‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 391 sur 567 · EP1C · texte numérisé non relu

EP1C

^ances, fut créé duc et pair, gouverneur de Metx, du Boulonnais et de la Normandie (1581-84), et devint amiral de France en 1 687 . Il fut un des derniers à reconnaître Henri IV ; il obtint cependant de ce prince le gouvernement de la Provence , et Qnil par gagner toute saconQance.il se trouvaitdons le carrosse du roi quand ce prince fut assassiné ; on l'accusa de complicité, mais 1 affaire fut étouffée. Il 01 donner la régence à Marie de Médias et jouit auprès d'elle d'un grand crédit : mais Richelieu le fit disgracier par Louis XIII. On lui donna, pour l'éloigner, le gouvernement de la Guyenne. Partout le due d Epernon se rendit odieux par sa hauteur et ta violence. — U laissa trois fils : l'aîné mourut jeune ; le second, Bernard de Poix et de U Valette, succéda à son père dans le titre de due, ainsi que dans le gouvernement de la Guyenne, et mourut en 1661 : le troisième, Louis de Nogarel de la Valette, embrassa l'état ecclésiastique ; il est connu sous le nom de cardinal de la Valette [Voy. la Valette).

EPERONS (journée des). On a donné ce nom à deux batailles funestes aux Français : celle de Courlray, en 1303, où les chevaliers français tués dans l'action laissèrent sur le champ de bataille plus de 4,000 éperons; et celle deGuinegate, en 1613, où l'on fil plus usage des éperons que de l'épée.

EPÊUS , Ûls d'Endymton et d Hyperlmné , régna sur les Eléens qui prirent de lui le nom d'Epéens.

Ertos, ûls de Panopée, est célèbre pour avoir construit le cheval de Troie. Il fonda Mélaponle.

ÊPHÊSE, auj. Ala-solouk, ville de l'Asie-Mineure. H» la cote occidentale, et la principale de la Confédération ionienne, est surtout célèbre par un magnifique temple de Diane. Ce temple fut incendié par Erostrate le jour de la naissance d'Alexandre (356 a?. J.-C.) : mais 11 fut rebâti depuis avec plus de magnificence encore. On croit que le second temple fut détruit sous Constantin. — Ephèse fut fondée par les Cariens. Les Ioniens s'en emparèrent sous la conduite d'Androclès, fils de Codrus. Dans la suite, elle fut prise plusieurs fois et souvent soumise ; mais elle recouvra toujours son indépendance. Vers la fin de la guerre du Péloponèse, Lysandre y avait établi son quartier général el comptait en faire le centre de sa domination particulière. Les philosophes Héraclite, Hermodore, le poète Hipponax, les peintres Apclles et Parrhosius y naquirent. Le christianisme y établit one de ses premières églises, qui fut longtemps dirigée par saint Jean ! fi vangé liste (on fait infime dériver le nom moderne Aia-solouk des mots grecs agios theologos, c.-A-d. le saint théologien, nom que l'on donnait à saint Jean). C'est à Ephèse que Tut réuni en 431 le troisième concile œcuménique qui anathématisa le nestorianisuio. En 449, il s'y tint un autre concile soi-disant œcuménique, mais flétri depuis par le nom de brigandage d'tphèse, k cause des violences qui s'y commirent : ce conciliabule se déclara pour l'eulycliianisme ou doctrine des Monophysites : deux ans p.us tard , leconcileae Cna«cedoine condamna cette doctrine et rétablit le dogme orthodoxe. ÊPHESTION. Voy. heprestion.

EPHIALTES, géant, Ûls de Neptune et d'Iphimédie. Voy. aloïdes. — Les Latins donnaient aussi ce nom à des songes malfaisants qu'on appelait plus ordinairement incubes.

ÉPHORE, orateur et historien grec (363-300 av. J.-C.),natirdcCumtenEolie,disciplcd'Uocrale et rival de Théopompe, avait composé une Histoire du Pi- 'oponkse qui comprenait les temps écoulés depuis la conquête des Héraclîdes (1104 av. J.-C.) jusqu'à la 20* année du règne de Philippe (340 av. J.-CA M. Marx a publié les fragments qui nous restent de cet historien, Heidclbcrg, 1825:Creuier en a donné une nouvelle édition , Carlsruhe, 1835.

EPHORKS, c.-a-d. inspecteurs, magistrats de La- " au nombre «le cinq, furent créés pour con-

trebalancer l 'autorité des rois : ils pouvaient les mettre à l'amende, les arrêter, les déposer et les foire mettra à mort. De plus, ils convoquaient, prorogeaient et dissolvaient à leur gré les assemblées du sénat, disposaient du trésor, envoyaient des armées en campagne . Mais leurs décisions devaient être rendues à l'unanimité, l'opposition d'un seul neutralisait la volonté des quatre autres. Cette magistrature fut instituée par Lycurgue vers 884 av. J.-C. ; mais elle n'eut d'abord qu'un pouvoir très limité; le roi Théopompe l'augmenta (770). C'est au temps de la guerredu Péloponèse que son Influence fut le plus redoutable.

EPHRA1M, 2* fils de Joseph et frère de Manassé, fut le chef d'une des douze tribus. Sa postérité forma une tribu qui habita dont la Palestine entre le Jourdain à l'E., la Méditerranée à 10., les tribus de Dan et de Benjamin au S., et la demi-tribu occidentale de Manassé au N. Avant l'arrivée des Hébreux cette partie de la Palestine était habitée par les Phéréïéens.

EPHRATA, premier nom de Bethléem.

EPHREM (saint), père de l'église syriaque , né à Nlsibls en Mésopotamie vers 320, mort en 379, embrassa l'état monastique et se relira dans le voisinage d'Edcsse. U se lia avec saint Basile, fit un grand nombre de conversions, et combattit les hérésies de Bardesane, Marcion, Manès. On a de lui, outre ses écrits contre les hérétiques, des Commentaires sur le Testament, et des poésies sacrées. Ses ouvrages sont écrits les uns en syriaque, les autres en grec. Ils ont été publiés par Gerhard Vossius en 3 vol. in-fol.: par Assemani, Rome, 1 589-97, 6 vol. Infol., réimprimés en 1736. On a donné récemment une traduction française des ouvrages grecs de saint Ephrem, Paris, 1840. On bon. ee saint le 9 juillet.

EPHT ALITES (nuns). Voy. huks.

EPHYRE, ancien nom de Corinthe. Voy. co- RirrrnE.

ÉP1CHAR1S, courtisane romaine, entra dans la conspiration de Pison contre Néron. Ayant été prise, elle refusa, même au milieu des tortures, de nommer ses complices. Enfin, craignant de laisser échapper son secret, elle s'élranela avec sa ceinture. Lcgouvé a fait une Insédin d' Epûtiaris et béron.

EPICHARME. poêle el pnilosophe pythagoricien, né dans l'Ile de Ce*, vint fort jeune à Syracuse, fleurit sous Hiéron I vers l'an 450 av. J.-C., et mourut âgé de 75 ans selon les uns. ou de 99 selon d'autres. On le regarde comme l 'inventeur de la comédie. Plante l iiiiiuHsouv.,audired 'Horace, hruseinuu a publ. : Koicharuti fragmenta, Leyde,l83L

EPlCNKMlDlh.NS i.ooitiKxs). Voy. lulhiue.

EP1CTÈTE, philosophe sloKcicn, né à Hiérapolii en Phryglc. fui d'aliord esclave à Rome et eut pour maître Kpaphrodite, affranchi de Néron. Exilé par Domltien lorsque cet empereur chassa de la ville tous les philosophes, vers l'an 90 de J.-C., Il se relira à Nlcopolls en Epire. Il revint dans la suite à Rome, et s'y concilia l'estime d'Adrien et de Marc-Aurèle. Ce philosophe était d'une patience inaltérable; un jour son maître Epaphrodite lui ayant cassé la jambe en le frappant, il se contenta de lui dire : « Je vous avais bien prédit que vous me lacasseriei.» 11 ne reste aucun ouvrage écrit par Epiclète lui-même ; mais l'historien Arricn, son disciple, a rédigé des Dissertations sur sa vie et sa philosophé, ainsi qu'un Manuel de sa doctrine, connu sou» le nom grec d' Enchiridion Simplicius a commenté ce manuel. Toute la morale d'Epiclèle se réduisait à ces deux mots î Abstiens-toi, résigne-toi. On a donné une foule d'éditions du J/«inuel. On le trouve réuni aux Dissertations, gr.-lat., dans une édition de Jér. Wolf, Baie, 1560. U a été traduit en français plus de vingt fois, notamment par Duvair (1606), Gilles Boileau (1655). Dacier 1715), Léve5quc, Lefebvre de Vlllebrune (1794). l.-P. Thurot a trad les Dissertations, 1338, in4.

epin

kpït.

Srliweigh«uw » recueilli tout ce qui reste d'Epielète. Boas ce !ilrc : J'pictetcœ phitotopkim monumenîn. I.eipsiek. 1799-lSOO. & vol. in-8.

EPIQUE, cl.Mirc philosophe grec, né à Gargcttn». bourg près d'Athènes. Tan 341 av. J.-C., étal! fils d'un maître d'école. Il lut de bonne heure

Démnrritc jiour lequel il se passionna, et ayant en- Bruyères, Châtcl-wr-Moselle, suite étudié les prinripaux sysu^mes enseignés de son temps, il sr erul Montât en état de former une secte nouvelle. || enseigna d'abord à Lampsaque el Iran»- I porta ensuite son èYole à Athènes (309). Il 01 doits I Vtts ville l'arqultltlon d'un jardin ou se pfonlsnh ni fea disciples, qui y vivaient en commun. Il mourut l'an 27« «t. J.-C., dans sa 72* année. En

telle, à 37C ML E. do Tarn 9.S26 h. Coll. eomm. Bibliothèque. Staluc de Cl. Lorrain, né près de là. Commerce de plantes oléagiueiues ; rabriquea de papiers, merceries, etc. Fondée en U80 par un évêquede Mets, sous le nom de SpinaJium, elle se donna I en 1 i46.au duc do Lorraine. — L'arr. a6raut. (Bains,

"iesa, Xer-

morale,

Epieure enseignait que le plaisir est le souverain bien de l'homme et que tous nos eflbrts doivent tendre à l'obtenir : mais il faisait consister le plaisir dans le» jouissances de l'esprit et du cœur autant qne dans celles des sens. En physique, il expliquait tout par le concours fortuit des atomes ; il niait I immortalité de l'âme : il admettait des dieux , êtres d'une nature supérieure à l'homme , mais il leur refînait toute artion sur le monde et niait la Providence: Il prétondait ainsi détruire par la racine toute superstition. Il aTait composé de nombreux «u v rages qui ne nous sont pas parvenus. On a seulement de lui deux lettres, publiées par Schneider (Leipsiek, 1813); des fragments des livres II et Xi d un Traité sur la nature, retrouvés a Jlcrrulanum et publié» par Orellius, Leipsick, 1818. On trouve de nombreux renseignements sur la vie et la doctrine d'Epirtire dans Uingène lierre, livre X. Lucrèce a ex|osé la physique d'EpIcure dans son poflmfl De tfatura rerum. Gassendi s est efforcé de réhabiliter C* philosophe dans l'ouvrage intitulé : De Yïtn, moribus et doetnna F pic un. ct de rajeunirsa philosophie dans son Symaumn philosophiez epicureœ, 16S.S.

EriOAMNE, Mlle >| lliyne. 1 uy. u\ wiAcnifM.

LPlUAlilth, Hpulanrus, r-Otu commun u 3 %illcs grecques: la t— en Dalmatic, chez les Enehélécns, •oj. Hutjust- Vecchio ; — la 2# en Laconie, sur le golfe Argot, à :>k.N.de. Wapoh de Malvoiue;-\n 3» et la plu? célèbrp. en Argnlide, sur legoire Saroniquc: c'est auj. Pidnvro. Elle était la capitale d'un petit état dit Epidaurie : Esculapc en était la divinité principale, et v avait un temple et un orade célèbres.

EPIIURES, ville d'Egypte. Voy. rta^tee.

EPHiONES, c.-à-d. descendant*, nom donné aux flls des sept chefs qui étaient morts au siège de Thèbes. Ces princes, qui étaient aussi au nombre de sept, et dont 1rs principaux étalent : Thersandre, flls de Polynlce : Epi dée, flls d'Adraste : Alcméon, flls d Amphiaratts : Diornèdc, flls de Tydée, vinrent, 10 ans après la guerre de Thèbes, mettre de nouveau le sièu'e devant cette ville, s'en emparèrent ct mirent Thersandre sur le trône vers 1303 av. J.-C. selon lesun*. ver«1'i|7oumèmcl 1 07, selon lesautres).

EPIMEN1DE. Grétois, de la ville de Cnosse, contemporain de Solon. avait une grande réputation de piété. Solon rappela à Athènes pour purifier la ville, qui avait été affligée de la peste, et pour réformer le culte, WMiav. J.-C. Il mourut vers 538, dans un âge très avancé. On a débité sur Êpiménide des contes ridicules : on prétendait qu'il avait dormi pendant cinquante ans dans une caverne, qu'il avait ïéru près de 300 ans, qu'il avait le pouvoir de prédire l'avenir, etc. On lui attribuait plusieurs ouvrages, entre autres un poème sur les Argonautes.

ÉPIMETHEE, flls de Japel ct frère de Prométhéc, épousa Pandore, et eut l'Imprudence d'ouvrir la boile fatale que cette femme avait reçue de Jupiter, el que Prométhéc avait refusée. Il fut père de Pyrrha, femme de Deuralion. Voy. pandore.

EPINAC. ch.-!. de canton (Sanne-ct-T.olreï , à \C. kil. N. d'Anton: 1.500 hab. Houillère.

EPïNAL, ch.-l. du dép. des Vosges, sur la Mo-

tignv. plus tpinal), 129 communes, et 94,173 hab.

E PIN A Y (madame d'), fille de M. Tardieu des Glavelles, officier distingué, née vers 1724, morte en 17H3, épousa M. de la Live d'Epinay, riche fermier général. Elle se lia avec les hommes de lettres les plus célèbres, J.-J. Rousseau, Grimm, Dudo», Diderot, d'Holbach : elle combla de bienfaits J.-J. Rousseau qu'elle appelait fori plaisamment son Our$, et fit bâtir pour lui, auprès de son parc de la Chevrette, dans la vallée de Montmorency, la jolie petite maison de f Hermitaye; mais celui-ci, après avoir senti pour elle une vive passion , devint jaloux de Grimm, et ne paya plus sa bienfaitrice que d ingratitude. On a de Mad. d'Epinay : Mes Moments heureux (17S2); Lettres à mon fils (1758): Conversations d £milie (1781), ouvrage fait pour l'enfance et qui obtint en 1783 le prix d'utilité (prix Montyon). On a publié en 1818: Mémoires et correspondance de madame d'Epinay; Anecdote* inédiles pour faire suite aux Mémoires; Correspondance inédite de l'abbé Gatiant avec madame d'Epinay, etc.

EPIPHANi; (saint;, docteur de l'église grecque, archevêque de Salamine en Chypre, né vers 3U> près d Eleiillw'rofolis en Palestine, mort en 403, vécut quelque temps dans la -otitude, et se lia avec le célèbre ililarion. 11 combattit avec le plus grand rèle les erreurs d'Arius et dOrigène, alla à Jérusalem, à Anliochc et a Constantiuoplc. accuser et combattre les eveques et les solitaires qu'U soupçonnait d'hérésie, et ne se laissa arrêter par aucune considération hnmnine.Sa féiei^t célébrée te 12 maL On a de lui : Panarium ou Antidote etmtre les kériwttt. dans lequel il donne l'histoire d'un grand nombre d'hérésies ; un traité des Poids et Mesures des iutft; Anchora ou Ancre, destiné à confirmer et à fixer les esprits dans la Toi. Son style est grossier, incorrect, mais vipooTeux.'Sesa'Uvresonlétépubliées par le P. Pétau, gree-latln, 10«2, 2 vol. tn-Tol.

etiphame, surnommé le Rcholnstiqne , dénomination qui signifiait alors Jurifconsulte. vivait en Italie vers l'an 610. A la prière de Cassiodore, Il traduisit du gree en latin les histoires ecclésiastiques de Soc rate, de Soiomène et de Théodoret. el en fit un abrégé en 12 livres sons le titre d'Historia tripartita (publié à Bàle, par Beatus Rhenanus, 1.S23, traduit en français par L. Cyanens, Paris, 1A68). On attribue encore à Epinhnne la traduction latine des Antiquités juives de Josèphe (Oxford, 1700), et de quelques antres ouvrages grecs.

ÉpfPHANE, surnom d'ANTinmus rv, roi de Syrie et de rmt.tatfe v, roi d'Kgvpte 'Voy. ees noms),

ÊP1PHANEE ou EPIPHANIE, nom commun* diverses villes anciennes, entre autres: 1» l'ancienne llamatk, auj. Mumah, en Syrie, dans la Chaleidice; 2" une ville de Cllicie, auj. Surpcndkbar , sur les eonfins de la Cvrrhestiquc.

EPIPHAME"(cpi>nanci'<i. manifestation!, fête religieuse qui se célèbre le fi janvier, en rommémorat ï »n du jour où la divinité du Christ fut manifestée aux Gentils par l'adoration des rois Mages (Voy, ■ aces). On la nomme aussi vulgairement le Jour des Rois. L'église célèbre le même Jour l'Epiphanie, le baptême de Jésus-Christ, et son premier miracle aux noces de Cana.

EPIRE, Epirus (du mot grec epeiros, qui veut dire continent), auj. l'Albanie méridionale , contrée ds la Grèce septentrionale, était bornée au N par l'H- Ivrie, à l'O. par la mer Ionienne, à PB. par la Thestnlie et l'Achélous; elle se divisait en Chaonie n

EPOR

Thesprotide à 1*0., Atha manie à 1*E milieu. On y joignait quelquefois l'Ambracie. Les habitants de 1 Eplre étaient Pelas- «s. et cette contrée garda toujours ton caractère lascique ; aussi passait-elle aux yeux des Grec» pour barbare. Dodone était son ehef-lleu religieux. — i l'empire romain , au iv* tiède , on donna e d'Epirc à une de» six provlncet du diocèse de

EQLi

Molossido au I EPRÉMESNIL (J.-J. wjy.\i. n), eonaelller au ï'Acarnanie et parlement de Paria, né en 1746, se rendit populaire dans les commencements de la révolution par la violence avec laquelle il attaqua la cour, qui exi-

geait du parlement l'enregistrement de différent! édita repoussé» par cette compagnie. D'Eprémesnil demanda avec instance la convocation de» états-

, , généraux: il ût partie de l'Assemblée nationale;

Elle se subdivisait en Ancienne- Epirt , [mais bientôt il recula devant cette ^olution qu il

formée de l'Epire propre, de l'Ambracie et de l'Aearnanie, chef-lieu Nicopolii; et Nouvetle-Epire , répondant à Plllyrie proprement dite, ch.-l. F)yrracluum. — Les" Pélasges vinrent occuper l'Epire dans te xrx' siècle av. J.-C., sous la conduite des 01s de l.ycaon. Vers 1280, des princes héraclides envahirent l'Epire, puis la Thcwalie; ils chassèrent de cctle dernière Néoplolèmeou Pyrrhus, flk d'Aehille,

avait appelée : dès lors il devint l'objet de la haine du peuple dont il avait été un instant l'idole. Traduit devant le tribunal révolutionnaire, 11 fut condamné à mort, et exécuté en 1794.

EPREUVES JUDICIAIRES ou ORDALIES. Fo*

ICOEWENTS M DIRO.

EPSOM, ville d'Angleterre fSurrey), à 22 BU. S. 0. de Londres; 3,200 hab. baux minérales dé-

colle dernière Néoplolrmeoti l'yrrnus, ni* n acimic, ~. ~- ■ — • -'--- y--- - .

^| vas fini j - — — y

losses (1270): des rois inconnus régnèrent après lui jusqu'à Admète (480). Sous ce dernier prince et ses successeurs le roy. des Molosses s'agrandit peu à peu, et enfin en 342, sous Alexandre 1 , Il comprit toute l'Epire. L'aventureux Pyrrhus (295-272) jeta un instant quelque éclat sur l'Epire. En 220, elle voulut se constituer en république et ne tarda point à tomber sous l'influence de la Macédoine: puis quand Persée eut été vaincu à Pydna, Paul Emile la soumit en IC7. et la réduisit en province romaine. Depuis ce temps, l'Epire n'a plus eu d'importance historique. Elle fit partie de l'empire grec jusqu'à l'invasion des Turcs et fut conquise en 1435 ; Scande rbee lui ren dit un instant l'indépendance (1444), mais elle retomba sous le joug des Turcs en 1467. Elle est principalement liabitéc par les Arnautes.

Rois d'Epirc.

Admète, 480-429 Alcétas IL ^ 312-295

Tarrutaa, 395 Pyrrhus II , d abord

Alcélas 1, 361 avec Néoptolème 111,

Arymbas, d'abord avec puis seul, 272 Néoptolèuie 11, puis Alexandre 11, 242 teul 342 Py rrhus III, avec Pto-

Alexandrel, 031 lémée et Laoda-

Eacide, 312 mie, 229

EP1SCOPAUX , nom donné aux adhérents de la secte proli staule qui domine eu Angleterre depuis le règne d'Elisabeth, et que l'on appelle plus communément Auglioana ( Voy. anglicans). Leur nom d Êpiicopaux est opposé à celui de Presbytériens et vient de ce qu'ils admettaient des évèques, tandis que les Presbytériens rejetaient toute hiérarchie ecclésiasUipie.

EP1SCOPIUS (Simon), en hollandais lîisschop, arminien, né à Amsterdam en 1583, étudia j Anninius, professa la théologie à Lcydc en 1612, cl remplit celte chaire jusqu'au synode de Dordreoht en 1618. La doctrine des Arminiens ou Remontrants, qu'il soutenait, ayant été condamnée dans ce svnodc, il fut forcé de s'expatrier et se retira en France, où il fut Tort bien accueilli par le célèbre Grotius. alors ambassadeur de Suède. En 1626 il rentra en Hollande, et il professa la théologie à Amsterdam dans nn séminaire de Remontrant» depuis 1G34 jui*qu'à sa mort, en 1643. Il a laissé un a.«*cz grand nombre d'ouvrages de théologie, publiés en 2 vol. in-fol., Amsterdam, 1060. Ses ouvrages de théologie sont condamnés à Rome» ÊPOISSES, bourg du dép. do la Côte-d'0r,a 11 k. 0. de Semur ; 1,200 h.ib. hronvi'n'O!» renommé».

EPONINE, femme de Julius Sabinus, e*l célèbre par son dévouement conjugal. Yoy. sahinus.

EPOPTES, c.-*-d. Voyants, nom donné dans les mvBtèrea d Eleusis aux initiés qui sont admis aux grandi mystère», et qui ont, en cctle qualité, le droit de tout voir.

EPORED1A, ville de la Gaule Cisalpine, anj.

gatif d t sel d'Epsom. 11 s'y fait tous les ans de célèbres courses de chevaux.

EPTE, riv. de France, natt a 3 kil. N. de Forges (Selne-lnférieure). passe par Glsors et St-Clalr, se perd dans la Seine à 4 kil. au-dessus dc>ernon; cours. 85 kil. L'Epte séparait autrefois la Normandie de lïle-de-France. . ...

EPWOKTH, ville d Angleterre (Lincoln), à 14 kil. N. 0. de Gainsborough ; 2,000 hab.

EQUATEUR. En astronomie et en géographie on donne ee nom au grand cercle qui coupe la sphère en deux parties égales perpendiculairement A son axe: on l'appelle aussi Ligne éqmnoxiale (ou simplement la Ligne), parce qu'il y a équwoxe c.-à-d. égalité entre le jour et la nuit, toutes les fois que le soleil se trouve sur l'équateur (Voy. Éyuirfoxr.). C'est à partir de l'équateur que l'on compte las degrés de latitude nord et de latitude sud.

EQUATEUR (république de I ), contrée de 1 Amérique méridionale, située presque tout entière soui l'équateur, d'où elle a pris son nom ; forme une république indépendante comprise dans la confédération des Etals-Unis de l'Amérique du Sud ; elle faisait, avanl 1831, partie de la ci-devant république de Colombie, et y formait les trois départ, de l'Equateur, de Guayaquil et de l'Asuay. Ellesedirise auj. en 7 provinces: Pichincha. Chiml'oraço Imbabura, Guayaquil. Manabi, Cuença et Lova: chefslieux : Quito (capitale de toute la république), Riobamba, Harra, Guayaquil, Puerlo-N iejo, Cuença et Loxa. On peut y ajouter l'archipel des Gallapagos,

occupé nar une colonie d'Anglo-Américains.

EQUES, /Equi, dits aussi jEquicuti ou .Equieolae, petit peuple d'Italie, dans le Lalium . au N. des Héroïques et des Volsques , étalent d'origine osque romme l'indique leur nom [op*c, d'op, qui ne diffère pas d'oc ou a-q). Ils firent à Rome naissante une guerre acharnée, de l'an 473 a 401 av. J.-C., tantôt seuls, tantôt unis avec les peuples toisins, Latins, Sabins, Etrusques ou Volsques, et quelquefois, notamment en 463 et 458, ils la mirent dans un danger imminent. En 305, ils reprirent tel armes et furent écrasés. Prarneste (auj. Palestrine), Carseoti, Treba étaient les villes princ. de ce peuple.

EQUESTRE (ordre) ou ordre des Chevaliers, chci les Romains. Voy. chevaliers.

| EQUICOLA (Mario), écrivain Italien, né au bourg d'Alvelo, dans le pays des Equicolar (anciens Euues), vécut à la cour des princes de Ferrare et de Man- I touo, et publia en 1521 une Histoire de Hantoue, 1 fort estimée. On a aussi de lui un livre célèbre: Délia natura d'Âmore , 1525, traduit en français par Chappuis, 1584.

EQUIMWE (noi, nuit, et œquus, égal), égale durée du jour et de la nuit. Ce phénomène se reproduit «reux fois par an, le 21 mars et le ?3 «cnlembrc. A ces deux époques, les deux pôles de la 1 terre étant a égale distan-edn ?olrtl. la lumière M

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