios et doit son nom i sa position entre les deux rivières de l'Uruguay et de Parana qui forment les frontières orientale et occidentale. Du reste, ses limites sont peu déterminées et sont exposées à de continuelles variations.

ENTREVAUX. Intervalles, ch.-l. de cant. (Basses- Alpes), à -10 k. N. E. de Castellaue, près la rive gauche du Var; 1,400 hab. Jadis évérhé. l'élite place forte.

ENVERMEU. ch.-l. de cant. (Seine-Inférieure), à 14 kil. de Dieppe: 1,000 hab.

ENYED (nagy-J, Stratsburq en allemand, de Transylvanie, à 26 kil. N. E. do 6,000 hab.

ENZKRSDORF, ville murée d'Autriche, à 13 kil. E. de Vienne, sur le Danube, rive gauche, en face de l'île Lol.au : 800 hab. Elle fut brûlée le a juillet 1809(1" jour de la bataille de Wagram).— On l'appelle souvent SUedel-Enzersdorf pour •* distinguer d'Enzersdorf-im-Langenthal, située à peu de distance de la première, et k 10 kil. S. de Im.

ENZO ou ENTIUS (HANsdit), bàtarddel'emp. Frédéric II, fut nommé par lui roi de Sardaigne, après avoir épousé la veuve d'Ubaldo Viscouli, qui possédait la plus grande partie de l'île. Enzo se signala dans lesguerresque son père eut à soutenir contre l'Eglise, et conquit une partie du Milanais avec l'aide des Gibelins: mais il fut fait prisonnier par les Bolonais à la bataille de Fossalto, 1247. Il mourut en prison au bout de 22 ans de captivité, à 47 ans.

EOLE , JEolus, fils de Jupiter et de Mélanhppe, était le dieu des vents. 11 régnait sur les îles appelée:- Vulcauies, et depuis Eoliennea {Voy. ce mot), lorsque les vents jetèrent Ulysse dans les étals d'Eolc, ce dieu l'accueillit favorablement, et loi fil présent d'outrés qui renfermaient les Vent» contraires à sa navigation. Les compagnon* d'Ulysse, cédant à leur curiosité, ouvrirent ces outres; mais les Vents s'en échappèrent aussitôt, et causèrent une tempête furieuse qui fil périr tous les vaisseaux d'Ulysse.

eulb , JZolut, fils d'Hellen et petit-fils de Denealion, vivait vers le xvi* siècle av. J.-C., et a donné son nom aux Ëoliens.

EOL1DE ou EOLIE . partie d» la côte occidentale de l'Asle-Mineure colonisée par les Eolims, comprenait lout le littoral de la Mysie, depul» la ville de Cyxique jusqu'au fleuve Calcus. Sur le continent, on comptait onze villes principales appartenant aux Eolicns: la plus importante était Cume ou Cyme. L'tle de Lesbos était aussi peuplée de colonies éoliennes. — On donnait le nom de mer d'Eolte à la partie de la mer Egée comprise entre le» embouchures des fleuves Calcus et Hermus.

EOL1ENNES (Iles), dites aussi vulcanikwne* nu béphestiades et même i.ipariknnes, sont les ? Iles Lipari, autrefois nommées Li|iara , Phénirade, Ericode, Hiéra, Evonymc, Strongyle, Ihdyme. Elles sont situées au N. È. de la Sicile. Voy umw.

EOLIENS, peuple grec, formait une des grandes divisions de la race hellénique et tirait son nom A'/Eolut (petit-fils de Deucalion), dont il était issu. 1 .es Eolicns habitèrent d'abord le nord de la Thessalic, puis, se répandant de proche en pnirhe . ils liénéUcrentjusqucdansleI'éloponëse.Dell89àll20

EPAC

EFER

*v. i.-C, les Eolicns quittèrent la Grèce el Tinrent l'établir dans la partie nord-ouest de l'Asie Mineure qui prit d'eux le nom d'Eolide. Le dialecte que pariaient les Eolicns est celui qui s'écarte le moins de la langue primitive; aussi a-t-il beaucoup d'affinité arec le latin ; Il diffère peu du dialecte dorien, et ce qui le distingue surtout , c'est l'aspiration des voyelles initiales figurée par le digaœma dit iolique (F). Alcée, Sapho el Corinne ont écrit dans le dialecte éolieu, amM que PuiUare.

EON DE BEA LM ONT (le chevalin, . personnage que l'amburuilé de son sexe a rendu célèbre, né en 1728, à Tonnerre, était fils dan avocat au parlement. Il portait une jolie figure el n'avait pas du barbe, ce qui lui donnait la facilité de se faire passer pour femme. Chargé par Louis XV d'une mission secrète en Russie auprès de l'impératrice

Elisabeth, il se présenta avec le vêtement féminin , réussit à l'aide de son déguisement à voir l'impératrice en secret, gagna sa faveur, et opéra ainsi un utile rapprochement entre la Russie et la France (1766). Ayanf repris ensuite les habits de son sexe, il servit avec distinction pendant la guerre de Scpt-Ans. A la paix il fut envoyé à Londres comme secrétaire d'ambassade du duc de Nivernais et eut part au traité de 1763. Des démêlés qu'il cul avec le successeur du duc de Nivernais , le comte de Guerchy. lui firent perdre son emploi. D resta néanmoins à Londres , et publia contre le comte des Mémoires qui le firent condamner comme diffamateur par la son maître à cour du liane du roi: il fit à son tour condamner son! son esclave adversaire pour tentative d'assassinat. Après diverses aventures scandaleuses, il revint en France en 1777, mais le roi lui imposa l'obligation de prendre el de conserver jusqu'à ta mort les habits de femme. On prétend que cette métamorphose était commandé par la nécessité de voiler certaines intrigues amoureuses dans lesquelles ge trouvaient eompro- ™"^*r*i*" t^rsooiwtfeé, el même la reine d'Angleterre, Absent en 17W, d Tut déclaré émiuré. H ui a Londres en lhlO. Outre ses Mém. contre le comte de Guerchy, le chev. d'Eou a écrit plusieurs ouvrages d 1ml., de poli t. cl d éoon. financière, qui ont été réunissous le titre de Loisirs du chev. d' Eon (13 v in-8

w"LSW779)- \'î VieJ2iLmr** P°lit,9- etpr'iv. de ;,r ,n ï?"' \mh\' Cn }P9s°™ 'o nomdeLaFortell..-, 5fgÏ êl™.du c»Jf«»'«r même, Les J/eVi. du chev ?nS f ? • ° L83? M- Gadiardet, ne sont qu'un roman histonq. M. Lemaistre, de Tonnerre, arediiré

*.«UJodSe 'érieUX ,ur ,e même sujet (encore man )

EONS, êtres intermédiaires imaginés par les Gnostiques pour remplir la distance qu'ils disaient exister cuire le Dieu suprêmo et le Jéhovah des Juifs ^ont ils faisaient une divinité secondaire), entre le Père et le Fils ou Christ, el enfin entre ce dernier et les hommes. Ces êtres purement spirituels n'étaient autre chose que des abstractions réalisées: c étaient la Sagesse, la Foi, la Prudence, etc. Us étaient appelés Eons ( du mot grec aion, œvum, temps ). parce que leur existence , sans être éternelle, était supposée d une durée considérable. Leur nombre était indéfini; mais lis pouvaient se grouper en différentes espèces; Basilides en comptait 3oS, >alentin n'en admettait que 30

EOUA ou M1DDELBURG, une des îles Tonga, dans le Grand-Océan équinoxial, par 177» 21' long. E., 21» 24' lat. S.; 47 kil. de tour. Cannes a sucre.bananes. El le fut découverte en 1643 par Tasman.

EPACTE (du grec epactai imitai, jours intercalé*) , nombre qui indique combien il faut ajouter à Tannée lunaire pour l'égaler à l'année solaire. La différence entre ces deux années étant d'environ 11 jours, l'épacte augmente chaque année de 11 Jours, jusqu'à ce qu'elle dépasse 29; quand elle a atteint ce nombre, on suppose un nouveau mou lunaire Intercalé.

EPAGNE . ville du d£p. de l'Hure, a 10 kil. S. de Pont-Audenier ; 3,300 hab.

I. l'A M INONDAS, célèbre général Ihébain. s'était d'abord appliqué à l'élude de» lettres et de la philosophie. S'étant lié avec Pélopidaa, il l'aida à chasser de Thèbcs les Lacédémoniens qui n'étaient emparés de la ville par trahison. Nommé général dan» la guerre qui s'alluma entre sa patrie et les lacédémoniens, il gagna sur ceux-ci la célèbre bataille de Leuclres (Tan 371 av. J.-C), où périt Ciéombrole, roi de Sparte; quatre fois h envahit la Lacome, releva Messène el fonda Mégalopolis en Arcadie, opposant ainsi une barrière i l'ambition de Sparte, mais il s*> vil près d'ftre condamné a mort pour avoir excédé de quatre mois la durée de son commandement. Cependant, Il fut que!q:n temps après replacé à la tête des armées Ihébaiiies, obtint plusieurs avantages en Thessalie sur Alexandre de Plières , fit de nouveau la guerre aux Lacédémoniens, et remporta sur eux la célèbre victoire de Hanlinée , Tan 363 av. J.-C. Il reçut dans le combat une blessure mortelle : mais apprenant que l'ennemi était en déroule: « J'ai assez vécu, dit-il, puisque je meurs sans avoir été vaincu. » En même temps il expira. Epaminondas donna l'exemple de toutes les vertus; il n'avait pas moins de frugalité el de désintéressement que de génie et de courage.

EPAPHROD1TE, affranchi et secrétaire de Néron, fut condamné i mort par Domitien pour avoir aidé

la mort. Epictète avait été

EPAPHUS, fils de Jupiter et d lo, fut enlevé après sa naissance par la jalou*e Junon , et livré aux Curètci; mais Jupiler irrité les tua. Epaphu» eut un jour querelle avec Phaélon, el prétendit qu'il n'était point fils du Soleil, comme Clymène sa mère s'en vantait : ce fui là l'origine du malheur de Phaéton (Voy. phaêtos). Selon quelques mythologues, il devint roi d'Egypte et fonda Memphis. — Le mot Epaphus est le nom grec du dieu égyptien Apis. EPÉE (abbé de l'). Voy. Vivtt.

EPÉENS, nom que l'on donne quelquefois ans habitants de TElide. Voy. epéus.

EPERIES, ville des Etals autrichiens (Hongrie' , ch.-l. du comlé de Saros , a 230 kil. N. E. dr Budc: 9,000 hab.; 2 évôchés, Tun grec, Tautre catholique. Cathédrale. hôtcl-de-ville. Draps, toiles, raffineries de sucre, etc. Eaux minérales.

EPERNAY, A*/>renci(i ou Sparnacum, ch.-l. d'arr. (Marne), sur la Marne, h SI kil. N. 0. de Chftlons. ri a 138 k. E. de Parts; 5,467 h. Collège, urand >a>uju. de vins de Champagne. Elle fut prise sur les Ligueurs en 1592 par Henri IV ; le maréchal de Birun Tut tué à ce siège. — L'air. d'Epernay a 9 cantons (Anglure, Aviic, Dormans, Eslernay, La Fère-Cham|ienolse, Montmlrall, Montmort, Sézanne , plus Epernay). 210 communes et 86,452 hab.

EPERNON, Sparno, ville du dép. d Eurc-cl-LoIr, à 24 kil. N. E. de Chartres el 8 kil. de Malntenon; 1 ,600 hab. Hugues Capet y fit bâtir un château que les Anglais détruisirent sous le règne de Charles VI. La ville d'Epemon était le titre d'une baronle qui fut érigée en duché pr Henri III en faveur de Jean-Louis Nogarcl de la Valette [Voy. ci-aprèf Tari, historique). Le titre de duc d'Èpcrnon , aprèt avoir été porté quelque temps par les descendant directs de Jean-Louis, passa aux fils d'Hélène, sa sœur, et s'éteignit de bonne heure en la personne de Mlle d'Epcrnon, fille du dernier gouverneur de la Guyenne. — Plusieurs membres de cette tam. on; aussi porté le titre de Captai, comme gouverneur* de la Guyenne (où se trouvait le captalat de Bach).

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