ERAS
ERCI
répand d'an pôle à l'autre, et éclaira une moitié do la terre, tandis nue l'autre reste dans l'obscurité.
EQUINOX1ALE (ligne). Voy. Equateur.
Kqoinoxiales (régions). On appelle ainsi les régions comprises entre le 10* ou le 15* degré audcâsus de l'equateuret le 10* ou 15* degré au-dessous, et qui correspondent a la plus chaude partie de la sone torride. Ce sont donc : le N. de l'Amérique mérid., le milieu de l'Océan Pacifique, les tics Salomon, la Nouv. -Guinée, les lies Motuques, les tles de la Sonde, le N. de la mer des Indea, l'Afrique Intérieure, une partie de la Guinée et le milieu do l'Océan Atlantique. La température moyenne de celte tone dépasse 27 degrés. La végétation en est riche et puissante : les pluies y sont rare» ou tombent périodiquement.
EQUOTUT1CUM ou EQUUS TUTICUS, Âriano.
ville du Samnium, au N. E. de Bénévcnt, avait été fondée par Diomède. C'est d'elle qu'Horace a dit :
Opputulo fnod venu dieere non ett {Sat., I, S.)
ERARD (Sébastien), célèbre facteur de pianos, né à Strasbourg en 1752, était fils d'un fabricant de meubles. Il vint dès 1768 à Paris, y établit quelques années après une fabrique de pianos qui obtint bientôt la vogue, puis alla fonder à Londres in établissement du même genre, se fixa définitivement à Paris à partir de 1812, et mourut en 1831. Erard perfectionna io piano, l'orgue et la harpe. Il construisit les premiers pianos à queue (1796) et à double échappement (1823); rendit la harpe plus susceptible de modulations en inventant les narpes à fourchette (1789), et le mécanisme à double nw u vemen I ( 1 8 1 0 ) ; i I ré ussi t à ren d re e x pr ess i f 'c jeu de l'orgue au moyen de lasciilcpression du doigt (1827). — Sou Dis Pierre E. (1794 18 55) le continua.
EH A RlC, roi des Ostrogoths, était le chef des Rugiens, peuple du Nord qui avait accompagné Théodorlc en Italie. U fut élevé sur le trône en Ml. Voyant la domination des Ostrognlhs en Italie ébranlée par les conquêtes de Bélisaire, il traita avec l'empereur Justinicn pour lui livrer ses état*: mais II fut tué par ses soldats avant la On de la négociation, et fut remplacé par Totila.
ERASISTRATE, médecingrec, petit-fils d'Ariitotc. Appelé par le roi de Syrie, Séleucus Nicator. pour traiter le jeune Antiochus, attaqué d'une maladie qu'on regardait comme incurable, il découvrit que le mal du jeune prince venait uniquement de l'amour sans espoir qu'il avait conçu pour Stnilouice, seconde femme de son propre père. Il dévoila au roi la cause de la maladie de son lits, et lui persuada de lui céder la reine. Eraaistrate mourut l'an 257 av. J.-C. Il est, dit-on, le premier qui ait disséqué des corps humains. U fut le chef de la secte dite des Méthodistes, qui était opposée à celle des Empiriques et qui subsista 400 ans.
ERASME (Didier ou Désiré), Desiderius Erasmus, Ttlèbre écrivain du xv* siècle, né à Rotterdam en l4«7, était 01s naturel. H fut d'abord enfant de chœur, entra ieune dans l'état monastique, dont ilse dégoûta bientôt, vint terminer ses études au collège de Monuigu à Paris, et alla prendre la bonnet de docteur en théologie à Bologne (1506). U fut quelque temps précepteur d'un 01s naturel de Jacques IV, d'Ecosse , avec lequel il voyagea en Italie.
se fixa à Bàle, auprès do l'imprimeur Froben, bob ami, pour y surveiller l'Impression de ses ouvrages, et mourut dans cette ville en 1536. Le pape Paul 111 pensait à le faire cardinal. Erasme était à la fois l'homme le plus savant de son siècle, l'écrivain le plus pur, le plus élégant, le plus spirituel, et l'un des hommes les plus sages de son temps. U étal!
ru tisan d'une prudente réforme dans le clergé, et eu , ce sujet une corresiiondance avec Luther; mais il s'éloigna de lui quand il le vit recourir à la violence, n'aimant pas, disait- il, la vérité séditieuse. Toutefois, ilse fiait trop à se* propres lumières eu matière de religion : ce qui l'entraîna dans quelques erreurs et fit mettre plus, de ses ouvr. à Yindex par le concile de Trente. Ses princip.écnts,tousen tatiojonl: De Copia verborum et rerum ; le» Adages ; letApopttthegmes , les Colloques, dialogues satiriques dans le genre de Lucien ; Y Éloge delà Folie. Erasme contribua puissamment à la renaissance des lettres par ses écrits et parsesexlitionsd'autcursauciens: on lui doit l'édition princeps du texte grec de la Géographiede Plolémée, et de la traduction grecque du Nouveau Testament , il l'accompagna d'une version latine et d'uue Paraphrase. Se», œuvres ont été réunit» en 8 vol. in-fol., Bàle, 1540,et 10 vol. in-fol., Leyde, 1703-6. Les Colloques et YEi>ge de la Folienut été plusieurs fois traduits en français. Sa vie a été écrite par Bur'utny, 1757.
ERATO [d'eros, amour), muse qui présidait à la poésie lyrique et anacréontique. l/est une jeune nymphe, vive et enjouée, couronnée de myrte et de roses; de la main gauche, elle tient une lyre, et, de l'autre, un archet; près d'elle est Un Amour, avec un Oambeau allumé.
ERATOSTIlENE. né à Cyrènc vers l'an 275 av. J.-G., géomètre, astronome, géographe, philosophe, grammairien et poète, fut bibliothécaire d'Alexandrie sous Plolémée Evergète. Ayant perdu la vue, il se laissa, dit-on , mourir de faim à l'âge de 81 ans (191). Erat. trouva le premier le moyen de mesurer un degré du méridien et d'évaluer la grandeur de la terre; fixa k 23° 57' l'obliquité de l'Miptiqnc, inventa la sphère armillaire et construisit le premier observatoire. Il laissa une carte générale qui fut longtemps l'unique base de la géographie. II donnait a l'arc du méridien compris entre les deux tropiques 47» 42" ; vingt siècles après lui, l'Académie des Sciences de Paris retrouvait à fort peu près la même mesure (47« 40 ) Il ne reste de lui que des fragmente publiés par Car. Seidel. Gœllingue, 1798, grec-latin, et dont l'édition la plus complète est due à Golhefried Bcrnhardl , sous le litre d' Erulosthctticu, Berlin, 1822.
EHATOSTR \TE. Voy. erosthate.
ERBACII, Erpachium, ville du grand-duché d-, Hease-DarmUadl, à 41 ail. S. E. de Barmsladt: 850 hab. Elle possède un vieux château où se voit entre autres antiqu ités le coffre d'Eginhard. — Cetrville a donné son nom aux comtes d'Erbach qui prétendent descendre d'Eginhard cl d'Emma, fil! a do Charlemagne, qui épousa, dit-on, Eginhard. Lci comtes d Erbach sont aujourd'hui divisés en trois branches: Erbach-Furstenau , Erbach- Erbaeh, et Erbach-Stœnberg. — Un village du duché d« Nassau porte aussi le nom d'Erbach; c'est dans les environs que l'on recueille le meilleur vin du Rhin. ERBIL, l'ancienne Arbeta, ville forte de UTur-
Il se fit bientôt une telle réputation par ses écrits, qule d'Asie (Mossoul), ch.-l. d un livah, k 85 kil.
que plusieurs princes voulurent l'attirer auprès S. E. de Mossoul; 4,000 hab., la plupart Kurdes, d'eux : il visita Rome, où Léon X tente de le retenir; | ERBRAY, ville du dép. de la Loire-Inr., à 8 kil.
passa en Angleterre, où ii fut fort bien accueilli S. E. de Châteaubriant; 1,800 hab. Fours à chaux:
par Henri VIII et où il ce lia avec Thomas Morus : carrières de marbre.
enseigna quelque temps le grec à Oxford et à Cam- ERCÉ, ville du dép. de l'Ariège, à 18 Ml. 5. E.
bridge: refusa les offres de François I, qui voulait de Saint-Girons ; 3,200 hab. Mines de fer et d* -tain,
le placer à la tête du collège de France, et reçut | le Charles-Quint, dans les états duquel il était né, le titre déconseiller avee une rension. Eo 1521 II
«rce-eh-labe, ville du dép. de rilIe-et-Vilaine, 9 kil. E. de Bain : 2,860 hab.
ERC'LLA (don Alonro n ). potte épique et guer-