‹ Dictionnaire universel d'histoire et de géographie (volume 2)Chapitre 395 sur 567 · II. Danemark · texte numérisé non relu

II. Danemark

Éric i (846-847) et ÉJUC il (847-863), rois de Danemark peu connus.

Éric m, dil te Bon, 1095-1 103. fit avec succès la guerre aux Vandales, et se Ql chérir du peuple par sa bonté. Il se rendit cependant coiqiahle d un meurtre, et il allait en expiation à Jérusalem , lorsqu'il mourut en 1 103 dans l'Ile de Chypre.

Éric iv , monta sur le trône de Danemark en 1 134, et mourut en 1 137 sans avoir rien fait de remarquable.

Éric v , dit f Agneau, successeur du précédent, eut également un règne sans importance. Il mourut a Odcnséc, dans un monastère où il s'était retiré en 1147. — Les règnes d'Eric VI. VII et VIII ne nous offrent rien de plus remarquable. Knc VI fut mis à mort en 1250 par «on rrère Abel qui le remplaça sur le trône. Eric VU fut également assassiné en 1280. Eric VIII, son flls, eut une minnri'é orageuse sous la tutelle de sa mère Agnès de Brandebourg, et mourut en 1310, laissant se royaume déchiré par des dissensions intestines.

ERIC IX, roi de Danemark. Voy. eric xiii . roi de Suède.

ERICIITHONIUS, roi d'Athènes, régna de 1573 à 1566 av. J.-C. ; il avait les jambes contrefaite*, ce qui le fil passer pour ûl» de Vulcain. On lui attribue l'invention des chara. — La fable nomme un autre Erichthonius, moitié homme, moitié dragon, qui aurait aussi régné sur l'Attique, et qui passe pour le fondateur des Panathénées. — Un roi de Tit#ie noria ce nom : (Ils de Dardanus, frèred'lluselpèredeTro*.

ERICIUS. Voy. Enitto.

ERICUSA ou ERICODES. anj. AlieuH, une des île* Eoliannrs. Voy. lipari.

ERIDAN . nom que les postes donnent au Padm

Pà)<, fleure célèbre par la chute de Phaéton. ER I h, grand larde I Amérique du Nord, j«r W" 30 - 80» 40' long. 0., 41» 60-43" Ut. N. Il est de forme ovale et a 370 kil. sur 100. A 10. il communique par I intermédiaire de la rivière Détroit avec Iclar iliiron, ■ à TE. avec le lac Ontario par le Niagara : un canal de >8n kil. do long unit ce lac au fleuve lliidson. Le lac Krié reçoit une infinité de rivières, dont les principale* sont le Iliiron, le Rlack-River. la Roekv et la Guyaboga. Il renferme aussi plusieurs lie» peu importantes, l a navigation de ce lac est peu sûre, il y règne de violenta tempêtes. Une flotle anglaise y Kil défaite ct lH.im ,ar ,M Américains le 10 septembre 1813. *^

uu*. ville d-s Etal.i-Uni3(Peniylvanïe), 1 1S7

Vil. N . de PIHburg , eut la côte méridional* do br

Krié: l,«»0O hab. Port . batterie* et blockhaus. Cette ville fut fondée en 1794. — RcMiicoupd'auli as localités des Etats-Unis portent le nom d Krié.

ERICEN A, nom latin A'Aur. ville d'Ecosse, ERIGENE (scot), philosophe seul astique. Fof.

5COT ERIGENE.

ERIGONE, mie dïcarius. Tut aimée de Raechas,

qui, pour ta séduire, se transforma en grappe de raisin. Klle se pendit de désespoir, en apprenant la mort de son père. Jupiter, pour récompenser sa piété filiale, la plaça dans la constellai ion qu'an nomme la Vierge.

ERIMO-CASTKO. l'ancienne Thespie*, bourg de l'étal de Grèce, à 17 kil. 0. de Théima.

ERIN, ancien nom de I'irlakdc.

ERINNE, femme poète, compatriote, disciple et amie de Sapho. On a d'elle quelques fragments, dont le prinei|«l est le début d'une ode a Home ou à la Force (en grec rômê). Ils se trouvent dans les Car m ma nouent poetarum Ju-mvtarum, A nvers, 1568.

ERINNYS, une des Furies, Voy. ruaits.

ERIPHYLE, femme du devin Amphiaraua. trahit son époux qui s'était caché pour ne pas al lerà la guerre de Thèbes, où son art lui avait appris ou il devait périr. Un collier et un voile qu elle reçut de Polynice furent le pria de celte trahison. AleméOD, flls d'AmphiaraUs. chargé par celui-ci du soin de sa vengeance, immola sa mère dès qu'il eut appris la morl de son père. Alcméon é|iou*a depuis AlphésiUe. Qlle du roi Phégée, et lui fil don du fatal collier qui avait causé la perte d Eriphyle.

ERISICHTIION. Voy. erésichto*.

ERIVAN. Eroannm. Terra, ville d'Asie, dam la Russie mérid.. autrefois dans l'Arménie, *h.-L du gouvernement d'Erivan. à 20 kil. N. de l Arase, k 66 kil. N. K. du mont Araral. par 42* 46' long. E., 40* 18' lat. N., sur le Zenghi elle Kirkh-Routakh: 2.000 maisons: M,284 hab. en 1833. La Mlle se divise en trois parties.- la citadelle el les 2 quartiers appelés Tnpnhatin et Demir-Roiilakh. Egl ues çréeorusses et arniéuiennca. mowiuées. Fonderie de canons, casernes, magasins, ele. (k) m m erre assea actif en tanneries, poterie, tissus de colon, avec la Russie el la Turquie. — F.rivan oeeii|ie la jilace du champ de bataille où Erovant, qui avait chassé Ardascliès du trône d'Arménie, fut défail par •« Perses à la fin du i" siècle de notre ère. Déjà puissante au vu* siècle, Erivan devint au xvi* la résidence des Sophis de Perse. Les Turcs la prirent en 1563 et 1682. Abbaa-le-Grand la recouvra en 1604. Les Turcs s'en emparèrent de nouveau en 1635: ils la i*xdircnl, pour la reprendre en 1724. Thamas Knuti-khnn s'en rendit mailre en 1735, et après diverses révolutions, pendant lesquelles Erivan devint un Instant rh.-l. d'un khanat particulier, cette ville se soumit à la Perse en 1769. Les Russes l'assiégèrent en vain en IR08: mais en 1827, le général Paskévilsch s'en empara. Par le traité de 1X28. la Perse la cédée définitivement à la Russie.

érivan (gouvernement d"). dit aussi Arménie rttxse, un des gouvernements fronlières de la Russie mérid.. par 40» 45 - 30» 35' long. K.. 38- 50- 40» ||a lat. N., entre la Géorgie, lAilcrhaïdjan et la Turquie d'Asie, est formé de l'ancienne prov. persane d'Erivan et de la presque totalité du pa« elialik torrd Akbaltstkhé. Il est arrosé par le Kour, l'Aras, l'Arpatrhai. ele. On y trouve un grand lac, le Sevanga ou Goktcha. Climal rroid. rude en hiver, doux en éfe. Grande fertilité. Ttélall. ehevaux renommée. Habitants : Arméniens, Tadjiks, Kourdes ri Russes.

ERIX. Voit. ervx.

ER 17.7.0 Séb.), Ericm*. antimixire ri littérateur

vénitien, membre du Consril** Du. né en . «»?2.mort en !68i, a publié un Traité sur les medatutt ti In

ERMO

EROT

nomaies des anciens, Venise. 1559. ouvrage estimé, j liaule-Egypte (Esneh) , à 38 kll. au N. d'Esneh. On a aiml de lui un recueil de nouvelles morales, , Débris d ancien* édifices, intitulé les Six Journées, qui n'a été publié qu'en, 1194 (Livouroe , I roi. ln-4); et une traduction Italienne de plusieurs Dialogues de Halon, Ven., 1574.

EHLACli, i'*rlur eu français, petite vtllede Suisse (Berne) ,sur le lac de Bienne.a '27 k. N. 0. de Berne ; 1,100 hah. (litalmu seigneurial, berceau de in lamllle d Krlaeti. originaire de Bourgogne, et qui députa te xii* «ételv joue un rote important dan» Dilatoire de Berne. Le* Bernois occupèrent le château •n 1474 , aucoiiunwteementde la guerre contre la Bourgugur, 81 il* I ont aarilé demi»

ERLACH (Bod. o'K noble bernois, illustre auxiv*»., défendit la ville de berne «mitre le comte de Nydau et plusieurs autres seigneurs des puys voisins, et ■jagna «tu l&ltf la bataille de Laupen qui assura i indépendance des Bernois. Il mourut eu 1360 issas?mê par son gendre.

ERlach (Jean-Louis o' ), lieutenant-général, né en 1&95, niurt en 1660, servit avec gloire pendant la guerre de Trente - Au* sous Gustave-Adolphe et Bernard de Sue, et après ia mort de ce dernier entra au service de la France. 11 eut une grande part a la victoire de Lens, 1648 ; il fut en récompense nommé gouv . de Brisacb et maréch. de France.

eh la ut i ^Jérôme d'), ne en 1667 , mort en 1746, servit dans les armées de France de 1686 À 1702 , puis dans relies d'Allemagne, et nacquit la réputation d habile général. Il se retira ensuite à Berne et y fut créé a*oyer en 1731.

erlach (Uiarles-Loois o ). né eu 1756, passa en France, et y fut nommé mareotial-dt-cainp : retint dan* m patrie en 1180. et reçut le commandement en chef de ! arme.- suisse lors de I Mixastou des Français en 1708 ; il résista t»u rageusement aux généraux Brune et Seliauenbourg. Il périt dans une sédition militaire, assassiné par ses propres soldats.

ËRLANl.EN , ville de Bavière (Besulj , sur la RegniU, 4 le. kil. N. O. de Nuremberg; 10.000 hah. Elle se divise en 'Vieille-Ville et Nou telle-Ville ou Christian- h rlatig., qui fiU fond, en 1688 âpre* Ut révocation de I édil du Nantes par les émigrés français, sous Chrétien-Ernest, margrave de Bayruiith. Univrrsité célèbre, instituée en 1743 par Frédéric de BrandelKiurg-Bîivreulh: 2 bibliothèques, jardin botanique, etc. ; l' Académie l.éopoldine-Caruline , transférée depuis 1808 à Bonn, était jadis établie à Erlangen. Toiles, lainages, bleu d Krlaugen, passementerie, miroiterie, pcqieleries, distilleries, etc. Kit l I, »ille de Hongrie. Voy. ecbr.

ERMaTIM.EN, bourg de Suisse (Thorgotie) . à 7 kll. O. de Constance: 1,700 hab. Commerce de vins, fruits et chanvre.

ERMKLAM). ancien pays de la Pologne, formant la parti* orientale du palatinat de Marienliourg. Il est aujuord hul eoiii|iris dans le gouvernement de KcenigslierH.Kvôché \, 1 244); l'év.réaide k Frauenburg.

ERMENONVILLE, village do dép. de I Oise . à '2 kll. S. E. de Senlis, sur un petit affluent de la Nonnette ; 500 hab. il est surtout célèbre par le chàlean et le parc où J .-J. Rousseau, recueilli par le «unie de Gtrardin. passa w* derniers moments: on y voit le tombeau de ce grand écrivain dans l*?le dite des Peupliers. — La terre d Krmenonvllh fulen 1613 érigée en vicoutlé par Henri IV , en fat eu r Ue son ami de Vie, gouverneur de Calais. Le château fut habité un instant par Gab.iclle d Eslrees. Il appartient k la famille de Cirardin.

ERMITAGE (L ), coteau sur les bords du RhOne fDrôme), au-dessous de Tain. Vins estimés, dont les crus le* plus célèbres sont ceux de Ressar. Oref- Qeu.Méal.Rnmul*. — On connaît aussi sous le nom de t'Ermuaot une jolie retraite offerte par Mad. d'Kpi-

d dn grand temple.

ERNANI, ville d'Es|»agne (Bilbao). k 7 kll.*S. de Saint Sébastien: 3,000 hah. Filature de laine.

fcRNK, riv. et lac d Irlande {UUter), dans le comté de Fermanagh : la riv. tombe dans la baie de Donegal, k 4 kil. sous Ballyshannnn, après 1 10 kil. de cours : les bords du lac «ont très pittoresques.

ERNEE , ch.-l. de canton (Mayenne) , ur l"Ernée (affluent de la Mayenne), k 23 kil. O. de Mavenne : S.400 hab. Collège communal.

ÊRNKST, nom de plusieurs pnuces de Saxe, de Hesse, de Hanovre, etc. V. ces noms et r.RNr.STlîilt.

ERNESTI, famille qui a donné k l'Allemagne plusieurs savants philologues. Les plus connus sont Jean-Auguste, et ses neveux Auguste-Guillaume, et Jean-GlirUtian-Théophile Erncstl.

erkesti (J.-Auguste). le plus célèbre des érudits qui ont porté ce nom, ne k Tennsludt (Thuringe) en 1707 , mort en 1781, devint en 1734 recteur de

I Vrnle de Suint-Thomas k Leipslrk ; fut nommé en 1742 professeur de littérature ancienne; en 1758, professeur de théologie, et se distingua également dans ces deux branches de l'enseignement. On a de lui des éditions estimées d'Homère, Leipsick, 1759- 6k: de Catltmaque, 1761 : de Polybe, 1763: de Creéron, cum ctave ciceroniana, 1737 et 1775: de Tacite, I74Î et 1801 ; de Suétone, 1748 et 1775. Il a publié des œuvres diverses, parmi lesquelles on remarque un excellent cours de littérature, /niiindortrvue sohdioris, etc., 1736-83; une Explication du Souvenu Testament, estimée de ses coruii|*ioim.»ire5.

ernksti (Auguste-Guillaume), savant critique, professeur de philosophie et d'éloquence k Leipsick, né en 1733, mort en 1801, était neveu du précédent.

II a donné des éditions de Tiir-/.iw, Leipsiek, 1801- 1804 :de Quiuiilten, 1769 ;à Ammttn Marcelin, 1773; de Pompomus Mêla (De ti'u or bis), 1773.

KaMt sTi (Jean-Cbrtsiian-Théophlle), professeur de philosophie et d éloquence k Leipsiek. né en 1756, mort en 1802 , était frère d'Aug.-Guillaume. H a donné une édition estimée des Fables dEiope, Leipsiek, 1781, in-8 : Hesychii glossas sacrée, 1785; Suidas et Phavornu ylossas sacras, 1786 ;C. Siiii Italici Pumcoram tibri XVII, 1791, in-8; Uxieon technologie gratcas rnctoricœ. 1795; Lexicon technologias laiina rhetorieœ. 1797, et a traduit en allemand une partie des écrits de Cicéron , ibkl., l798-l802.

ERNEST! NE (ligne), branche aînée de la maison de Saie, a pnur chef l'électeur Ernest, flls de l elc<v lenr de Saxe Frédéric II , auquel II succéda en 1464, et qui mourut en i486. Ernest partagea l'héritage de son père avec son jeune Trère Albert, et ils devinrent chefs, I im de la tige Emestme , qui règne maintenant encore dans les duchés de Saxe, et l'autre de la branche Albertine, k laquelle appartient le royaume actuel de Saxe.

KROANUM, nom latin d'RUiVAN.

EBOLES. (le baron d'), général espagnol, né en Catalogne vers 1785, mort en 1825, fut nommé en 1822 par Ferdinand VII capitaine-général des troupei destinées k eomtiattre les Insurgés constitutionnels, flt membre de la régence suprême établie k Urgel ; il contribua puissamment k réduire I Insurrection. Ce fut le plus habile adversaire de Mina.

EROP1NA. petit roy. de Srnégambie. surkscon fins de ceux d'Yamina et de Ujeinarrou. a fiour capitale une ville du même nom, située k 330 kil. h. b.

*E$S$MK ou ÉRATOSTRATE, Èphéaien d une naissance obscure, voulant s Illustrer par quetqoe moyen que ce fût, brûla le temple de Uuine a Ephèse , une des sept merveilles du monde 1.156 ay. J.-C.l. Cet événement eut lieu la nuit même de la

nav kJ.-j. Rousseau dam la vallée de Montmorency. I na«««nce d'Alexan.lre. Erostr^fut ^»»m°* J" ]BRMOM Il.//erW,uni/iM, Yillagnd-Egyple.dan^ ER0T1ANIÎS, médecin grec du temps de Néron.

ERSK

ERZE

est auteur d'un Glossaire dHippocrate, en forme de dictionnaire, imprimé par H. Etienne, Parii, 156*, et reproduit par Frana dans Erotiam, Galeni et Herodoii glossaria in HippocraUm , grec-latin, Lcipsick, 1780.

KRPENIUS ou D'ERPE (Thomas) , orientaliste, professeur à l'université de Levde, né à Gorcum (Hollande) en 1584, mort en 1624, a laissé plusieurs ouvrages propres à faciliter l'étude des langues orientales, entre autres : Grammaire arabe, Levde, 1613 , in-4 ; Oratio de lingue arabica, 1613 : Annouitiones in lexicon arabicum Fr. Raphelengii, 1613; Proverbiorum arabicorum centuriœ, 1614; Locmani sapientis fabulœ, 1615. I) prépara aussi une édition arabe-latine de VHutoria Saracenica d'Elmacin , qui Tut publiée à Leyde, 1625, in-8 (posthume).

KM iîll- S (monts), mont. d'Afrique. Voy. atlas.

ERSCH (Jean-Samuel), savant bibliographe allemand, né en 1766 à Glogau en Silésie, mort à Iéna en 1328, fut d'abord le collaborateur de Meusel et de Fabri pour divers recueils, publia en son propre nom divers ouvrages bibliographiques qui établirent sa réputation dans toute l'Allemagne, fut nommé successivement professeur d'histoire et de géographie, et bibliothécaire à Iéna, 1800, professeur de géographie et de statistique à Halle, 1803, et directeur de la bibliothèque de l'université de celte ville, 1808. Ses principales publications sont : Répertoire des journaux et recueils périodiques sur la géographie, l'histoire, etc., Lcmgow, 1790-02, 3 vol. in-8 : Répertoire universel de bibliographie, de 1785 à 1790, avec divers suppléments. Iéna, 1790- 1307, 8 vol. in-8; la France savante ou Dictionnaire des écrivains français de 1771 à 1796, avec 2 suppléments, Hambourg, 1797-98, 5 vol. In-8,- Manuel de ta littérature allemande depuis le milieu di xviii» siècle, Leipsick, 1812-14, 2 vol. in-8; enfin 1 Encyclopédie générale des arts et des scienf f», publtéesavec J.-G.Gruber, in-4, Leipsick, iS18et années suivantes; ce grand ouvrage offre des articles sucrincls, mais substantiels, avec l'indication des meilleures sources ; il comptait déjà plus de 90 vol. in-4 «>n 1846, et n'était pas achevé.

ERSK. langue que parlaient les anciens Irlandais et qui a été remplacée par l'irùA ou irlandais moderne, la langue erse et la langue gaélique dérivaient toutes deux de l'ancien idiome breton, en usage en Angleterre avant la domination romaine. On a eonservé un recueil de poésies écrites dans la langue erse (publié par Miss Brooke, Dublin, 1789), ainsi que plusieurs ouvrages Ihéologiques dus aux anciens moines de l'Irlande.

ERSK IN E (Thomas), lord, membre du parlement d'Angleterre, et célèbre jurisconsulte, né en 1750 à Edimbourg, mort en 1823, était le 3« dis du comte de Buchan. Il servit tour à tour sur terre et sur mer jusqu'à l'année 1774. A cette époque il se livra tout entier à l'étude des lois, et il fut reçu avocat en 1778. U jeta dès ses débuts le plus viî éclat au barreau de Londres. En 1783, il fut nommé membre de la Chambre des Communes, et en 1806 lord-chancelier; il fut en même temps appelé à la pairie et au conseil privé. Dans ces nouvelles fonctions il eut plusieurs fois l'occasion de déployer son talent oratoire, et 11 ne resta point au-dessous de lui-même. Il se prononça toujours pour les mesures d'humanité, et fut souvent le défenseur de l.i cause du peuple. Ses Discours furent publiés en 1816, 5 vol. in-8, par ses amis. On lui attribue un petit poème intitulé le Géranium, œuvre pleine de grâce. En 1797 il publia une brochure : Considérations sur les causes et les conséquences de la guerre actuelle avec la France, Londres, 1797, ln-8, qui eut 43 édi lions. — Son frère Henri Erskine, né en 1746, mort en 1817, était lord-avocal « Ecosse et fut aussi un orateur distingué.

ERSTE1N, ch.-l. de cant. (Bas- Rhin), anr nu, i 24 kil. M, E. de Benfelden ; 3.564 hab. Tabac, etc.

ERVY, ch.-l. de canL (Aube), à 31 kil. S. 0. de Troyes ; 2,000 hab. Toiles, coutils, treillis, poterie.

ERW1N de Steinbach, architecte, né àSteinbach (Bade) dans le Xlll* siècle, mort en 1318, flt construire la célèbre cathédrale deS rasbourg, à l'exception de la tour, qui ne fut achevée qu'au iv« siècle.

ERYCIUS, nom latinisé de Henri, sert à désigner plusieurs savants , notamment Erycius Puleanus. Voy. dupoy (Henri) et erizzo.

ERYMANTHE, Erymamkus, auj. mont liria, petite chaîne de mont, au N. 0. de l'Areadie, se liait aux monts Pholoé au S. C'est dans les forêts qui couvraient cette montagne qu Hercule tua le rameux sanglier d Erymanthe.

ertmanthe, auj. Dimùsana, riv. du Pélopcnèse. affluent de l'Alphée, sortait des monts Erymanlhe et séparait l'Areadie d'avec l'Elide.

ERYTHIE ou APHROD1SIADE , Erythia ou Aphrodisias, dite aussi île Junonienne, Ile d'Hispa nie, dans l'Océan, à l'embouchure du Bastis, formait, dit-on, le roy. de Géryon. On a présumé que c'était la fameuse Ile de Léon.

KM Y TU ILEUS (Janus Nicius). Voy. rossi (Jean- Victor).

ERYTHRÉE (mer), Erythraum mare, nom sous lequel les anciens comprenaient le golfe Arabique (ou mer Rouge actuelle), et le golfe Persique, plus le golfe Avalite et toute cette mer qui va de la côte Aianienne en Afrique à Taprobane (Ceylan) dans l'Inde. Il ne faut donc pas confondre la mer Erythrée avec la mer Rouge qui n'en est qu'une partie.

ERYTHRES. Erythrœ, ville de l' Asie-Mineure, en lonie, sur la mer, au fond de la presqu'île de Claxomène et vis-4-vis de Chio, avait été fondée par des Crélois. Erylhres eut une sibylle rameuse, qui se nommait Hérophile.

ERYX, flls de Butés et de Vénus. Fier de sa force prodigieuse, Il luttait contre les passants, et les terrassait: mais il fut trie par Hercule, et enterré dans un temple de Vénus, sa mère, au uou dit depuis Eryx.

ERYX, auj. Catal/ano, ville de la Sicile occid.,

Srès du mont Eryx (auj. mont San-Giuliano), au i. 0. de Drépane, était extrêmement forte. Elle fut le quartier-général d'Amilcar Itarca pendant les quatre dernières années de la première guerre panique, 246-42 av. J.-C. — Ville de Ligurle, sur la

mer, auj.

ERZEN

Ananiorum oppidum ou Thospia, ville de la Turquie d'Asie (Diarbekir), à 115 kil. N. E. de Diarbékir, au S. d'un lac d'où sort un affluent du Tigre, dit aussi Erxen.

ERZEROUM ou ARZ-ROUM ( darun-erroum , c.-à-d. arx Romanorum), Garen en arménien, ville de la Turquie d'Asie, ch.-l. du pachalik d'Erteroum, et de l'Arménie, à 1,100 kil. E. de Constantlnople, par 39° 26' long. E., 39* 5' lat. N., au pied d'une montagne, non loin de l'Euphrate; 70,000 hab suivant les uns, 100,000 suivaut les autres. Ville sale et mal bâtie : on remarque cependant ses 12 mosquées, entre autres l'Ouloudjani, les églises arméniennes, les caravanséraTs, les bazars et les bains

fiublics. Industrie en sole, coton, cuir, cuivre, acier; es sabres d'Erzeroum passent pour les meilleurs de l'empire. Celte ville est le centre du commerce entre le Caucase, la Perse et les Indes; elle est le rendea-vous de plus, caravanes.— Fondée en 4 1 5 par Théodose sous le nom de Thcodosiopolis, prise par les Seldioucides au xr s., par les Ottomans en 1517. Les Russes s'en sont emparés en 1829, mais l'année suivante ils l'ont rendue à la Porte.

erzcroum (eyalel ou pachalik d), un des pachaliks de l'Arménie turque, a pour bornes au N. at à l'E. la Russie, au S. les pachaliks de Van et de Ûurbékir, à l Ô ec:<\ de Roum et do Trcbizoadc ;

Page 1